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20 juin 2015

Le Making-of de cette interview.






:
Interview exclusive au journal Le Calame de l'administrateur du site CRIDEM
Mr Claude K nous a quitté un vendredi 26 septembre 2014 et nous le regrettons. Nous reproduisons sa première interview accordée un journal mauritanien le calame réalisée par Dr kleib et le Making-of de cette interview. 
"Un jour pendant que j’étais interne dans un hôpital parisien (Centre Hospitalier Sainte Anne) j'ai reçu un appel téléphonique: je suis Claude K webmaster de cridem. Je vous appelle Docteur pour m’excuser de ne pas pouvoir publier votre papier vu le nombre de propositions que je reçois par jour. Je lui ai répondu qu’au début de son aventure cridemienne, il mettait volontiers mes publications en ligne sans me demander mon avis dés qu’elles apparaissaient sur le site Mauritanienet ou sur le site du journal lecalame.info et voilà qu’au aujourd’hui il refuse de mettre en ligne mes articles, je trouve ça indécent. Il m’a expliqué les contraintes techniques qu’il rencontrait et le coût financier pour maintenir en vie le site sous perfusion et les sacrifices qu’il consentait tant sur le plan professionnel que familial pour maintenir en vie ce site. j'ai trouvé que cette histoire était humainement formidable. Il croyait fermement à son projet. Quant à moi avant ce coup de fil, J’ai toujours pensé que le site cridem était géré par des mauritaniens de la diaspora comme se fut le cas pour Mauritanienet, FAAS, etc… Dés que j’ai su que c’était un étranger qui administrait le site le plus visité par la communauté francophone mauritanienne, j’ai demandé à mon ami Ahmed ould cheikh directeur du journal le calame si ça l’intéressai d'avoir une interview de claude K. Comme c’est un journaliste avisé, il a fleuré le scoop et  évidement il a accepté. J' ai rappelé Claude K le jour suivant (5 avril 2007) et on s’est donné rendez vous au bistrot du coin Villa Saint-Jacques 1 Boulevard Saint-Jacques 75014 Paris France (voir photo )autour d’un bon expresso. Il était 14 heures. Il est arrivé à l’heure. Il avait une barbe blanche et il fumait cigarettes sur cigarettes. Il a accepté que l’interview soit enregistrée. …..la suite bientôt ----------------------------------------------------------------------------------- 


