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31 août 2008

réaction à chaud d'un ami "Sidi Mohamed ould Zenvour"

Je me sens, pour le moment, interpellé par la situation que vit mon pays.
Comme le disait J.P Sartre, « chaque parole a des retentissements, chaque silence aussi… ».
J’avais décidé de ne plus écrire depuis un certain temps mais en visitant le blog de mon ami Dr Kleib, pour lequel je suis bien reconnaissant pour sa franchise et son honnêteté intellectuelle j’ai voulu lui exprimer une opinion qui n’est forcément pas la sienne.
Nous tous, intellectuels et démocrates de surcroit nous sommes censés être contre la prise du pouvoir par la force. Mais Sidi n’est –il pas venu au pouvoir par la force et le poids de ceux qui l’ont enlevé ?
Cette question me parait essentielle pour tout débat sur la légitimité de Sidi ou l’irrégularité de l’action des militaires.
Dr Kleib sait bien qu’entre la peste et le choléra il faut bien choisir le dernier. Oui Sidi est la peste et les militaires sont le Choléra .
N’eut-il pas mieux valu pour Sidi, d’ éviter au pays le pire en annonçant sa démission et d’avouer qu’il est responsable de la situation dans laquelle il a mis le pays et de nous épargner des problèmes politiques et économiques et des militaires? Monsieur Sidi Ould Cheikh Abdallahi n’a-t-il pas écarté les anciens colonels du pays au profit des jeunes généraux auxquels il était reconnaissant jusqu’à la veille de leur limogeage ?
Sidi n’était-il pas incapable de trouver des solutions au blocage institutionnel du pays pendant plus de quatre mois ? Bref il était vraiment impuissant.
Donc pourquoi pleurer sur un chef impuissant pour nous mener vers la dérive ?.
Il faut donc appeler à une solution qui écarte Sidi et renvoie les militaires à la caserne.
Cette solution consiste en l’organisation des élections présidentielles dans les plus brefs délais et l’amendement de la constitution par des clauses qui ordonnent aux chefs des corps militaires à jurer de ne plus faire des putchs et au nouveau président d’empêcher son épouse de paraître à la télévision, de ne faire aucun trafic d’influence et de n’avoir aucune fondation.
Sidi Mohamed ould Zenvour
NOUAKCHOTT
MAURITANIE
note du blogueur:
je te remercie pour ton billet, qui n'exprime pas mon opinion forcement mais il a bien sa place sur ce blog qui est le votre aussi. je te promets de te répondre toi et dr ZEIDANE dans un prochain article.

29 août 2008

les cadres de Zouerate disent NON au PUTSH


























28 AOUT 2008 durant une conférence débat au Club des Aigles de Zouerate a vu se réunir tout ce que Zouerate contient comme cadres patriotes pour dire non au putsch. Comme l’atteste ces photos .

27 août 2008

Pour comprendre, il faut voir l’image de l’intérieur

Je m’excuse au prés des visiteurs pour cet article qui a été retiré du blog sur la demande de l'auteur mon ami le Dr Seydna Ali ould Zeidane. Pourtant je l'ai mis en ligne dés que je l'ai reçu sur ma boite mail.
Cet article exprimait l’opinion de l’auteur qui est forcement différente de l’idéal de ce blog libre, démocrate et résistant.
Quant à moi, sans aucune hésitation j’ai affiché mon mépris pour les putschistes dés la premiere heure. Je suis toujours anti putsch, anti ould abdelazize (le personnage le plus répugnant que j’ai jamais vu).
Le seul responsable de la régression de la démocratie dans notre pays.
Si l’on dépassionne le débat, on se rend compte que tout ce que nous reprochons à sidi ould cheikh abdallahy ne vaut point d’enterrer l’espoir et l’avenir d’un pays.
Dr kleib AHMED SALEM

