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13 décembre 2010

Abou Nawas, le poète qui aimait trop la vie



LA POÉSIE CHARNELLE

L'aventure d'Abou Nawas avec le fils de Haroun Ar Rachid n'est pas un cas isolé. Puisque le poète a connu beaucoup de "relations passagères" avec les éphèbes, notamment les esclaves généralement chrétiens d'origine perse. C'est pour cela qu'il a dit: "L'homme est un continent, la femme est la mer. Moi j'aime mieux la terre ferme". On lui dénombre une relation amoureuse avec une femme, ce qui lui vaut plutôt le qualificatif de bisexuel, mais plusieurs critiques de nos jours considèrent cet amour platonique comme simplement une manifestation dipienne.

"De bon matin, un faon gracieux me sert à boire. Sa voix est douce, propre à combler tous les vux. Ses accroches curs sur ses tempes se cabrent.
Toutes les séductions me guettent dans ses yeux. Dans ces vers, extraits "Le vin, le vent, la vie", Abou Nawas, l'un des plus grands poètes arabes, chante son envoûtement par la beauté d'un page chrétien. Il doit sa prospérité à son uvre entièrement vouée à s'extasier l'onctuosité des corps adolescents, devant des coupes de vin et les croupes des courtisanes. Son penchant, entre autres, pour l'homosexualité lui a attiré les foudres des Oulemas, mais comme il était le protégé du calife, il a su profiter des raffinements de l'effusion charnelle et de chanter langoureusement cet amour interdit.
Mais qui est alors ce chantre de l'épicurisme arabe dont les vers lascifs et libidineux fortement ressentis et "goûtés" par plus d'un esthète?

Douceur

Poète de tous les temps, Abou Nawas, "l'homme aux cheveux bouclés ou pendants", né en 757 à Ahwaz d'un père arabe et d'une mère persane, et mort à Bagdad en 815.
Il est considéré jusqu'à nos jours comme le plus talentueux des poètes arabes que ne concurrence dans l'estime qu'El Moutanabi. L'historien Al Massoudi mentionnait que "son talent est si grand, qu'il aurait pour ainsi dire fermé les portes de la poésie bachique".
Ibn Khaldoun le considérait comme "un des principaux poètes arabes". Le polygraphe Al Jahiz a écrit à son propos : "je n'ai jamais vu personne qui connut mieux le lexique arabe et s'exprimât avec plus de pureté et de douceur, en évitant tout propos désagréable".
Dès son jeune âge, Abou Nawas a été confronté à l'amour au masculin. Sa grâce et sa beauté physique lui font découvrir l'amour des hommes mûrs. Son cousin, le poète Abou Oussama, un bel homme blond au teint clair fût attiré par cette beauté et n'hésitait pas à le prendre sous son aile pour lui faire découvrir ce monde où rimes et caresses se côtoient. Vraisemblablement, c'est cette immixtion du verbe et du geste qui allait fleurir et tanguer l'âme sensible de cet amuseur né qui, plus tard, deviendra à son tour amateur passionné des pages et des éphèbes. Adolescent, il acquiert une vaste connaissance de la littérature et de la poésie arabes. Attiré par les lumières de la ville, il s'installe à Bagdad qui était en plein de son apogée, "la ville la plus grande du monde". Son arrivée coïncide avec le début du règne du grand calife Haroun Ar Rachid. Grâce à sa réputation de bon viveur et son audace expressive, il est devenu courtisan et poète de la cour.
À vrai dire, tous les califes ont pris cette habitude de s'entourer de poètes et de savants. Sorte de conseillers polyvalents des temps moyenâgeux. Revenons à Abou Nawas qu'est tombé amoureux d 'Al Amin, fils de Haroun Ar Rachid. D'ailleurs, cette passion homozygote et subite pour le prince, notre poète l'a révélée dans l'un de ses poèmes où sont décrits les mérites de ce bel homme de pure souche arabe.
Avec qui, Abou Nawas a pu partager le goût des Ghelman (garçons), du vin et de la chasse.

Mystère

Cette aventure avec le fils de Haroun Ar Rachid n'est pas un cas isolé. Puisqu'Abou Nawas a connu beaucoup de "relations passagères" avec les éphèbes -notamment les esclaves généralement chrétiens d'origine perse.
C'est pour cela qu'Il a dit: "L'homme est un continent, la femme est la mer. Moi j'aime mieux la terre ferme".
On lui dénombre une relation amoureuse avec une femme, ce qui lui vaut plutôt le qualificatif de bisexuel, mais plusieurs critiques de nos jours considèrent cet amour platonique comme simplement une manifestation dipienne.
Ses détracteurs et ses rivaux étaient nombreux; on lui reprochait ses tendances homosexuelles et son vocabulaire "parfois" trop cru. Mais il a su se protéger grâce à son talent sous l'aile protectrice des souverains. On ne sait pas comment il a fini vraiment sa vie, les versions sont si nombreuses, en prison ou dans une maison de la "Sagesse", personne ne le saura exactement.
Extrait du journal MAROC HEBDO (le lien)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

استراحة محارب هي اذن يا دكتور

Dr kleib ahmed salem a dit…

JUSTE UNE PAUSE
L’actualité politique et sociale en Mauritanie est morose. Les intellectuelles ont désertés l’espace public et médiatique pour laisser la place à l’ignorance et à la calomnie. Noam Chomsky considère que « les intellectuels qui gardent le silence à propos de ce qu'ils savent, qui se désintéressent des crimes qui bafouent la morale commune, sont encore plus coupables quand la société dans laquelle ils vivent est libre et ouverte. Ils peuvent parler librement, mais choisissent de ne rien en faire [54].(wikipedia) ; Alors j’ai tourné en rond et J’ai pris une pause culturelle en attendant que les nuages militaires se dissipent: