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26 décembre 2007

Cet islam n'est pas le notre



La Mauritanie qui souffre déjà, d’un gouvernement incompétent, des citoyens autistes et d’une police corrompue, n’a pas besoin d’une publicité aussi macabre. Ceux qui ont perpétré ce crime odieux ne sont pas des mauritaniens, ou ne le sont plus. Cet abominable acte qui rappelle la sauvagerie de LEMGHEYTII ne peut être que le geste désespéré d’un groupe de détraqués. Si le but est de faire parler de la nébuleuse Al Qaida et de son produit derivé le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, plus connus sous le terme de Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, il est atteint. parcontre si Si le but est de porter atteinte à la réputation de notre pays, à son hospitalité à sa securité ,c'est un échec. Le mot est lâché, les islamistes ne sont pas la bienvenue dans notre pays. L’islam comme religion pacifique et tolérante est le ciment de notre unité nationale. Notre pays est l’un des rares pays musulmans où les gays, et les imams se croisent et vivent parfois sous le même toit. Où les femmes jouissent d’une liberté sans équivalent dans le monde arabe. Cet islam, importé sans TVA, visible et voyant a travers des tenues vestimentaires excentriques, des barbes colorées, et des cranes rasés enturbannés n’est pas le notre. Cet islam qui lapidie, et assassine lâchement n’est pas le notre. Nous devons, lutter énergiquement contre toute forme d’aliénation et de fanatisme. Les coupables doivent être traqués, arrêtés et jugés. Le jugement se doit d'être exemplaire et dissuasif. Et que cet événement ne fasse pas oublier d’autres affaires, comme LEMGHEYTI , la drogue, …..etc

la suite prochainement

Dr kleib

18 décembre 2007

S’il vous plaît ne ratons pas cette occasion

Extrait du journal
Albayane mois de mai 2006, le journal Albayane
Le proverbe dit que la chance ne se répète pas deux fois, ce que semble méconnaître ou fait semblant de méconnaître la majorité de nos compatriotes. Il est vrai qu’un coup d’Etat est un acte illégal mais à condition que le renversé soit au pouvoir légalement.Un putsch peut aussi devenir légal lorsqu’il est
soutenu par la population et plus encore lorsque les motifs déclarés de cette action sont de restaurer"justice" et "démocratie". Lorsque les militaires avaient repris le pouvoir le 3 août 2005 ils avaient promis de le rendre démocratiquement aux civils dans 19 mois. Les partis
politiques ont été alors appelés à des journées de concertation où ils avaient joui d’une large liberté d’expression et d’action.
Ce qui s’est passé est malheureusement contraire à toutes nos espérances. Au lieu de consolider ou de fonder de véritables partis sur des bases saines, ils se sont dirigés vers le tribalisme et le régionalisme.
Le tribalisme n’avait jamais était aussi présent dans notre pays qu’aujourd’hui. Si vous demandez n’importe qui à qui vous voterez demain il vous répondra pour mon cousin ! Ou avec ma tribu !
Le recensement à vocation électorale est une autre catastrophe qui est venue empirer les choses. Prenons l’exemple de Nouakchott plus de la moitié des habitants de la capitale se sont inscrits dans des communes de l’intérieur. Et quand vous les interrogez sur la raison, on vous répond : « notre tribu est la
plus nombreuse dans telle ou telle région… » Avec cette logique, nous sommes revenus plus de quarante ans en arrière ; situation et mentalités comparables à celles des années cinquante lorsque la tribu était
l’unique référence. Il faut s’attendre donc à une longue période de quasi parti unique au pouvoir, suivie d’une autre période de pouvoir militaire qui conduira de nouveau à une impasse. La tribu est un mal nécessaire en dehors d’un Etat de droit puisque c’est elle la sécurité sociale, l’assurance et la garantie.
L’attachement à la tribu dans les conditions près citées peut être défendu, mais quand on nous offre l’opportunité de construire cet Etat de droit la tribu n’a plus de place. Il est vrai que selon les chiffres officiels 60% de notre peuple est analphabète et que le pourcentage effectif avoisine 90% mais même avec
une poigné d’intellectuels main dans la main on peut construire ce pays.
Si les élections sont organisées dans ce contexte tribal elles seront les plus sanglantes et les plus meurtrières de notre histoire. Tout le monde sait le fanatisme tribal qui peut pousser les ignorants à commettre les actes les plus ignobles en son nom.
Supposons que les élections soient organisées sur ces bases, le président devant être obligatoirement de la tribu la plus nombreuse et le gouvernement doit comporter plus de deux cents ministres en raison d’un
ministre par tribu. On nous a donné une chance. Soyons à la hauteur et construisons de vrais partis politiques. Rassemblons-nous derrière le plus compétent, le plus patriote, le moins vénal et non derrière le plus proche ou le plus offrant. Nous devrons choisir celui qui va réellement réparer et généraliser l’enseignement, offrir la santé pour tous.
Celui qui va améliorer notre mode de vie en augmentant les salaires et en contrôlant strictement les prix.
Nous devrons choisir celui qui va suivre une politique d’habitat qui garanti à tous les citoyens un habitat décent, nous choisirons celui qui offrira aux milliers des chômeurs des occasions de travail.
S’il vous plait ne ratons pas cette occasion, déjà nous avons raté la période transitoire, on nous avait promis un gouvernement de technocrates alors que nous avons eu le contraire.
Aujourd’hui apostériorié, je suis sur le point de dire que je crains qu’on a perdu l’occasion. Il est vrai qu’on ne peut pas évaluer le bilan d’un gouvernement sur moins d’un an, mais la création du PNDD, nous fait revenir au point de départ.
Dr Seydna Ali ould Zeidane
chirurgien

15 décembre 2007

PROFESSION : ANONYME

Profession: Anonyme

Une fois n'est pas coutume, nous nous intéressons aujourd'hui, loin des fracas du monde politique à un fait de société qui a pris de l'ampleur avec le développement des canaux de communication: la calomnie. Le paysage médiatique mauritanien, y compris la presse écrite, fourmille depuis quelques années d'écrits "accouchés sous X'. L'anonymat que permet la communication sur internet ne serait-il pas un aphrodisiaque ? se demandait d'ailleurs Walter Goodman. Quand on voit la façon dont cette déferlante anonyme épingle, expose et indispose ses victimes en les traînant dans la boue on est tenté de répondre par l'affirmative. Plus grave, cette littérature trouve facilement des oreilles attentives et des relais puissants dans une société de colportage comme la nôtre. Autant il était compréhensible à une époque récente que des anonymes aient permis de dénoncer sans pression et surtout sans risque d'en payer le prix les dysfonctionnements de notre société, avec il est vrai quelques excès, autant il est difficile d'admettre aujourd'hui que de pâles copies continuent à perpétuer un genre dont ils ne maîtrisent ni les tenants ni les aboutissants dans le seul but de régler les comptes à certains ou de polémiquer. Quelle attitude adopter face à ces attaques? Écouter le conseil de Sainte-Beuve au poète : " Veux-tu te venger, ô poète, des railleries de l'imbécillité et des insultes de la haine? Grave-les dans ton cœur, n'y réponds jamais. Fais ton œuvre, poursuis comme sans entendre, et pourtant aie en toi l'aiguillon d'avoir entendu" ou bien chercher à se justifier chaque fois qu'on est épinglé pour avoir la conscience tranquille. Sur un autre registre voisin les sites internet, les forums de discussion sont prisonniers d'un faux débat, de fausses polémiques. A voir certains sites et forums on a l'impression d'assister à une guerre de tranchées. Tout y est question de bidhanes, soninkés, haratines, haalpulaar et wolofs. Aucun débat sérieux, aucune analyse pertinente. Tout y est sur-exaltation de la différence. Souvent les seuls échanges qui semblent tenir la route sont préfabriqués. A peine eut-on avancé une thèse, qu'on revient quelques minutes plus tard pour la démolir sous un autre pseudo. Le temps est venu pour ces anonymes de sortir de la "clandestinité". Loin de moi l'idée de fustiger tous ces anonymes. Il en existe de bons et de méchants. Depuis des temps immémoriaux de grandes oeuvres ont traversé les siècles et continuent aujourd'hui encore à nous fasciner sans qu'on puisse leur attacher le moindre nom. "Les Mille et Une Nuits", dont l'héroïne principale Schérazade évolue dans un univers féerique fait partie de ces oeuvres restées dans la postérité, mais ses auteurs dorment,anonymement, dans les recoins de la civilisation perse. On peut multiplier les exemples de ce type dans tous les autres domaines de la vie. Mais de nos jours, l'anonyme et le pseudonyme sont utilisés à d'autres fins et même la presse dite "sérieuse" n'y échappe pas. Chers anonymes ne faites pas de votre anonymat une profession. Si vous assumez ce que vous dites et écrivez, votre crédibilité n'en sera que plus grande et votre propension à la calomnie considérablement réduite. Si vous vous trompez, déjugez-vous à temps. Si vous cherchez la notoriété demandez à X-Ould-Y: quelle satisfaction personnelle peut tirer un anonyme de sa célébrité, si ce n'est le sentiment du devoir accompli tel celui qui s'acquitte de son aumône sans en faire la publicité? Si tel n'est pas le cas, ça doit être rageant de ne pas pouvoir crier sur le toit: " c'est moi!".

17 novembre 2007

A L'Homme qui murmurait à l'oreille de Mamadou TANDJA


A l’homme qui murmurait à l’oreille de Mamadou Tandja
29-11-2007 journal lecalame


Notre pays regorge de contradictions. On se contredit dans nos convictions religieuses, dans nos habitudes alimentaires, dans notre comportement de tous les jours, et dans nos engagements politiques. Comment voulons-nous qu’un homme, venu de nulle part, puisse redresser un pays sur une pente vertigineuse et dirigée par des militaires ignares et corrompus, depuis 1978. Un homme qui murmurait dans les oreilles du président du Niger. Le président Mamadou Tandja n’est pas un chantre de la démocratie et son pays n’est pas un modèle de développement économique. Nous avons assisté ces derniers jours, impuissants, à une montée de la violence. La rue mauritanienne s’est soulevée subitement, prenant de court les partis politiques et le bouledogue du pouvoir, ‘’la société civile’’. Le citoyen mauritanien, par nature fataliste et docile, s’est transformé en brave petit palestinien armé de sa pierre et de sa conviction. S’il est sorti dans la rue, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va plus. Quelque chose qui a perturbé cet équilibre précaire. Une semaine avant le soulèvement du novembre 2007, j’avais écrit sous le titre Faites vos jeux, rien ne va plus dans les colonnes du journal le calame la mise en garde suivante :«la politique de ce gouvernement a créé et renforcé une certaine polarisation des relations: d’un côté, une pauvre population d’exclus, vivier électoral, et de l’autre, une classe hautement privilégiée qui a concentré les richesses et qui continue à influencer notre vie politique en achetant la première; ce qui risque dans les jours à venir de se solder par un mécontentement social comme ce fut le cas par le passé dans d’autres pays voisins.
Il n’est pas impossible de voir dans l’avenir comme dans toutes les néo démocraties qui piétinent comme nouveau signe de mécontentement, les occupations pacifiques des mairies, et d’autres édifices publics, des hôtels, des aéroports et la désobéissance civile comme ultime appel au secours pour sauver notre pays et les générations futures». Une règle élémentaire en politique qui s’enseigne dans tous les amphithéâtres de sciences PO ;

Un gouvernement, qui n’écoute pas le peuple, est un gouvernement sourd. Un gouvernement dont la politique est catastrophique doit démissionner. Il n’y a pas de mal à avoir assez d’humilité pour reconnaitre son échec et l’assumer. Quant à moi, je pense qui si quelqu’un doit sauter comme un fusible pour calmer la rue ne peut être que le colonel omniprésent Ould Abdelaziz. Dont l’ingérence à tort ou à raison dans les décisions de ce gouvernement ne laisse aucun doute. Ou à la rigueur la démission collective de tout le gouvernement. A défaut de pain, les mauritaniens auraient enfin la conviction qu’il y a un gouvernement sensible à leurs doléances. Il faut en finir avec la médiocrité. Il faut arrêter avec l’impunité. La recherche des bons résultats doit être un objectif et un but collectifs. Il ne s’agit pas de gouverner pour gouverner, ni pour gérer les affaires courantes. Ce gouvernement n’est pas de transition et le peuple demande des résultats. Une politique sociale équitable. Une reforme qui ne privilégie pas des individualités mais une large marge de la société.

