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NEWS: Pour ne pas voter idiot il faut lire, voir et écouter Tout sur l'élection présidentielle en Mauritanie

17 janvier 2011

Après Ben Ali, à qui le tour?


extrait du journal le calame(lien)

En Tunisie, le peuple s’est soulevé après qu’un chômeur diplômé de Sidi Bouzid s’est immolé par le feu, lorsqu’un policier municipal a confisqué son chariot de légumes. Les images et l’information ont vite franchi les frontières en brisant les remparts de la censure du régime policier de Ben Ali. C’est un peu grâce à Internet, Facebook, Tweeter et un coup de pouce des télévisions satellitaires arabes, Aljazeera et El Arabia, que le soulèvement populaire s’est amplifié de jour en jour malgré les appels au calme et les promesses du président Ben Ali. Le lendemain, les travailleurs ont rejoint le cortège de protestation puis les avocats et les étudiants. Les jours suivants, la police a tiré a balles réelles sur les manifestants laissant des morts sur les pavés et une répression policière aveugle s’en est suivie, pendant que la télévision nationale TV7 (équivalent de notre TVM) continuait de diffuser des feuilletons et des divertissements comme si de rien n’était comme au meilleur des mondes possibles.

La hausse des prix des produits de première nécessité, le chômage et la confiscation du pouvoir par le président Ben Ali et par son entourage ont poussé le peuple tunisien à se révolter et donner un exemple de dignité et de bravoure à la Mauritanie, l’Algérie, l’Egypte, la Libye et la Jordanie, pays où tous les ingrédients à l’origine de cette révolte sévissent encore.
Le dictateur Ben Ali a battu une Tunisie moderne et développé à quel prix ? Il a bafoué les droits de l’homme, embastillé et torturé des opposants et des intellectuels et poussé à l’exil les dissidents politiques, il a muselé la presse et les médias. Il a transformé les tunisiens en robots, avec comme seules préoccupations, le sport et la musique. Ben Ali et son parti/Etat, le RCD, l’équivalent de notre UPR (fils du PRDS) ont façonné et dirigé la Tunisie d’une main de fer pendant 23 ans sous la protection de l’Occident. Le modèle économique tunisien salué par le Fonds Monétaire International n’a pas résisté à la soif de liberté. La communauté internationale, prise au dépourvu, est entrain de manœuvrer en secret pour garder sa main sur ce pays d’intellectuels et des braves. La révolution populaire est sur le point d’être récupérée par l’ancien appareil de l’Etat. Ils se serviront de la constitution comme alibi puis cuisiner un nouveau pouvoir qui va façonner les élections à sa guise. La même constitution qui a légitimé Ben Ali au pouvoir quatre fois et fait moisir Bourguiba à Carthage. S’il en est ainsi, c’est un échec de la révolution, des morts pour rien. A tous les dictateurs en place d’hier et d’aujourd’hui dont ceux qui sonnent le clairon des slogans creux de « président des pauvres», le message est clair. Le peuple ne se laissera pas berner par une ou deux routes bitumées pendant qu’une minorité s’accapare en toute impunité les richesses de l’Etat. Pendant que l’UPR, un parti/Etat embryonnaire, continue à verrouiller l’administration, à museler la presse par l’appauvrissement et interdire à l’unique télévision tout son de cloche différent de celui du Général.
La Tunisie m’a enseigné la médecine, et les tunisiens viennent de me montrer le chemin la liberté. Quel bel exemple !
Dr Kleib Ahmed Salem.
à lire dans le journal le calame (mauritanien)

12 janvier 2011

Combien ont coûté les voyages du Général au peuple mauritanien.


Telle est la question que se pose tout citoyen en ce moment de crise. Quand le chômage bat son plein et la misère se respire dans tous les foyers. Quand la grogne sociale est entrain de contaminer les pays maghrébin par effet domino.Il a vite compris qu'il pouvait profiter de son statut de président (par la force de l’armée) pour faire Six fois le tour monde en forme de voyage d’Etat dont tout le monde se moque. les six derniers mois: 9 voyages (soit un chaque deux semaines)
• 10/01/2011:Le Président de la République quitte Nouakchott pour N'djaména
• 19/12/2010:Le Président de la République se rend au Soudan
• 13/12/2010:Le Président de la République se rend en Tunisie
• 10/12/2010:Le Président de la République se rend au Sénégal et au Burkina Faso
• 29/11/2010:Le Président de la République est arrivé à Tripoli
• 08/10/2010:Le Président de la République se rend en Jamahiriya Arabe Libyenne
• 22/09/2010: Le président de la république a quitté Bamako mercredi au terme d'une visite de deux jours
• 16/07/2010:Le Président de la République République se rend a Azerbaïdjan
• 12/07/2010:Le Président de la République se rend en France

6 janvier 2011

sahara medias se trompe de photo



Bernard Kouchner n’est plus ministre des affaires étrangeres de la France depuis le dernier remaniement dont, Michèle Alliot-Marie a hérité . le site Sahara medias ne semble pas à jour.

1 janvier 2011

Encore un Plagiat: Sahel : une géopolitique de l’invisible ! De Mohamed Saleck

Sur ce blog, il nous arrive souvent d’épingler des petits malins qui s’adonnent au plagiat et rarement à des gros malin comme c’est le cas cette fois-ci. Dans le cas de cet article "Sahel : une géopolitique de l’invisible ! De Mohamed Saleck (Chercheur, et Directeur du Centre Mauritanien de Recherches sur le Développement et le Futur (CMRDEF).AGORAVOX.
La liste et les liens des illustres cas de plagiat en Mauritanie :

  1. le plagiat du Dr.  droit à l'oubli
  2. La corruption en Mauritanie: le plagiat de MOUSSA ould EBNOU
  3. droit à l'oubli
  4. Le plagiat  du journal le Quotidien de Nouakchott du 23 novembre 2009.