Qui se cache derrière CRIDEM ?
12 avril 2007

Le Calame : Pourriez-vous vous présenter aux lecteurs de notre journal?
Je suis Claude K., né en France en 1953, Strasbourg, Alsacien résident à Paris. Mon père est originaire du Maghreb. Ma mère est originaire d’Allemagne et ma femme est d’origine turque. Mon père était un ancien militaire. Il a souhaité que je fasse l’école militaire. À 13 ans, j’ai passé le concours et j’ai été reçu en 1966 à l’école militaire du Mans. C’est là que j’ai rencontré des élèves mauritaniens, entre autres Ely O. Mohamed Vall, Moustapha Diop, Dahane O. Ahmed Mahmoud… et d’autres dont je n’ai plus les noms en mémoire.
Le Calame :Une relation d’amitié est née alors?
Claude K : Les Mauritaniens n’avaient des vacances qu’une fois par an, alors que nous français, avions les vacances de Noël, Pâques et les grandes vacances d’été. Comme Moustapha Diop m’était le plus proche, je l’ai invité pour passer les fêtes de noël 1967 dans ma famille à Strasbourg et ce jour-là est née une véritable fraternité.
Le Calame : Ensuite?Claude K : J’ai quitté l’école militaire en 1970 pour retourner dans la vie civile, alors qu’eux ont poursuivi une carrière militaire; ensuite ils sont rentrés dans leur pays où ils ont continué leur chemin et on s’est perdu de vue. J’ai été salarié pendant 20 ans comme responsable de catalogue de vente par correspondance et je me suis mis à mon compte en 1995 en tant que consultant en marketing et webmastering.
Le Calame : Comment vous vous êtes retrouvés de nouveau, Moustapha Diop et vous?
Claude K : À la fin de l’année 2003, je reçois un mail de Moustapha Diop où il me dit être arrivé en France. Je l’appelle dans la foulée et une heure plus tard, nous nous retrouvons. Moment d’émotion intense, vous l’imaginez bien. Là, nous échangeâmes longuement sur nos différents parcours et je compris ses déconvenues. Et plus que lui encore, comme il aime à le répéter, les malheurs dans lesquels était imprégné son pays. J’ai découvert alors que ce pays était dirigé par un dictateur et que les atteintes aux droits de l'homme étaient courantes. Il était très ému, car pour la première fois, il quittait son pays en laissant tout derrière lui, comme l’avaient fait d’autres, bien avant.
Le Calame : Quelle a été votre réaction?Claude K : Je lui ai demandé comment je pouvais lui donner un coup de main pour dénoncer ce régime et l’appuyer dans un combat qu’il était déterminé à poursuivre. On a convenu que le moyen le plus simple et le plus rapide était de faire d’abord un site Internet. Nous avons fait une recherche sur les sites existants à l’époque et traitant de la Mauritanie.
Le Calame : Comment avez-vous trouvé ces lieux?Claude K : Nous avons été marqués par le dialogue sur ces forums. Tenant compte de ces éléments, je lui ai proposé de créer un véritable site où nous mettrions l'information, donnerions la parole dans un premier temps aux mouvements de l’opposition, à la société civile, aux médias officiels et privés, à la FIDH, à SOS Esclaves, etc. et donner la parole aussi à ceux qui veulent exprimer une opinion personnelle.
Le Calame : Aviez-vous fixé une ligne de conduite?
Claude K : Nous nous sommes fixé des règles strictes, pas de vengeance, pas d'insultes, pas de propos diffamatoires, ni sous la ceinture… .
Le Calame : Le début du site?
Claude K : Alors que je ne suis pas informaticien et n’avais par conséquent aucune notion de programmation, j’ai pu réunir tout ce qu’il fallait pour mettre en place un site test et commencer mes premières mises en ligne. Cette recherche de publications a été plus tard la base de mon travail quotidien. Un ami nous a aidés en hébergeant le site. J'ai mis en ligne, courant février 2004, un certain nombre d'articles (une vingtaine) tirés de différentes sources sur la toile qui correspondaient à la ligne de conduite politique que l'on s'était fixé, Moustapha Diop et moi. Lui n’y connaissait rien non plus à l’informatique. Il m’a donné carte blanche, car nous convergions et continuons totalement à confluer sur les idées.
Le Calame : Pourquoi le choix du nom CRIDEM?Claude K : C’est Moustapha Diop qui a trouvé le nom Convergence Républicaine pour l'Instauration de la Démocratie en Mauritanie, qui doit être une plate forme de rassemblement pour tous les Mauritaniens, où ils se retrouveraient, où ils auraient la parole. On a défini une philosophie, une ligne éditoriale qui est aujourd’hui la même malgré l’évolution qui a eu lieu en Mauritanie.
Le Calame : Comment arrivez-vous à faire le choix des sujets que vous mettez en ligne?Claude K : Nous essayons toujours de rester dans la ligne de ce que l'on s'est fixé à l'origine, celle d’offrir la parole à tout le monde en respectant certaines règles. Chaque jour, il faut faire une recherche sur tous les sites qui traitent de la Mauritanie. Je visite différents sites de la Mauritanie, du Sénégal, les dépêches des agences de presse, tout ce qui est francophone. Si le sujet me semble pertinent et apporter quelque chose au débat, je le sélectionne et le publie.
Le Calame : Êtes-vous influencé dans votre choix?Claude K : N’étant pas originaire du pays et ne connaissant quasiment personne, il ne peut y avoir la moindre influence de qui que ce soit sur moi. Il en est de même avec Moustapha Diop, administrateur du site, avec lequel je me concerte tous les jours. Mais j’avoue que très souvent, le dernier mot me revient dans le partage des rôles que nous nous sommes faits.
Le Calame : Est-ce que vous savez que le site CRIDEM est devenu une référence en Mauritanie?
Claude K : Au démarrage en 2004, le site faisait quelques dizaines de visites par jour. Puis le nombre est monté à une centaine et a continué à progresser au fil des mois. Au mois de mars 2007, le nombre de visites était supérieur à 170.000. Avec une moyenne de 5.000 visites par jour, il est devenu l’un des sites les plus visités, puisqu’il est classé rang 4 sur Google RANK et notre classement sur Alexa est en progression constante. Samedi 7 avril par exemple, Cridem était classé 72.000ème au rang mondial de la toile. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes.
Le Calame : Qu'est ce que ca vous fait à titre personnel?Claude K : On ne va pas jouer au faux modeste, il y a une satisfaction personnelle évidente. Lorsque l’on s’investit quotidiennement comme je le fais depuis plus de trois ans, et que le but recherché est presqu’atteint, que Cridem a pu permettre à des gens de différentes convictions de se retrouver et d’échanger des opinions dans la courtoisie et le respect mutuel, on ne peut que s’en réjouir. Si Cridem a pu participer un tant soit peu pour faire avancer les choses en Mauritanie, je considère que le but est atteint.