Les mesures trompe-l’œil prises au lendemain du soulèvement populaire ne sont pas la solution à ce cri de détresse de la population.

Les enfants des écoles primaires et du secondaire ont ouvert le bal de la contestation, larguant les foyers des réflexions et de contestations historiques à savoir les étudiants d’universités au rang de timides. Nous assistons à un nouveau genre d’expression innocent et honnête. Indexer cette fausse opposition comme responsable, c’est comme traiter Messaoud de libérateur des esclaves ou d’un ami qui nous veut du bien. Pauvre Mauritanie!!

Ajouter à cela cette idée farfelue, un conseil des ministres forains à Nouadhibou. Voilà le comble de l’hypocrisie. Dont le clou du spectacle fut une dépense faramineuse pour un budget déjà déficitaire. Si ce voyage était pour nous convaincre de vendre la SNIM parce qu’elle n’est pas ou n’est plus rentable, pourquoi ne pas vendre le président, dont la DLC, durée limite de consommation, est dépassée et la rentabilité mise en doute? Pourquoi ne pas vendre notre calculatrice de premier ministre dont la rentabilité ne laisse aucun doute? Si c’est pour écouter le peuple et en être proche, la réponse de la rue est aussi éloquente que les discours incohérents du gouvernement et de la présidence. Pire encore, il y a quelques semaines, le président était à Paris à la tête d’une délégation et d’une suite de 45 personnes environ. Il est venu écouter, nous dit-on, les mauritaniens soit disant de l’étranger. Et alors? Il ne s’agit pas d’écouter. Il n’est ni un curé dans une église épiscopale ni un psychologue. Nous l’avons élu pour agir, pas pour uniquement écouter, pour diriger pas pour recevoir des ordres militaires. La situation ne pouvait que dégénérer. Et il est le seul qui semble avoir été pris de court!

Derrière ces appels au secours et ces enfants qui défilent et qu’on bouscule, se cache un réel mécontentement populaire qui va bien au-delà de la problématique des hausses des prix: chômage, rêve de pétrole évanoui, pouvoir d'achat, croissance inférieure aux prévisions, et la déception de tous ceux qui ont voté pour ce président venu de nulle part.

Si en plus d’un parlement sans pouvoir, on aurait un parti Etat sans programme et sans leader charismatique et fédérateur, nous aurons chassé un dictateur, qui avait peur d’être renversé chaque jour que le soleil se lève, pour le remplacer par un dictateur issu des urnes qui n’a peur que d’un soulèvement populaire.

Rémy Kleib (Dr kleib ahmed salem)

Extrait du journal le calame ce mercredi 29 novembre 2007

11 novembre 2007

Cheikhna Ould Taleb Navee- Un martyr de la Démocratie mauritanienne



A la mémoire de la première victime de la démocratie fauchée par une balle mauritanienne dans la fleur de l'âge « Cheikhna Ould Taleb Navee, 19 ans, a été touché à la tête par une balle tirée par un garde (Wane Hamidou) chargé de la protection de la préfecture de Kankossa, prise pour cible par des manifestants » tahlil hebdo , dont le seul crime est d’avoir demander du pain et de l’eau et un peu de liberte pour manifester. La première vraie crise est un signe fort de la rue mauritanienne pour le nouveau gouvernement qu'il essaie de résoudre avant la visite tant attendu du président allemand le 15/11/2007.
Je me réjouis de la maturité des mauritaniens qui ont su faire ressentir leur colère et leur mécontentement. En usant de leur droit indéniable de manifester leur désaccord avec la politique désastreuse du gouvernement. Qui a déjà fait une victime civile en dehors de ceux de la famine.Il y a eu mort d’homme pourquoi ne pas ouvrir une enquête judiciaire sur la mort de ce civil ...et il me parait que ce n’est pas le pauvre garde qui est seul responsable. la famille du défunt A-t-elle eu droit à une compensation ? Ou juste il a arrondit les statistiques macabre digne de toutes les dictatures Si tous les mauritaniens avaient une once du courage du défunt. Ils n’auraient pas eu à subir La tyrannie de Haidalla, ould TAYA et ELY.

7 novembre 2007

la drogue en mauritanie qui est coupable?




C’est révoltant de voir un piteux journaliste Abdel Vettah Ould Abeidna pseudo directeur d’un torchon de Quotidien "Al Aghsa" se faire condamner par « un emprisonnement ferme d’une année, une amende de 300 millions d’Um, 50 mille ouguiyas à verser au Trésor et ordre de publier le verdict dans les quatre journaux suivants : Horizons, Chaab, Le Calame et l’Authentique. » cridem .
Quelque soit les motifs et les puissance derrière sont geste. Nous ne devrons pas laisser la justice des forts triompher. La justice mauritanienne n’en sort pas grandi et la presse aussi.
Notre unique fierté fut cette liberté acquise paradoxalement sous le CMJD (malgré lui.) aujourd’hui cette liberté est entrain de s’amenuiser petit à petit.
Je n’ai jamais apprécié les peshmergas, mais je n’aime pas qu’on y touche au nom de liberté d’expression.
Cette justice mauritanienne ne représente non pas le droit mais la "justice des forts", celle des fortunes sales, des avocats et magistrats véreux et cupides. Une justice mise en cause dans différentes affaires dont les plus récentes celle de la drogue. Où un ancien chef de l’état (qui a coupé des mains des voleurs au nom de la justice) a mis en cause cette justice qu’il a instrumentalisé lors de son règne. Je n’ai jamais entendu un mauritanien dire « je fais confiance à la justice de mon pays. »
Personne ne fait confiance à cette justice que l’ETAT instrumentalisait.
Malheureusement l’ETAT est absent depuis l’arrivé des civiles au pouvoir. Ils ont hérité de un déficit budgétaire par effet de terre brûlée sale œuvre des militaires issus de la progéniture calamiteuse de OULD TAYA (colonels anciens alliés d’ailleurs)
C’est ainsi par solidarité avec ce directeur de publication aigrie aussi faussement directeur que journaliste au nom de liberté d’opinion et d’expression. Y compris le droit d'informer, d'être informé, d'avoir ses opinions, ses sentiments, et de les communiquer en toute liberté.
Que j’ouvre mon modeste espace d’expression BLOG Pour publier toute information relative à ce trafic de drogue et à l'implication des richismes de nouakchott.

Ps: je m'excuse au pres des blogeurs du changement du titre de ce posting.

23 octobre 2007

Faites vos jeux, rien ne va plus.

extrait du journal le-calame
Faites vos jeux, rien ne va plus.


Le réveil est tardif pour la classe intellectuelle et l’opposition en cette période cruciale de notre histoire, mais il est le bienvenu. La Mauritanie a été bernée, traînée dans la boue et manipulée par une transition qui a fait renaître de ses cendres les anciennes sourcières du PRDS, qui par un jeu habile de chiffres et de lettres, enlèvent un S pour le remplacer par un R. Les dinosaures de ce parti ne lésinent pas sur les moyens pour nous refaire l’histoire. En nous faisant croire à un nouveau parti vierge qui ne veut que du bien au pays avec des nouveaux hommes qui n’ont jamais trempé de près ou de loin dans les marmites de l’ancien régime.Au final, nous avons un nouveau parti du pouvoir, soi-disant, qui a traversé toutes les étapes de l’évolution darwinienne de têtard «Perdessien» au nouveau parti des indépendants. Nul n’est dupe. Les hommes changent difficilement et surtout les hommes qui se sont imprégnés de cette sale culture de l’impunité, des détournements des biens publics et d’abus sociaux. Hélas les acteurs politiques ont vidé notre combat de toute sa substance et le choix entre subir la renaissance des démons du passé et grogner ne doit pas se faire attendre.Dans notre pays, sommeille une dictature inféodée aux militaires depuis 1978; les sociétés civiles vives, les partis politiques d’opposition, ou d’alliances n’ont fait que légitimer cette horreur aux yeux de l’opinion internationale.À titre d’exemple, le vote des mauritaniens aux dernières élections présidentielles ne reflète pas une adhésion du peuple mauritanien à la lignée politico-militaire du CMJD comme mouvement, mais à un vote sanction contre la corruption des années passées et à un mince espoir de conjurer le sort. Étrange naiveté de la collectivité qui a gagné toute la sphère politique et civile de notre pays au lendemain du putsch du 3 août. Actuellement, la situation du pays est de plus en plus préoccupante: il faut se poser la question de savoir si on nous a apporté la démocratie ou la gérontocratie. Elle a créé et renforcé une certaine polarisation des relations: d’un côté, une pauvre population d’exclus, vivier électoral, et de l’autre, une classe hautement privilégiée qui a concentré les richesses et qui continue à influencer notre vie politique en achetant la première; ce qui risque dans les jours à venir de se solder par un mécontentement social comme ce fut le cas par le passé dans d’autres pays voisins. Il n’est pas impossible de voir dans l’avenir comme dans toutes les néo démocraties qui piétinent comme nouveau signe de mécontentement, les occupations pacifiques des mairies, et d’autres édifices publics, des hôtels, des aéroports et la désobéissance civile comme ultime appel au secours pour sauver notre pays et les générations futures. Le BA-BA de la démocratie voudrait la transparence, la liberté de penser, la liberté de contester, la garantie minimum d’un service public et la liberté de manifester son mécontentement justifié.Il nous faut une refonte de notre système judiciaire, plus le respect des droits humains, et des larges mesures d’incitation économique qui ne peuvent se faire sans la dissolution de ce gouvernement rouillé et ankylosé et l’abrogation de la fausse constitution que le CMJD nous a fait avaler amèrement, pour une vraie nouvelle constitution pour l’État. Après le passage en force de la constitution, et du candidat des militaires ainsi que la mise à l’écart de la rue mauritanienne de l’arbre décisionnel, voilà venu le tour de la Snim, que j’ai vu naître, que j’ai vu périr à petit feu, mise sur la sellette. Elle est en ce moment à vendre par des gens qui veulent la céder comme on vend la Gare du nord dans une partie de Monopoly. Du fils d’ouvrier de la Snim que j’étais au médecin que je suis devenu, mon chagrin et mon désarroi n’ont d’égale que la profonde précarité et le chômage que risque d’engendrer une décision pareille. Une autre victime de plus de la mondialisation.La Mauritanie, qui était dans les rangs des pays pauvres très endettés, pointe aujourd’hui à l’ultime rang des pays pauvres très endettés et mal gouvernés.Feu Air Mauritanie a plié ses ailes, paix à son âme. Sa flotte est clouée au sol, par la mauvaise gestion mauritanienne dont je m’abstiendrai de parler des détails, une autre victime. La privatisation n’est pas la solution à chaque fois que la politique du gouvernement échoue ou que la thésaurisation fait défaut dans un pays dont le sous-sol recèle de ressources inépuisables. À quand le lancement prochain d’un appel d’offres international portant sur la privatisation des ports de Nouakchott et de Nouadhibou, sur l’armée, sur la santé, et pourquoi pas nous privatiser le pouvoir?Un État sans prérogatives peut se permettre toute les dérives en prétextant une légitimité électorale par le choix des urnes. Où sont les priorités de l’État?Aurions-nous un ÉTAT dans un État? Le premier ministre, qui devrait incarner un nouveau souffle dans ce papy boom politique, a déçu les quinze pour cent (15%) qui ont cru en lui au premier tour. Par la lenteur des reformes. La crise économique qui pèse lourd sur le bout du voile «tarfe» de la ménagère mauritanienne de moins de 25 ans.Il n’y aurait pas de répit pour ce gouvernement s’il continue en sourdine à se moquer du peuple. L’histoire est un éternel recommencement. Et la roue tourne éternellement.Qui se soucie réellement de la Mauritanie? Qui a posé les vrais problèmes de la Mauritanie?Messaoud, depuis qu’il squatte le perchoir, fait en sorte de servir d’épouvantail à moineaux depuis qu’il a imposé sa loi sur l’esclavage. Il se mure derrière un silence d’aplomb depuis son élection. Le pouvoir se ferme la gueule. Sa pensée et son œuvre, aussi larges soient-elles, se résument à son honorable combat pour la lutte contre des cas sporadiques d’esclavages. Et rien pour le reste de la Mauritanie.Les mouvements historiques négros africains, eux aussi, ont franchi un petit pas pour les noirs et un grand pas pour la Mauritanie. La reconnaissance des atrocités commises par le régime d’Ould Taya et toute son équipe est déjà un acquis. La vengeance est par contre une régression pour notre démocratie naissante. Leurs combats, à eux deux, doivent être larges et fédérateurs.Il nous faut enfin une société civile forte, un syndicat puissant, une presse indépendante et une rue éveillée et vigilante qui doivent servir de contrepoids à toutes les décisions irréfléchies qui portent atteinte à notre souveraineté.Que ceux qui critiquent mon pessimisme affiché se rassurent, il ne s’agit que d’un appel vibrant à la révolte, contre un chemin, une fatalité, une providence, qui devraient disparaître à jamais.
extrait du journal le-calame
PS: lisez Ce papier avertissement paru dans le journal le calame deux jours avant les evenements de Nema le 2 neovembre 2007

20 octobre 2007

A quand le prochain coup d’Etat ?