Nous avons eu plus de difficulté que d’habitude. L’auteur « Chercheur, et Directeur du Centre Mauritanien de Recherches sur le Développement et le Futur (CMRDEF).» a fait un travail remarquable, en piochant partout. Il nous a donné le vertige. Il copie une phrase d’un paragraphe entier. Il inverse l’ordre des phrases. Il Change parfois subtilement le sens de la phrase d’origine en essayant de la subtilisée quitte à ce quelle perde son vrai sens. Nous avons fini par trouver grâce à l’aide des internautes d’où provenait chaque mot du texte. Certains diront pourquoi cet acharnement ? Un chercheur se doit d’utiliser des références qui rendent travail de recherche et d’analyse crédible.
Le texte suivant est divisé en paragraphes numérotés choisis au hasard dans le texte de Mohamed Saleck. Le premier est le texte provenant de l'article de Mohamed Saleck et juste en dessous le paragraphe de l'article plagié. Les similitudes sont coloriées en bleu dans l'article de Mohamed Saleck et en rouge dans l'article d'origine.
Malheureusement il n’y a pas que ça comme plagiat. il reste encore du pillage de matière cérébrale dans le texte.
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pargarphe 1 publié le mardi 21 décembre 2010 - par Mohamed Saleck

« Déjà à l’époque médiévale, les géographes arabes distinguaient, en se référant aux grands empires sahéliens, entre deux notions, celle de "Bilad es Seibâ" ou pays de la dissidence et celle de "Bilad es Silm" ou pays de la paix. Entre ces deux repères géographiques, il y a eu toujours des espaces d’indécision socio-politiques et militaires. Historiquement, la plus grande partie du territoire du Sahel se composait de zones grises qui s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres. Il s’agit d’un espace mouvant où des puzzles de terroirs, pratiquement incernables et indécis, oscillaient selon les dispositions des rapports de forces conjoncturels, entre les différents centres de décision politico-militaires, plus ou moins stables et sédentarisés situés sur les confins de cette région. »

le meme pargraphe de Mehdi Taje publié le 22 septembre 2010 sur ce lien

En effet, la littérature arabe médiévale distinguait déjà en se référant aux anciens empires sahéliens, les notions de « bilad es Sibâ » (pays de la dissidence) et « bilad es Silm » (pays de la paix). Entre deux centres, il y avait toujours un espace d’indécision politique. En ce sens, historiquement, la zone sahélienne a toujours été une zone grise, c’est-à-dire un « puzzle » de bandes d’espace indécises oscillant, selon les rapports de forces, entre différents centres politiques stables et sédentarisés.


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Paragraphe 2 : de Mohamed Saleck
Malgré sa pauvreté manifeste, le Sahel s’érige aujourd’hui en hub énergétique mondial, de plus en plus convoité par les grandes puissances.


la même phrase chez Mehdi Taje Plus spécifiquement, compte tenu de l’accroissement progressif des richesses énergétiques et minières de la zone, celle-ci s’érige en « hub énergétique » de plus en plus convoité par les grandes puissances désireuses de sécuriser et diversifier leurs approvisionnements en hydrocarbures. ________________________________

Paragraphe 3 : de Mohamed Saleck
La région du Sahel est souvent soumise à de nombreux soubresauts politiques, à des guerres civiles, des conflits frontaliers (Sénégal, Niger, Nigeria, Tchad, Soudan, Somalie) et des coups d’État : (Mauritanie- Août 2005 et Août 2008), (Guinée Bissau- Mars 2009 et Avril 2010) et (Niger- Février 2010). D’autre part, il y a aussi l’hyperstabilité de pouvoir (M. Campaoré au pouvoir depuis Octobre 1987 et M. Déby depuis Février 1991). Paradoxalement, la redistribution du pouvoir est souvent aussi déstabilisatrice et génératrice de frustrations et donc de conflits.

"la région est soumise à de nombreux soubresauts politiques : coups d’Etat en Mauritanie (août 2008) et au Niger (février 2010) ou hyperstabilité (Campaoré au pouvoir depuis octobre 1987, Déby depuis février 1991). D’ailleurs l’entrée des États de la zone dans une période d’élections n’est pas rassurante. En effet la redistribution de pouvoir est ô combien déstabilisatrice et génératrice de frustrations. "

Ps:voilà un plagiat (averé) qui n'enleve rien à la qualité analytiques de l'article. ------------------------------------

23 décembre 2010

CHUT ! NE LE RÉPÉTEZ PAS.



Pour cette fin d’année nous allons procéder à l’autopsie de l’excellent article intitulé : Sahel : une géopolitique de l’invisible ! De Mohamed Saleck (Chercheur, et Directeur du Centre Mauritanien de Recherches sur le Développement et le Futur (CMRDEF)..
Nos premiers éléments d’enquêtes laissent croire à un pillage (plagiat massif). Nous mettons cette fois ci encore les internautes à contribution pour nous aider à retrouver (les sites, journaux, articles) pillés.
voilà un plagiat (probable) qui n'enleve rien à la qualité analytiques de l'article.

16 décembre 2010

Dr house encore une erreur



Une erreur s’est glissée au début de l’épisode 19, (saison 6 ) de la série Dr HOUSE losqu'il s’est trompé de lésion Sur une image IRM séquence ponderée T2 . On voit Dr house ‘(Hugues Laurie) pointait du doigt le carrefour Gauche et dire « absence de différenciation de la substance grise et blanche ».
et il passe à coté d'une volumineuse lésion au niveau des Noyaux gris centraux à droite (hematome probablement).

13 décembre 2010

Abou Nawas, le poète qui aimait trop la vie



LA POÉSIE CHARNELLE

L'aventure d'Abou Nawas avec le fils de Haroun Ar Rachid n'est pas un cas isolé. Puisque le poète a connu beaucoup de "relations passagères" avec les éphèbes, notamment les esclaves généralement chrétiens d'origine perse. C'est pour cela qu'il a dit: "L'homme est un continent, la femme est la mer. Moi j'aime mieux la terre ferme". On lui dénombre une relation amoureuse avec une femme, ce qui lui vaut plutôt le qualificatif de bisexuel, mais plusieurs critiques de nos jours considèrent cet amour platonique comme simplement une manifestation dipienne.

"De bon matin, un faon gracieux me sert à boire. Sa voix est douce, propre à combler tous les vux. Ses accroches curs sur ses tempes se cabrent.
Toutes les séductions me guettent dans ses yeux. Dans ces vers, extraits "Le vin, le vent, la vie", Abou Nawas, l'un des plus grands poètes arabes, chante son envoûtement par la beauté d'un page chrétien. Il doit sa prospérité à son uvre entièrement vouée à s'extasier l'onctuosité des corps adolescents, devant des coupes de vin et les croupes des courtisanes. Son penchant, entre autres, pour l'homosexualité lui a attiré les foudres des Oulemas, mais comme il était le protégé du calife, il a su profiter des raffinements de l'effusion charnelle et de chanter langoureusement cet amour interdit.
Mais qui est alors ce chantre de l'épicurisme arabe dont les vers lascifs et libidineux fortement ressentis et "goûtés" par plus d'un esthète?