Couple présidentiel : A la conquête des cœurs

cliquer sur les images
Couple présidentiel : A la conquête des cœurs



Une chose est sûre : depuis Moktar Ould Daddah et Marième Daddah, il n'y a pas eu de vrai ‘couple présidentiel' en Mauritanie. L'arrivée au pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdallahi va-t-elle changer la chose ?
Beaucoup de supputations avant, pendant et après la présidentielle sur le rôle de chacun au sein de cette famille qui a fantasmé l'opinion dans les salons de Nouakchott. A telle enseigne que les mouvements de tous les membres de la famille Ould Cheikh Abdallahi sont suivis à la loupe. ‘Scrutateurs' malintentionnés et observateurs sont du même avis : un nouveau style est en train de voir le jour à la présidence.
Pour lui, cela a commencé par la prière du vendredi à la mosquée centrale de Nouakchott. Du jamais vu depuis le milieu des années 60. Cet acte qui aurait dû être salué sans réserve, a été l'objet de critiques et de scepticisme. Cela s'est poursuivi avec les visites de terrain. Notamment dans les hôpitaux. La dernière est celle effectuée le jour de la fête du Fitr à l'hôpital Zayed. Il a voulu en faire ‘une visite d'information'.
Dans sa déclaration à la presse, il a dit avoir ‘jugé nécessaire d'effectuer cette visite en ce jour béni qui nous est cher en tant que musulmans, car étant une occasion d'échange d'excuses et de tolérance'. ‘J'aurai voulu visiter tous les malades pour leur faire part de ma sympathie, mais, a-t-il dit, la visite s'est limitée cette fois-ci à cet hôpital'. Même s'il a appelé ‘à une amélioration des prestations dispensées aux patients', certains lui reprochent de n'avoir ‘rien amené, en ce jour d'offrandes, aux malades'. Nonobstant tous ces reproches, justifiés ou non, le style de l'homme est là : simplicité, humilité et vérité. On se souvient encore de son interview où il s'était refusé de verser dans la démagogie, préférant parler vrai quitte à servir à ses détracteurs des raisons de le critiquer.
Pour elle, le champ de l'action est beaucoup moins aisé à investir. D'abord les préjugés développés dans les salons par ses détracteurs, ensuite les relents négatifs du carcan social institué ces dernières années. Quand elle crée la Fondation Khattou Mint el Boukhari (Fondation KB), c'est une levée de boucliers de toute part. Les uns et les autres refusent d'y voir la volonté d'aider son mari dans l'exercice de sa charge présidentielle. Ce qui, ailleurs, est un acte d'engagement louable, devient vite une ‘hérésie sociale'.Mais pour Mme Khattou Mint el Boukhari, ‘le temps est à l'action, pas aux bavardages', comme on dit dans son entourage. Distributions de vivres dans les quartiers pauvres de Nouakchott. Puis intervention en pleine crise de l'eau avec les navettes des citernes qui ravitaillent la périphérie de la capitale, là où l'eau coûte le plus cher, là où elle manque le plus. C'est la catastrophe de Tintane qui révèle au grand jour la Fondation KB. Puis Kaédi, où la Première dame se rend en personne. Tout en étant aux côtés de son mari dans ses principaux déplacements, Mint el Boukhari prend ses bureaux au siège de la Fondation. Là, elle reçoit continuellement, écoute les plaintes, répond aux doléances, compatit aux douleurs. ‘Une manière pour elle de maintenir le contact avec les populations'. Elle est un peu le bras ‘social' de l'exercice du pouvoir par son mari. Elle se veut, quant à elle, ‘une promesse tenue'. ‘Pendant la campagne beaucoup de promesses ont été faites à des gens qui avaient l'habitude de perdre de vue ceux qui viennent demander leurs voix dès leur élection. Ce ne sera pas le cas avec nous'. Ce qui importe à la Présidente ? ‘Ce sont les pauvres et en quoi la Fondation peut le aider'. C'est seulement ainsi que le volet social du programme du Président Ould Cheikh Abdallahi peut être mis en œuvre. La Fondation est en fait un complément d'action pour le nouveau pouvoir. Une sorte de porte ouverte par la présidence sur le terrain. Une main tendue aux nécessiteux. A l'occasion justement de la fête du Fitr, Mme Khattou Mint el Boukhari a fait le déplacement dans un centre médical de Sebkha. L'occasion de passer à la maternité, compatir aux douleurs des mères et apporter cadeaux et nourritures. L'occasion aussi de faire un geste envers un centre d'accueil des enfants abandonnés qui vivent un drame réel et qui souffrent dans l'indifférence totale. La Fondation KB qui est naissante il est vrai, a bénéficié du mécénat de quelques hommes d'affaires comme Bahaye Ould Ghadde qui a gracieusement fourni des produits alimentaires destinés à combler le déficit alimentaire dans certaines zones sinistrées, Mohamed Ould Bouamatou qui a offert des 4×4 pour acheminer les produits sur place et Ahmed Baba Ould Azizi qui a offert des citernes pour le ravitaillement en eau des zones assoiffées. D'autres donations ont été enregistrées. Une offre qui a permis d'équiper la Fondation et de la lancer sur le terrain de l'action. La Fondation ne compte justement que sur les donations du genre et sur la coopération internationale pour mettre en œuvre son ambitieux programme (voir encadré). En aucun cas elle ne peut donc gêner l'action du gouvernement en la matière. Au contraire, elle ne peut qu'en être l'appui.
C'est sans doute cette sortie de ‘la voie consacrée' depuis trente ans, qui est à l'origine des médisances et autres commentaires qui relèvent plus de la malveillance que de reproches fondés et argumentés. Il faut simplement croire qu'après avoir conquis le pouvoir, le couple présidentiel s'en va à la conquête des cœurs. De ceux qui en ont encore…
Mouhamed Fall Ould OUMER
journal LA TRIBUNE mauritanie
Note du blogueur :
le Couple présidentiel : A la conquête des cœurs a été publié dans le journal la tribune le 8 mars 2008. j'ai manifesté sur mon blog mon dégout par cette presse de caniveau. Ironie du sort au jour d hui c'est moi qui réclame le retour de SIDI et de son placenta"khatou", pendant que le journal la tribune par la voie de son éditorialiste (qui a déjà connu toutes les saveurs des plats de tous les gouvernements précédents) , fait les mains et les pieds pour les militaires . Quel destin tragique !