A quand le prochain coup d’Etat ?
"C’est ça la Mauritanie" Chronique du Dr. KLEIB Ahmed-salem

LE CALAME n°555

27 septembre 2006

«L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses; c ’est ainsi l’on grimpe dans la même posture que rampe.»Swift (Jonathan)


"Mesdames, Messieurs, nous traversons en ce moment une zone de transition turbulente. Pour votre confort et votre sécurité, veuillez regagner votre place dans notre nouveau parti des indépendants et garder votre ceinture attachée jusqu’à l’extinction du signal présidentiel lumineux». Si vous avez déjà pris un avion, cette annonce vous est certainement familière: elle résume parfaitement l’ingérence outrancière du CMJD dans notre processus démocratique. Inciter les hauts dignitaires à quitter les partis politiques, en leur susurrant à l’oreille qu’ils ont plus de chances de gagner en faisant cavalier seul est un acte en contradiction avec la neutralité affichée au lendemain du putsch.Après avoir utilisé les partis politiques en invitant leurs naïfs ténors au palais présidentiel pour légitimer le coup d’état et donner à l’opinion internationale l’impression d’un changement, ils veulent les vider de leur moelle électorale aujourd’hui qu’ils ne servent plus les intérêts des militaires.L’actuelle ingérence du CMJD est de ce point de vue assez symbolique des limites des pouvoirs de chaque colonel par rapport aux autres. Leur impuissance réside dans le fait qu’ils ne maîtrisent pas le cours des événements, car ils n’ont pas de prise sur le processus politique et qu’ils ont raté l’occasion d’interdire les partis au moment opportun. Ils veulent faire marcher les chefs de tribus au pas et ils veulent nous dicter notre choix politique comme pour le récent Referendum.Or c’est en nous laissant dicter nos actes, dicter notre vie, nos choix électoraux, que nous ne permettons pas à la Mauritanie de s’ériger en symbole de réussite démocratique. Au contraire, nous laissons notre pays à la dérive sociale et culturelle, où le citoyen n’a pas de place, si ce n’est dans la soumission au clan.Le 3 août 2005, Ely Ould Mohamed Vall alias EOMV devenait le énième militaire à accéder à la tête de l’État, suite à un coup de force pacifique. Après des années de corruption et de répression sous l'ère du président Ould Taya, le peuple mauritanien pouvait enfin espérer accéder à la démocratie.Sitôt au pouvoir, EOMV a fait semblant de rétablir les institutions démocratiques sur la base d'une nouvelle constitution adoptée le 25 juin 2006. De plus, il entreprit de nombreuses démarches folkloriques, dont d’importantes journées de concertation destinées à l’opinion internationale.Pour ceux qui, au lendemain du 3 août, ont affiché une joie et une euphorie qui n’a d’égal que l’importance de l’événement, la déception est aujourd’hui de taille. Comme vous le savez, le pouvoir, on y prend goût et la durée de la transition risque de devenir très élastique. Les militaires se moquaient de nous en cachette et voilà qu’aujourd’hui ils le font ouvertement. Pourquoi cette pression miltaro-élitiste sur des hauts dignitaires du pays?D'abord parce qu'il semble que l’on veut se protéger de l’après -transition. Ensuite il y a les énormes enjeux économiques qui peuvent être tirés du pouvoir et l’émergence d’un nouveau pôle tribalo- financier. Puis l’entourage du pouvoir qui s’enrichit minute après minute grâce à la spéculation immobilière facilitée par la thésaurisation et le gel des fonds publics à la BCM et au trésor national, l’attribution de la 3° licence de téléphonie mobile et d’autres avantage que seul le pouvoir peut procurer. On sent là l'influence d'un groupuscule qui prend goût au pouvoir et tient à influer sur les futures élections. Le silence des partis politiques et de la rue mauritanienne, celle-là même qui a légitimé les militaires à travers liesses populaires et déclarations de soutien à travers la presse, témoigne de l’immaturité politique de notre pays. Pendant que des hommes et leurs femmes jouent une partie de Monopolyâ avec les biens de notre État, d’autres jouent avec notre avenir politique sans susciter la curiosité de notre presse nationale. Il est vrai que la liberté de notre presse est une fierté nationale, même si elle ne fait pas la nôtre (toute presse confondue). Une liberté voulue et mûrement réfléchie. Elle a été permise dans le dessein de laisser les citoyens se chamailler et se calomnier. Il n’y a jamais eu d’enquête administrative ou militaire suite à un article paru dans un journal, ou après une déclaration sur une radio ou à la télévision. À quoi sert-il encore d’écrire ou de parler, voire de lire dans ce climat austère? À moins d’être irrémédiablement crétin, chacun connaît désormais la suite : nous y sommes et nous y resterons.Avec des tas de militaires putschistes récidivistes, il serait prudent de tenir sa promesse. Il est donc dans l’intérêt des vaillants membres du CMJD de tenir les leurs.Je ne peux que dénoncer à la fin l’ingérence dans notre processus électoral (qui n’est finalement qu’un cache-sexe pour des intentions inavouées) et susurrer à mon tour dans l’oreille des colonels que si cela continue, la défiance envers le CMJD serait telle que plus personne ne les soutiendrait face à un éventuel retournement de la situation. Les Mauritaniens veulent le pain, la liberté et la démocratie.

Dr Ahmed salem Ould Kleib

5 octobre 2007

coup de coeur de la semaine

le calame

Chronique de Ould Beheite 04-10-2007

Lettre …. de Mission de Zein Ould Zeidane


NOTE du blogueur Dr kleib: mon coup de coeur de la semaine est cette chronique du journal le calame.

2 octobre 2007


Khattou, tu commence à nous taper sur le système !
Décidément il convient de se poser la question de savoir, si le peuple a élu M. SIDIOCA ou Mme Khattou Mint Boukhari. Khattou je n’ai absolument rien contre vous, mais ce que je n’arrive pas à digérer c’est votre omniprésence sur nos écrans de télévision. Mme, vous voyagez trop (surement pas sur vos frais !), et vos voyages ne peuvent passer inaperçus, vous devez être suivie par des caméramans (pas n’importe lesquels, ceux de la Télévision Nationale, et donc payés par l’argent du contribuable, c à d, mon argent, celle du boutiquier du coin…), vous avez même voyagés plus que le président que la majorité des mauritaniens a élu… Madame ces voyages ont des coûts exorbitants alors que les indices actuels du budget ne le permettent pas (chute libre de la production pétrolière, faillite de grandes Entreprises publiques telles Air Mauritanie et SOMELEC,…), et la situation socio-économique moins encore (hausse des prix, inondations engendrant d’importants dégâts…), et vu également l’ampleur (quantitative bien sûr !) de la délégation qui te suit tout au long de ces voyages « inutiles » (j’ai fini par user de ce terme, mais ça devient un peu plus fort que moi).
En plus, Mme Khattou vous nous terrorisez franchement, puisque celui qui parle de vous est poursuivi en « justice » (voici au moins un avantage de l’anonymat).
Mme vous vous confondez à l’Etat, ce qui a été largement constaté lors des inondations de Tintane, le Commissariat à la protection sociale était quasi inexistant devant votre Association (KB) malgré qu’il était le principal organe étatique chargé de gérer cette tache. A ce sujet, quelques questions s’imposent, d’où proviennent les fonds de cette association (ne me dites pas que ce sont ses moyens privés, provenant de leur modeste demeure sise à proximité du Palais des Congrès), sur quels critères est recruté son personnel, quel est sa relation avec l’Etat ?
A vous voir, vos déplacements (vous êtes à New York au moment où j’écris, tout en sachant que le billet A-R Nktt-N-Y-Nktt pour une semaine en classe d’affaires coûte aux alentours de 1.500.000 UM sur Air France), votre implication dans le courant politique national, on se rend compte qu’il était un abus de se plaindre de Aicha Mint Ahmed Tolba, elle au moins ne paraissait pas sur nos écrans à longueur de journée.
N’est ce pas d’aucun, aujourd’hui culpabilise l’implication de Mint Ahmed Tolba dans les affaires politiques dans la chute de Ould Taya, alors que dire à Sidi Ould Cheikh Abdellahi ?
Moi je lui dirais « A bon entendeur salut ! »


message de l'auteur Mr sidahmed abderrahmane:
Bonjour Dr Kleib, voici une contribution, assez engagée mais que je trouve aussi refletante de la realité, et qui a été censurée par Cridem, et apparement Khattou est crainte par tout le monde(mêm Claude K) . Donc j'me suis adressé a vous, vu votre engagement, et en esperant que vous n'êtes pas vous aussi touché par le symptome Khattou. lol
Veuillez agréer les sentiments de ma haute considération

30 septembre 2007


Stop à l’humanitaire sournois en Mauritanie

Elle était noyée. Elle était brisée de chagrin, pleurant ses deux victimes innocentes. Elle a le visage humain aujourd'hui pourtant s’est d'une ville mauritanienne dont il est sujet. La ville en question est TINTANE. Elle ne l’est plus (forcement) maintenant apres eu comme lot de consolation la visite du président, sa femme et ses ONG tels des vautours sur le sang des cadavres agglutinées. Justement parlons sans tabous de Nos ONG qui n’ont gardé de la définition et des valeurs humanitaires que cette succession sournoise de trois lettres ONG. Shivji disait que les ONG « sont des associations non gouvernementales, non politiques, non partisanes, non idéologiques, non académiques, non théoriques et à but non lucratif, composées d’individus bien intentionnés, ayant pour ambition de changer le monde afin, de le rendre meilleur pour les pauvres, les marginalisés et les groupes opprimés ». Monsieur SHIVJI, j’imagine volontier votre chagrin et votre désolation quand vous saurez que nos ONG sont des armes de destruction massives aux mains de l’ETAT. C’est ça la Mauritanie avec sa diversité et sa complexité. Nos ONG soutiennent les présidents souvenez vous tristement de « OUI MAOUIYA », des femmes du ksar aux tentes importées du Maroc pour les circonstances et pleins d’autres exemples qui reviennent toujours à notre esprit commun et collectif. A chaque échéance électorale ils se mobilisent telle une armée de fourmis à l'assaut d’une autre en une guerre homérique bien organisée pour les partis politiques en dépensant aveuglement les dons et subventions qu’ils reçoivent afin de gagner l’estime des futurs dirigeants. Reconnaissons l’échec de notre société si-vile, de nos ONG, de nos syndicats. Ce constat d’échec nous incite à réfléchir collectivement à l’avenir de notre pays....

la suite prochainement....