Le Calame : Vous n’êtes pas mauritanien et vous militez pour une autre Mauritanie, pourquoi?Claude K : L’esclavage, le racisme, la torture, la dictature… où qu'ils soient, doivent être dénoncés. Il ne faut pas perdre de vue que le site à été créé à l'origine pour dénoncer cela. Donc, on ne peut pas, que l'on soit anglais, français ou allemand, être étranger à un problème qui touche aux droits humains. Fort heureusement, depuis le putsch de 2005, il y a eu des avancées positives, il faut le reconnaitre. Il reste malgré tout beaucoup de choses encore à faire, l’ouvrage devant sans cesse être amélioré. Des efforts devraient être consentis pour l’éradication de l’esclavage, une cohabitation harmonieuse et le règlement du passif humanitaire.
Le Calame : Si vous avez un message personnel à adresser à votre ancien ami Ely, ce serait quoi?
Claude K : Là, vous me posez une question qui touche à mes sentiments personnels. Ely, qu’est-ce que je pourrai lui dire? À l'époque où je l'ai connu, c'était un garçon timide et discret. Cela a été le cas, je pense, durant les 20 ans où il a été directeur de la sûreté nationale. Il n’est venu sur le devant de la scène qu’en août 2005. Je suis convaincu qu’il a ouvert une porte qui peut mener vers une véritable démocratie, vers un État de droit. Cette porte, il faut maintenant la franchir. C’est aux acteurs politiques et au peuple mauritanien de saisir cette grande chance pour continuer dans cette voie. Il a permis à la Mauritanie d'aller vers une voie consensuelle qui est meilleure, je l'espère. Maintenant, il faut voir comment les choses vont évoluer. Je ne dirai pas que LES conditions sont là pour aller vers la démocratie, mais DES conditions sont maintenant réunies pour évoluer à un autre stade de réconciliation.
Le Calame : Comment avez- vous trouvé les dernières élections mauritaniennes?
Claude K : Pour un étranger, suivre les élections comme cela s'est passé en Mauritanie, c'est un peu étrange. C'est un monde obscur. J’ai été très surpris de lire par ci et par là, et je l'ai publié sur Cridem, la tribu «X» a rallié Daddah, celle d’«Y» Sidi, et la fluidité des militants, chose impensable en France. C’est comme si on disait que la tribu du maire de Tours a rallié Sarkozy ou Fabius a rallié le Pen. Ce sont des choses qui me surprennent et que j'ai du mal à comprendre et à concevoir. Mais j’apprends…
Le Calame : Est-ce qu’on vous a reproché de favoriser un candidat?Claude K : La position de Cridem a toujours été la même: offrir la parole à tous les candidats. Cridem a été, hormis le site de l’AMI, le seul site à publier quotidiennement des informations sur les 19 candidats a l'élection présidentielle.
Le Calame : Vous avez eu un différend avec RFD info?Claude K : Lorsque le site RFD INFO a été crée, j'ai immédiatement mis en ligne l'annonce de sa création et j'ai publié les premiers articles qui émanaient de RFD Info, jusqu'au jour où cet organe m'a soumis un article que j'ai validé en mentionnant la source «RFD info». Dans l’heure qui a suivi, l’origine de cette publication a été démentie par RFD Info. Aussitôt, j'ai décidé de bloquer la source en question. Mais par contre, j'ai continué à publier les dépêches et articles de presse sur le candidat du RFD. Cette situation a créé un certain déséquilibre en faveur de Sidioca, c’est incontestable. Je regrette profondément une telle attitude, d’autant plus que ce même communiqué a été publié par RFD Info sur l’ensemble des forums mauritaniens dès le lendemain. Je ne comprends toujours pas une telle attitude…
Le Calame : Quelle est votre source de financement?
Claude K : Le site est entièrement financé par mes soins et vu que le nombre de visiteurs a augmenté de façon considérable, il a fallu que je passe d’un serveur mutualisé à un serveur dédié. J’ai dépensé, de mes fonds propres, plusieurs milliers d'euro pour poursuivre cette aventure. À ce jour, aucune pression n’a eu d’effet sur nous. Nous ne sommes pas à l’abri d’erreur d’édition et il y en a surement eu, mais elles sont bien involontaires. Jusqu’à ce jour, il n’y a pas eu de publicité sur le site; s’il devait y en avoir, ce que nous souhaitons dorénavant, cela n’altèrera en rien notre indépendance absolue et notre ligne éditoriale
Le Calame : Avez-vous visité la Mauritanie?
Claude K : Je n’ai jamais mis les pieds en Mauritanie. C’est pour cela que je pense pouvoir offrir une certaine objectivité et neutralité. Je ne suis influencé ni par un parti, ni par un homme politique, ni par un chef de tribu, ni par un militaire, ni par qui que ce soit. L’idée que je me fais de la Mauritanie, je me la fais à travers la presse et les débats contradictoires avec certains amis de divers horizons.
Le Calame : Comment voyez-vous l’avenir de la Mauritanie?
Claude K : J'ai l'impression qu'on va vers la bonne direction, même si il y a encore beaucoup de travail. À mon sens, il faudrait un certain renouvellement de la classe politique. Une nouvelle génération de politiciens devrait émerger, qui s’imprègne du passé pour regarder vers l’avenir.
Le Calame : Le site doit vous prendre assez de votre temps
Claude K : Cela fait trois ans et demi que je consacre à ce site plus de 12 heures par jour. Ce qui a une incidence sur ma vie familiale et professionnelle, à tel point qu’au lendemain du coup d’état du 3 août, j’avais suggéré d’arrêter le site pour reprendre une vie normale. Après débat avec Moustapha Diop, nous avons décidé de continuer encore. Et je ne le regrette pas.
Le Calame : Quelle serait la prochaine étape de votre combat?Claude K : Mon rêve serait de pouvoir traduire le site en arabe et dans diverses langues nationales comme le pular, le wolof, le soninké…, pour le rendre accessible à plus de mauritaniens. Et aussi, visiter la Mauritanie.
Le Calame : Avez-vous une histoire qui vous a marqué?
Claude K : C’est l’histoire cette petite fille de 12 ans qui a écrit dans le livre d'or du site: «je suis très très heureuse avant tout de me présenter au peuple Mauritanien car je suis une Mauritanienne d'origine née en France. J ai 12ans et je suis très contente de savoir par votre web qu’il y a la démocratie dans mon pays et je vous souhaite bonne continuation». C’est impressionnant, la convergence des générations sur le site, des vieux politiciens aux jeunes de 12 à 13 ans.
Propos recueillis à PARIS par Dr Kleib
pour le journal : Le Calame (Mauritanie)
source cridem via journal lecalame

