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30 août 2007

tout ce que l’on vous cache au sein de l’Armée

source journal tahlil hebdo

29/08/2007

L’INTEGRALITE de la missive du Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

C’est avec des phrases pleines de sens, que le Capitaine Sid’Ahmed Ould Sidha a introduit l’article qu’il a envoyé à notre Rédaction. «Je fais de mon mieux de rester superficiel dans la divulgation de certaines choses, bien que je tiens á ma possession des documents, photos et données qui peuvent démontrer et d’une façon inéquivoque le stade de dégradation que souffre notre Armée » a-t-il souligné dans le préambule de son article, ajoutant que «le devoir de réserve, la responsabilité et l’intérêt suprême de la Nation m’empêchent de les rendre public». «Je vous resterai très reconnaissant, en acceptant de publier cet article -et si possible d’autres dans le futur- pour pouvoir attirer l’attention de nos dirigeants ainsi que notre classe politique sur les enjeux de cette situation» a-t-il indiqué. «Ceci par la langue de la raison et du dialogue qui profite á tous et non par la langue des armes qui n’instaure que haine et malheurs» avait-il conclu. Voici l’intégralité de l’article.
De ce que l’on vous cache au sein de l’Armée


Suite à la lettre ouverte que j’ai adressé à son Excellence Monsieur le Président de la République et l’interview accordé au journal LE CALAME, un tapage a été orchestré, par les services de renseignements, via leurs canaux bien rodés de la propagande hérités des années d’asservissement de l’Armée, allant de la discréditation de mon action, aux menaces directes et indirectes, jusqu’à désorienter mon action vers une direction politico-tribale afin de m’intimider. Dans ce sens, je préfère mettre au point quelques concepts et données de cette affaire.
En adressant la dite lettre, j’ai tenu à ne traiter que les points essentiels de la situation de l’Armée nationale sans trop rentrer dans les détails, sauf que l’état d’une composante, très importante théoriquement, absente pratiquement, ne faisait pas partie des composantes honorées par leur présence dans cette liste. Dans l’entre-ligne de la lettre et pour ceux qui ont une petite culture générale sur l’Armée, on pouvait lire facilement la déperdition des services de renseignements de notre Armée nationale. Une déperdition qui ne date pas d’aujourd’hui, et non due à l’incompétence de certains des ses membres, mais à la tentation des chefs de cette composante à se faire prévaloir auprès des détenteurs du pouvoir.
Que les services de renseignement prennent mon cas en main, qu’ils cherchent à me localiser rien de nouveau ou de rare dans ce cas, sauf que la manière de réagir était tout à fait des plus inadaptées et inappropriées. En me menaçant d’une part par un tribunal militaire pour violation du devoir de réserve et d’une autre part par le fait de m’avoir localisé et qu’ils arriveront à moi, là où je suis, ne me fait qu’insister sur la continuité de mon action et au rythme et à la manière que je juge adéquates, comme c’est le cas depuis toujours.
Ceci dit, il est nécessaire de rappeler aux responsables de ces services, et si la déontologie militaire leur tient à cœur, de bien vouloir vérifier la véracité de mes révélations, de sanctionner les responsables de cette situation et de trouver des solutions réelles qui peuvent emmener notre armée à l’état qu’elle mérite. S’ils pensent qu’ils peuvent étouffer cette action comme ont l’habitude de faire ou de continuer de cacher l’amère réalité, alors ils se trompent, et comme dit le proverbe : «on ne peut cacher le soleil avec un tamis».Pour m’avoir accusé de violation du devoir de réserve et divulgation du secret militaire, j’aimerai bien les demander quelle était leur réaction sur un manque de prudence sur une affaire de l’été 2005 ?En effet, et suite à un accord avec les forces armées d’un pays frontalier visant l’approvisionnement de notre Marine Nationale en Habillement, accord qui jusque-là reste dans le cadre du normal.Dans ce genre d’accords, les commandes peuvent être faites soit par tailles standards soit par mesures individuelles de chaque personne, dans ce dernier cas les tailleurs de l’Armée s’occupent de la tache. Contrairement