PS:nous avons en Mauritanie des centaines d'ONG cliquer ici pour voir environ le 1/3 de la liste

24 septembre 2007

HALT ouvrez les yeux


HALT ouvrez les yeux


Quand la Mauritanie souffre d’amnésie et d’hypocrisie et que le colonel ancien directeur de la sureté et complice de toutes les atrocités de son mentor de dictateur et bientôt candidat présidentiel de 2012, et nouveau magnat de la téléphonie mobile en Mauritanie , Ely Ould Mohamed Vall, plaide pour de véritables systèmes démocratiques en Afrique en disant qu’il est grand temps pour nous tous de comprendre que l’instauration dans nos pays africains de véritables systèmes démocratiques, solides, durables et stables est une exigence absolue et non une option parmi d’autres », a-t-il déclaré. Il y a un proverbe bien de chez nous qui dit littéralement « ne meurt qui n’a pas encore eu sa journée ».Au milieu des chefs d’états arabes au Qatar des tels propos pouvaient passer à la rigueur, mais en Afrique je trouve scandaleux que ce criminel et voleur notoire des biens public puisse jouir d’une reconnaissance et quelque soit sa repentance. Le peuple mauritanien est un pays quia tant souffert des militaires et de leurs vassaux. Le vieux président ould cheikh abdallahi et sa politique militairement assistée est la preuve vivante que la souffrance et l’agonie du peuple n’est pas enclin de finir. Le pauvre mauritanien affamé, docile et corvéable aveuglé par le mince espoir d’un futur meilleur restera berné par des militaires véreux et peu patriotiques. Le réveil sera douloureux .les génération futurs qui ont souffert d’une mauvaise éducation, d’une perte de tous les repères sociaux et culturels , laissées à l’abandon comme un bateau dans la houle chavirerons encore et encore dangereusement. Nous devrons répondre « coupable par notre silence » devant l’histoire de tous les malheurs de notre pays depuis l’indépendance à ce jour.
Enfin, aucun mauritanien ne doit oublier que TAYA et ELY quelque soit la virginité qu’ils se sont achetés resterons dans la mémoire collectives comme des criminels sauf que en plus Ely doit répondre de ses crimes économiques.

Dr kleib
"sous l'emprise d'une colère saine"comme disait l'autre

30 août 2007

tout ce que l’on vous cache au sein de l’Armée

source journal tahlil hebdo

29/08/2007

L’INTEGRALITE de la missive du Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

C’est avec des phrases pleines de sens, que le Capitaine Sid’Ahmed Ould Sidha a introduit l’article qu’il a envoyé à notre Rédaction. «Je fais de mon mieux de rester superficiel dans la divulgation de certaines choses, bien que je tiens á ma possession des documents, photos et données qui peuvent démontrer et d’une façon inéquivoque le stade de dégradation que souffre notre Armée » a-t-il souligné dans le préambule de son article, ajoutant que «le devoir de réserve, la responsabilité et l’intérêt suprême de la Nation m’empêchent de les rendre public». «Je vous resterai très reconnaissant, en acceptant de publier cet article -et si possible d’autres dans le futur- pour pouvoir attirer l’attention de nos dirigeants ainsi que notre classe politique sur les enjeux de cette situation» a-t-il indiqué. «Ceci par la langue de la raison et du dialogue qui profite á tous et non par la langue des armes qui n’instaure que haine et malheurs» avait-il conclu. Voici l’intégralité de l’article.
De ce que l’on vous cache au sein de l’Armée


Suite à la lettre ouverte que j’ai adressé à son Excellence Monsieur le Président de la République et l’interview accordé au journal LE CALAME, un tapage a été orchestré, par les services de renseignements, via leurs canaux bien rodés de la propagande hérités des années d’asservissement de l’Armée, allant de la discréditation de mon action, aux menaces directes et indirectes, jusqu’à désorienter mon action vers une direction politico-tribale afin de m’intimider. Dans ce sens, je préfère mettre au point quelques concepts et données de cette affaire.
En adressant la dite lettre, j’ai tenu à ne traiter que les points essentiels de la situation de l’Armée nationale sans trop rentrer dans les détails, sauf que l’état d’une composante, très importante théoriquement, absente pratiquement, ne faisait pas partie des composantes honorées par leur présence dans cette liste. Dans l’entre-ligne de la lettre et pour ceux qui ont une petite culture générale sur l’Armée, on pouvait lire facilement la déperdition des services de renseignements de notre Armée nationale. Une déperdition qui ne date pas d’aujourd’hui, et non due à l’incompétence de certains des ses membres, mais à la tentation des chefs de cette composante à se faire prévaloir auprès des détenteurs du pouvoir.
Que les services de renseignement prennent mon cas en main, qu’ils cherchent à me localiser rien de nouveau ou de rare dans ce cas, sauf que la manière de réagir était tout à fait des plus inadaptées et inappropriées. En me menaçant d’une part par un tribunal militaire pour violation du devoir de réserve et d’une autre part par le fait de m’avoir localisé et qu’ils arriveront à moi, là où je suis, ne me fait qu’insister sur la continuité de mon action et au rythme et à la manière que je juge adéquates, comme c’est le cas depuis toujours.
Ceci dit, il est nécessaire de rappeler aux responsables de ces services, et si la déontologie militaire leur tient à cœur, de bien vouloir vérifier la véracité de mes révélations, de sanctionner les responsables de cette situation et de trouver des solutions réelles qui peuvent emmener notre armée à l’état qu’elle mérite. S’ils pensent qu’ils peuvent étouffer cette action comme ont l’habitude de faire ou de continuer de cacher l’amère réalité, alors ils se trompent, et comme dit le proverbe : «on ne peut cacher le soleil avec un tamis».Pour m’avoir accusé de violation du devoir de réserve et divulgation du secret militaire, j’aimerai bien les demander quelle était leur réaction sur un manque de prudence sur une affaire de l’été 2005 ?En effet, et suite à un accord avec les forces armées d’un pays frontalier visant l’approvisionnement de notre Marine Nationale en Habillement, accord qui jusque-là reste dans le cadre du normal.Dans ce genre d’accords, les commandes peuvent être faites soit par tailles standards soit par mesures individuelles de chaque personne, dans ce dernier cas les tailleurs de l’Armée s’occupent de la tache. Contrairement à toute attente, et tout esprit militaire ou de réserve, une équipe de cette armée étrangère a parcouru toutes les unités de la Marine Nationale en vue de prendre les mesures de tout le personnel de cette direction pour s’envoler non seulement avec les mesures sinon avec la liste complète par Noms, Prénoms, Grades et Matricules de tout le personnel ainsi que l’impression que tout militaire attentif prendra de la visite des unités d’un corps d’une autre armée qui n’est pas la sienne, question de réflexe.Cette imprudence est passée comme si rien n’était, j’aimerai savoir en quoi nos services de renseignements étaient occupés pour ne pas empêcher une telle situation ou prendre des mesures contre ce genre de négligences.En ce qui me concerne, je ne cherche pas la réponse de leur part, car je sais qu’ils sont occupés par tout sauf ce qui se passe à l’intérieur de l’Armée et sous leurs nez. Leurs seuls soucis sont de bien servir ceux qui à leurs connaissances peuvent les protéger ou leur offrir une promotion, le dernier cas de ce genre ne date que de deux mois.En juin 2007, la troisième région militaire a connu une mutinerie au sein de l’une de ses unités, une mutinerie qui fût contrôlée après l’intervention du commandant de région.Une enquête fût ouverte pour éclaircir les circonstances de cet événement. Après le contrôle de la situation, le commandant d’unité est mis immédiatement en permission et remplacé par un nouveau, il est à savoir que cette permission lui fût refusée quelque jours avant, bien qu’il venait de perdre sa mère, sous prétexte de nécessité de service. L’enquête, menée par nos services de renseignements, conclut que la cause de la mutinerie est une simple dispute entre les militaires sur LE CHOIX DU MENU. Événement consommé, il est évident que le résultat de l’enquête et la réalité des choses font deux choses différentes. La cause principale vient d’une Alimentation médiocre et de misérables conditions de vie, mais jouissant d’une protection totale, d’une éventuelle préparation à un poste plus sensible, le commandant de région renvoie l’enquête avec une conclusion en sa faveur et insolente à l’égard d’une institution militaire.Pour nos services de renseignements, garder cet événement au secret est un devoir, mais aussi il est de leur devoir de déterminer les responsabilités de chacun et de tenir à ce que des sanctions exemplaires soient prises à l’égard des coupables.
Les exemples dans ce sens ne manquent pas, les réactions de nos services sont chaque fois plus modestes et médiocres. Le moment où ces services prendront leurs responsabilités en main et exerceront leurs devoirs avec toute dévotion et loyauté à la Mère Patrie, je me soumettrai à leurs dispositions pour faire de moi ce que bon leur semblent. D’ici là, la machine continuera à tourner et avec une puissance de plus en plus croissante.
Comme j’ai promis à certains de mes compatriotes, et en réponse aux questions évoquées avec bonne ou mauvaise intention sur deux points essentiels : pourquoi ne pas avoir agi au temps de mon cousin (Taya)? Ai-je obtenu l’asile politique en France et pourquoi ?
En réponse à la première question, j’aimerai dire que je ne nie aucun lien parental avec l’ex- Président de la République ou avec toute autre personne à laquelle je suis lié par un lien de parenté, d’amitié ou professionnel. Mais pourquoi ne pas se poser la question autrement, pourquoi ne pas l’avoir fait après le coup d’état du 03/08/2005, ou après les arrestations du 19/06/2006 ? La réponse est aussi simple que ça, et comme j’ai déjà déclaré, c’est depuis 2000 que j’ai commencé à dénoncer la mauvaise situation que vivait notre armée, en suivant une logique dans la forme et d’une façon croissante, qu’à mon avis arriverait à l’objectif désiré.D’autre part, j’estime que la question était peut être destinée à un ex- Premier ministre, un ex- ministre, un ex-chef d’état Major, un ex-directeur de la Sûreté ou pourquoi pas à un ex- responsable de la sécurité de l’ex-Président.En ce qui concerne la deuxième question, j’affirme que jusqu’à l’instant d’écriture de ces mots, je n’ai demandé l’asile politique aux autorités de n’importe quel pays, alors c’est à ceux qui propagent cette information de confirmer leur information.

Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

Direction de La Marine Nationale

27 août 2007

Le mois d'août dans mon rétroviseur


Le mois d'août dans mon rétroviseur (1)

Deux poètes au pays du million de poètes:
La télévision d’Abu Dhabi retransmet chaque vendredi aux environs de 18H00 GMT, le concours « Le prince des poètes » auquel prennent part de nombreux candidats venant de différents pays. Ce loft story culturel est doté d’un grand prix à l’instar des émissions de téléréalité. La phase finale approche et jusqu’à vendredi dernier, le pays du million de poètes était encore en lice avec deux candidats, Mohamed Ould Taleb et Abou Chajja (c’est son nom de guerre…lol) avec treize autres candidats venus de différents pays arabes.
Le principe est simple : chaque candidat présente un poème devant un jury composé de cinq personnes, un égyptien, un saoudien, un émirati, un algérien et un syrien. Apparemment d’éminents critiques. La réplique de Marianne James dans « La nouvelle Star », une autre émission populaire de téléréalité comme par exemple « vous avez la merde dans les oreilles » donne « ce poème ne correspond à rien même en utilisant ‘el bahr el meyit’ ». Les bouhours, sont une des règles de la versification arabe et ‘el bahr meyit’, littéralement mer morte, n’en fait pas partie. Bref c’était une parenthèse.


Les quinze derniers candidats sont répartis en trois groupes de cinq. Pour chaque groupe, le jury choisit un et le public désigne par le biais de sms et autres appels surtaxés, un autre parmi les quatre restants. Notre compatriote Mohamed Ould Taleb a été désigné par le jury, il y a de cela deux semaines. Quant à Abou Chajja, bien que d’un niveau honorable, il a été éliminé par le public. Et pourtant la sénatrice Maalouma s’est invitée à la TVM pour appeler les mauritaniens à voter en masse. Mais elle a oublié que c’est à la TVM qu’elle se rendait ! Sans script, ni pancarte elle ne pouvait que dicter aux télespectateurs les numéros de téléphone mis à disposition par les deux opérateurs que sont Mauritel et Mattel.