Douceur

Poète de tous les temps, Abou Nawas, "l'homme aux cheveux bouclés ou pendants", né en 757 à Ahwaz d'un père arabe et d'une mère persane, et mort à Bagdad en 815.
Il est considéré jusqu'à nos jours comme le plus talentueux des poètes arabes que ne concurrence dans l'estime qu'El Moutanabi. L'historien Al Massoudi mentionnait que "son talent est si grand, qu'il aurait pour ainsi dire fermé les portes de la poésie bachique".
Ibn Khaldoun le considérait comme "un des principaux poètes arabes". Le polygraphe Al Jahiz a écrit à son propos : "je n'ai jamais vu personne qui connut mieux le lexique arabe et s'exprimât avec plus de pureté et de douceur, en évitant tout propos désagréable".
Dès son jeune âge, Abou Nawas a été confronté à l'amour au masculin. Sa grâce et sa beauté physique lui font découvrir l'amour des hommes mûrs. Son cousin, le poète Abou Oussama, un bel homme blond au teint clair fût attiré par cette beauté et n'hésitait pas à le prendre sous son aile pour lui faire découvrir ce monde où rimes et caresses se côtoient. Vraisemblablement, c'est cette immixtion du verbe et du geste qui allait fleurir et tanguer l'âme sensible de cet amuseur né qui, plus tard, deviendra à son tour amateur passionné des pages et des éphèbes. Adolescent, il acquiert une vaste connaissance de la littérature et de la poésie arabes. Attiré par les lumières de la ville, il s'installe à Bagdad qui était en plein de son apogée, "la ville la plus grande du monde". Son arrivée coïncide avec le début du règne du grand calife Haroun Ar Rachid. Grâce à sa réputation de bon viveur et son audace expressive, il est devenu courtisan et poète de la cour.
À vrai dire, tous les califes ont pris cette habitude de s'entourer de poètes et de savants. Sorte de conseillers polyvalents des temps moyenâgeux. Revenons à Abou Nawas qu'est tombé amoureux d 'Al Amin, fils de Haroun Ar Rachid. D'ailleurs, cette passion homozygote et subite pour le prince, notre poète l'a révélée dans l'un de ses poèmes où sont décrits les mérites de ce bel homme de pure souche arabe.
Avec qui, Abou Nawas a pu partager le goût des Ghelman (garçons), du vin et de la chasse.

Mystère

Cette aventure avec le fils de Haroun Ar Rachid n'est pas un cas isolé. Puisqu'Abou Nawas a connu beaucoup de "relations passagères" avec les éphèbes -notamment les esclaves généralement chrétiens d'origine perse.
C'est pour cela qu'Il a dit: "L'homme est un continent, la femme est la mer. Moi j'aime mieux la terre ferme".
On lui dénombre une relation amoureuse avec une femme, ce qui lui vaut plutôt le qualificatif de bisexuel, mais plusieurs critiques de nos jours considèrent cet amour platonique comme simplement une manifestation dipienne.
Ses détracteurs et ses rivaux étaient nombreux; on lui reprochait ses tendances homosexuelles et son vocabulaire "parfois" trop cru. Mais il a su se protéger grâce à son talent sous l'aile protectrice des souverains. On ne sait pas comment il a fini vraiment sa vie, les versions sont si nombreuses, en prison ou dans une maison de la "Sagesse", personne ne le saura exactement.
Extrait du journal MAROC HEBDO (le lien)

29 novembre 2010

Un nouveau Scandale financier secoue la SNIM

Comment fonctionnent les commissions? Comptes secrets, pourquoi le système a-t-il dérapé, et qui en a profité, des millions d’euros disparus en commissions, SNIM-SNC-Lavalin, c’est un incroyable polar, où l’argent coule à flots, qui a bénéficié de ces commissions, par quels circuits passent les millions? A qui cet argent est-il versé, par quel circuit secret transite-t-il?
Depuis sa création, La SNIM regorge de compétences et de projets ambitieux, elle a longtemps été la plus importante entreprise Mauritanienne, c’est aussi celle qui réalisait le plus de profit ; Aujourd’hui L’affaire SNIM- SNC-Lavalin qui secoue la SNIM est un véritable feuilleton où se côtoie le directeur du projet GUELB 2 Monsieur CH.HA... et un intermédiaire dénommé KAL... , à la réputation parfois sulfureuse.
Nous sommes au début de l'année 2010, SNC-Lavalin conclu, avec la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), un contrat en vertu duquel elle fournira des services d’ingénierie pour le projet GUELB2 ZOUERATT, Et c'est là qu'entre en scène le directeur du projet GUELB 2 Monsieur CH HA et son intermédiaire KAL..;. Car le marché projet GUELB 2 a été attribué à SNC-Lavalin, sans que la SNIM lance un avis d'appel d'offres international. En outre la société SNC LAVALIN, se voit encore confier la présélection d'entreprises de réalisation du dit projet (groupe takraf et autres ont été trié par SNC-Lavalin).
Ce que personne ne sait alors, c'est que SNC LAVALIN a débloqué une importante somme d'argent au dit directeur pour favoriser SNC-Lavalin face à ses concurrents par un accord discret de gré à gré, c’est à dire. SNC-Lavalin et Monsieur CH HA s’entendent sur le montant du pot-de-vin et les services que rendra Monsieur CH HA, en usant de sa fonction et de son influence pour que la société SNC-Lavalin décroche ce marché le projet guelb2 ZOUERATT. Le pot-de-vin n’est toutefois pas versé directement à Monsieur CH HA, les parties convenant plutôt qu’il sera transféré sur le compte bancaire d’un tiers intermédiaire, dont l’unique rôle dans la transaction consiste à transmettre le pot-de-vin. Aucune trace directe ne conduit donc de la société SNC-Lavalin à Monsieur CH HA .On apprendra plus tard qu'une partie de cet argent a bénéficié à KAL Le dit intermédiaire.

Payé des bakchichs, les mots comme les montants ne sont évidemment inscrits nulle part dans les documents que publie la SNIM chaque année. Les actionnaires ne les connaissent pas, les salariés non plus, mais aussi incroyable que cela puisse paraître, elles ne sont pas secrètes pour tout le monde, un haut cadre de la SNC-Lavalin de nationalité française en avait été informé et il a montré ce qu'il savait faire, Il part les mains propres et la tête haute pour le consortium MET-CHEM (concurrent de SNC-Lavalin), car les bons projets n'ont besoin de bakchich pour vaincre. l'argent noir ne sert qu'à mal choisir.
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Ce texte provient d’un commentaire qui a été posté sur ce blog par un internaute(le lien). Nous avons jugé qu'il est d'utilité publique de le mettre en une. Tout en essayant d'abréger les noms et prénoms
.