25 août 2008

MOUSSA ould hamed en mode patinage

Voici Un exemple du doute qui est entrain de s’installer dans les esprits des laudateurs mauritaniens. Le journal BILADI sous la plume de son éditorialiste OULD HAMED a écrit au lendemain du putsch. « Il ne sert à rien de pleurer sur le sort de la démocratie. Il ne sert à rien de crier sur tous les toits sa volonté de remettre au pouvoir un régime qui est bien mort. L’essentiel est de lutter pour que les libertés soient maintenues et pour que des élections libres soient -le plus rapidement- organisées et pour que le rôle de l’armée soit définitivement souligné, afin qu’il ne soit absolument plus possible de mener un putsch contre la légalité.. »
J’explique à ceux qui auraient raté ce passage, il faut oublier la démocratie,"emsa7 mat" pour regarder vers l’avant et préparer les élections organisées par ould Azize en qui nous croyons. il va nous fixer des nouvelles règles et il mettra la barre si haute qu’aucun militaire n’osera intervenir dans la futur démocratie épicée à la militaire. il rajoute avec le culot et la grace dont il parait etre maitre dans le genre des conseils sur la démocratie avec des mots simples qui sonnent comme un slogan sovietique « Il ne faut pas rester coincé sur l’instant, il faut regarder en avant ». Puis subitement il découvre son erreur d’appréciation face à la fermeté de l’opinion internationale et il se dit dans son fort intérieure "mince j’ai parié sur le mauvais cheval" pour se corriger en s’érigeant en sage défenseur de la démocratie ainsi il écrit dans son dernier éditorial « Mais pourquoi se mettre sur le dos la communauté internationale? Elle ne nous demande pas de nier nos valeurs, ni de trahir notre pays, mais simplement de respecter les valeurs de la démocratie… »
la suite à demain
Dr kleib
Pour lire l'editorial en question voici le lien
Edito du journal BILADI 122 du 11/08/2008
Il ne sert à rien de pleurer sur le sort de la démocratie. Il ne sert à rien de crier sur tous les toits sa volonté de remettre au pouvoir un régime qui est bien mort.