Ah si seulement Chinguitel avait été là ! Parce qu’avec la téléphonie de 3ème génération, malgré notre faible poids démocratique et nos différences culturelles, Abou Chajja ne pouvait que passer. Bonne chance à Mohamed Ould Taleb.


Diaw Alassane

22 août 2007

Nouakchott by night

Mon coup de coeur de cette semaine est cet extrait de jeune afrique Par Marianne Meunier,
Nouakchott by night

Marianne Meunier est journaliste à Jeune Afrique depuis novembre 2005. Elle suit plus particulièrement l’actualité de la Mauritanie et du Nigeria.



Les étrangers disent que le soir à Nouakchott il n’y a rien à faire. D’une certaine manière, c’est vrai. Les « trottoirs », en sable pour la plupart, se vident et il est quasiment impossible de trouver un taxi. Mais pour aller où de toute façon ? Dans la dizaine de restaurants de la ville ? Là, vous êtes sûr de rencontrer dans la même soirée au moins un homme politique, un homme d’affaires et un intellectuel, ce qui, en Mauritanie, se retrouve d’ailleurs souvent en une seule personne. Pour le journaliste qui veut remplir son carnet d’adresses, c’est bien. Mais pour la « source » avec qui vous dînez et qui tient à rester discrète, c’est ennuyeux. Car à Nouakchott les rumeurs vont très vite.
Je me souviens d’une fois où je dînais avec l’une de ces gorges profondes, comme on dit, qui a préféré se couvrir la tête d’un voile pour ne pas être reconnue ! Bien sûr, son accoutrement attirait l’attention. Quand on ne va pas au restaurant, on va « à la maison ». Les Mauritaniens adorent recevoir. Les plus aisés ont tous d’immenses salons remplis de canapés comme dans une salle d’attente. Au milieu, il y a toujours des plateaux avec de l’eau et « des jus ». Les plats, dont IL FAUT se resservir, défilent : poisson froid, mouton tiède, couscous, salade, fruits. Et, plus souvent qu’on ne le pense dans cette République islamique, vodka, bière, champagne (en magnum, s’il vous plaît !) et quelques joints qui délient les langues. Les étrangers qui s’ennuient à Nouakchott font-ils autre chose dans leur pays ?

7 août 2007

Interview exclusive avec Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

Interview exclusive avec Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha à lire dans le journal le calame réalisée par Dr kleib


‘’J’ai tenu à court-circuiter mes supérieurs pour alerter le chef de l’Etat et l’opinion publique sur la situation catastrophique de l’armée’’.


L’événement est assez rare pour susciter l’intérêt de l'opinion publique. Un officier de l'armée qui prend le risque et la peine d'écrire au chef de l'Etat mauritanien témoigne d'un profond malaise au sein de l’Armée. La corruption et les détournements qui y ont cours depuis des années et qui se poursuivent actuellement sont la goutte qui a fait déborder le vase, selon lui.‘’Des soldats affamés, mal soignés qui vivent dans des zones désertes risquent à tout moment de se rebeller’’, écrit-il. Pour y voir plus clair, Le Calame a interrogé Sid’ Ahmed Ould Sidha
Le Calame : C’est la première fois qu’un officier en exercice écrit une lettre au président de la République pour dénoncer la situation de l’Armée. Qu’est ce qui vous a poussé à le faire?

Sid’ Ahmed Ould Sidha : Je suis capitaine de l’Armée nationale recruté en 1992 et formé à l’EMIA. J’ai été major de ma promotion. J’ai ensuite effectué une formation d’ingénieur à l’école militaire polytechnique en Algérie et j’ai encore fini major. J’ai fait une année à l’état major national. Puis une année à la direction de la marine nationale. Je suis titulaire du DEA en architecture et technologie des ordinateurs de l’université de la Laguna en Espagne, où je suis actuellement doctorant en interaction homme-machine. Depuis janvier 2007, je suis à la direction de la Marine nationale. Mon souci premier est la situation des militaires, le processus politique, je laisse le soin aux politiciens de s’en occuper. Je suis un militaire de carrière qui ne veut pas choisir le chemin des armes pour faire entendre sa voix

Mais pourquoi cette lettre ouverte au président?
Vu son statut de chef suprême des forces armées et vu la situation dramatique que vivent nos militaires qui n’est pas transmise au chef de l’Etat, et afin d’éviter tout dérapage qui pourrait rappeler les douloureux événements de 2003 et 2004, j’ai tenu à court-circuiter mes supérieurs pour alerter le chef de l’Etat et l’opinion publique. Auparavant et à maintes reprises, j’ai interpelé mes supérieurs sur l’état de notre armée en vain.

Est-ce que votre attitude est dictée par votre lien de parenté avec l’ancien président Ould Taya?
C’est ce qui pourrait paraitre à première vue et c’est ce que certains, afin de discréditer mon attitude saine et sincère, essaieront de véhiculer. Au contraire, la situation de l’armée ne date pas d’aujourd’hui, c’est pour cela que j’ai décidé de démissionner en 2000-2001. Démission qui fut refusée sous plusieurs prétextes et désorientée de sa cause principale. Juste après, il y a eu l’arrivé du chef d’état major, feu le colonel Ould N’diayane qui a suscité beaucoup d’espoirs au sein de l’armée, mais il s’est avéré que la machine de la mafia militaire était plus forte que ses ambitions. Même cas que pour le dernier, le colonel Ould Boubakar. A mon avis, la solution n’est pas de changer un chef d’état major mais de réformer profondément l’Armée et mettre à l’écart certains de ses dignitaires qui lui portent préjudice.

De quoi souffre actuellement l’armée selon vous?
Notre armée souffre principalement d’une mauvaise gestion de ces ressources d’une part, à travers la vente de carburant de servitude, la vente des munitions d’instruction, le détournement des fonds d’alimentation, d’habillement et de santé. Et, d’autre part, du mauvais encadrement par la mauvaise planification des formations, le manque de préparation opérationnelle, l’emploi des militaires dans d’autre fonctions comme celles de bergers de colonels, chauffeurs et le plus souvent comme domestiques et surtout l’injustice au recrutement, à l’avancement et aux promotions. Tous ces points réunis ont eu un impact négatif sur le moral des troupes sur le terrain.

Est-ce que vous savez ce que vous risquez en écrivant cette lettre au chef de l’Etat?
Tout militaire est supposé être prêt à sacrifier sa vie pour l’intérêt de son pays. Alors je ne peux donner plus dans ce sens.

Pensez-vous que notre armée est assez préparée pour défendre le pays?
Actuellement non, à cause d’une forte dégradation de son état opérationnel, du manque d’entrainement et le bas moral de nos troupes.

Est-ce que vous pouvez nous donner des renseignements plus précis?
Je ne pourrais vous divulguer plus pour la sécurité des mes collègues sur le terrain qui souffrent de froid, de la famine et du manque d’équipement à Ghalaouiya, Lemgheyti, Cheggatt etc.

Existe-t-il des conflits au sein du commandement de l’armée?
Effectivement, des conflits de différentes causes existent au sein de la chaine de commandement de notre armée. Ils sont d’ordre politique, idéologique et surtout économique. Les dernières années en témoignent, précisément les arrestations de 1990 et 1991, les événements de 2003 et 2004, les coups d’Etat de 2005, l’enrichissement insolent et exagéré de certains chefs militaires ainsi que leur implication dans les différents processus politiques toutes tendances confondues.

Comment s’exprime ce conflit dont vous parlez et quelle sont ses répercussions?
Il s’exprime à travers des affectations qui n’obéissent qu’au critère de fidélité, de serviabilité et corvéabilité à l’un des clans militaires influents à un moment précis et non sur des bases de compétences ou loyauté envers la patrie . Ce qui a entrainé une frustration au sein d’une armée désorganisée et fragilisée.

Quelle solution proposez-vous pour améliorer la situation des militaires?
Les militaires ont toujours reçu des promesses sans suites. Ce qui fait que toute solution envisagée dans ce sens doit être appliquée dans l’immédiat. Ils ne demandent pas l’impossible sinon tout simplement une bonne gestion des fonds destinés à l’armée, une justice et un bon encadrement.

Selon vos dires si la situation perdure, il y aurait un risque de soulèvement militaire?
Avec toutes les fausses assurances données par les chefs militaires sur la situation de l’armée, le passé à démontré que tous les événements douloureux que notre pays à connus ont eu pour origine une fraction ou une autre de notre armée. Il est temps que le chef de l’Etat dûment élu prenne les choses en main afin de nous éviter un retour en arrière ou une insurrection incontrôlable.

Propos recueillis par Dr Kleib
merci à google traduction
version en anglais

5 août 2007

Un officier qui s'insurge contre certaines pratiques



Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha


L’événement est assez rare pour susciter l’intérêt de l'opinion publique. Un officier de l'armée qui prend le risque et la peine d'écrire au chef de l'Etat mauritanien témoigne d'un profond malaise et d'un laisser aller au sein de l'armée. La corruption, les détournements de biens de l'armée depuis des années et qui se poursuivent actuellement sont la goutte qui a fait déborder le vase.
Des soldats affamés, mal soignés qui vivent dans des zones désertes risquent à tout moment de se rebeller. Alors que les officiers qui se reconnecteront, volent trafiquent sans être inquiétés.
C'est tout en son honneur, un officier qui s'élève pour dénoncer tout ce qui se trafique en bas en brisant la loi du silence. Ce blog lui est ouvert pour dénoncer haut et fort et mettre à jours les dossiers sensibles cachés au peuple mauritanien.
Dr KLEIB

The event is enough rare to arouse the interest of the public opinion. An officer of the army which takes the risk and the trouble to write to the Head of the State Mauritanian testifies to deep faintness and one to let go within the army. The corruption, the diversions of goods of the army since years and which currently continue are the drop which overflowed the vase. Famished soldiers, badly neat who live in deserted zones are constantly likely to rebel. The officers who will know themselves, continuous to thief, adulterate, without being worried. It is all in its honor, an officer who rises to denounce all that is adulterated in bottom by breaking the law of silence. This blog is open to him to denounce and to update the files sensitive hidden to the people Mauritanian.
"excusez moi je me suis fait aider par google traduction"






voici l'intégral de la lettre adressée par cet officier:




LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MONSIEUR
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE


03 août 2007 : La situation de l'armée mauritanienne





Notre très chère Mauritanie, comme vous le savez et vécu, a passé par plusieurs crises et secousses qui n’ont de communs que l’origine de leurs auteurs et « sauver le pays de la situation dans laquelle il est plongé » comme objectif déclaré.
Sans trop entrer dans les détails de ces événements je préfère, à mon tour et manière, attirer votre attention sur la situation dans laquelle était et est plongée notre armée nationale, formatrice des acteurs des ces secousses.
Monsieur le président
Notre armée vivait et continue à vivre aujourd’hui les plus mauvais moments jamais connus de son existence, une armée souffrante d’une fragilité ressentie sur le plan des juridictions, la mauvaise gestion, la détérioration de son état opérationnel et la division au sein de son commandement.
Monsieur le président
Etant donné que le règlement militaire est le pilier central de toute armée, malheureusement dans notre armée ce pilier est dans un état délabré.
En effet, les responsabilités, les devoirs et droits sont résumés en la personne du chef, lequel à son tour pourra se retrouver réduit au néant devant un autre non par le poids de la juridiction sinon par celui de la chaine hiérarchique, si ce n’est par une influence politique ou tribale. L’absence d’une entité législative tout à fait préparée académiquement, autonome dans l’élaboration et l’application des textes, soumet la juridiction à la merci de l’humeur et intérêts du chef, aux mauvaises intentions et ou incompétences du personnel dans ce cadre.Pour en avoir une idée sommaire sur cet état, il suffit de savoir que la dernière édition du RETAL (Recueil des Textes Administratifs et Législatifs) sur laquelle travaillent les différentes unités militaires y compris le 1er Bureau de l’Etat Major National date de Juillet 1991.
Monsieur de président
Cette absence d’un cadre juridictionnel bien élaboré et appliqué a crée une atmosphère favorable à toutes sortes d’irrégularités vue qu’elles ne se contredisent pas avec les intentions et intérêts du chef. C’est de là que plusieurs militaires tous grades confondus se sont livrés à des pratiques de mauvaises gestions des ressources financières et matérielles. Ces pratiques se manifestent essentiellement en l’achat du matériel de mauvaise qualité aux prix exorbitants, l’achat des équipements ne répondant pas aux besoins de l’armée ou inadaptés à la nature de notre terrain, la vente d’armes et des munitions destinées à l’instruction, la vente et gaspillage des hydrocarbures, l’absence de la maintenance des équipements et un parc automobile non entretenu ni suivi.
Au niveau des droits des militaires c’est le comble, les salaires de certains déserteurs ou de retraités continus à apparaître sur les listings pour finir leur parcours dans les poches des comptables si ce n’est de celles des commandants de formations, l’alimentation, les dépôts de vivres, les fonds d’intérêt commun et social (remboursement des ordonnances) des troupes constituent la propriété privée des chefs.
Monsieur le président
En plus des deux premiers points évoqués, s’ajoute et comme conséquence le mauvais état opérationnel des unités. Le manque d’entrainement de nos unités de combat, l’absence d’une doctrine d’emploi cohérente, la formation peu homogène du personnel et une composante logistique inexistante, font de notre armée une institution handicapée et incapable de remplir ses missions ordinaires définies, par la loi n° 60.189 du 25 novembre 1960 portant création des forces armées nationales, comme étant « assurer la défense du territoire nationale, le maintien de l’ordre et le respect des lois ».
A ces points s’ajoutent, le vieillissement du personnel non officier, le taux de désertion élevé dans les rangs des soldats et le mécontentement de plus en plus manifesté par les officiers.
Monsieur de président
Comme si les points précédents n’étaient pas suffisants, s’ajoute pour conséquence et cause en même temps la division de la chaîne de commandement donnant ainsi plusieurs sources de prise de décision à notre armée.
Une division qui ne date pas d’aujourd’hui, mais elle s’aggrave du jour au jour, elle est due essentiellement à la recherche d’intérêts particuliers des barrons, formant ainsi des groupuscules dont la loyauté est pour tel ou tel et non à la mère patrie.
Sans se retarder à chercher des exemples, il suffit de voir les derniers conflits entre certains colonels et l’ex chef d’Etat Major sur le mouvement d’officiers, conflit qui finira par le limogeage ou la démission de ce dernier.
Monsieur le président
Tous ces points réunis feront de notre armée la première et plus grande menace du pays au lieu d’en être la protection. Une armée ne doit qu’être républicaine, bien encadrée, bien entretenue, sinon elle constituera une bombe à retardement.
Cette lettre ne vous demandera pas de résoudre ce problème à plusieurs sources sinon elle attire votre attention sur votre devoir de le faire et d’exercer votre droit de président de la république.
Monsieur le présidentEn fin de cette lettre, il serait souhaitable de savoir qu’un jour l’histoire vous jugera et que sûrement dieu vous jugera sur vos responsabilités envers la Mauritanie.


Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

Direction de La Marine Nationale Sidahmed_ould_sidha@yahoo.fr




source CRIDEM

31 juillet 2007

La Mauritanie à la recherche de son identité


lu pour vous sur le blog de MAURITANIA de Diaw Alassane

La Mauritanie à la recherche de son identité



Au moment où la délégation ministérielle sillonne les camps des réfugiés et rencontre les principaux responsables politiques, le débat sur l’identité nationale ressurgit de plus belle, comme pour faire face à un péril imminent. Il ne se passe pas à un jour sans qu’on assiste à ces joutes où des pseudo-conférenciers, en mal de fonds de commerce, investissent le terrain identitaire. Ils ont découvert, en ce mois de juillet, comme par enchantement, que le pays traverse une grave crise d’identité et que pour trouver une solution à cette crise il faut « régler » une fois pour toutes le problème de l’identité.L’identité est une notion insaisissable et par conséquent elle a toujours été définie par son cadre général. Ainsi la Mauritanie arabe, africaine et islamique est un fait incontestable mais dès qu’on cherche à préciser le contenu de chacun des éléments constituant ce triptyque, à voir comment ces éléments s’agencent pour forger Une identité, on se rend très vite compte que seule la dimension islamique est évidente ( n’en déplaise aux partisans d’un Etat laïque), parce qu’évacuant toute idée de domination d’un groupe ou d’une entité sur l’autre ; car ce qui est en jeu ce sont les rapports de domination réels ou supposés ( le sentiment d’appartenir à un groupe dominant ou dominé) et les privilèges que conférerait une identité obtenue au forceps.Quel contenu donner alors à l’arabité et à l’africanité ? La langue est un facteur déterminant de l’identité et les politiques ne s’y sont pas trompés en l’utilisant comme une variable instrumentale. L’apprentissage d’autres langues, l’ouverture à d’autres cultures est une bonne chose en soi mais l’assimilation forcée, autrement j’aurai parlé d’aliénation culturelle, est très dangereuse car elle renvoie au rapport de domination précité.Si nos berbères ont vécu très bien leur assimilation à la culture arabe, si les Halpulaars du Sénégal vivent avec plaisir la domination du wolof, il n’en est pas toujours de même par exemple pour les berbères marocains et algériens vis-à vis de leurs compatriotes arabes, ou les Peuls et les Songhaïs du Mali par rapport aux Bambaras pour ne citer que nos voisins immédiats. En Mauritanie nous voulons que notre identité se décline en ‘ana’, ‘miin’,’man’ et ‘n’ke’. Mais pour importante qu’elle soit, la langue n’en constitue pas moins le seul facteur définissant l’identité. Il existe tout un ensemble de valeurs, de croyances, de repères, d’imaginaire, de vécu, d’histoires que nous partageons et qui à la longue renforce ce sentiment d’appartenance à un même destin. Identité ne rime pas avec identitarisme tout comme nation ne rime pas avec nationalisme. C’est vrai l’identité est une conquête permanente même si dans le fond elle reste relativement stable. Rien ne nous presse en ce mois de juillet, par petits comités, de la codifier, la standardiser, l’enfermer, la photographier, ou pour dire les choses simplement, lui créer une carte d’identité. « Nous acceptons tout sauf le français », lançait un participant, comme si quelqu’un avait proposé que le français fasse partie de notre identité. « Le statut du français,[en France, cela va de soi] est une de nos lignes rouges » disait un autre citant Jean-Pierre Chevènement. Le genre de débats où l'essentiel se trouve dans le titre.
En somme des croisades contre des moulins à vent, comme pour se parer contre des « envahisseurs » venus de Ourossogui, Dodel, N’dioum, Dagana….En fait, sont-ils parvenus à une définition de l’identité ? Je ne sais pas. Mais ils peuvent toujours essayer de mélanger les langues, les cultures, les croyances, les ethnies, les tribus et de passer le tout à la moulinette. Ils obtiendront à coup sûr une solution.
A bientôt, chers amis lecteurs.J'arrive chers aoûtiens.

24 juillet 2007

SOMELEC ou société TIRELIRE



La SOMELEC société tirlire au Service public le plus pitoyable du pays avec des coupures d’électricité non justifiés, des fausses factures, des fraudeurs issues du personnel de la société. Dont Tous les employés sans exceptions du petit ouvrier au grand cadre du releveurs au directeur vivent de petits larcins.Il suffit de venir au siege de la société à midi lors de la puse dejeuner pour decouvrir des ouvriers sales aglutinés auquels on sert un sandwitch par personne sans boisson et sans dessert pendant que les hauts cadres se tremoussent avec l'argent accumulée par des combines avec les habitant de TEVRAGH ZEINA qui fraudent eux aussi sans exception du directeur de la fonction publique au premier ministre. Chaque habitant de ce quartier a son propre contact avec qui il signe un contrat d'exclusivité pour éponger rincer les factures. voilà ce qui ne doit pas perdurer Cette societé de l'ETAT au main de certains individus qui n'ont aucun respect pour Le pays et pour les citoyens. Honte et quelle honte.
lire La suite du sujet Prochainement sur ce blog...
"SOMELEC des pieds et des Mains pour vous voler"

23 juillet 2007

Des vacances "bien méritées"



Des vacances "bien méritées"
je pense qu'en cette periode on peut profiter des vacances. Encore faut-il pouvoir se les payer.
Pour moi, voici deux semaines avec ma femme et mes enfants le vrai bonheur. La mauritanie est une terre d’accueil et de charme, excepté le temps, surtout cette année. Je n’oublie pas d’aller visiter quelques amis médecins , journalistes, politiciens , chomeurs et d'autres.
Et chaque soir, après la promenade nocturne, c’est quand même aussi le moment de lire tous les mails et les ddifferents sites et blogs sur la mauritanie.merci internet.

27 juin 2007

A la rencontre d’un homme hors du commun


A la rencontre d’un homme hors du commun: MED HONDO





28-06-2007
Med Hondo, producteur et réalisateur mauritanien ‘’J'ai produit et réalisé huit films, dont quatre ont été consacrés à l'immigration et à ses conséquences. Je pressentais l'enjeu de cette tragédie et analysais ses causes, mais jamais je n'ai imaginé que le mépris et l'insulte voleraient si haut, en toute impunité, dans l'indifférence générale!’’ Med Hondo, de son vrai nom Mohammed Abid Hondo, réalisateur et acteur français d'origine mauritanienne est un homme hors du commun. Fuyant les honneurs, il n'a jamais voulu s'ennuyer avec les normes et n'hésitait pas à le proclamer haut et fort. Mais, bien plus que son visage, c'est sa voix, la doublure française de celle d'Eddie Murphy et de Ben Kingsley (dans Gandhi) qui vous est si familière. On lui doit des films, des pièces de théâtre et des scénarios. Arrivé à Paris en 1956, il vit de petits métiers avant de fonder avec Robert Liensol la troupe Griotshango, pour laquelle il met en scène des textes d’Aimé Césaire, de Guy Menga, de René Depestre et de Daniel Boukman. [wikipedia].Il est actuellement à l’affiche de Shrek 3 où il fait la voix française du personnage de l’âne, et bientôt la sortie de son film «Le premier des noirs, Toussaint Louverture».Au-delà des mots et de tout autre superlatif pour qualifier cet intellectuel, il y a le talent. Le talent d’un immense réalisateur, d’un grand comédien, d’un auteur dont le charisme a traversé les frontières. Qui a gardé sa simplicité, son humilité et qui aime haut et fort son pays d’origine. C’est cet homme que Le Calame a rencontré à Paris et il a accepté de répondre sans détours à toutes les questions.

Le Calame: En France, votre voix est aussi célèbre que celle de PPDA (Patrick Poivre d'Arvor, célèbre présentateur du journal télévisé de TF1), mais vous restez relativement méconnu du grand public. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Med HONDO: À l’époque de mes débuts d'acteur, après avoir joué quelques pièces de théâtre (Césaire, Amiri Baraka, Kateb Yacine, Guy Menga, etc.) et après avoir fondé une compagnie théâtrale (GRIOTSHANGO avec l'acteur guadeloupéen Robert Liensol), nous avions été sollicités pour faire des essais de voix pour doubler des Africains Américains dans des films d'Hollywood. C’est ainsi que j'ai été choisi pour interpréter des rôles tenus par Sidney Poitier, Richard Prior, Mohamed Ali, Lou Gosset Junior, Morgan Freeman, Ben Kingsley, Eddie Murphy et bien d'autres.
Il faut préciser qu'avant cette date, tous les acteurs noirs étaient doublés par des acteurs blancs avec un accent "Bamboula", un peu à la manière de Michel Leeb quand il imite les Africains. Cela n'a l'air de rien, mais il fallait se battre contre ce mépris, en essayant de faire prendre conscience à nos employeurs qu'il n'y avait pas un accent africain mais des milliers, et que celui qu'ils voulaient nous imposer procédait d'une vision raciste et perpétuait auprès des spectateurs la même vision! Cette lutte interne et invisible était d'autant plus difficile que certains acteurs africains parmi nous ne voulaient pas s'en mêler et exécutaient le travail qu'on leur demandait. Ils craignaient pour leur emploi. Ce qui est compréhensible! Mais il y a des limites à tout, particulièrement au mépris.
Bref, ce racisme souvent latent et/ou inconscient se perpétue toujours! Exemple: lorsque j'ai été choisi pour doubler le rôle de Gandhi, à l'exception de deux films joués par le même acteur Ben Kingsley, j'ai été écarté des autres. Autrement dit: tant que cet acteur jouait le rôle d'un "indigène’’, cela concordait, mais dès qu'il s'agissait d'un médecin, d'un diplomate ou d'un rôle Shakespearien... ce n'était plus moi! Le métier du doublage est un travail d'acteur, souvent passionnant, lorsque les conditions de travail sont réunies... Le public est très attaché aux voix des acteurs et s'y identifie mais la (les) télévision(s) censées informer n'en donnent qu'un aspect caricatural. C'est la raison pour laquelle je refuse d'y participer à l'exception d'un clip pour le film Shreck qui a été filmé dans un studio de doublage.