13 novembre 2010

Séparation hôpital public-privé : une timide réforme

le calame du 26 janvier 2010

Dans le milieu médical, on s’accorde à dire qu’une reforme profonde et rationnelle du secteur de la santé est nécessaire pour la survie de notre profession. Elle passera inévitablement par une séparation du service public et libéral (privé).
Le rempart que le ministère de la Santé est en train d’ériger en séparant ces deux activités servira de garde « fou » qui protégera la médecine contre son déclin. Cette reforme ne doit pas passer en force mais être plutôt le fruit d’un consensus entre les différents acteurs de la santé et les pouvoirs politiques. Pour mettre fin à cette anarchie à laquelle nous nous sommes habitués et qui a eu pour conséquences:
• Une sur spécialisation sauvage et déséquilibrée. Avec des spécialités lucratives très prisées et d’autres désertées
• Une dissémination métastasique de cabinets et des officines sauvages en toute illégalité.
• La carence des médecins généralistes, à tel point que, de nos jours, trouver un généraliste relève de l’exploit
• Des professeurs de médecines payés par le contribuable pour exercer en toute impunité dans le privé uniquement.
• Un conseil de l’ordre des médecins qui fait du syndicalisme, ce qui est loin de sa vocation à savoir défendre l’éthique et la déontologie.
• et etc. … J’ai eu à rencontrer des patients mauritaniens à l’étranger dans les différents hôpitaux où j’ai exercé : Tunisie, Sénégal et France. J’ai entendu le même discours et les mêmes plaintes. Les médecins n’ont pas le temps à nous consacrer. Les médecins consultent cent malades par jour consacrant 5 minutes à chaque patient, certains écrivent l’ordonnance avant de nous dire bonjour. Ce phénomène a eu pour conséquence de pousser à l’exode des milieux de malades de plus en plus exigeants vers les pays voisins.
Avec l’arrivée de la faculté de médecine et son agrégation sauvage ou gazra, nous allons avoir des médecins triptyques : universitaires qui exercent en public et en privé, pourtant une journée ne dure pas plus de 24 heures. C’est comme en polygamie, on ne sera jamais juste et par conséquence, c’est le service public qui en pâtirait le plus.
Nous allons devoir composer avec les mêmes médecins cumulards qui ternissent l’image de la profession, devenus depuis des réactionnaires accrochés à leurs privilèges.
Loin de défendre des intérêts corporatistes, je demande à ce que cette reforme soit accompagnée d’une revalorisation du secteur public, en améliorant le salaire de façon significative pour être incitatif en l’ajustant à celui de nos voisins maghrébins. Afin d’assurer un minimum de décence à un médecin qui aspire à exercer dans des conditions de dignité à la hauteur de son niveau d’instruction.
Dr kleib Ahmed Salem
Neurochirurgien

24 octobre 2010

ça sent le fumigéne

Je n’étais pas le seul à trouver l' article du ministre de la santé mauritanien publié dans la presse nationale comme un fumigène.
cliquer sur l'image pour lire l'article
Le gouvernement algérien a fait entendre son indignation suite aux propos du ministre comme en témoigne cet article algérien."Les relations entre l'Algérie et la Mauritanie sont tendues en raison des déclarations formulées par le ministre de la Santé de la République islamique de Mauritanie, accusant l'Algérie de financer les groupes terroristes."
cliquer sur l'image pour lire l'article
la diaspora sahraoui a réagit vivement aux propos de notre ministre citoyens:"Le ministre mauritanien de la Santé est une taupe marocaine"
cliquer sur l'image pour lire l'article

5 octobre 2010

Cheikh Ould Horma : Une sortie qui fait plouf !

Je vous avoue que je suis resté dubitatif à la lecture d’un long article paru sur le site de L'ANI propriété de l'actuel directeur « Général » par alliance de l'AMI et sur certains autres sites internet. Il s’agissait d’un texte intitulé comme une fable « quand le lion se métamorphose en lapin ».
cliquer sur la photo pour acceder au site Taqadoumy

Il est rédigé dans un excellent arabe, où la sagesse poétique de Zouhair Ibnou Abi Salma et un verset coranique se côtoient à tort pour vanter le mérite d’un général qui lave plus blanc. Le texte en question est signé sans aucune gêne de la main de l’actuel ministre de la Santé. Il s’exprime, en tant que simple citoyen. C’est d’ailleurs ce qu’il affirme à la fin de sa diatribe contre l’opposition, l’Algérie, les intellectuels et la terre entière. J’ai tenu moi aussi en tant que simple citoyen, né et grandi en Mauritanie à répondre à certaines fausses allégations de l’auteur.
cliquer sur la photo pour acceder au journal le calame
Il est inconcevable et même révoltant de balayer d’un revers de main le rôle légitime de l’opposition en tant que contrepoids au pouvoir de la part d’un ministre aussi citoyen soit-il dans un pays qui se dit démocratique. Ni de lui en vouloir à mort de ne pas approuver la politique du régime en place? Si elle soutenait aveuglement le pouvoir en place comme le fait votre parti et d’autres, le mot opposition n’aurait alors aucun sens dans ce cas de figure mais c'est plutôt, le mot majorité consentante, serviable, et corvéable à merci qui sied mieux.

Quant à vous, monsieur le citoyen ministre on se rappelle votre bras de fer dans une atmosphère délétère de « règlement de compte » avec votre collègue et rivale de toujours. Et on ne se souvient aucunement de vos reformes d’intérêt public. Vous êtes un bon médecin radiologue qui a toujours exercé dans le secteur libéral dont la maitrise et la connaissance du secteur public laisse à désirer. Vous devez votre présence à ce poste convoité à votre soutien indéfectible au Général putschiste devenu civil et à son premier ministre qui se trouve être au passage le mari de votre sœur.
A la lecture de votre pamphlet, quelques interrogations surgissent:
Qu’est ce qui vous pousse à faire l’éloge du Général, un remaniement en vue, un cahier de charges à honorer ou le plaisir de partager vos idées ? J’ai beau chercher, en vain, une idée ou une réflexion dans votre article qui pourrait aider ce pauvre pays à avancer. Au lieu de s’occuper du ministère de la Santé, maroquin dont vous avez la responsabilité, vous réfléchissez à haute voix dans un groupe de réflexion du nouveau parti UPR à l’éducation nationale. Vous n’arrivez pas gérer votre personnel, vos professeurs de médecine sont au placard (ministère), vos médecins spécialistes vous narguent, et vos médecins administrateurs sont en mode aspirateur.
Je reviens sur les jouets du Général qui pensait que les problèmes de la santé pouvaient être régulés par : Une IRM de 0,3 Tesla (imagerie par résonnance magnétique) achetée en 2010 et livrée en grande pompe. Qui a les mêmes caractéristiques que l’IRM de 0,3 Tesla de la clinique privée CHIVA (achetée il y a plus de dix ans). Au Sénégal, l’IRM n’est apparue que huit ans après, au jour d’hui, ils ont des IRM de 1,5 tesla.
Les deux scanners de 4 barrettes de Général electric (décidément, il est partout) continuent leur hibernation, faute de médecins radiologues compétents. Pour tout le reste, il suffit de faire un tour aux hôpitaux de la capitale pour se rendre compte du désastre et de la désolation que vivent les citoyens......
J’ai résisté jusqu’au bout de votre texte, tout en restant en apnée, pour ne pas respirer la haine que vous vouez à tous ceux qui ne partagent pas l’amour et l’admiration de votre guide éclairé. Vous traitez un intellectuel comme Bertrand Fessard de Foucault avec des termes réducteurs, et ignobles que mon éducation ne me permet point de citer ici ou ailleurs, coupable de consacrer son temps, son savoir et son expertise à faire des analyses intelligentes, et pertinentes de notre pays. A l’âge où d’autres auraient choisi de se consacrer à une retraite paisible et bien méritée, il a choisi et aimé notre pays quitte à froisser la France et ses intérêts.
Vous poussez le ridicule à son extrême quand vous lâchez sans réfléchir que l’Europe n’a reçu que 4 émigrés en 10 mois, grâce à qui ? À nos forces armées. Pendant que nos ressources halieutiques sont pillées.
Enfin, tout laisse à croire que vous êtes en service commandé. Quand vous usez et abusez des propos obscènes et irresponsables sur la presse et sur l’opposition. Vous donnez au Peshmerga ses titres de noblesse. Vous, qui êtes connu pour être un homme d’apparence calme et pieux. J’en suis encore à m’interroger si vous n’avez pas fait appel au service d’un peshmerga du marché local pour nous servir à chaud vos élucubrations.
Dr Kleib Ahmed Salem
Le médecin que je suis vous pardonne, par contre le citoyen est encore dégouté.