à toute attente, et tout esprit militaire ou de réserve, une équipe de cette armée étrangère a parcouru toutes les unités de la Marine Nationale en vue de prendre les mesures de tout le personnel de cette direction pour s’envoler non seulement avec les mesures sinon avec la liste complète par Noms, Prénoms, Grades et Matricules de tout le personnel ainsi que l’impression que tout militaire attentif prendra de la visite des unités d’un corps d’une autre armée qui n’est pas la sienne, question de réflexe.Cette imprudence est passée comme si rien n’était, j’aimerai savoir en quoi nos services de renseignements étaient occupés pour ne pas empêcher une telle situation ou prendre des mesures contre ce genre de négligences.En ce qui me concerne, je ne cherche pas la réponse de leur part, car je sais qu’ils sont occupés par tout sauf ce qui se passe à l’intérieur de l’Armée et sous leurs nez. Leurs seuls soucis sont de bien servir ceux qui à leurs connaissances peuvent les protéger ou leur offrir une promotion, le dernier cas de ce genre ne date que de deux mois.En juin 2007, la troisième région militaire a connu une mutinerie au sein de l’une de ses unités, une mutinerie qui fût contrôlée après l’intervention du commandant de région.Une enquête fût ouverte pour éclaircir les circonstances de cet événement. Après le contrôle de la situation, le commandant d’unité est mis immédiatement en permission et remplacé par un nouveau, il est à savoir que cette permission lui fût refusée quelque jours avant, bien qu’il venait de perdre sa mère, sous prétexte de nécessité de service. L’enquête, menée par nos services de renseignements, conclut que la cause de la mutinerie est une simple dispute entre les militaires sur LE CHOIX DU MENU. Événement consommé, il est évident que le résultat de l’enquête et la réalité des choses font deux choses différentes. La cause principale vient d’une Alimentation médiocre et de misérables conditions de vie, mais jouissant d’une protection totale, d’une éventuelle préparation à un poste plus sensible, le commandant de région renvoie l’enquête avec une conclusion en sa faveur et insolente à l’égard d’une institution militaire.Pour nos services de renseignements, garder cet événement au secret est un devoir, mais aussi il est de leur devoir de déterminer les responsabilités de chacun et de tenir à ce que des sanctions exemplaires soient prises à l’égard des coupables.
Les exemples dans ce sens ne manquent pas, les réactions de nos services sont chaque fois plus modestes et médiocres. Le moment où ces services prendront leurs responsabilités en main et exerceront leurs devoirs avec toute dévotion et loyauté à la Mère Patrie, je me soumettrai à leurs dispositions pour faire de moi ce que bon leur semblent. D’ici là, la machine continuera à tourner et avec une puissance de plus en plus croissante.
Comme j’ai promis à certains de mes compatriotes, et en réponse aux questions évoquées avec bonne ou mauvaise intention sur deux points essentiels : pourquoi ne pas avoir agi au temps de mon cousin (Taya)? Ai-je obtenu l’asile politique en France et pourquoi ?
En réponse à la première question, j’aimerai dire que je ne nie aucun lien parental avec l’ex- Président de la République ou avec toute autre personne à laquelle je suis lié par un lien de parenté, d’amitié ou professionnel. Mais pourquoi ne pas se poser la question autrement, pourquoi ne pas l’avoir fait après le coup d’état du 03/08/2005, ou après les arrestations du 19/06/2006 ? La réponse est aussi simple que ça, et comme j’ai déjà déclaré, c’est depuis 2000 que j’ai commencé à dénoncer la mauvaise situation que vivait notre armée, en suivant une logique dans la forme et d’une façon croissante, qu’à mon avis arriverait à l’objectif désiré.D’autre part, j’estime que la question était peut être destinée à un ex- Premier ministre, un ex- ministre, un ex-chef d’état Major, un ex-directeur de la Sûreté ou pourquoi pas à un ex- responsable de la sécurité de l’ex-Président.En ce qui concerne la deuxième question, j’affirme que jusqu’à l’instant d’écriture de ces mots, je n’ai demandé l’asile politique aux autorités de n’importe quel pays, alors c’est à ceux qui propagent cette information de confirmer leur information.

Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

Direction de La Marine Nationale

27 août 2007

Le mois d'août dans mon rétroviseur


Le mois d'août dans mon rétroviseur (1)

Deux poètes au pays du million de poètes:
La télévision d’Abu Dhabi retransmet chaque vendredi aux environs de 18H00 GMT, le concours « Le prince des poètes » auquel prennent part de nombreux candidats venant de différents pays. Ce loft story culturel est doté d’un grand prix à l’instar des émissions de téléréalité. La phase finale approche et jusqu’à vendredi dernier, le pays du million de poètes était encore en lice avec deux candidats, Mohamed Ould Taleb et Abou Chajja (c’est son nom de guerre…lol) avec treize autres candidats venus de différents pays arabes.
Le principe est simple : chaque candidat présente un poème devant un jury composé de cinq personnes, un égyptien, un saoudien, un émirati, un algérien et un syrien. Apparemment d’éminents critiques. La réplique de Marianne James dans « La nouvelle Star », une autre émission populaire de téléréalité comme par exemple « vous avez la merde dans les oreilles » donne « ce poème ne correspond à rien même en utilisant ‘el bahr el meyit’ ». Les bouhours, sont une des règles de la versification arabe et ‘el bahr meyit’, littéralement mer morte, n’en fait pas partie. Bref c’était une parenthèse.


Les quinze derniers candidats sont répartis en trois groupes de cinq. Pour chaque groupe, le jury choisit un et le public désigne par le biais de sms et autres appels surtaxés, un autre parmi les quatre restants. Notre compatriote Mohamed Ould Taleb a été désigné par le jury, il y a de cela deux semaines. Quant à Abou Chajja, bien que d’un niveau honorable, il a été éliminé par le public. Et pourtant la sénatrice Maalouma s’est invitée à la TVM pour appeler les mauritaniens à voter en masse. Mais elle a oublié que c’est à la TVM qu’elle se rendait ! Sans script, ni pancarte elle ne pouvait que dicter aux télespectateurs les numéros de téléphone mis à disposition par les deux opérateurs que sont Mauritel et Mattel.


Ah si seulement Chinguitel avait été là ! Parce qu’avec la téléphonie de 3ème génération, malgré notre faible poids démocratique et nos différences culturelles, Abou Chajja ne pouvait que passer. Bonne chance à Mohamed Ould Taleb.


Diaw Alassane

22 août 2007

Nouakchott by night

Mon coup de coeur de cette semaine est cet extrait de jeune afrique Par Marianne Meunier,
Nouakchott by night

Marianne Meunier est journaliste à Jeune Afrique depuis novembre 2005. Elle suit plus particulièrement l’actualité de la Mauritanie et du Nigeria.



Les étrangers disent que le soir à Nouakchott il n’y a rien à faire. D’une certaine manière, c’est vrai. Les « trottoirs », en sable pour la plupart, se vident et il est quasiment impossible de trouver un taxi. Mais pour aller où de toute façon ? Dans la dizaine de restaurants de la ville ? Là, vous êtes sûr de rencontrer dans la même soirée au moins un homme politique, un homme d’affaires et un intellectuel, ce qui, en Mauritanie, se retrouve d’ailleurs souvent en une seule personne. Pour le journaliste qui veut remplir son carnet d’adresses, c’est bien. Mais pour la « source » avec qui vous dînez et qui tient à rester discrète, c’est ennuyeux. Car à Nouakchott les rumeurs vont très vite.
Je me souviens d’une fois où je dînais avec l’une de ces gorges profondes, comme on dit, qui a préféré se couvrir la tête d’un voile pour ne pas être reconnue ! Bien sûr, son accoutrement attirait l’attention. Quand on ne va pas au restaurant, on va « à la maison ». Les Mauritaniens adorent recevoir. Les plus aisés ont tous d’immenses salons remplis de canapés comme dans une salle d’attente. Au milieu, il y a toujours des plateaux avec de l’eau et « des jus ». Les plats, dont IL FAUT se resservir, défilent : poisson froid, mouton tiède, couscous, salade, fruits. Et, plus souvent qu’on ne le pense dans cette République islamique, vodka, bière, champagne (en magnum, s’il vous plaît !) et quelques joints qui délient les langues. Les étrangers qui s’ennuient à Nouakchott font-ils autre chose dans leur pays ?

7 août 2007

Interview exclusive avec Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

Interview exclusive avec Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha à lire dans le journal le calame réalisée par Dr kleib


‘’J’ai tenu à court-circuiter mes supérieurs pour alerter le chef de l’Etat et l’opinion publique sur la situation catastrophique de l’armée’’.