L’essentiel est de lutter pour que les libertés soient maintenues et pour que des élections libres soient -le plus rapidement- organisées et pour que le rôle de l’armée soit définitivement souligné, afin qu’il ne soit absolument plus possible de mener un putsch contre la légalité.Les Mauritaniens doivent d’abord pleurer sur leur retard culturel et politique, sur la nullité de leur élite, et sur la corruption qui ronge leur société. Ce sont là des maux que nous devons vite combattre. Car ne l’oublions pas, le défunt régime a d’abord été la victime de ces fléaux là.En attendant, ce qui reste des débris de la démocratie doit être sauvé. Comment? En respectant les structures encore en place, en organisant des débats libres, en prônant le dialogue entre toutes les sensibilités, et en réfléchissant ensemble sur notre avenir démocratique. Il ne faut pas rester coincé sur l’instant, il faut regarder en avant.


Edito du journal BILADI 130 du 24/08/2008
Le constat est évident: notre pays risque de devenir le paria de la communauté internationale.Après les USA, la France, l’UA, le conseil de sécurité… voici la Banque mondiale, leplus grand bailleur de la Mauritanie, qui suspend, jusqu’au retour à la normale, tous ses financements. Il s’agit d’une enveloppe de 300 à 400 millions de dollarsconsacrée à d’importants et grands projets de développement (Aftout Sahli, les routes, hydraulique…) qui, en plus, employaient un grand monde. Des voix se lèvent dans le pays pour minimiser l’apport des financements extérieurs dans le développement. Elles vont même jusqu’à dire que nous pouvonsnous passer du soutien des autres si nous arrivons seulementà bien gérer nos biens propres. Cela est faux.La Mauritanie est un pays, dont les habitants sont certes fiers d’eux-mêmes et leur patrie, mais pauvre et sous développé. Mais pourquoi se mettre sur le dosla communauté internationale? Elle ne nous demande pas de nier nos valeurs, ni de trahir notre pays, mais simplement de respecter les valeurs de la démocratie…Nos engagements en tant qu’hommes de valeurs, justement.La classe politique, alliée aux militaires ou opposée à eux, doit chercher à s’entendre sur le minimum afin de préserver nos populations, déjà éprouvées par la cherté du quotidien, contre tout risque d’embargo. Il est vrai que nous sommes installés dans une crise réelle de légitimité du pouvoir, tout comme nous nous trouvons devant un fait accompli. Les uns et les autres doivent réviser leurs exigences pour sauverl’essentiel. A eux maintenant de trouver les voies et moyens d’y arriver.

24 août 2008

la fierté de la mauritanie


Ceux qui se sont distingués par leur courage et leur patriotisme:
1-le capitaine sidi ould deiche le seul officier qui par son courage et son patriotisme a démontré sur ce blog le 11 aout 2008 que l'on peut dire non au général Staline ould abdelaziz responsable de tous les malheurs des militaires du pays.
2-Le journal Tahlil hebdo est le seul journal qui a eu le courage d'expliquer ouvertement, les risques de ce coup d'Etat pour le pays . je vous conseille de le lire pour ecouter un son de cloche autre que celui de la television et de la radio mauritanie.

3- le journaliste qui a donné l'exemple En démissionnant de son poste de présentateur vedette Isaac Ould el Mouktar, ex-directeur de la deuxième chaîne de la télévision d'Etat, TVM2, aui a quitté son poste après le coup d'Etat. "La chaîne s'est transformée en porte-parole des partisans du nouveau régime (...) La censure est totale", dénonce-t-il . il l'a fite pour ne pas faire l'éloge d'unGENERAL en qui il ne croit point sa bonne volonté.
4- Les leaders des partis politiques du front de la défense de la démocratie " je ne les apprécie pas du tout" mais ils défendent en ce moment une cause noble et juste à savoir le retour à la légalité.
5-l'ambassdeur de mauritanie au USA qui a démissioner pour ne pas servir les ennemis du pays ,aussi est un exemple de courage et de patriotisme à mediter .
6- Une mention spéciale pour la blogosphere mauritanienne « cannalh, blog haut et fort, et d’autres ) qui s’est mobilisé sans hésitation pour faire échouer ce coup d'Etat, qui ne pourrait qu'échouer. Mon estime va vers ces hommes et ces femmes épris de liberté qui ont vite compris l’intérêt pour le pays (d’être un model de démocratie et de stabilité) et qui ont dit NON massivement au putsch. Je suis fière de faire partie de cette frange d’intellectuels qui se sont mobilisé contre ce coup d’ÉTAT. Voilà le résultat de nos efforts, Nous sommes à trois semaines et la reconnaissance du monde civilisé se fait attendre. Le doute commence à s’installer dans les esprits de ceux qui rivalisaient en terme de soutien au général. Ils révisent en ce moment leurs copies et leurs positions.Les pro putsch de la première heures, les spécialistes ès retournement de veste qui ne font pas l’honneur du pays ni du peuple mauritaniens s’apprêtent en ce moment à prendre la balle au rebond en s’accrochant à une négociation. Avec le front de la défense sans vouloir parler du retour sans condition du président ould cheikh abdallhy.

18 août 2008

Coup de massue sur la démocratie



« Chat timide fait souris effrontée. »

Proverbe irlandais

Le 6 Août, l’armée a fait brutalement intrusion dans notre processus démocratique pour le bloquer et suspendre son évolution tout en excipant de la nécessité d’un «redressement national» ou un mouvement rectificatif. Peu importe l’expression utilisée, le résultat est décevant. Nous voilà à tergiverser lorsque l’espoir de tout un pays se trouve balayé par les ambitions insatiables d’un général qui n’a aucun projet social ou économique, autre que celui d’être l’instigateur d’un coup de force artisanal à la recherche de la voie de la raison. L’image du général seul qui monte au créneau face aux médias me laisse perplexe, car elle montre qu’on est face à un homme seul, qui n’a pas mesuré la portée de la nuisance de son geste. Ce général qui reprochait au président ses velléités d’indépendance par rapport aux militaires et son droit le plus élémentaire de le limoger de son poste.
Même s’il a laissé, à tort, entendre que son limogeage allait entrainer le pays dans une guerre civile. Il faut le prendre au sérieux. Aujourd’hui, la situation est dangereusement brûlante et la poudrière risque d’exploser à tout moment. Il suffit de la moindre étincelle, décès accidentel ou politique d’un des leaders politiques pour que le pays sombre dans l’anarchie d’une part. D’autre part, la situation économique risque de se détériorer dans les jours à venir après la décision des Etats Unis d’Amérique et de l’Europe de suspendre leurs aides et subventions au pays. Dans un futur proche, la crise, énergétique et alimentaire, internationale risque probablement d’avoir raison du régime militaire voire de notre pays.Le putsch n’est pas une réponse appropriée ni une intervention chirurgicale, ultime recours pour sauver un patient d’une mort imminente. Ni la seule voie pour sortir la Mauritanie de cette fausse impasse créée de toutes pièces par des actions subversives qui visent à discréditer le pouvoir légitime, au point de susciter dans l’inconscient des mauritaniens une certaine révolte contre le régime en place comme s’il était responsable de tous les maux de ce pays.
Le ballet des penseurs trépidant pro putsch, dépêchés à la télévision laisse une image figée de désarroi et désolation dans le cœur et dans l’esprit de tout mauritanien qui avait un mince espoir de voir ce pays sortir de l’emprise des militaires. Ils ont fait tant de palinodies, autant d’hypocrisie pour si peu de réflexion ! Et tant de complaisance pour nous convaincre de l’utilité de ce coup d’Etat. Ils veulent nous convaincre que la démocratie ne peut pas s’adapter à notre milieu sociologique sur lequel elle a été greffée. Que diront-ils, ces frondeurs bénis oui-oui du général putatif à leurs enfants ?Quand le général étale son mépris pour tout ce qui est le plus précieux dans une démocratie à savoir l’ordre constitutionnel. L'idée selon laquelle ce putsch-appelons le ainsi parce que on ne peut pas faire autrement- pourrait être mis à contribution pour corriger la démocratie est une illusion dont il faut se défaire. Rien ne justifie un coup d’Etat comme ultime raccourci pour accéder au pouvoir, dont les conséquences à tout égard sont pour le moins catastrophiques. Les vrais intellectuels doivent s’élever contre le putsch et leur position ne doit laisser l'ombre d'aucune ambiguïté.D’où mon choix de défendre un président démocratiquement élu qui est en ce moment militairement séquestré. Oui ce même président auquel j’ai consacré toute mon énergie depuis deux ans, pour le critiquer parfois à la limite de l’injure et de l’outrage. Je lui reconnais qu’il a été élu démocratiquement et que son retour ne doit pas faire l’objet d’un doute.A quelque chose malheur est bon, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, une fois revenu au pouvoir, serait enfin un homme libre et émancipé qui a coupé enfin le cordon ombilical avec les militaires et soigné sa timidité.
note du blogueur:
Je vous recommande de lire ces articles du même auteur pour approfondir vos connaissances sur l’origine du putsch: CLIQUER SUR LES LIENS
6 juillet 2008