31 octobre 2014

Apres Ben ALI a qui le tour


extrait du journal le calame(lien)
En Tunisie, le peuple s’est soulevé après qu’un chômeur diplômé de Sidi Bouzid s’est immolé par le feu, lorsqu’un policier municipal a confisqué son chariot de légumes. Les images et l’information ont vite franchi les frontières en brisant les remparts de la censure du régime policier de Ben Ali. C’est un peu grâce à Internet, Facebook, Tweeter et un coup de pouce des télévisions satellitaires arabes, Aljazeera et El Arabia, que le soulèvement populaire s’est amplifié de jour en jour malgré les appels au calme et les promesses du président Ben Ali. Le lendemain, les travailleurs ont rejoint le cortège de protestation puis les avocats et les étudiants. Les jours suivants, la police a tiré a balles réelles sur les manifestants laissant des morts sur les pavés et une répression policière aveugle s’en est suivie, pendant que la télévision nationale TV7 (équivalent de notre TVM) continuait de diffuser des feuilletons et des divertissements comme si de rien n’était comme au meilleur des mondes possibles.

La hausse des prix des produits de première nécessité, le chômage et la confiscation du pouvoir par le président Ben Ali et par son entourage ont poussé le peuple tunisien à se révolter et donner un exemple de dignité et de bravoure à la Mauritanie, l’Algérie, l’Egypte, la Libye et la Jordanie, pays où tous les ingrédients à l’origine de cette révolte sévissent encore.
Le dictateur Ben Ali a battu une Tunisie moderne et développé à quel prix ? Il a bafoué les droits de l’homme, embastillé et torturé des opposants et des intellectuels et poussé à l’exil les dissidents politiques, il a muselé la presse et les médias. Il a transformé les tunisiens en robots, avec comme seules préoccupations, le sport et la musique. Ben Ali et son parti/Etat, le RCD, l’équivalent de notre UPR (fils du PRDS) ont façonné et dirigé la Tunisie d’une main de fer pendant 23 ans sous la protection de l’Occident. Le modèle économique tunisien salué par le Fonds Monétaire International n’a pas résisté à la soif de liberté. La communauté internationale, prise au dépourvu, est entrain de manœuvrer en secret pour garder sa main sur ce pays d’intellectuels et des braves. La révolution populaire est sur le point d’être récupérée par l’ancien appareil de l’Etat. Ils se serviront de la constitution comme alibi puis cuisiner un nouveau pouvoir qui va façonner les élections à sa guise. La même constitution qui a légitimé Ben Ali au pouvoir quatre fois et fait moisir Bourguiba à Carthage. S’il en est ainsi, c’est un échec de la révolution, des morts pour rien. A tous les dictateurs en place d’hier et d’aujourd’hui dont ceux qui sonnent le clairon des slogans creux de « président des pauvres», le message est clair. Le peuple ne se laissera pas berner par une ou deux routes bitumées pendant qu’une minorité s’accapare en toute impunité les richesses de l’Etat. Pendant que l’UPR, un parti/Etat embryonnaire, continue à verrouiller l’administration, à museler la presse par l’appauvrissement et interdire à l’unique télévision tout son de cloche différent de celui du Général.
La Tunisie m’a enseigné la médecine, et les tunisiens viennent de me montrer le chemin la liberté. Quel bel exemple !
Dr Kleib Ahmed Salem.
à lire dans le journal le calame (mauritanien)

