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13 novembre 2010

Séparation hôpital public-privé : une timide réforme

le calame du 26 janvier 2010

Dans le milieu médical, on s’accorde à dire qu’une reforme profonde et rationnelle du secteur de la santé est nécessaire pour la survie de notre profession. Elle passera inévitablement par une séparation du service public et libéral (privé).
Le rempart que le ministère de la Santé est en train d’ériger en séparant ces deux activités servira de garde « fou » qui protégera la médecine contre son déclin. Cette reforme ne doit pas passer en force mais être plutôt le fruit d’un consensus entre les différents acteurs de la santé et les pouvoirs politiques. Pour mettre fin à cette anarchie à laquelle nous nous sommes habitués et qui a eu pour conséquences:
• Une sur spécialisation sauvage et déséquilibrée. Avec des spécialités lucratives très prisées et d’autres désertées
• Une dissémination métastasique de cabinets et des officines sauvages en toute illégalité.
• La carence des médecins généralistes, à tel point que, de nos jours, trouver un généraliste relève de l’exploit
• Des professeurs de médecines payés par le contribuable pour exercer en toute impunité dans le privé uniquement.
• Un conseil de l’ordre des médecins qui fait du syndicalisme, ce qui est loin de sa vocation à savoir défendre l’éthique et la déontologie.
• et etc. … J’ai eu à rencontrer des patients mauritaniens à l’étranger dans les différents hôpitaux où j’ai exercé : Tunisie, Sénégal et France. J’ai entendu le même discours et les mêmes plaintes. Les médecins n’ont pas le temps à nous consacrer. Les médecins consultent cent malades par jour consacrant 5 minutes à chaque patient, certains écrivent l’ordonnance avant de nous dire bonjour. Ce phénomène a eu pour conséquence de pousser à l’exode des milieux de malades de plus en plus exigeants vers les pays voisins.
Avec l’arrivée de la faculté de médecine et son agrégation sauvage ou gazra, nous allons avoir des médecins triptyques : universitaires qui exercent en public et en privé, pourtant une journée ne dure pas plus de 24 heures. C’est comme en polygamie, on ne sera jamais juste et par conséquence, c’est le service public qui en pâtirait le plus.
Nous allons devoir composer avec les mêmes médecins cumulards qui ternissent l’image de la profession, devenus depuis des réactionnaires accrochés à leurs privilèges.
Loin de défendre des intérêts corporatistes, je demande à ce que cette reforme soit accompagnée d’une revalorisation du secteur public, en améliorant le salaire de façon significative pour être incitatif en l’ajustant à celui de nos voisins maghrébins. Afin d’assurer un minimum de décence à un médecin qui aspire à exercer dans des conditions de dignité à la hauteur de son niveau d’instruction.
Dr kleib Ahmed Salem
Neurochirurgien

9 commentaires:

Anonyme a dit…

c trop tard, des medecins bresiliens sont depuis qq jours a nouakchott pour combler le vide en k de demissions des medecins mauritaniens, d`autres du kuba, venzouella, iran et maroc sont en route

Anonyme a dit…

on a qu'a changer le nom du pays alors. republik islamique de BREZILE ou cuba ou venezuella...
le ministre est un vrai con qui est venu du Maroc dans l'intention de dynamitter notre systeme de santé

Anonyme a dit…

Pour une fois je ne partage pas tes idées. A mon avis cette séparation est très bonne seulement en théorie. Je pense aussi qu'elle a l'odeur de "quelque chose qui se trame dans le noir". Avant de la décider il faut répondre à plusieurs questions:
1-avons nous suffisamment de medecins d'infirmiers et de sage-femmes pour couvrir les besoins du public et du privé. Ton pays de formation la Tunisie forme chaque année 400 spécialistes et quelques 1500 généralistes. Peux tu le comparer à la mauritanie qui compte moins de 5OO médecins (généralistes et spécialistes confondus)
Les médecins qui consultent "cent" malades par jour le font souvent par obligation. En fait ces "cent" malades n'ont aucun autre choix.
2-dans l'état actuel des choses les revenus de l'exercice privé sont de l'ordre de 10 fois ceux du public. Le choix est rapidement fait.
3-les medecins "cumulards" ne repondent pas tous à ce cliché que vous voulez bien leur coller. En effet plusieurs d'entre eux rendent d'énormes services dans le service public. Quelques rares font passer le service public devant leus interets personnels.
4-par contre je suis entièrement d'accord sur la necessité de mettre fin à une veritable anarchie qui regne dans ce secteur aussi sensible que la santé où actuellement chacun fait ce qu'il veut fixe les tarifs des actes comme il veut et soigne des maladies qui sortent totalement du cadre de ses compétences etc etc ......
bon courage