20 septembre 2010

Quelle connerie cette guerre


La Mauritanie est ce pays pauvre de l’Afrique de l’ouest, plus connu pour ses coups d’Etat que pour son PIB ou son PNB. Il fait partie des pays les plus pauvres de la planète. Il est dirigé depuis le six aout 2008 par un Général illettré qui a mué en civil avec l’aval de la Franceun 18 juillet 2009. Ce pays mène depuis l’été officiellement une guerre préventive contre AQMI au Maghreb. Allant jusqu’à mener une guerre dans le territoire Malien. Mettant ainsi, en danger la vie de nos vaillants militaires. Le général marionnette aux mains des français, dont les états de services ne mentionnent aucun Balle tirée sur un champ de bataille, s’aventure aujourd’hui à envoyer nos fils servir comme chaire à canon à des fanatiques et à des trafiquants. Cette guerre est condamnable. Cette guerre est une connerie. Cette guerre est absurde. On devait plutôt se contenter de protéger nos frontières, nos villes et nos institutions. Cette guerre fera un grand nombre de victimes, civiles, militaire et sera heureusement à l’origine de la chute du mécanicien.

Toutes nos condéleances aux familles des victimes.

17 septembre 2010

Myriam Soumaré à l'Elysée: il y a comme un malaise

ce texte est extrait du blog parole de democrate cliquer sur ce lien par Tahar, coeur de lyon

Myriam Soumaré est cette jeune et charmante championne d'athlétisme qui de l'équipe féminine a été celle qui a ramené à elle seule le plus de médailles : un beau palmares avec 1 d'or au 200 m, 1 d'argent au relais 4 * 100 m et 1 de bronze au 100 m .
Ce qui m'a beaucoup étonné, c'est que durant tous ces jeux et jusqu'à encore hier, elle n'a pas cessé d'être décriée, elle a été montrée du doigt par une certaine presse que je qualifierai de presse ' pinard saucisson " à son arrivée à l'aéroport, on est allé jusqu'à lui reprocher que des amis à sa famille aient déployé un magnifique drapeau Mauritanien. Quoi de mal à ça quand on a une famille dont les racines se trouvent en Mauritanie et le plus étonnant c'est qu'on a l'impression qu'une miticuleuse censure s'est installée sur l'ensemble des médias. Si vous chercher une vidéo où elle apparaît aux côtés du drapeau Mauritanien, vous aurez du mal. Si vous souhaitez chercher son arrivée au podium olympique, un vrai parcours du combattant et on aurait pu imaginer qu'on allait en rester là, mais c'était sans compter sur l'acharnement médiatique de tout ce que compte la France en racistes et haineux . Par contre et là fut ma surprise c'est que j'ai l'impression qu'il s'est passé quelque chose au palais de l'Elysée où tous les médaillés étaient conviés. Myriam on avait l'impression qu'on la cachait comme si on avait honte de sa présence. Je n'ai vu aucun interview d'elle à la présidence et pourtant, elle n'a pas une voix désagréable en comparaison à d'autres athlètes et le clou du spectacle c'est que je ne l'ai point vu dans la photo souvenir avec le président de la république et les ministres; sur les 14 athlètes invités, elle fait parti avec Christophe Lemaître de ceux qui ont ramené 3 médailles ce qui n'est pas rien . A eux 2 , ils représentent 1/3 des médailles et Myrima Soumaré à elle seule un peu moins de la motié des médailles féminines.

J'avais oublié de préciser Myriam Soumaré est musulmane et porte un tout petit foulard.
Pour vous faire votre propre opinion visionnez la vidéo et comparez avec la photo prise entre athlètes sans les officiels.

11 septembre 2010

fin-des-vacances

Chers fidèles visiteurs, comme promis , je suis de retours après mes vacances passées en Mauritanie, bon c'étaient pas tout à fait des vacances, car j’ai consulté et opéré pendant mon séjours à Nouakchott dans nos trois hôpitaux :
Pour une fois, je ne vais pas parler de la pluie ni du General qui creuse partout à la recherche de son diplôme du baccalauréat mais plutôt de la santé en Mauritanie. Car je suis resté 45 jours en immersion totale entre les hôpitaux et le ministère.
J’ai aussi observé attentivement le milieu médical à la loupe, afin de vous le servir avec un immense plaisir et en trois POST dans les jours à venir :
• Mon incroyable expérience à l’hôpital national de Nouakchott en "immersion totale"
• Shut! On ne rit pas : Le ministre de la santé réfléchit à l’éducation nationale en Mauritanie.
• Ces médecins qui squattent la télévision : qui sont-ils, que cherchent-ils?

21 juillet 2010

Encore de la discrimination pour handicap en Mauritanie



Le docteur Zidane Seydna Aly est un ancien résident des hôpitaux de Tunisie. Auteur de plusieurs publications dans des revues scientifiques, il s’est inscrit, au mois de mai, à un concours du Ministère de l’Enseignement Supérieur, pour devenir professeur agrégé de médecine et faire bénéficier, ainsi, le pays de son expérience et de ses compétences. Or, la commission chargée d’étudier les dossiers a jugé son dossier irrecevable pour le simple motif que le candidat est «cloué sur un fauteuil roulant», suite à un accident vasculaire.