17 mai 2008 journal LECALAME
6 avril 2008

9 mars 2008

18 février 2008 (extrait du journal LECALAME)
17 novembre 2007 (extrait du journal LECALAME)
23 octobre 2007 (extrait du journal LECALAME)
27 mars 2007
6 mars 2007
27 septembre 2006 (extrait du journal LECALAME)
A quand le prochain coup d’Etat ?

17 août 2008

La situation ambiguë

par/Dr Seydna Ali Zeidane chirugien et ecrivain mauritanien
Ceux qui ce sont réveillés le 6 août 2008 pour la prière de Alvager et ont ouvert par la suite Radio Mauritanie, ont sûrement entendu le communiqué de limogeage des 4 chefs d’Etat majors et 30 minutes plus tard celui du chef de sûreté nationale. Les patriotes ce sont sûrement demandés où va le pays ? puisque le parlement a été bloqué illégalement par le ministre des relations avec le parlement et la société civile, celui-ci avait dit 3 jours plutôt « seul le président est habilité a demander une session extraordinaire du parlement », or celle-ci est une violation flagrante de la constitution qui stipule « article 53 le parlement peut être réuni en session extraordinaire a la demande du président de la république ou la majorité des membres de l’assemblé nationale sur un ordre du jour déterminé ». Maintenant vient s’ajouté un autre blocage, celui de l’institution militaire. Donc seule l’institution présidentielle marche ! or ceci nous fait revenir en arrière où tout est monopolisé par la présidence.
Je ne pense pas qu’on s’est débarrassé d’un dictateur semi-élu (Mouawiya ould Sid’Ahmed Taya) pour le remplacer par un autre dictateur élu (Sidi Med ould Cheikh Abdellahi). La démocratie n’est par des urnes, mais c’est une pratique. On t’avait pas élu pour que tu fais ce que tu veux, toi, ta famille et tes amis, mais ce qui est bon pour nous. Imaginez que le coup de Sidi avait reçu, il sera un nouveau Marcos élu. Le coup d’Etat n’est pas toujours dans un seul sens, rappelez-vous de Napoléon en 1804 et plus près de chez nous Bokassa au centre Afrique.
J’appelle ce que Sidi a fait un coup d’Etat, puisqu’il a été complété en secret à 4h du matin par 5 personnes (en plus du président déchu, ould Wafve, ould Rzezim, Moussa Fall, ould Sidi Baba).
D’autre part, les militaires doivent savoir qu’on est avec eux à condition que leur réaction soit réellement pour rectifier la voie de démocratie. Organiser dans le plus bref délai des élections présidentielle, revenez ensuite à vos places et restez les garants de la démocratie et intervenez lorsque le prochain président déraille.

