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30 novembre 2009

La corruption en Mauritanie: le plagiat de MOUSSA ould EBNOU

je vous livre chers visiteurs de plus en plus nombreux, l’autopsie d’une tribune d’un grand monument mauritanien de la littérature, du journalisme, et de la politique . il s’agit de MOUSSA ould EBNOU qui a publié une tribune dans des journaux locaux :La tribune, Nouakchott info, sur des site algérien , et autres… sous le titre : La corruption en Mauritanie. cette tribune est truffée de paragraphes entiers pompés de différents articles .La seule fois où l’auteur a fait allusion à une référence dans sa tribune c’était pour résumer un rapport de la banque mondiale : MAURITANIE : ÉTUDE SUR LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION (Février 2008) dont il a tiré trois paragraphes et même falsifier une citation en changeant le terme « pétrolier » par « minier » dans cette phrase : "La corruption dans le secteur minier s’opère par le biais de différents canaux". Par contre au début de sa tribune il avait pompé un extrait du même rapport sans faire allusion à ce rapport.
Je vous recommande de lire l’excellent travail :Corruption en Afrique (J. Talonto) 15 Juin 2009 (dont des extraits entiers ont été pompés par Moussa ould ebnou) est illustré par une riche bibliographie. Ce qui n’est pas le cas de la corruption en Mauritanie.
Après autopsie on s’est rendu compte que tout ce qui revient de droit de ce long article à l’auteur Moussa ould Ebnou se limite à son nom, son prénom et sa photo. Pour s’orienter dans le texte : ce qui est en bleu est tiré de l’article de Moussa Ould EBNOU ce qui est en bleu gras a été volé d'autres sites ou articles, en rouge les commentaires du blogueur. Les photos illustrent les extraits d’origines où notre écrivain, journaliste, professeur d’université,ecrivain et conseiller du président a fait ses emplettes sans gène. Il suffit de cliquer sur la photo pour accéder au lien du site d’origine.il s’agit du deuxième cas de plagiat après celui
d’ABDALLAHI ould AWAH (cliquer sur le lien) dans le milieu universitaire mauritanien.
Dr kleib



La corruption en Mauritanie.
Par Moussa Ould Ebnou


la tribune N" 1849 DU DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2009

Tous les acteurs de la société, y compris les pouvoirs publics reconnaissent aujourd'hui la gravité de la corruption dans notre pays. Le moment est venu, pour la Mauritanie, de placer le dossier de la corruption au centre des débats. La lutte contre ce fléau est une affaire collective.

[trouvez la différence entre les deux texte : le mot maroc a été remplacé dans le texte de moussa ould ebnou par MAURITANIE]:
L’action de la société civile en matière de sensibilisation aux méfaits de la corruption doit être soutenue et relayée par les moyens publics. La lutte contre le fléau de la corruption s’impose à cause de ses conséquences dramatiques sur le développement du pays.

[ la différence : moussa ould ebnou a juste changé l'ordre des phrases pompées dans le site marocain CASAFREE.COM]
La pauvreté touche environ 50 pour cent des Mauritaniens. Les autorités se sont engagées, dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP), à mettre en œuvre les mesures requises pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à l’horizon 2015. Mais les indicateurs sociaux dénoncent des progrès insuffisants pour atteindre ces objectifs. L’indice de développement humain (IDH) du PNUD n’est que de 0.55, et la Mauritanie est classée au 137è rang sur 177 pays. )

[ aucune différence entre le texte original et l'article plagiare de moussa ould ebnou]
La corruption est l’obstacle majeur à la bonne gestion des ressources (financières, humaines et matérielles) et à la bonne gouvernance, elle est à la base de presque tous les problèmes de développement. Lutter contre la corruption c’est permettre non seulement une gestion saine des ressources et une meilleure gouvernance, mais aussi le respect d’autrui par le biais de l’établissement ou du rétablissement des droits de tous les citoyens.
[cas flagrant et délibéré de plagiat :preuve par l'image]
La lutte contre la délinquance financière, la corruption et autres atteintes aux biens publics occupe une place majeure dans les préoccupations des plus hautes autorités du pays. La Mauritanie a adhéré à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (EITI), adopté un Code d’Éthique pour les fonctionnaires et une loi sur l’état de la fortune des hauts responsables de l’État, signé la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption en décembre 2005 et ratifié la convention de l’ONU contre la corruption en octobre 2006. En signant ces conventions, la Mauritanie s’engage à adopter tout un éventail de réformes de gouvernance à court et à long terme (fonction publique basée sur le mérite, code de conduite pour les fonctionnaires publics, législation sur la liberté de l’information, etc.) qui doivent encore être mises en œuvre par l’adoption de lois nationales. Les structures de contrôle créées par l’État sont nombreuses. Mais le nombre ne va pas forcément de pair avec l’efficacité et, dans l’opinion publique, il est fréquent de relever la frustration souvent grande de voir des atteintes graves aux ressources publiques rester sans suite malgré le travail combien laborieux et difficile des services de contrôle. Il est donc nécessaire de créer une synergie d’actions entre les services de contrôle de l’État et la justice afin de traquer plus efficacement ceux qui détournent les biens publics.