14 septembre 2013

le sondage bidon du journal l'authentique

 
Quel excès de zèle que celui du journal l'authentique qui publie un encart sous le titre accrocheur « mon sondage » se rapportant a l’actualité humide qui agite notre capitale : Fatimetou mint CHEIKH  ecrit  "Seules 15% des maisons de Nouakchott ne sont pas affectées par les pluies contre 85% qui souffrent directement de leurs dégâts alors que 98% des familles affirment souffrir des dégâts collatéraux." S’agit-il d’une étude sérieuse ou d’un sondage fait maison ?  Devant l’absence des renseignements sur la méthodologie  et l’identité  de l’institut de sondage, hélas, ses chiffres n’ont aucune valeur.
Lors des élections précédentes on a vu  la publication de résultats de sondages électoraux par certains médias sans vérification .
Ce qui doit nous inciter à anticiper l'avenir afin d'elaborer de lois  "garde fous " contrôlant l’usage des sondages comme c’est le cas dans les pays nordiques, sur la base d’une méthodologie fiable ,documentée et vérifiable.
Toujours et selon ce journal : « A la question de savoir si la capitale du pays a besoin de connaître des hivernages pluvieux, 95% des personnes interrogées pensent que la ville peut s’en passer. » Aucun institut ayant prouvé son sérieux en matière de sondage, n’aurait publié des résultats pareils dignes d’une élection dictatoriale africaine. Actuellement En Mauritanie, Chaque journal et chaque va nu pied peut fabriquer un sondage sur mesure est sans aucune gêne.
 
 Pour en savoir plus vous pouvez lire :
 

12 avril 2013

Adressage de nouakchott


Dans la rubrique " article que j'aurais bien aimé écrire autrement"

Je viens de tomber nez à nez avec un ce post sur CRIDEM (cliquer ici) . Je ne vous cache point qu'il m'a interpellé. J’avais l’intension de traiter  ce sujet, Il y a quelque année sous un autre angle et j’attendais d’avoir assez d’éléments pour conforter mon hypothèse d’abus de bien public et  de vol en bande organisée.  Je salue l’effort de l'auteur de cridem  même, s’il a traité le thème de façon superficielle alors que sur le fond, il doit y avoir une grosse histoire de sous partis en fumé pour un projet qui n’a jamais vu le jour. Il s'agit d'un grand investissement qui a atterrit dans les poches d'une bande organisée en mafia  à travers un réseau des bureaux d'études pseudo fictifs et des hommes d’affaire véreux. Si l'on cherche à creuser jusqu’au bout on ne sera pas au bout de nos surprises. Le projet quoique ambitieux n'était pas destiner à une population qui ne sait ni lire ni écrire à plus forte raison compter dans sa majorité. Ce projet avorté  pourrait être ressusciter, Il suffit d’un bon sens et d’une bonne volonté.
Aujourd’hui personne n’échappe à l’adressage de la SOMELEC, qui me semble simple puisque les agents de la SOMELEC et de la SNDE s’y retrouvent facilement et ils ne sont pas les plus intelligents de la ville. Ils me pardonneront quand ils sauront que je ne leurs en veut point et que j’ai une grande affection pour la SOMELEC (cliquer ici). Il suffit de le coupler à des adresses  qui sont rentré dans  le vocabulaire de la ville de Nouakchott. Qui ne connait pas « boutique Couscous, ou virage Ould badou, Virage  kraa dick … » pour concocter un adressage   qui s’adapte à notre population.

9 avril 2013

"Mauritaniens: Nous sommes le 9 avril vous êtes encore pauvres et démunis   et le Général AZIZE est riche et toujours au pouvoir"

Un millier de candidats et moi et moi et moi...

« Quand le sage montre la lune avec son doigt, l'imbécile regarde le bout du doigt»

Proverbe chinois

PRDR, RFD, APP, UFP, FP, AJD, PMDE, PLEJ, UCD, RD, PSD, UDN, UDP… Autant de combinaisons, des consonnes et des voyelles, pour désigner des partis politiques vivants, morts ou fictifs.