Dr Seydna Ali Zeidane
chirugien et ecrivain mauritanien

11 août 2008

un officier s'exprime contre le putsch le Capitaine de l'armée Sidi Ould Deiche









Un coup d'Etat de trop

Une fois de plus, les chefs de notre armée se sont lancés dans des aventures peu orthodoxes, en mettant l'avenir de tout un pays en question. Ces chefs qui devaient s'occuper plus de leurs troupes( peu préparés, mal habillés et délaissés moralement), Ont fait une intrusion dans notre processus démocratique pour le bloquer et suspendre son évolution tout en excipant de la nécessité d’un « redressement national », dans un pays supposé être démocratique, où des institutions constitutionnelles ont été misent en place après une période de transition sanctionnée par l'investiture d'un président dûment élu et reconnu par toutes les forces politiques nationales.
Le mercredi 6 Août 2008, la légalité constitutionnelle a été violé par un groupe d'officiers supérieurs qui se croient au dessus des lois, nationales et internationales en refusant de obtempérer à un décret présidentiel, les remplaçant par d'autres officiers Cette attitude montre une insubordination au président de la république, comme chef suprême des forces armées, et une insoumission à une constitution voté par tout le peuple mauritanien.
Ce jour là un Conseil d'Etat est constitué, après la séquestration du président de la république et la diffusion du Décret numéro annulant le dit décret présidentiel "Légalement et pratiquement". Du point de vue légal, la constitution de ce conseil est une haute trahison et pratiquement elle ne peut qu'être qualifiée autrement qu’une simple rébellion dans une armée délabrée.
Quelques jours plus tard, le président du HCE, reproche au président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi d'Être faible devant les menaces terroristes et l'accroissement de l'insécurité dans le pays. Cette reproche nous renvoie à nous demander qui s'occupaient des dossiers du terrorismes et de l'insécurité, c'est bien l'armée et la Police chapotés par les deux généraux, non??
L’une des coutumes militaires voudrait que le chef se doit d’être exemplaire pour ses subordonnés en obéissant au règlement militaire et à l'ordre constitutionnel. Quel exemple nous ont donné nos Chefs?
la réponse à cette question doit interpeller non seulement nos Chefs militaires, si non aussi nos Politiciens, députés et sénateurs qui dés les premiers instants se sont mis à justifier l'injustifiable, ont il oublié d'où tirent ils leurs légitimités?
- De la constitution qui vient d'être violée par leurs maitres ou de leur loyauté à un groupe de militaires rebelles.
Le mouvement opéré par le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi, non seulement il est constitutionnel mais nécessaire vue l'incapacité de ces généraux à résoudre les problèmes d'une armée souffrante, agonisante qui risque d'éclater à tout moment. Il suffit de savoir que nos militaires vendent leur sang pour nourrir leurs enfants au temps où leurs Chefs dédient leur temps à la politique et au négoce frauduleux.
Je fais un appel à tout le peuple mauritanien, aux forces politiques aux chefs militaires de se réunir pour sauver la Mauritanie et d'exiger le retour à l'ordre constitutionnel. D'autre part j'interpelle toutes ces classes, dans ce moment crucial, de bien réfléchir à l'intérêt général au lieu d'un profit personnel momentané et d'en agir avant que ça ne soit trop tard.
Vive le Peuple Mauritanien, Vive la Mauritanie.


le Capitaine de l'armée Sidi Ould Deiche


( vous pouvez voir sa video sur you tube)