1. Politique et corruption.
1. La question de la corruption en Mauritanie est politique par essence. Depuis l’Indépendance les richesses ont toujours été redistribuées en fonction de « l’appartenance politique » ou du « statut », dans le cadre du système social mauritanien. Les notables étaient récompensés pour leur fidélité par des postes au sein du gouvernement ou des secteurs clefs de l’économie, conférant un accès aux ressources publiques pour le bénéfice de leurs circonscriptions. L’accès à ces postes se faisait de manière rotative pour élargir le cercle des bénéficiaires des ressources de l’État. Ces pratiques ont marqué les institutions politiques et administratives du pays, rendant ainsi faibles les mécanismes de responsabilité.
cliquer sur le lien
[le rapport de la banque mondiale a été tronqué et modifié légerement en y ajoutant du jus de cerveau de l'auteur =2 mots(depuis l'indépendance)]
Les caractéristiques qui facilitent la prise en compte de la corruption par les instances politiques sont liées en fait aux représentations qu’elle génère dans l’univers des croyances des acteurs sociaux. Il s’agit notamment d’un sentiment communément partagé par le corps social ou par une partie de celui-ci que quelque chose « ne va pas » et que cette situation est remédiable par les pouvoirs publics. Ce sentiment se traduit généralement par la constante incitation de l’élite dirigeante à l’action contre le phénomène, comme les récentes exhortations du chef de l’Etat à poursuivre certaines actions entreprises dans le sens de l’assainissement des mœurs financières dans les services publics.
cliquer sur le lien
[ici on parle du Cameroun et on retrouve le même pargarphe en entier dans la tribune de Moussa ould Ebnou]
2. Exhortations du Président et victimes de la lutte anti-corruption.
Le 3 novembre, Le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz recevait, au palais présidentiel à Nouakchott, les directeurs généraux (DG) des établissements publics. La rencontre intervenait quelques jours après une réunion tenue avec les présidents des conseils d’administration (PCA) des établissements publics. Au cours de laquelle le président de la République a critiqué la budgétisation d’énormes dépenses au profit des PCA, devenus un gouffre financier pour leurs établissements. Les DG ont été appelés à la raison et à accompagner les nouvelles orientations du pouvoir en matière de lutte contre la gabegie et de rationalisation des deniers publics. Le chef de l’Etat les a interpellés à arrêter la dérive morale qui gangrène la société Mauritanienne.
cliquer sur la photo pour agrandir
[ici c'est TAHALIL HEBDO qui est victime de vandalisme par Moussa ould EBNOU]
Déjà, quelques jours auparavant, Ould Abdel Aziz avait annoncé devant notre diaspora en France que des mesures sont en train d’être prises pour mettre fin à cette injustice, afin de mettre les citoyens au même niveau pour une meilleure répartition de la ressource nationale. Ces citoyens dont une minorité possède toutes les facilités alors que la majorité survit dans les souffrances. Lors de la même rencontre, le Président de la République a annoncé que « la lutte contre la gabegie a commencé à faire des victimes, mais ce sont des victimes pour l’intérêt du pays. » et de citer des exemples de gabegie, comme la facture d’électricité de plus de 3 milliards, payés annuellement par l’Etat pour des fonctionnaires dont certains ont une facture supérieure au salaire et la multitude de véhicules détenus par certains fonctionnaires, alors que des services vitaux de l’Etat sont immobilisés faute de moyens.