Victime de cette main invisible qu’on appelle le destin, le docteur Zidane aurait-il voulu planifier, voire préméditer d’enquiquiner l’honorable commission? Discrimination au pays qui affiche, partout, la devise Honneur – Fraternité – Justice? Hélas, nous oublions que nous sommes, tous, des handicapés potentiels, victimes du stress, de la surcharge de travail, des agressions permanentes exogènes et de l’humeur anxiogène de nos patients. Quant au docteur Zidane, il est victime de son apparence, du regard des autres et, tout simplement, de son handicap qui ne ferait pas «propre et net» dans un amphithéâtre de médecine, selon notre honorable commissionAlors que le dossier de notre confrère avait tous les critères définis par la législation et comptabilisait 28 points, dans leur cotation où 20 points suffisaient pour être retenu. Normalement, la sélection devrait s’opérer sur des dossiers et non sur des postures. A ma connaissance, il ne s’agissait pas de choisir les futurs athlètes olympiens mais des enseignants compétents. Comme pour tous les concours, cette sélection aurait dû assurer un recrutement transparent et honnête, loin de toute autre considération, dans le respect de certaines règles écrites, tenant compte du respect de l’égalité des chances et de la prééminence des compétences. Mais il est vrai qu’en Mauritanie, rectifiée ou non, …

"cliquer sur la photo pour acceder au journal le calame"
Le docteur Zidane a gardé intacte sa lucidité, toutes ses facultés intellectuelles et son bagage scientifique. Il continue à assurer une activité médicale à l’hôpital Cheikh Zayed, dirigeant un staff de chirurgie et conseillant la direction de l’établissement. Il est l’auteur de trois romans à succès. Il a publié, après son accident, un grand nombre de communications de valeur, dans des revues scientifiques renommées, et des articles pertinents, dans la presse, notamment Le Calame. Priver ce «médecin-courage» qui incarne l’image de l’intellectuel battant qui ne doit rien à personne, sauf à son Seigneur et à Sa miséricorde, à sa propre volonté et à sa soif de connaissances, à son épouse et à sa fille qui le soutiennent avec tant de dévouement, le priver de son droit élémentaire et constitutionnel est un crime. Aucun confrère ou collègue n’a osé dénoncer cette injustice car une certaine omerta règne dans notre milieu, depuis l’annonce de ce concours. La liste des candidats soulève, en aparté, bien des réserves, notamment sur les diplômes de certains candidats diplômés (CES) de pays d’Afrique de l’Ouest, soudain requalifiés en diplômés de France, parmi d’autres incohérences, tout aussi miraculeuses…
Comment, d’ailleurs, ouvrir un concours sans préciser le nombre de postes à pourvoir? Ceux qui seront admis porteront titre d’enseignant, sans forcément exercer. Aberration inexplicable. Et quand on constate la totale absence de calendrier précis d’examens, on ne peut que conclure à l’amateurisme des concepteurs de l’évènement. Avec le cas sus-décrit et notoire, désormais – je me félicite d’avoir contribué à cette révélation – de discrimination avérée, constituant, à lui seul, un motif légal d’invalidation de ce concours d’agrégation, suffira-t-il de porter l’affaire devant le conseil d'Etat pour bloquer tout le processus? Hier, on en aurait douté. Mais, aujourd’hui, en Mauritanie nouvelle et rectifiée…


Docteur Kleib Ahmed Salem
Neurochirurgien

15 juillet 2010

Le Calame, 17 ans déjà : Pourvu que ça dure !


A peine 17 ans et, déjà, quasiment aussi vénérable qu’un arbre à paroles multiséculaire. Le Calame est devenu incontournable, dans le paysage médiatique mauritanien. Je l’avais ouï dire mais il a fallu que je travaille, en son sein, à partir de 2008, pour que j’apprécie la réalité de ce jugement. C’est suite à un article paru dans «Le Monde», qui faisait allusion à ma présence dans «la cité idéale de Maata Moulana» - un titre bien excessif pour l’effort éducatif entrepris dans cette humble cité du Trarza – qu’Ahmed Ould Cheikh, le directeur du Calame, se mit en tête de faire le portrait de ma petite personne. Après un bref mais efficace entretien, il eut cette délicatesse de me faire parvenir le texte de son article, en me priant de bien vouloir le corriger, si nécessaire. Je m’efforçai de le satisfaire, en toute objectivité, avec plus le souci d’enrichir son travail que d’enjoliver son regard sur moi. L’exercice, qui me demandait un certain détachement vis-à-vis de moi-même, me plut assez, je dois dire.
Et plut, aussi, à Ahmed. «J’ai besoin de toi au journal», me confia-t-il. A quoi je répondis : «J’ai peu de temps à moi et, en toute sincérité, la politique politicienne m’intéresse d’autant moins qu’étranger résident en Mauritanie, j’ai un devoir de réserve à respecter. – Non, non, c’est juste pour corriger les articles! Un jour ou deux, tout au plus, par semaine.» J’acceptai, un peu du bout des lèvres, et c’est sur cette base que j’entrepris d’intégrer l’équipe du Calame. Les premiers pas furent un peu délicats. Les uns et les autres s’inquiétaient, diversement, de cet écrivain français qui allait, peut-être, sabrer leurs écrits. Il y eut quelques prises de bec, mémorables, mais, très vite, chacun put se rendre compte qu’il s’agissait réellement, pour moi, de valoriser la forme de son travail, quelle que fut mon opinion sur le fond de celui-ci. J’aime, passionnément, ma langue maternelle, bien plus, je l’avoue, que ce qu’est devenue ma patrie, et lorsque j’entends dire une des mes connaissances : « Super, l’article de Seck, cette semaine ! Percutant, ce Feylili ! » ; j’éprouve autant de plaisir que si la félicitation m’était personnellement adressée.