10 août 2008

Putsch en Mauritanie : honte pour l'Afrique


Jeudi, 07 août 2008
Le premier président démocratiquement élu en Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, vient d'être déstitué par un coup d'Etat militaire orchestré par le chef de la garde présidentielle qui venait d'être limogé de ses fonctions il y a à peine quelques jours. Nous aurions peut être dû nous taire face à cet anachronisme auquel ce pays ouest-africain nous a habitués depuis son indépendance. Car, la Mauritanie, rappelons-le, bat le record des coups d'Etat militaires en Afrique. Mais cette fois-ci, nous devons tous nous lever comme un seul homme pour dire non à cette pratique médiévale qui déshonore tout notre continent.
Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été porté au pouvoir à la suite d'une élection présidentielle organisée en début 2007 et qui a été considérée comme un modèle démocratique pour l'Afrique et le monde arabe. Après un an de mandat, personne ne peut lui demander de réaliser des miracles au regard de l'état agonisant des économies africaines et surtout d'un pays aussi pauvre que la Mauritanie. Reste encore que les putschistes ne justifient pas leur action sur des contre-performances du gouvernement de Cheikh Abdallahi. Leur coup ne semble être dicté que par la soif de la vengeance étant donné qu'il intervient quelques jours après les changements opérés par le président à la tête de l'armée, de la gendarmerie et de la garde présidentielle.
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, meneur de ce coup, n'a pas un projet de société à réaliser qui puisse aider les Mauritaniens à requalifier leurs conditions de vie.

D'autres généraux, en Mauritanie et ailleurs en Afrique, qui ont suivi cette voie macabre se sont transformés plus tard en dictateurs et n'ont pas conduit leurs pays à des lendemains meilleurs.
La question fondamentale à se poser aujourd'hui est celle de savoir comment la fameuse communauté internationale et celle africaine en particulier vont se comporter face à ces putschistes ?

Car il ne suffit pas de prononcer des condamnations verbales pour sanctionner ceux que, démocratiquement, on peut qualifier des hors-la-loi. Nous pensons qu'il faut poser des actes concrets pour faire comprendre à Mohamed Ould Abdel Aziz et ses amis que leur acte répréhensible les met automatiquement au ban de nations du 21ème siècle. Parmi la panoplie de mesures à prendre contre eux, nous suggérons la rupture des relations diplomatiques entre la Mauritanie et tous les pays, l'expulsion de tous les diplomates de ce pays partout où ils sont accrédités, la suspension de ce pays de toutes les institutions internationales, continentales que régionales, etc. Mais au-delà de ces " mesures représailles ", seule l'attitude des Mauritaniens va compter plus. Après plusieurs décennies des régimes autocratiques, vont-ils accepter d'être encore dirigés par des personnes à qui ils n'ont accordé aucune légitimité ?

A quoi alors auront servi les élections organisées en 2007 ?

Les Mauritaniens ont l'obligation de s'opposer, par tous les moyens, à ces putschistes pour faire échec à leur plan.
Sinon, d'autres apprentis sorciers en Afrique, prenant prétexte de ce qui vient de se produire à Nouakchott, risquent de perpétrer ce genre de putsch ailleurs dans le continent.

Pour ce, les peuples africains doivent soutenir leurs " frères " Mauritaniens dans leur combat pour le triomphe de la démocratie.
Rombaut Ot

(observateur CONGO)

6 août 2008

le coup d'ETAT de trop

Un appel solonel au peuple mauritanien aux braves qui croient dans l'avenir du pays à marcher dans la rue et à defier les militaires. je condamne fermement et energiquement la prise du pouvoir par la force. il n'est pas dans l'interet des militaire qu'une guerre civile ecalate. je suis comme tout démocrate contre les coups d'Etat. Un appel aux autres valeureux militaires pour sauver la mauritanie.
la communauté internationale doit aussi condamner ce coups d'ETAT.
le président ould cheikh abdallahy est élu " avec la complicité des militaires" mais il est élu dument.
Que ceux qui ont violés la constitution soient jugés et condamnés à la peine capitale.
Dr kleib