Nous avons donc déjà une vraie inflation de partis (plus de 35) pour nous encombrer des indépendants (de qui ou de quoi? CNI, UNI, LNC) qui utilisent des partis -pavillons de complaisance pour présenter leur liste nationale.

Ainsi, à la fin de cette transition, on aura tout vu : le colonel Ely O. Mohamed Vall en chantre de la démocratie, Mr  Ahmed Ould Daddah en nouvel ami d’Israël, Mr  Messaoud en messager de l’unité nationale et des candidats surgir de nulle part.

Alors, me diriez-vous, pourquoi cet engouement national pour ce que nous appelons (par ignorance) la politique? est-ce par Pur altruisme ou simple opportunisme?

A l’origine, à mon avis, il y a à la fois la recherche du profit immédiat et la versatilité

AFP PHOTO DESIREY MINKOH

de nos élites qui perpétuent cette tradition de nomadisme politique. Toujours selon mon humble avis, il serait judicieux de se poser des questions pour ne pas voter idiot aux prochaines échéances électorales.

Qu’est-ce qui fait courir les riches de Nouakchott vers des contrées lointaines pour briguer des postes de député ou de maire?

Prenons l’exemple  de la région du Ttirs-Zemmour : pourquoi Mr Hammada Ould Derwish se présente-t-il à Elbir, qui n’est pas la porte à côté, lui qui a déjà été directeur du port autonome de Nouadhibou, directeur de la BACIM banque, et qui est peu connu pour ses activités d’intérêt général pour la collectivité qu’il cherche à diriger?

Pourquoi Mr Khaddad Ould Mokhtar se représente-t-il à Fderick? Pour les énormes infrastructures qu’il y a battu lors de son précédent mandat, ou pour les lois qu’il a proposé au vote du défunt parlement pour protéger l’enfance, l’environnement ou l’éducation? Ou tout simplement pour exploiter l’immunité parlementaire et la carte de visite qu’elle offre pour augmenter son chiffre d’affaire?

Pourquoi Mr Zeidane Ould Hmeida se présente-t-il à Zouerate? Est-ce pour la bonne image qu’il a laissé au fils d’ouvrier que je suis, lorsqu’il était directeur à la Snim, ou pour sa contribution à l’implantation de sa tribu en usant du  favoritisme; à travers les avantages que son poste de directeur general de la snim lui conférait, ou tout simplement un pied de nez aux militaires qui l ‘ont emprisonné -et par là même rendu célèbre?

Pourquoi la famille Ducros se décarcasse-t-elle à Fderick un jour, et se prélasse-t-elle à Nouakchott le reste de l’année? Dans l’intérêt des citoyens autochtones me diriez-vous!

Pourquoi Mr Hadrami Ould Emmama veut-il s’incruster et se fossiliser à Zouerate, lui qui n’est connu que pour sa gestion controversée de l’eau. Est -ce pour obéir à ‘listikhara’ ou pour représenter vivement ses ‘Tlamides’?

Simples questions entre des dizaines de milliers d’autres, que vous pourrez poser par rapport à tous les candidats dans toutes les villes et villages de Mauritanie, et qui resteront en suspens. Elles en disent long sur ce qui se trame en haut et en bas et que nous devrons avaliser. Ces questions qui doivent être posées à propos du mobile de tous les candidats et dans toutes les régions.

L’exemple du Tiris-Zemmour est le plus flagrant car même un ressortissant du Polisario, qui a élu domicile à Zouerate, se présente sans soulever de polémique à l’ivoirienne.

Nous voilà donc avec 1.222 listes candidates aux prochaines élections municipales du 19 novembre. Sur ces listes, les formations politiques ont effectivement déposé 888, alors que les listes indépendantes, source de frictions verbales entre certains partis politiques et les autorités de transition, n'ont guère dépassé les 334 listes.

Quant aux élections législatives, 441 listes ont été déposées par des partis politiques ou des candidats indépendants en coalitions avec de partis : 260 proviennent des partis politiques et 124 des candidats indépendants.

Quel casse tête pour des électeurs qui ne sont pas habitués à voter pour un programme politique, et qui n’ont pas une culture des couleurs (à peine si un Mauritanien doué pouvait différencier entre le vert et le bleu), quel supplice! Ajoutez-y la candidature majorée de 20 pour cent des femmes et les têtes se perdent.

D’ailleurs, il ressort des premières listes que la tendance est aux femmes commerçantes. Ces femmes dépigmentées, trempées dans des crèmes luisantes, qui peuvent vous plumer comme un pigeon, ou vous fourguer des chaussures taiwanaises en les faisant passer pour des italiennes et nous faire avaler toute les couleuvres de la terre.