Une Mauritanie en miniature
De fait, c’est cette attitude de respect mutuel et d’amour du travail bien fait qui soude notre équipe. Le Calame, c’est, tout d’abord, une vraie communauté nationale. Beydanes, Hal Pulaar, Haratines, Wolofs – par ordre alphabétique, s’il vous plaît ! – s’y côtoient, dans un vrai souci de professionnalisme. Et une communauté nationale ouverte sur le monde, puisqu’elle intègre, également, une métisse, notre chère Mariem, et deux français «de vieille souche», Bertrand Fessard de Foucault et moi-même. Les complexes coloniaux et «servitudinaux» - tant de supériorité que d’infériorité – ont bien du mal à résister à telle communauté de vie et si, d’aventure, tel ou tel s’y abandonnait, c’est tous les autres qui le rappelleraient à un peu de tenue, dans cet esprit d’autodérision affectueuse, si caractéristique de notre journal.
C’est, bien évidemment, à Habib Ould Mahfoudh, l’un des fondateurs du Calame, que je fais ici allusion. Habib ou l’indépendance d’esprit. Je ne l’ai connu qu’à travers sa célèbre chronique - les « Mauritanides » – et quelques avis, toujours affectueux, parmi ceux qui l’ont côtoyé. Profondément attaché à sa culture maure, l’homme sut se servir de la culture française pour distancier son regard. Sans aucun complexe et profitant de l’occasion pour les liquider tous. En vrai «titi mauritanien», Habib aurait pu chanter: «je suis tombé dans l’sable, c’est la faute aux notables, le nez dans l’marigot, c’est la faute à Coppo.» Coppo pour Coppolani, bien sûr. Mais, à l’évidence de ses écrits, le fondateur du Calame, pour critique qu’il savait être – et sacrément bon – n’entretenait ni rancœur, ni déférence abusive, jouant de langue de Molière comme d’un outil, parmi d’autres, de construction de la Nation mauritanienne moderne. A cet égard, je suppute, même, que, si Dieu nous l’avait laissé un peu plus de temps, notre alchimiste des saveurs linguistiques aurait, bientôt, écrit en pulaar, en soniké et en wolof. Avec humour et légèreté, pimentés d’autodérision, sans jamais se départir du respect des gens et de l’amour du travail bien fait.
Il me semble que son esprit imprègne, toujours, pages, colonnes et jusqu’aux lignes du Calame. Miracle, après si longue séparation? Pas tout-à-fait. Car la conservation de l’esprit tient, aussi, à des trivialités on ne peut plus matérielles et il convient, ici, de saluer la gestion, exemplaire, du journal par Ahmed Ould Cheikh. Sur le plan financier, tout d’abord. Comme tous les titres de presse mauritanienne, Le Calame connaît des difficultés récurrentes de trésorerie. Pourtant, jamais – du moins à ma connaissance, c’est-à-dire au cours des trente mois de ma collaboration ininterrompue avec le journal – Ahmed n’aura fait supporter ces problèmes par les membres de son équipe. Chacun est payé, selon son dû, entre le début de la semaine finissant le mois et la fin de celle commençant le suivant. Une régularité de métronome, suffisamment rare en Mauritanie, surtout par les temps qui courent, pour être signalée.
Sur le plan du contenu, ensuite. L’ego d’Ahmed est suffisamment posé, al hamdoulillahi, pour n’avoir pas besoin de s’étaler à toutes les pages du journal. Juste un éditorial, souvent pénétrant, qui donne le ton de l’édition. Suit, à l’ordinaire, l’interview, sur plusieurs pages, d’une personnalité mauritanienne, fréquemment politique, avec un avantage certain à l’opposition. «La majorité dispose, elle, d’autres facilités d’expression, remarquablement publiques», souligne Ahmed, avec un petit sourire entendu. Puis les saveurs des chroniqueurs-maison, Sneïba, Dalay Lam et Mariem ; les analyses politiques et judiciaires de Seck ; les compte-rendus sportifs et culturels de Thiam, souvent préposé, également, au suivi de la société civile ; les décalages-recadrages historiques de Bertrand ; plus occasionnellement, les lubies caustiques de Feylili, les indignations de Ben Abdallah ou du docteur Kleib ; les envolées sémantiques d’Ely Ould Krombelé ; les nouvelles régionales des correspondants locaux, Brahim Ould Ely Salem, au Brakna ; Moustapha Ould Béchir, pour les Hodhs, Jiddou Hamoud, à Rosso, Cheikh Ould Ahmed, en Assaba… Et bien sûr, notre graphiste en titre, Cheikh Taleb Bouya Ould Mohamed Boudahi, sans qui nos efforts d’écriture resteraient invisibles ; l’inamovible Alioune, distributeur infatigable du journal, depuis sa fondation, diplômé ès thé-trois-casses-et-plus-si-affinités ; Pap Gaye, le petit nouveau, théieur en second et ménageur méticuleux, tout aussi amoureux du travail bien fait que chacun d’entre nous... J’en oublie, certainement ; notamment de cette cohorte de collaborateurs occasionnels qui choisissent notre journal pour exprimer telle ou telle opinion, informer de tel ou tel fait méconnu du public. Et je n’ai pas parlé, non plus, des droits de réponse, qui achèvent de signaler la nature du Calame : un lieu de débat national, un forum d’idées, ouvert à tout ceux qui aiment la Mauritanie.

Ian Mansour de Grange

11 juillet 2010

Des vacances "bien méritées"


je pense qu'en cette période on peut profiter des vacances. La Mauritanie est une terre d’accueil et de charme, excepté l’atmosphère délétère de la politique politicienne de l’UPR et la chaleur qui sevit en ce moment. Après une année longue et épuisante, je vais prendre des vacances. Le Blog restera en mode de veille. Il n’ y ’aura plus que les news défilantes et la rubrique rétroviseur. Le rétroviseur du blog permet à ceux qui ont raté un POST parce qu’ils étaient en voyage, au fin fond du désert, ou dans un coma profond, de faire du rattrapage. Les news seront quotidiennement mise à jour. Bonne vacances à tous les visiteurs, les plus fideles et les moins, ceux qui apprécient le Blog et à ceux qui le détestent et qui pourtant me font des visites de courtoisie qui ne me laissent pas indifférent.il se reconnaitront. Je vais devoir consacrer un peu de temps (vacances) à ma famille. En attendant la rentrée qui sera, sera, sera ….. Si on passera la période des turbulences et des putschs juillet et aout (10 juillet et 3 et 6 AOUT) houleuse.
le retroviseur du blog

18 juin 2010

Quand l'agrégation de médecine fait, en Mauritanie, l'objet de discrimination



Le docteur Zidane Seydna Aly est un ancien résident des hôpitaux de Tunisie. Auteur de plusieurs publications dans des revues scientifiques, il s’est inscrit, au mois de mai, à un concours du Ministère de l’Enseignement Supérieur, pour devenir professeur agrégé de médecine et faire bénéficier, ainsi, le pays de son expérience et de ses compétences. Or, la commission chargée d’étudier les dossiers a jugé son dossier irrecevable pour le simple motif que le candidat est «cloué sur un fauteuil roulant», suite à un accident vasculaire.