L’événement est assez rare pour susciter l’intérêt de l'opinion publique. Un officier de l'armée qui prend le risque et la peine d'écrire au chef de l'Etat mauritanien témoigne d'un profond malaise au sein de l’Armée. La corruption et les détournements qui y ont cours depuis des années et qui se poursuivent actuellement sont la goutte qui a fait déborder le vase, selon lui.‘’Des soldats affamés, mal soignés qui vivent dans des zones désertes risquent à tout moment de se rebeller’’, écrit-il. Pour y voir plus clair, Le Calame a interrogé Sid’ Ahmed Ould Sidha
Le Calame : C’est la première fois qu’un officier en exercice écrit une lettre au président de la République pour dénoncer la situation de l’Armée. Qu’est ce qui vous a poussé à le faire?

Sid’ Ahmed Ould Sidha : Je suis capitaine de l’Armée nationale recruté en 1992 et formé à l’EMIA. J’ai été major de ma promotion. J’ai ensuite effectué une formation d’ingénieur à l’école militaire polytechnique en Algérie et j’ai encore fini major. J’ai fait une année à l’état major national. Puis une année à la direction de la marine nationale. Je suis titulaire du DEA en architecture et technologie des ordinateurs de l’université de la Laguna en Espagne, où je suis actuellement doctorant en interaction homme-machine. Depuis janvier 2007, je suis à la direction de la Marine nationale. Mon souci premier est la situation des militaires, le processus politique, je laisse le soin aux politiciens de s’en occuper. Je suis un militaire de carrière qui ne veut pas choisir le chemin des armes pour faire entendre sa voix

Mais pourquoi cette lettre ouverte au président?
Vu son statut de chef suprême des forces armées et vu la situation dramatique que vivent nos militaires qui n’est pas transmise au chef de l’Etat, et afin d’éviter tout dérapage qui pourrait rappeler les douloureux événements de 2003 et 2004, j’ai tenu à court-circuiter mes supérieurs pour alerter le chef de l’Etat et l’opinion publique. Auparavant et à maintes reprises, j’ai interpelé mes supérieurs sur l’état de notre armée en vain.

Est-ce que votre attitude est dictée par votre lien de parenté avec l’ancien président Ould Taya?
C’est ce qui pourrait paraitre à première vue et c’est ce que certains, afin de discréditer mon attitude saine et sincère, essaieront de véhiculer. Au contraire, la situation de l’armée ne date pas d’aujourd’hui, c’est pour cela que j’ai décidé de démissionner en 2000-2001. Démission qui fut refusée sous plusieurs prétextes et désorientée de sa cause principale. Juste après, il y a eu l’arrivé du chef d’état major, feu le colonel Ould N’diayane qui a suscité beaucoup d’espoirs au sein de l’armée, mais il s’est avéré que la machine de la mafia militaire était plus forte que ses ambitions. Même cas que pour le dernier, le colonel Ould Boubakar. A mon avis, la solution n’est pas de changer un chef d’état major mais de réformer profondément l’Armée et mettre à l’écart certains de ses dignitaires qui lui portent préjudice.

De quoi souffre actuellement l’armée selon vous?
Notre armée souffre principalement d’une mauvaise gestion de ces ressources d’une part, à travers la vente de carburant de servitude, la vente des munitions d’instruction, le détournement des fonds d’alimentation, d’habillement et de santé. Et, d’autre part, du mauvais encadrement par la mauvaise planification des formations, le manque de préparation opérationnelle, l’emploi des militaires dans d’autre fonctions comme celles de bergers de colonels, chauffeurs et le plus souvent comme domestiques et surtout l’injustice au recrutement, à l’avancement et aux promotions. Tous ces points réunis ont eu un impact négatif sur le moral des troupes sur le terrain.

Est-ce que vous savez ce que vous risquez en écrivant cette lettre au chef de l’Etat?
Tout militaire est supposé être prêt à sacrifier sa vie pour l’intérêt de son pays. Alors je ne peux donner plus dans ce sens.

Pensez-vous que notre armée est assez préparée pour défendre le pays?
Actuellement non, à cause d’une forte dégradation de son état opérationnel, du manque d’entrainement et le bas moral de nos troupes.

Est-ce que vous pouvez nous donner des renseignements plus précis?
Je ne pourrais vous divulguer plus pour la sécurité des mes collègues sur le terrain qui souffrent de froid, de la famine et du manque d’équipement à Ghalaouiya, Lemgheyti, Cheggatt etc.