Pourquoi donc faire participer les femmes à hauteur de 20 pour cents, si c’est pour impliquer cette fraction de notre société? Alors c’est raté d’office. Parce que nous n’aurons jamais une élue vendeuse de couscous, ni une divorcée avec une famille nombreuse, ni une chômeuse de longue durée, ni une étudiante. Pour cette fois, les femmes ne seront pas entendues et representées dans l’hémicycle. Enfin  dans un pays où tout s’achète, la conscience, la fierté et les voix, Avec ou sans élections, c’est toujours ceux qui ont compris le système qui triomphent, et les damnés qui approuvent.

Mais un vautour, qu'il soit en smoking ou en treillis, qu'il soit indépendant ou dépendant, reste un vautour ou devient un député, preuve que Rien n’est Impossibles en Mauritanie (R.I.M).
 
Dr Kleib Ahmed Salem
EXTRAIT  DE LA  Chronique du Dr Kleib Ahmed Salem  -LE CALAME N°559 du 1er novembre 2006.

1 décembre 2012

L’opinion publique n’existe pas

par Pierre Bourdieu, le 27 novembre 2012 Les Temps modernes, n°318, janvier 1973 (pp. 1292-1309).Je voudrais préciser d’abord que mon propos n’est pas de dénoncer de façon mécanique et facile les sondages d’opinion, mais de procéder à une analyse rigoureuse de leur fonctionnement et de leurs fonctions. Ce qui suppose que l’on mette en question les trois postulats qu’ils engagent implicitement. Toute enquête d’opinion suppose que tout le monde peut avoir une opinion ; ou, autrement dit, que la production d’une opinion est à la portée de tous. Quitte à heurter un sentiment naïvement démocratique, je contesterai ce premier postulat. Deuxième postulat : on suppose que toutes les opinions se valent. Je pense que l’on peut démontrer qu’il n’en est rien et que le fait de cumuler des opinions qui n’ont pas du tout la même force réelle conduit à produire des artefacts dépourvus de sens. Troisième postulat implicite : dans le simple fait de poser la même question à tout le monde se trouve impliquée l’hypothèse qu’il y a un consensus sur les problèmes, autrement dit qu’il y a un accord sur les questions qui méritent d’être posées. Ces trois postulats impliquent, me semble-t-il, toute une série de distorsions qui s’observent lors même que toutes les conditions de la rigueur méthodologique sont remplies dans la recollection et l’analyse des données. On fait très souvent aux sondages d’opinion des reproches techniques. Par exemple, on met en question la représentativité des échantillons. Je pense que dans l’état actuel des moyens utilisés par les offices de production de sondages, l’objection n’est guère fondée. On leur reproche aussi de poser des questions biaisées ou plutôt de biaiser les questions dans leur formulation : cela est déjà plus vrai et il arrive souvent que l’on induise la réponse à travers la façon de poser la question. Ainsi, par exemple, transgressant le précepte élémentaire de la construction d’un questionnaire qui exige qu’on « laisse leurs chances » à toutes les réponses possibles, on omet fréquemment dans les questions ou dans les réponses proposées une des options possibles, ou encore on propose plusieurs fois la même option sous des formulations différentes. Il y a toutes sortes de biais de ce type et il serait intéressant de s’interroger sur les conditions sociales d’apparition de ces biais. La plupart du temps ils tiennent aux conditions dans lesquelles travaillent les gens qui produisent les questionnaires. Mais ils tiennent surtout au fait que les problématiques que fabriquent les instituts de sondages d’opinion sont subordonnées à une demande d’un type particulier. Ainsi, ayant entrepris l’analyse d’une grande enquête nationale sur l’opinion des Français concernant le système d’enseignement, nous avons relevé, dans les archives d’un certain nombre de bureaux d’études, toutes les questions concernant l’enseignement. Ceci nous a fait voir que plus de deux cents questions sur le système d’enseignement ont été posées depuis Mai 1968, contre moins d’une vingtaine entre 1960 et 1968. Cela signifie que les problématiques qui s’imposent à ce type d’organisme sont profondément liées à la conjoncture et dominées par un certain type de demande sociale. La question de l’enseignement par exemple ne peut être posée par un institut d’opinion publique que lorsqu’elle devient un problème politique. On voit tout de suite la différence qui sépare ces institutions des centres de recherches qui engendrent leurs problématiques, sinon dans un ciel pur, en tout cas avec une distance beaucoup plus grande à l’égard de la demande sociale sous sa forme directe et immédiate. Une analyse statistique sommaire des questions posées nous a fait voir que la grande majorité d’entre elles étaient directement liées aux préoccupations politiques du « personnel politique ». Si nous nous amusions ce soir à jouer aux petits papiers et si je vous disais d’écrire les cinq questions qui vous paraissent les plus importantes en matière d’enseignement, nous obtiendrions sûrement une liste très différente de celle que nous obtenons en relevant les questions qui ont été effectivement posées par les enquêtes d’opinion. La question : « Faut-il introduire la politique dans les lycées ? » (ou des variantes) a été posée très souvent, tandis que la question : « Faut-il modifier les programmes ? » ou « Faut-il modifier le mode de transmission des contenus ? » n’a que très rarement été posée. De même : « Faut-il recycler les enseignants ? ». Autant de questions qui sont très importantes, du moins dans une autre perspective. Les problématiques qui sont proposées par les sondages d’opinion sont subordonnées à des intérêts politiques, et cela commande très fortement à la fois la signification des réponses et la signification qui est donnée à la publication des résultats. Le sondage d’opinion est, dans l’état actuel, un instrument d’action politique ; sa fonction la plus importante consiste peut-être à imposer l’illusion qu’il existe une opinion publique comme sommation purement additive d’opinions individuelles ; à imposer l’idée qu’il existe quelque chose qui serait comme la moyenne des opinions ou l’opinion moyenne. L’« opinion publique » qui est manifestée dans les premières pages de journaux sous la forme de pourcentages (60 % des Français sont favorables à...), cette opinion publique est un artefact pur et simple dont la fonction est de dissimuler que l’état de l’opinion à un moment donné du temps est un système de forces, de tensions et qu’il n’est rien de plus inadéquat pour représenter l’état de l’opinion qu’un pourcentage. On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. Ayant dit au commencement ce que je voulais dire à la fin, je vais essayer d’indiquer très rapidement quelles sont les opérations par lesquelles on produit cet effet de consensus . La première opération, qui a pour point de départ le postulat selon lequel tout le monde doit avoir une opinion, consiste à ignorer les non-réponses. Par exemple vous demandez aux gens : « Êtes-vous favorable au gouvernement Pompidou ? » Vous enregistrez 30 % de non-réponses, 20 % de oui, 50 % de non. Vous pouvez dire : la part des gens défavorables est supérieure à la part des gens favorables et puis il y a ce résidu de 30 %. Vous pouvez aussi recalculer les pourcentages favorables et défavorables en excluant les non-réponses. Ce simple choix est une opération théorique d’une importance fantastique sur laquelle je voudrais réfléchir avec vous. Éliminer les non-réponses, pour lire la suite cliquer ici