Victime de cette main invisible qu’on appelle le destin, le docteur Zidane aurait-il voulu planifier, voire préméditer d’enquiquiner l’honorable commission? Discrimination au pays qui affiche, partout, la devise Honneur – Fraternité – Justice? Hélas, nous oublions que nous sommes, tous, des handicapés potentiels, victimes du stress, de la surcharge de travail, des agressions permanentes exogènes et de l’humeur anxiogène de nos patients. Quant au docteur Zidane, il est victime de son apparence, du regard des autres et, tout simplement, de son handicap qui ne ferait pas «propre et net» dans un amphithéâtre de médecine, selon notre honorable commissionAlors que le dossier de notre confrère avait tous les critères définis par la législation et comptabilisait 28 points, dans leur cotation où 20 points suffisaient pour être retenu. Normalement, la sélection devrait s’opérer sur des dossiers et non sur des postures. A ma connaissance, il ne s’agissait pas de choisir les futurs athlètes olympiens mais des enseignants compétents. Comme pour tous les concours, cette sélection aurait dû assurer un recrutement transparent et honnête, loin de toute autre considération, dans le respect de certaines règles écrites, tenant compte du respect de l’égalité des chances et de la prééminence des compétences. Mais il est vrai qu’en Mauritanie, rectifiée ou non, …

"cliquer sur la photo pour acceder au journal le calame"
Le docteur Zidane a gardé intacte sa lucidité, toutes ses facultés intellectuelles et son bagage scientifique. Il continue à assurer une activité médicale à l’hôpital Cheikh Zayed, dirigeant un staff de chirurgie et conseillant la direction de l’établissement. Il est l’auteur de trois romans à succès. Il a publié, après son accident, un grand nombre de communications de valeur, dans des revues scientifiques renommées, et des articles pertinents, dans la presse, notamment Le Calame. Priver ce «médecin-courage» qui incarne l’image de l’intellectuel battant qui ne doit rien à personne, sauf à son Seigneur et à Sa miséricorde, à sa propre volonté et à sa soif de connaissances, à son épouse et à sa fille qui le soutiennent avec tant de dévouement, le priver de son droit élémentaire et constitutionnel est un crime. Aucun confrère ou collègue n’a osé dénoncer cette injustice car une certaine omerta règne dans notre milieu, depuis l’annonce de ce concours. La liste des candidats soulève, en aparté, bien des réserves, notamment sur les diplômes de certains candidats diplômés (CES) de pays d’Afrique de l’Ouest, soudain requalifiés en diplômés de France, parmi d’autres incohérences, tout aussi miraculeuses…
Comment, d’ailleurs, ouvrir un concours sans préciser le nombre de postes à pourvoir? Ceux qui seront admis porteront titre d’enseignant, sans forcément exercer. Aberration inexplicable. Et quand on constate la totale absence de calendrier précis d’examens, on ne peut que conclure à l’amateurisme des concepteurs de l’évènement. Avec le cas sus-décrit et notoire, désormais – je me félicite d’avoir contribué à cette révélation – de discrimination avérée, constituant, à lui seul, un motif légal d’invalidation de ce concours d’agrégation, suffira-t-il de porter l’affaire devant le conseil d'Etat pour bloquer tout le processus? Hier, on en aurait douté. Mais, aujourd’hui, en Mauritanie nouvelle et rectifiée…


Docteur Kleib Ahmed Salem
Neurochirurgien

12 juin 2010

Le libertinage de l'état mauritanien


Ce mail que je viens de découvrir dans ma boite a été envoyé entde ma boite mail remyk@yahoo.fr à mon 2eme mail negha2000@yahoo.fr le jeudi 31 mai 2001. j’ai tenu à le partager avec les kleibnautes. Eh vous! Que faisiez-vous ce jour là?
Le libertinage de l'état mauritanien est devenu de loin notre souci primaire pour la simple et la stupide raison, que l'état est totalitaire et ne se soucis guerre de nos revendications ,de nos opinions, ni de notre bien être.
Prenons un exemple rudimentaire celui de la télévision ou de la radio qui sont monopolisés par l’état.Où est la démocratie ?
Si le partie au pouvoir craignait le verdict des urnes aurait-il défier la rue ou ces militants (les réels et les fictifs) ?
Ce simple exemple qui témoigne de la supercherie de cette démocratie de cirque, avec un sénat formés de vieux dompteurs de tribus, des parlementaires jongleurs , des trapézistes de ministres.
En fin on ne peut imaginer un cirque sans clowns, des fauves et des vautours, tout ce bas monde se reconnaîtra.
Que l'état-gouvernement s'allie avec Israel ou avec le diable peu importe, mais qu'il s'occupe de son peuple.
Nous voulons un état de droit, une justice à un sens, et une vitesse.
Israel est une autre diversion fruit de l'imagination d'un vétérinaire bouseux, elle ne vaut guerre pour moi, que l'étendue de la trajectoire d'un crachat sur
son comandataire.
je n'ai aucune estime , pour ce gouvernement, ni pour les anciens et pour les gouvernés.
Les premiers, pour tous les malheurs causés au peuple mauritanien arabe ou non,ce peuple intègre et naïf:(les pauvres des bidons villes de Nouakchott, les enfants qui meurent, les femmes qui meurent suite à un grossesse dans notre fleuron de la santé l’Hopital
national aux 49 gardiens où la corruption moisie depuis le planton au directeur).Les anciens
présidents, et je cite le plus prestigieux le plus cultivé OULD Daddah, lui, aussi n'était pas un petit saint, il a torturé les "jeunes kadihine", Assassiné lâchement les ouvriers de Zouerate et nous a entraîné dans une guerre sans but un guerre stupide, une guerre abominable ou j’ai vu mes proches mourir pour rien et mes frères s’entretuer.
Ould Haidalla, les années d’obscurantismes ,les années de terreur et ,de méfiance, bref les années « rangers et gamelles ».
Ould Taya a accumulé à lui seule ,plus de terreur ,de malversation ,et de plan machiavéliques que les 24 années précédentes…..
Je reviens aux gouvernés pour leurs silence insolent ,et cette manie de se réfugier derrière la religion pour accepter la tyrannie et l’étouffement jusqu'à l’asphyxie.
Madame ou mademoiselle ,oh, peu importe, sachez que vous ,vous vous nourrissez de l'actualité fraîche distillée ,par les télévisions arabes et autres. Vous avalez ,avec l'appétit d'un orphelin, tout ce que l'on vous serve. Quant à nous ,nous notre but est d'éveiller cette génération et les futures pour les rendre conscientes de leurs droits et de leurs devoirs. Pour cela nous sommes pret à tous les sacrifices, jusqu’à payer de notre vie, pour une Mauritanie havre de paix et une vraie démocratie. je ne sursauterai point, parce que, "aljezeera" a parlé
de mon pays et je me découvre un soudain un regain d'intérêt pour le pays comme vous.
Moi elle coule dans mes veine et je la respire tous les jours.
Mr. faicel kacem ne m'apprendrai rien sur ma patrie , lui est un vendeur et moi un mauvais consommateur.La politique des rayons des de grandes surfaces, ne est
pas de mon goût. Enfin mon désir est de voir la situation changée ou s'améliorée.
La solution ne serait point ce pétrole, dernière trouvaille de ce parti-état .
Serait-il à l'origine de la déchéance et au déclin de notre pays ?
Ne renforcerait-il pas les riches et appauvrirait-il les pauvres par une croissance à deux vitesses, et une mauvaise répartition des richesses du pays ?

29 mai 2010

coup de coeur de la semaine

Extrait des Mémoires d'un enseignant mauritanien SNEIBA ould Elkory ( journaliste au journal LECALAME et enseignant)
pour les séances de ratrappage cliquer sur la photo
SNEIBA ould ELKORY