[ici c'est au rayon du quotidien de nouakchott qui il s'est servi pour montrer son attachement aux réalisations du nouveau géneral qui lave plus blanc]
Des mesures énergiques ont été prises récemment contre l’utilisation anarchique des véhicules de l’Etat et pour la limitation des dépenses injustifiées liées aux prises en charge des loyers, des factures d’électricité et de téléphones des fonctionnaires, dont certains ne sont même plus en droit de bénéficier de tels avantages. Les experts affirment que de telles mesures feront économiser des milliards d’ouguiyas à l’Etat mauritanien, soulignant par la même occasion, que le président de la République a mis cette fois le doigt sur la plaie, en s’attaquant aux sources des dépenses «illogiques et aux charges indues».(tahalil hebdo 2)
[ c'est encore le journal TAHALIL HEBDO (au passage je rends un hommage à l'excellent travail d'ISSELMOU o MOUSTAPHA)]
3. Définition de la corruption
La corruption est un phénomène universel qui se rencontre dans tous les pays du monde. Elle existe aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. Cependant, son existence varie d’un continent à l’autre et d’un pays à l’autre. Le fléau de la corruption est surtout ressenti dans le tissu économique, financier, politique et social d’un pays. Mais c’est en Afrique que son influence est une des plus désastreuses.
cliquer sur le lien
[preuve par l'image]
On peut diviser la corruption en deux catégories : la « grande corruption » – au niveau juridique et des politiques – et la « corruption administrative » – qui concerne le personnel de l’État, les procédures budgétaires et contractuelles, tout en comprenant également le versement de dessous de table, généralement appelée « petite corruption ». Ces deux grandes catégories peuvent aussi être considérées comme se situant « en amont » (grande corruption), ou en « aval » (corruption administrative).

4. Domaines de la corruption.
Les domaines où la corruption a le plus de chances de se répandre, que l’on considère comme domaines vulnérables de la corruption, sont entre autres la gestion des entreprises publiques, les marchés publics, l’administration fiscale, les douanes, la police, l’éducation, la justice, la santé etc.

Le document de la Banque mondiale, MAURITANIE : ÉTUDE SUR LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION. (Février 2008), élaboré en préparation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC), contient une étude détaillée des domaines de la corruption en Mauritanie. Nous citerons ici seulement les principaux parmi ces domaines :
[Enfin une réference au rapport de la banque mondiale: sauf qu'on a pas le droit de pomper intégralement autant. il devait se contenter d'un pargarphe ou de quelques phrase et surtout de ne pas modifier le texte original . En conclusion il n'a rien puisé de son cerveau]
a. La corruption dans le domaine de la passation des marchés publics.
Ce domaine est considéré comme l’un des secteurs d’activités gouvernementales les plus propices à la corruption, car il concerne une grande part des ressources publiques. La corruption en matière de passation de marchés publics affecte les dépenses de l’État dans tous les secteurs, dont les conséquences peuvent être d’une grande portée. Une des principales difficultés concernant la détection de la corruption dans ce domaine réside dans le fait qu’elle peut prendre diverses formes, au niveau de l’identification et de la conception des projets ; de la publicité, pré qualification, préparation et soumission des offres ; de l’évaluation des offres et l’attribution des contrats ; et de l’exécution, administration et suivi des dits contrats. Le coût de la corruption dans la passation de marchés est élevé dans notre pays. Un rapport récent de l’OCDE classe la Mauritanie à la 118ème position sur 135 pays, pour ce qui concerne les paiements irréguliers de contrats publics. Les contrôles restent faibles et bien que la Commission Centrale des Marchés (CCM) soit censée passer en revue chaque contrat, elle n’est ni en mesure, ni disposée à le faire avec compétence. Alors que l’audit ex-post a connu quelques améliorations avec le renforcement de la Cour des Comptes et l’Inspection Générale d’État (IGE), les contrôles du processus de passation des marchés sont encore insuffisants. L’actuel code de passation des marchés de Mauritanie est relativement complet, mais n’est pas considéré comme faisant partie des meilleures pratiques internationales. Plus important encore, de sérieux défis se posent quant à sa mise en œuvre.
b. La corruption dans le secteur judiciaire. Le fait que le pouvoir judiciaire joue un rôle central dans la lutte contre la corruption est de plus en plus reconnu par les gouvernements, les bailleurs de fonds et les chercheurs. Un système judiciaire indépendant et fonctionnant de manière appropriée, joue un rôle clef dans le système de gouvernance d’un pays. Or la corruption est généralisée dans le système judiciaire, en termes d’accès sélectif à la justice, de manipulation des faits, de rapidité de traitement des différents cas, et de charges cachées. L’expérience internationale indique que certaines réformes (les codes de conduite, les salaires et les nominations basées sur le mérite) permettent de réduire les opportunités de corruption au sein du système judiciaire.
c. La corruption dans les industries extractives. La corruption dans le secteur minier s’opère par le biais de différents canaux. La grande corruption aux niveaux législatif et politique peut influencer la conception des politiques de secteur, ainsi que la promulgation de lois, y compris de nature fiscale. La corruption peut également impliquer le vol direct de sommes d’argent importantes par le détournement de la production, de produits, ou de revenus. La corruption administrative a pour résultat la passation de marchés de bénéfices illégaux en échange d’approbations concernant toute une variété d’activités opérationnelles et commerciales. Le domaine plus large de la passation des marchés est également inclus, y compris la manipulation des offres, le versement de pots de vin et l’inflation des coûts.