31 octobre 2012

Messaoud victime d'un CANULAR téléphonique


J'aurais pu tout gober de l'intervention du président du "parlement en dépassement de terme" ; s'il n'avait pas parler de cette histoire d'appel  téléphonique où il a du appeler la présidence à 13 heures 30 minutes. 
C’est un canular : le président du parlement Messaoud a téléphoné au standard de la présidence d’après lui qui a transféré l’appel en France; Par soucis de dépense de La part de la présidence ou de la part du Général bien portant en France? L'homme le plus riche et le plus puissant du pays qui ne peut pas appeler son président de l’assemblée nationale directement sans passer par le standard de la présidence ?
Pourquoi   n’a-t-il pas appeler directement le Général sur son tel SFR ou sur son mattel  en roaming ?
Tout simplement on est à la veille d’une marche de l’opposition et il fallait servir  un événement pour dissuader l'opinion publique. 
Avant c'est-à-dire il  y a quelque mois à la veille de chaque manifestation de la COD le régime nous annonçait une voiture ou deux d’AQMI suspectes infiltrées  dont  le message modèle est "Deux voitures suspectes seraient entrées dans le pays et chercheraient à gagner la capitale pour y perpétrer des actions terroristes annoncent des sources anonymes . L’identité des suspects tout comme leur nombre restent inconnue mais il semble qu’il s’agit d’un commando composé de jeunes recrûs d’Aqmi qui auraient pris un itinéraire tortueux, réussissant à chaque fois à tromper la vigilance de leurs poursuivants.
Pour l’instant aucun suspect n’a été appréhendé mais les mesures de sécurités ont été renforcées au maximum autour de l’ambassade de France et des fouilles systématiques sont opérées sur des voitures en provenance de l’intérieur du pays
" voir ce lien

Le régime distribuait aussi des dates et des poissons "yaye boy" à la même heure que la manifestation pour empêcher la population de manifester.
Cette fois ci  le régime qui  nous ressuscite un Général MALADE  à travers un  imitateur, le même qui officie sur TV SHINGUITY dans les émissions satiriques.
 Ce régime là est capable de tout et on est pas au bout de nos surprises:
Dr kleib ahmed salem
neurochirurgien des hopitaux 
mauritanie