Existe-t-il des conflits au sein du commandement de l’armée?
Effectivement, des conflits de différentes causes existent au sein de la chaine de commandement de notre armée. Ils sont d’ordre politique, idéologique et surtout économique. Les dernières années en témoignent, précisément les arrestations de 1990 et 1991, les événements de 2003 et 2004, les coups d’Etat de 2005, l’enrichissement insolent et exagéré de certains chefs militaires ainsi que leur implication dans les différents processus politiques toutes tendances confondues.

Comment s’exprime ce conflit dont vous parlez et quelle sont ses répercussions?
Il s’exprime à travers des affectations qui n’obéissent qu’au critère de fidélité, de serviabilité et corvéabilité à l’un des clans militaires influents à un moment précis et non sur des bases de compétences ou loyauté envers la patrie . Ce qui a entrainé une frustration au sein d’une armée désorganisée et fragilisée.

Quelle solution proposez-vous pour améliorer la situation des militaires?
Les militaires ont toujours reçu des promesses sans suites. Ce qui fait que toute solution envisagée dans ce sens doit être appliquée dans l’immédiat. Ils ne demandent pas l’impossible sinon tout simplement une bonne gestion des fonds destinés à l’armée, une justice et un bon encadrement.

Selon vos dires si la situation perdure, il y aurait un risque de soulèvement militaire?
Avec toutes les fausses assurances données par les chefs militaires sur la situation de l’armée, le passé à démontré que tous les événements douloureux que notre pays à connus ont eu pour origine une fraction ou une autre de notre armée. Il est temps que le chef de l’Etat dûment élu prenne les choses en main afin de nous éviter un retour en arrière ou une insurrection incontrôlable.

Propos recueillis par Dr Kleib
merci à google traduction
version en anglais

5 août 2007

Un officier qui s'insurge contre certaines pratiques



Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha


L’événement est assez rare pour susciter l’intérêt de l'opinion publique. Un officier de l'armée qui prend le risque et la peine d'écrire au chef de l'Etat mauritanien témoigne d'un profond malaise et d'un laisser aller au sein de l'armée. La corruption, les détournements de biens de l'armée depuis des années et qui se poursuivent actuellement sont la goutte qui a fait déborder le vase.
Des soldats affamés, mal soignés qui vivent dans des zones désertes risquent à tout moment de se rebeller. Alors que les officiers qui se reconnecteront, volent trafiquent sans être inquiétés.
C'est tout en son honneur, un officier qui s'élève pour dénoncer tout ce qui se trafique en bas en brisant la loi du silence. Ce blog lui est ouvert pour dénoncer haut et fort et mettre à jours les dossiers sensibles cachés au peuple mauritanien.
Dr KLEIB

The event is enough rare to arouse the interest of the public opinion. An officer of the army which takes the risk and the trouble to write to the Head of the State Mauritanian testifies to deep faintness and one to let go within the army. The corruption, the diversions of goods of the army since years and which currently continue are the drop which overflowed the vase. Famished soldiers, badly neat who live in deserted zones are constantly likely to rebel. The officers who will know themselves, continuous to thief, adulterate, without being worried. It is all in its honor, an officer who rises to denounce all that is adulterated in bottom by breaking the law of silence. This blog is open to him to denounce and to update the files sensitive hidden to the people Mauritanian.
"excusez moi je me suis fait aider par google traduction"






voici l'intégral de la lettre adressée par cet officier:




LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MONSIEUR
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE


03 août 2007 : La situation de l'armée mauritanienne





Notre très chère Mauritanie, comme vous le savez et vécu, a passé par plusieurs crises et secousses qui n’ont de communs que l’origine de leurs auteurs et « sauver le pays de la situation dans laquelle il est plongé » comme objectif déclaré.
Sans trop entrer dans les détails de ces événements je préfère, à mon tour et manière, attirer votre attention sur la situation dans laquelle était et est plongée notre armée nationale, formatrice des acteurs des ces secousses.
Monsieur le président
Notre armée vivait et continue à vivre aujourd’hui les plus mauvais moments jamais connus de son existence, une armée souffrante d’une fragilité ressentie sur le plan des juridictions, la mauvaise gestion, la détérioration de son état opérationnel et la division au sein de son commandement.
Monsieur le président
Etant donné que le règlement militaire est le pilier central de toute armée, malheureusement dans notre armée ce pilier est dans un état délabré.
En effet, les responsabilités, les devoirs et droits sont résumés en la personne du chef, lequel à son tour pourra se retrouver réduit au néant devant un autre non par le poids de la juridiction sinon par celui de la chaine hiérarchique, si ce n’est par une influence politique ou tribale. L’absence d’une entité législative tout à fait préparée académiquement, autonome dans l’élaboration et l’application des textes, soumet la juridiction à la merci de l’humeur et intérêts du chef, aux mauvaises intentions et ou incompétences du personnel dans ce cadre.Pour en avoir une idée sommaire sur cet état, il suffit de savoir que la dernière édition du RETAL (Recueil des Textes Administratifs et Législatifs) sur laquelle travaillent les différentes unités militaires y compris le 1er Bureau de l’Etat Major National date de Juillet 1991.
Monsieur de président
Cette absence d’un cadre juridictionnel bien élaboré et appliqué a crée une atmosphère favorable à toutes sortes d’irrégularités vue qu’elles ne se contredisent pas avec les intentions et intérêts du chef. C’est de là que plusieurs militaires tous grades confondus se sont livrés à des pratiques de mauvaises gestions des ressources financières et matérielles. Ces pratiques se manifestent essentiellement en l’achat du matériel de mauvaise qualité aux prix exorbitants, l’achat des équipements ne répondant pas aux besoins de l’armée ou inadaptés à la nature de notre terrain, la vente d’armes et des munitions destinées à l’instruction, la vente et gaspillage des hydrocarbures, l’absence de la maintenance des équipements et un parc automobile non entretenu ni suivi.
Au niveau des droits des militaires c’est le comble, les salaires de certains déserteurs ou de retraités continus à apparaître sur les listings pour finir leur parcours dans les poches des comptables si ce n’est de celles des commandants de formations, l’alimentation, les dépôts de vivres, les fonds d’intérêt commun et social (remboursement des ordonnances) des troupes constituent la propriété privée des chefs.
Monsieur le président
En plus des deux premiers points évoqués, s’ajoute et comme conséquence le mauvais état opérationnel des unités. Le manque d’entrainement de nos unités de combat, l’absence d’une doctrine d’emploi cohérente, la formation peu homogène du personnel et une composante logistique inexistante, font de notre armée une institution handicapée et incapable de remplir ses missions ordinaires définies, par la loi n° 60.189 du 25 novembre 1960 portant création des forces armées nationales, comme étant « assurer la défense du territoire nationale, le maintien de l’ordre et le respect des lois ».
A ces points s’ajoutent, le vieillissement du personnel non officier, le taux de désertion élevé dans les rangs des soldats et le mécontentement de plus en plus manifesté par les officiers.
Monsieur de président
Comme si les points précédents n’étaient pas suffisants, s’ajoute pour conséquence et cause en même temps la division de la chaîne de commandement donnant ainsi plusieurs sources de prise de décision à notre armée.
Une division qui ne date pas d’aujourd’hui, mais elle s’aggrave du jour au jour, elle est due essentiellement à la recherche d’intérêts particuliers des barrons, formant ainsi des groupuscules dont la loyauté est pour tel ou tel et non à la mère patrie.
Sans se retarder à chercher des exemples, il suffit de voir les derniers conflits entre certains colonels et l’ex chef d’Etat Major sur le mouvement d’officiers, conflit qui finira par le limogeage ou la démission de ce dernier.
Monsieur le président
Tous ces points réunis feront de notre armée la première et plus grande menace du pays au lieu d’en être la protection. Une armée ne doit qu’être républicaine, bien encadrée, bien entretenue, sinon elle constituera une bombe à retardement.
Cette lettre ne vous demandera pas de résoudre ce problème à plusieurs sources sinon elle attire votre attention sur votre devoir de le faire et d’exercer votre droit de président de la république.
Monsieur le présidentEn fin de cette lettre, il serait souhaitable de savoir qu’un jour l’histoire vous jugera et que sûrement dieu vous jugera sur vos responsabilités envers la Mauritanie.


Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

Direction de La Marine Nationale Sidahmed_ould_sidha@yahoo.fr




source CRIDEM