5. Causes de la corruption en Mauritanie.
Les principales causes de la corruption en Mauritanie sont l’absence de transparence dans la gestion des affaires administratives, le manque de contrôle effectif et de renseignements suffisants sur le fonctionnement des différents services de l’Etat, le faible niveau des salaires, le mécanisme inefficace d’application des lois (ou la promulgation et l’application de lois inefficaces), la faiblesse de l’appareil judiciaire, le manque de responsabilité et de conscience morale des cadres, la mauvaise distribution du pouvoir et des compétences, l’impunité dans les administrations publiques, le népotisme, l’ethnocentrisme etc.


[sans commentaire sur ce cas de plagiat: preuve par l'image]
6. Acteurs de la corruption en Mauritanie.
Les deux axes principaux sur lesquels la corruption tourne sont le secteur public et le secteur privé. L’un et l’autre secteur pouvant regrouper à la fois des corrupteurs et des corrompus. Mais c’est surtout dans le secteur public que la corruption est la plus répandue, le secteur privé représentant souvent dans ce cas l’élément corrupteur (ou l’élément qui corrompe) par rapport au secteur public. En général, on a plus de chances de trouver la corruption lorsque les secteurs public et privé (dans le sens large du terme) se rencontrent, et surtout quand il y a une responsabilité directe pour la fourniture d’un service désiré ou pour la demande de réglementations ou de taxations spécifiques. C’est la corruption dans la vie publique qui fait l’objet de cet article. Cette corruption affecte tous les secteurs d’activités, et elle se présente à tous les niveaux ; c’est à dire du plus haut au plus bas niveau. Son ampleur reflète la fréquence des sommes d’argent affectées à des fins diverses (escroquerie, trafic d’influence, pots-de-vin, détournements de deniers publics …). Ainsi, toutes les catégories socioprofessionnelles représentent les acteurs de la corruption dont les plus connus sont les suivants : cadres, enseignant, douaniers, policiers, magistrats, élus, experts assermentés, hommes d’affaires, etc.

[Sans comentaire sur ce cas de plagiat (preuve par l'image)]
7. Actions spécifiques proposées.
Je lance un appel à tous, gouvernement, partis politiques, élus de la nation, médias et ONG pour :
— Maintenir l’élan et poursuivre la réflexion stratégique concernant la lutte contre la corruption, finaliser la législation anti-corruption et mettre en œuvre les lois et mesures relatives à la gouvernance et à la lutte contre la corruption (GAC) déjà approuvées.
— Agir de manière concertée pour accélérer la formulation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) ;
— Faire part des enseignements relatifs à l’expérience internationale en matière de politiques relatives à la GAC;
— Organiser de vastes consultations avec la société civile, y compris les acteurs non gouvernementaux ; ce qui permettrait également d’identifier les organisations de la société civile pouvant jouer un rôle dans le cadre du système de suivi qui sera adopté pour la Stratégie. ;
— Parachever et distribuer le document de stratégie;
— Commencer la mise en oeuvre des mesures récentes prises pour lutter contre la corruption;
— Préparer les textes règlementaires pour la mise en œuvre du Code d’éthique, y compris les mécanismes pilotes d’échange et de contrôle/réactions au niveau de l’utilisateur final;
— Préparer les Codes de conduite spécifiques ayant trait aux fonctions spécifiques au sein de l’administration publique (passation des marchés, douanes, etc.);
— Faire le suivi des progrès réalisés dans la lutte contre la corruption de manière active;
— Réaliser des enquêtes de manière régulière (telles celles effectuées par Global Integrity ou Transparency International);
— Effectuer des diagnostics de secteurs spécifiques et des évaluations institutionnelles (PEFA);
— Lancer une campagne de communication de grande portée;
— Etendre la gamme de médias électroniques interactifs en tant qu’instruments privilégiés pour des campagnes d’information à succès;
— Informer les citoyens grâce à la TV et à la radio ainsi que des publicités dans la presse, et par le biais d’événements publics.