Pouvez-vous nous parler de votre prochain film, «Le premier des noirs, Toussaint Louverture»?

Toussaint est un projet immense sur lequel je travaille depuis 1989. C'est une épopée nécessaire et indispensable de la démonstration du courage et de la dignité des peuples caribéens et Africains, au moment où ces derniers continuent de subir le crachat des leurs et le mépris des démocraties hyper-capitalistes ..."humanistes". Je rappelle en passant que Sembene Ousmane qui vient de nous quitter a rêvé toute sa vie de réaliser un film équivalent sur Samori Touré. Il sera, je pense, beaucoup fêté et honoré chez lui et ailleurs... C'est bien! Mais personne ne lui a accordé le moindre centime pour produire son œuvre maîtresse!!! Personne.

Vos films ont toujours été classés dans la catégorie films «cinéma militant», et censurés parce qu’ils vont à l’encontre de l’intérêt de la France…


‘’Lorsqu'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage", dit le dicton français. Concernant certains films et leurs réalisateurs "gênants", il est commode de leur coller le mot "militant" et de les marginaliser, comme si tous les films et quelle que soit l'intention ou la volonté de leurs auteurs ne militaient pas, plus ou moins pour quelque chose: l'argent, la célébrité ou le plaisir personnel, artistique et esthétique ou pour de la simple propagande... sournoise. Mes films ne sont ni moins ni plus militants que les autres... à la différence près que je considère le Cinéma comme une arme ‘’miraculeuse" populaire! Pour se distraire, comprendre et informer. C'est une question de vision du monde, c’est la seule que je revendique.

Comme je revendique le droit d'approfondir par l'écrit et l'image, sans hagiographie aucune, le passé récent et lointain de nos rencontres, affrontements et relations avec le monde industriel colonial et capitaliste, devenu aujourd'hui mondialisé et technologique. Les responsables de l'État français, mais pas seulement, sont agacés de voir étaler sur les écrans des images qui ne "font pas plaisir". Certains vont même jusqu'à réhabiliter les bienfaits de la colonisation française. Heureusement, des intellectuels lucides et courageux ont refusé cette imposture et fait annuler cette reconnaissance officielle. Le travail d'un artiste, d'un intellectuel, selon moi, n'est pas de faire plaisir à un régime politique quelconque ni à lui-même, mais d'interroger la société dans laquelle il vit pour la réflexion et le plaisir de tous... quand cela est possible. Et si nécessaire, prendre les risques qu'il faut.

Que pensez-vous de la ruée vers l’Europe de ces milliers d’africains à la fleur de l’âge qui risquent leur vie en tentant de gagner l'Europe sur des embarcations de fortune?

Ma propre famille, depuis près d'un siècle, a subi les affres de la survie et de la honte; terrassée par la misère et le mépris: d’Atar à Richard Toll, de Aïn Bentili à Tindouf, de Béchar à Méchria, de Sidi Bel Abbas à Oujda, Hassi Blal, Sidi Boubeker... Aïn Ouled Béni Mathar. Rabat, Nouakchott, Rosso, Magta Lahjar, Marseille, Annecy, Vittel puis Paris. Sécheresses, colonialisme, re-sécheresses, néo-colonialisme et exploitation généralisée des plus pauvres, les sans grades qui attendent et espèrent depuis des générations et des générations que le sort leur soit moins ‘’défavorable’’; que leurs "chefs", leurs "dirigeants", tous bons musulmans, nobles et moins nobles, fils de grande ou de petite tente, soient plus cléments envers eux afin qu'au sein de leur famille, chez eux, ils puissent vivre le moins mal possible dans une relative fraternité et honneur, partout proclamés.
Mais la justice et le droit tardent à venir et il est peu probable que ces deux notions soient inscrites dans le calendrier de nos présidents. Et tant que le non-droit et l'injustice se perpétueront au sein du peuple qui se voit dépossédé de son propre pays et de sa terre, des hommes et des femmes tenteront de fuir une misère pour tomber dans une autre, croyant trouver l'Eldorado. Qui se préoccupe de ces jeunes qui affrontent la mort consciemment? Qui les informe "officiellement" de ce qui les attend, de l'autre côté de la mer? Si nos dirigeants le faisaient, ils auraient peut-être à répondre de leur incurie, de leur irresponsabilité vis-à-vis des peuples et risquer de perdre quelques millions d'Euros que des rescapés, devenus immigrés - sait-on jamais -pourraient rapporter aux caisses de l'État.
À qui pourrait-on faire croire que ces jeunes et moins jeunes ne sont pas utiles, indispensables pour la construction de leur pays? Hier la traite et l'esclavage ont failli vider le continent Afrique de ses peuples; leurs bras et leurs cerveaux ont enrichi l'Europe et les Amériques; quoi qu'on dise! Mais aujourd'hui, le capitalisme surdéveloppé et technologique n'a pas besoin de tant de bras et veut faire son marché et choisir sur place, dans les pays "sous-développés"! Qui l'en empêcherait? La majorité des pays de la Méditerranée et de l'Atlantique ne sont-ils pas devenus des gardes-chiourmes, gardiens zélés et chasseurs de primes lancés à la poursuite de miséreux désespérés?
J'ai honte et je me sens profondément meurtri et insulté de la perpétuation de cette situation faite aux hommes par des hommes... qui se pavanent en boubou doré, en costume trois pièces, le thorax gonflé de suffisance et de prétention dans des fauteuils de luxe importés; pour complaire à des pouvoirs octroyés, corrompus et éphémères! J'ai produit et réalisé huit films, dont quatre ont été consacrés à l'immigration et à ses conséquences. Je pressentais l'enjeu de cette tragédie et analysais ses causes, mais jamais je n'ai imaginé que le mépris et l'insulte voleraient si haut, en toute impunité, dans l'indifférence générale! Mais l'indignation a ses limites et les peuples attendent de leurs enfants... intellectuels et démocrates... du courage, de l'imagination et du savoir-faire pour rendre la vie à la vie, dans l'honneur et la dignité.

Que pensez-vous de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir en France, et de son immigration choisie, qui semble bien accueillie par certains gouvernements africains?

L'arrivée de M. Sarkozy est d'abord à mon avis la conséquence directe de l'inconséquence et de l'incohérence de la gauche en général, et du parti socialiste en particulier, qui, de promesses en promesses, a baladé le peuple à hue et à dia, c'est-à-dire de gauche à droite, au point de ne plus distinguer la politique de celle-ci ni de celle-là. C'est également le résultat de la "droitisation" du conservatisme et du repli sur soi des sociétés européennes, affolées par la mondialisation...
Le chômage et la précarité ont miné, érodé les consciences collectives; la peur s'est immiscée en chacun de ceux qui possèdent quelque chose, si minime soit-elle, et qui a peur de le perdre! De plus en plus de français se déclarent ouvertement racistes et c'est une des raisons principales pour laquelle le chiffon rouge agité par la droite et aussi la gauche concernant l'immigration à chaque élection est un pourvoyeur de voix... électorales, même si le pourcentage des immigrés n'a pas évolué depuis un siècle, soit environ 8% de la population laborieuse. Si certains chefs de gouvernements africains applaudissent cette élection des deux mains, c'est simplement pour aller à la soupe et récolter quelques "aides" pour leurs coffres-forts à l'étranger... La France- Afrique et ses mafias ont encore de beaux jours à vivre.

Où en êtes-vous avec votre combat pour les sans papiers, les intermittents du spectacle, le racisme et l’immigration?

Les sans papiers se battent avec l'énergie du désespoir et malgré le soutien d'hommes, de femmes et d'associations au courage et à la solidarité remarquables, je crains que face à la "déferlante politique nouvelle", les expulsions vont s'amplifier de jour en jour et la nomination de femmes maghrébines "issues de l'immigration" n'y changera rien! Les immigrés avec ou sans papiers sont abandonnés à eux-mêmes! Leurs représentants politiques s'en sont lavés les mains et laissent faire.
Les intermittents du spectacle poursuivent le combat pour leurs droits, insuffisamment respectés. Le racisme et la xénophobie sont l'apanage du monde... partout les pauvres et les humiliés et parmi eux surtout les Noirs, pour des raisons ataviques et historiques sont rendus à l'état de bêtes de somme... et plus l'exploitation, le chômage et la misère s'aggraveront, plus le racisme et la xénophobie se développeront sur cette planète.

Vos films sont souvent historiques, ils racontent la lutte coloniale, le racisme, d’où puisez-vous votre inspiration?
L'immense majorité des populations africaines ignorent totalement son histoire, même écrite par d'autres. Les systèmes d'éducation sont le plus souvent bancals et les livres d'Histoire écrits par des Africains ou d'autres historiens progressistes et objectifs sont extrêmement rares. Je pense que celui qui ignore son histoire passée, marche avec les béquilles des autres; de ce fait il construit mal son présent et prépare encore plus mal son avenir. L'éducation chez nous est l'arme fondamentale pour sauvegarder et développer notre patrimoine, nos cultures et nous projeter dans l'avenir. Le cinéma, par son caractère spécifique, participe aussi à l'éducation et au savoir. Il fait comprendre parfois le pourquoi et le comment des choses... et c'est sans doute la raison pour laquelle, dit-on, certains gouvernements le craignent. Pour ma part et avec d'autres Mauritaniens, nous avions introduit durant les années passées et à plusieurs reprises auprès du chef de l'État, un cahier de doléances pour un cinéma national... des images nationales! ...En vain.
L'Afrique, la Mauritanie, sont riches d'histoires écrites et orales fabuleuses, de contes et de légendes à raconter en images. Il suffit de se plonger dans ces histoires nationales pour trouver l'inspiration. Le reste est une question de travail. Pour le peu que j'en sache, il y a de quoi réaliser de grands films ... toute mon existence n'y suffirait pas. J'attache une grande importance à l'histoire au cinéma, c'est une autre façon d'être aussi un historien de la vie. Avons-nous remarqué avec quelle énergie Hollywood et l'Amérique du nord ont fabriqué des films sur l'épopée de l'Ouest,…vus, imités et admirés par le monde entier?
Pourtant à y regarder de près, l'histoire de vachers-cow-boys n'avait que peu d'attrait... comparée à l'épopée de Cheikh Ma El Aïnin, Mohamed Lehbib, Cheikh Amadou Bemba, Samori Touré, Soundjata Keita, Sony Ali Ber, la légende du Wagadou et j'en passe. Nous avons un besoin impératif de voir raconter nos Histoires par l'image, le son et la musique! Nous en éprouvons plus que d'autres l'impérieuse nécessité de nous comprendre, de nous parler. L’Afrique a soif de ses images.


Que pensez-vous de la nouvelle vague du cinéma africain, Sissako, Haroun Hamet Saleh, Ferid boughdir, John Riber, Nick Hughes?