24 novembre 2009

la vraie fausse lettre de Mohamed O. Noueigued



la nouvelle lettre de Mohamed ould noueiguid modifiée par nos soins pour prouver que l'on peut trafiquer un document il suffit d'un peu (de mauvaise foi) et de malhonnêteté et d'un savoir faire en PHOTOSHOP, pour faire dire à n'importe qui n'importe quoi


pour le rappel:
Le site Cridem a publié une lettre supposée de Mohamed O. Noueigued critiquant le gouvernement du général putschiste Azize. Le fait de dire que Cridem publie est suffisamment rare pour mériter d'être souligné alors qu'il nous a habitué à la mise en ligne ou aux reportages photos. Donc on va s’empresser de citer Cridem.
« Moins de 2 semaines après l'investiture du Président de la République, Mohamed O. Noueigued, pris de panique après s'être rendu compte qu'il avait misé sur un cheval perdant,[ Il écrit une lettre au Premier Ministre Malien lui notifiant son intention d'acheter la Banque de l'habitat du Mali et d'investir une partie de sa fortune dans ce pays. Il ne manque pas, au passage, de s'attaquer au régime actuel. » Aye!! la concordance des temps et le style …
On aurait pu croire à un scoop de taqadoumy si l’unique journaliste de Biladi n’avait pas a publié une enquête sérieuse avec une mise au point et un éclaircissement sur l’affaire de la lettre retouchée sous le titre. Enquête : Lettre de Mohamed Ould Noueigueidh au PM malien, une monstrueuse manipulation. Nous gratifiant au passage d’une seconde copie de la fameuse lettre qui est plus soft.
Face au doute on a décidé de faire notre propre enquête sur la vraie fausse lettre qui sera publiée et mise en ligne dans quelques heures.
c'est ainsi qu'on On a décidé de falsifier la lettre une deuxième fois en copiant et collant des extraits du discours du président OBAMA à la place de la vraie-fausse lettre de Mohamed ould Noueiguid. On vous laisse apprécier la différence !


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PS:Cridem expliqué aux nuls: Cridem est un site soit disant d’information qui sélectionne des articles de presse qu’il met en ligne sans ligne éditoriale et sans journalistes. Un peu genre « Agaffa elkhadem » le meme Site qui s’est illustré en s’attachant les services de deux fines lames du plagiat ( MLOM ,IMA et AOA)cliquer sur les liens.


L'intégrale du discours d'Obama en français 20.03.2008

source:
« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.

J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d'Américain. Je suis le fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s'est engagé dans l'armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.

J’ai fréquenté les meilleures écoles d'Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n'oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.

Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d'unité.

Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que l'appartenance raciale n'a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».

Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.

Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.

D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.

D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.

J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.

Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.

Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.

Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l'accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l'Islam radical.

Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?

J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même.

Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.

Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.

Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:

« L'assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu'aux chevrons (...). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l'intérieur des milliers d'églises réparties dans cette ville, je vis l'histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel.

Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu'aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.

Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n'avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir - et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »

Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti.

Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu

L'église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l'amour et, oui, l'amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.

Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.

Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années.

Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m'aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d'une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m'ont répugné.

Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.

D'aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n'était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée.

Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.

Mais je crois que ce pays, aujourd'hui, ne peut pas se permettre d'ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l'Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.

Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.

Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n'arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l'assurance maladie, l'éducation ou la création d'emplois pour chaque Américain.

Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays

Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l'héritage brutal de l'esclavage et de Jim Crow.

La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.

La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d'accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n'avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.

Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui.

Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l'application des codes d'urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.

C'est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d'avenir systématiquement réduites.

Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.

Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n'y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.

L’expérience de l'échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l'on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d'avenir. Même pour les noirs qui s'en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.

Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.

Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.

Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.

Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.

Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.

Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n'ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.

Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.

Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.

Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s'accumule au fil du temps.

Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.

C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.

Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d'initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l'emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d'une minorité de privilégiés.

Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n'arrive pas à se comprendre.

Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l'impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n'ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l'espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.

Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l'immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s'ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.

L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n'avait changé, comme si nous n'avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d'hispaniques et d'asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.

Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s'en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.

Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu'investir dans la santé, les programmes sociaux et l'éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.

En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l'esprit de ce projet.

Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d'apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu'un d'autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d'Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c'est ce que veut l'immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.

Et aujourd'hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.

Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.

Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c'était ce qu’il y avait de moins cher.

C'est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu'à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.

Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice.

Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s'est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit.

Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »

« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants.

Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
Ammon & Rousseau Translations, New York