Au risque de me répéter et de choquer quelques uns, je dirai une fois encore qu'en Afrique il existe des cinéastes et pas encore de cinéma africain, comme existe un cinéma latino-américain, japonais, indien, chinois, européen ou russe. Nous ne devons pas mettre la charrue avant les bœufs: un cinéma africain existera lorsqu’il y aura des infrastructures nécessaires à cet effet (laboratoires, studios etc.), un effort commun de coproduction et de diffusion de nos images, des critiques, des revues spécialisées etc. Il existe pourtant des labos en Tunisie et au Maroc où se produisent des films de qualité qui ne sont vus ni dans le monde arabe, ni en Afrique, ni dans les pays limitrophes.

«L'Afrique blanche» et «l'Afrique noire», concept d'une imposture coloniale pour diviser et régner qui a la peau dure... et le Maghreb est encore dans ses limbes! Il faut être très vigilant dans le maniement des slogans et des qualificatifs hors de leur contexte historique. Il n’y a malheureusement pas de nouvelle vague de cinéastes africains, ni de génération spontanée, qui fait la course en tête, par arrivisme ou par jalousie… Il n’y a que des cinéastes, anciens et nouveaux, qui mendient à l’extérieur du continent le budget de leur production. Hier comme aujourd’hui, nous pouvons certifier qu’il n’y a pas de cinéaste «arrivé» en Afrique. Pas encore!
Tous tirent le diable par la queue et certains un peu plus chanceux que d’autres négocient avec ce même diable au détriment de leur conscience. C’est leur choix et personne n’a à y redire! Les prix et les récompenses dans des festivals africains «alibis»; organisés au profit de leurs organisateurs ne sont pas faits pour provoquer l’émulation et faciliter une large diffusion des images dans nos pays.

Votre voix est célèbre mais votre visage est inconnu, comment vivez-vous cet anonymat?

Je n’ai jamais cherché la gloire pour la gloire et je ne fais pas du cinéma pour du cinéma. L’anonymat ne me gêne guère et ce qui me manque, ce sont les moyens de réaliser mes films dans des conditions honorables. Je préfère la discussion avec les spectateurs plutôt que des shows médiatiques insipides.

On vous voit rarement sur les plateaux de télévision et on vous entend rarement à la radio, en dehors des événements de contestation (grève des intermittents du spectacle), est-ce que c’est une forme de censure ou une certaine pudeur?

Il arrive que certaines télévisions me demandent de participer à leurs plateaux… (rarement), le plus souvent leurs émissions sont sans intérêt où les questions de fond ne sont jamais abordées… Il s’agit le plus souvent de guignolades débilitantes où je me sens très mal à l’aise. Il y a aussi sûrement un peu de censure qui ne dit pas son nom.

Est-ce qu’il y a encore un avenir pour le cinéma africain?

L’avenir du cinéma africain est directement lié à l’avenir de l’Afrique et à ses habitants. Si des nouveaux leaders se préoccupent réellement du devenir de leur peuple en développant avant tout l’éducation, la santé, l’agriculture, l’élevage et l’emploi… le cinéma, les films deviendront un besoin, et même une nécessité. Voyez l’Inde! C’est également le rôle des cinéastes de lutter et de faire comprendre les besoins du cinéma et de l’image comme facteurs de développement et de connaissances.

S'il fallait résumer votre parcours cinématographique en un film ou en un livre, lequel choisiriez-vous? Et pourquoi?

Il existe déjà un livre pour me résumer un peu. Il s’agit de Med Hondo, un cinéaste rebelle, publié par Présence Africaine, propos recueillis par Ibrahima Signaté. Je souhaiterais le compléter par des révélations inédites et des témoignages utiles; je pense aux générations à venir.

Votre film «Watani», au moment de sa sortie en 1998, a été jugé violent et interdit aux moins de 12 ans, avec obligation d'une mention sur son contenu, était-ce une forme de censure?

Le film WATANI était censuré par la commission de contrôle des films au C.N.C. pour ‘’scènes extrêmement violentes pour le jeune public, en particulier celle du suicide collectif’’. Il n’y a jamais eu de suicide collectif, ni la moindre goutte sang ou de coup de feu dans le film…Des journaux tels que Le Nouvel Oobservateur, l’Humanité, Le Canard Enchaîné, l’Autre Afrique et même l’A.F.P. s’en sont fait l’écho, en trouvant l’interdiction pour le moins saugrenue!

Des associations se sont indignées de cet état de fait et l’une d’elle est allée avec une cassette rencontrer le ministre Jack Lang pour l’informer, en lui demandant de visionner le film pour voir qu’il ne contenait pas de scènes de violence. Huit mois après, la même commission de censure au C.N.C. a délivré un nouveau visa autorisant le film pour tout public, sans aucune restriction. Comprenne qui pourra! Moi en tout cas, je n’avais plus assez d’argent pour sortir le film en salles dans de bonnes conditions. Et il mourut de sa belle mort. Trois autres de mes films ont subi la censure au niveau de la production, de la distribution et de l’exploitation…y compris en Afrique: Sarraounia, Les Marrons de la liberté et Lumière Noire.

Pourquoi vos films ne sont ils pas projetés en Mauritanie?

Il y a bien longtemps, la TVM m’avait proposé de lui céder mes films gratuitement pour une éventuelle diffusion. J’ai refusé. La projection de mes films ne dépend jamais de moi seul!

À quand un Festival International du Cinéma de Nouakchott à votre avis?

À mon avis, il n’y a pas urgence à créer un festival international du cinéma à Nouakchott. Les festivals sont utiles lorsqu’existe une véritable cinématographie ou des films en conséquence. Il me semble plus urgent que jamais que les Mauritaniens se retrouvent et dialoguent entre eux à propos de leur présent et de leur avenir. L’exemple dans ce sens que je trouve remarquable est l’existence de la radio citoyenne. Voilà un moyen de communication et d’éducation qui va laisser des traces positives dans les consciences des Mauritaniens. C’est un très bon début pour consolider l’unité nationale et parler peut être du rôle du cinéma et de la culture en général dans le développement du pays.

Que pensez-vous du changement intervenu en Mauritanie le 3 aout 2005, de la transition qui a suivi et des élections transparentes?

J’ai rêvé comme tout mauritanien d’un changement au pays au point de ne plus y croire parfois, tellement je suis scandalisé par la stagnation, la corruption, le tribalisme et la loi du plus fort de régimes carnassiers et incultes qui pillent et qui exploitent sans vergogne un pays et un peuple! Je rêve d’un changement véritablement démocratique depuis les premiers jours de l’indépendance. J’étais à Nouakchott au mois de juin passé pour assister au référendum. Je suis revenu enthousiaste en constatant toutefois que le score était un peu …poussé. Bref, en tant que mauritanien de l’extérieur, je ne me permettrais pas de donner des leçons à ceux de l’intérieur qui vivent les événements au quotidien; depuis la transition jusqu’aux élections générales transparentes, selon l’opinion de tous ceux qui y ont assisté.

Le nouveau gouvernement n’a que deux mois d’existence et il faut lui accorder le bénéfice du doute et attendre les premières grandes décisions pour juger. Nous avons attendu plus de 20 ans la naissance de la démocratie… patientons encore quelques mois… l’oiseau finira par sortir. Je reste donc très vigilant et j’attends de voir les choses de plus près! En attendant, je constate que le peuple continue de souffrir énormément, le coût de la vie est excessivement élevé pour la très grande majorité, manque d’eau, d’électricité etc… Et je me dis que peut-être il aurait fallu pour le gouvernement établir un plan d’urgence pour contrôler certains prix des produits de première nécessité, pourvoir à l’eau et à l’électricité …

Je suis en revanche satisfait que le passif humanitaire soit pris en considération et je souhaite que dans les plus brefs délais, tous les réfugiés rentrent chez eux pour retrouver leurs biens spoliés et recouvrer tous leurs droits. Je souhaite aussi que la plaie de l’esclavage soit à jamais éradiquée. Tous ces événements mériteraient plus tard et dans l’apaisement général la réalisation de films pour exorciser nos malheurs, pour pouvoir dire à l’exemple d’autres: Plus jamais ça!
Il y a tellement à faire dans ce pays- puisque peu l’a été - qu’il faudrait plusieurs vies de présidents pour venir à bout de tous les problèmes… Il n’y a donc pas une minute à perdre. Je suis bien placé pour savoir que la critique est facile, mais que l’art est difficile! Cependant on ne vit qu’une fois.

Votre regard sur la démocratie en Afrique en général
Pour juger une démocratie en Afrique, il faut éplucher son contenu et voir le résultat sur les visages et la vie réelle des gens. Pour aller vite je dirai qu’à de rares exceptions près, la démocratie en Afrique avance à la vitesse d’une tortue percluse de rhumatismes. Tout reste à faire.

Qu'attendez-vous à présent de ce nouveau gouvernement mauritanien démocratiquement élu?


En Mauritanie, comme je l’ai dit, il est encore trop tôt pour porter un jugement sur le nouveau gouvernement… Mais pour être honnête avec vous et vos lecteurs, je ne vous cacherai pas que j’aurais préféré que le président de mon parti Ahmed Ould Daddah emportât l’élection présidentielle. C’est un homme pour lequel j’ai beaucoup d’admiration et d’estime, parce qu’il est vraiment un patriote honnête, intègre et sincère qui s’est sacrifié pour son pays et son peuple: il l’a prouvé…Il est compétent et a totalement transcendé tout chauvinisme, tribalisme et racisme de quelque nature que ce soit. Mais il semble que tout a été fait - en douce - pour l’écarter de la magistrature suprême…Cela dit, sans vouloir remettre aucunement en cause le résultat des élections et en souhaitant plein succès et réussite au gouvernement mauritanien. L’échec, que je ne souhaite pas, serait grave de conséquences.

Comptez-vous revenir dans votre pays natal, la Mauritanie un jour?

Je suis toujours revenu en Mauritanie chaque fois que j’ai pu…et la prochaine, ce sera pour réaliser, In Châa Allah, un film au pays, d’après un livre du grand poète Ahmedou Ould Abdelkader. Ce sera peut-être mon plus grand souhait et ma dernière espérance

Vous avez été le représentant d’un parti politique mauritanien en France, l’UFD, qui a été dissout par le régime déchu d’Ould Taya. Comment vous avez vécu cette injustice?

J’ai été effectivement coordonnateur de l’UFD en Europe lorsque ce parti fut interdit par Ould Taya, d’autres suivirent, en particulier A.C. Je garde un triste souvenir de cette interdiction, non pas que j’attendais autre chose de ce régime, je l’ai combattu pendant 20 ans, mais le peu d’enthousiasme dans la solidarité vis-à-vis de nous de la part des autres partis de l’opposition m’avait profondément choqué… Certains semblaient même se réjouir de cette interdiction; pensant sans doute qu’ils allaient récupérer la «place» et les militants pour devenir l’opposition unique! La suite comme je le prévoyais allait leur prouver le contraire. Ma fidélité aux principes fondamentaux en avait pris un coup et ma naïveté aussi.

Nous finirons avec la question de la Mondialisation; à votre avis, que représente la mondialisation et quels en sont ses effets sur l’Afrique?

La mondialisation n’est qu’une forme sophistiquée et complexe du capitalisme financier, sans frontière, qui veut régenter la planète. Aucun dictateur au monde n’aurait osé rêver d’un système aussi efficace. Pour l’Afrique, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un nouvel esclavage, où les chaînes ne sont pas visibles, mais leurs effets ravageurs sur nos dirigeants, qui se trouvent entravés et sans voix et nos peuples condamnés à la mendicité des riches et à l’immigration sauvage suicidaire. Un continent aussi repu de potentialités naturelles, devenu un réservoir de larmes de crocodile, de concupiscence et «d’aide au développement» est une chose intolérable!
Pour saisir l’inanité de cette aide (ce mot est impropre), il suffit de constater que plus on nous rebat les oreilles avec le «développement et l’aide», plus l’Afrique s’enfonce dans la déchéance et le sous-développement, à l’exception de trois ou quatre pays qui sortent leur tête de l’eau. Nous ne nous en sortirons pas de cette nasse sans la solidarité et le regroupement de nos pays en zones économiques et politiques fortes… sans l’implication, la motivation et la confiance de nos masses populaires.

Propos recueillis à Paris FRANCE par Rémy KLEIB pour le journal le calame