Dr kleib ahmed salem a dit…

Cet article a été publié au mois de janvier 2010 sans attirer l’attention de quiconque. Où J’ai bien insisté sur un débat entre les différents acteurs de la santé avant de promulguer cette loi « Cette reforme ne doit pas passer en force mais être plutôt le fruit d’un consensus entre les différents acteurs de la santé et les pouvoirs politiques. » Maintenant je me rends compte de l’autisme du pouvoir exécutif. La reforme ould Horma mérite une réflexion et un débat. Ce qui n'est pas le cas malheureusement.
Une chose est sure on doit s’asseoir sur une table des négociations. Les syndicats des médecins, d’un coté et les représentants des ministères de la santé et de la fonction publique pour discuter les retombées d’une telle loi. Il ne faut pas prendre en compte uniquement le coté matériel « pécuniaire » uniquement ou le versant émotionnel et démagogique qui vise à dire les citoyens avant tout. Vous êtes surement d’accord avec moi « Avec l’arrivée de la faculté de médecine et son agrégation sauvage ou gazra, nous allons avoir des médecins triptyques : universitaires qui exercent en public et en privé, pourtant une journée ne dure pas plus de 24 heures. » et ça mérite vraiment réflexion de notre part.
Les mêmes médecins dont les malades se plaignaient l’absentéisme dans le secteur public se retrouvent aujourd’hui propulsés universitaires avec une surcharge de travail « enseignement »..
A suivre
................
Cher confrère quand vous dites "quelque chose qui se trame dans le noir"? Cette affirmation mérite un éclaircissement (je pense). Vous avez une idée surement?

Anonyme a dit…

voir ce ki se passe au maroc
des medecins exercent en NOIR

http://www.hespress.com/?browser=view&EgyxpID=25079

Anonyme a dit…

regardez cette video des médecins marocains travaillant au NOIR

Anonyme a dit…

http://www.cridem.org/C_Info.php?article=49477

Dr kleib ahmed salem a dit…

extrait de Nouakchott info________________________
Ministère de la Santé : Détournement ou népotisme à ciel ouvert ?
Décidément chaque semaine apporte son lot de révélations inconcevables sur les pratiques peu orthodoxes en cours au Ministère de la Santé et des Affaires sociales. Après les contrats de complaisances, les grés à gré, les consultations simplifiées biaisées, voilà venu le tour du népotisme le plus flagrant.

Tous se rappellent, le savon mémorable passé par le président Mohamed Ould Abdel Aziz au Ministre de la santé au cours de la visite de l’Hôpital régional d’Aioun. La TVM qui n’avait pas raté l’instant l’avait diffusé à plusieurs reprises. Le président semblait mécontent du travail de réfection et en tançant le ministre il lui demandait visiblement d’en reprendre ou d’améliorer certains aspects. Quelques jours plus tard la CCM approuvait, l’Avenant n°1 au marché n°67/CS/CCM/2010 pour un montant de 9.799.554 UM et l’Avenant n°1 au marché n°68/CS/CCM/2010 pour un montant de 9.207.500 UM. Or les marchés n°67/CS/CCM/2010 et n°68/CS/CCM/2010 ne sont autre que la réhabilitation des hôpitaux d’Aïoun et de Nema pour respectivement 31.530.709 UM et 39.000.000 UM, adjugés à l’entreprise MMP Commerce Général et Services Sarl, après une consultation très, très restreinte et très, très, très simplifiée.
Jusque là c’est presque du normal, mais si l’on sait que cette société est juste une société bidon pour laquelle des références bidons ont été créées dont le gérant inscrit auprès du tribunal de Commerce n’est autre que Ahmedou Ould Horma, neveu du ministre de la Santé et des Affaires Sociales. En somme une histoire de famille.
D’ailleurs si l’on gratte un peu on découvre que pour postuler à cette consultation l’entreprise devait justifier d’une certaine expérience et d’un chiffre d’affaire donné. Alors c’est simple la MMP présente dans son dossier trois « réalisations » :
Réhabilitation du ministère de la Défense le 20 Décembre 2006 pour un montant de 158 680 000 FCFA !!!! (Où, personne ne sait !)Travaux de construction de salles de classe le 4- 9- 2007, pour le compte du PNDSE pour un montant de 54 580 000 UM et enfin construction d’une villa et clôture d’un mur de 500ml pour un montant de 120 460 000UM. Même si c’est déjà maigre comme référence, au moins pour les deux premières références, elles ont une date antérieure à la création de la société qui a été inscrite au registre de commerce seulement le 6 Mars 2008................
Si cet article vous a plu cliquer ici pour lire la suite
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arev a dit…

Un nouveau Scandale financier secoue la SNIM

Comment fonctionnent les commissions? Comptes secrets, pourquoi le système a-t-il dérapé, et qui en a profité, des millions d’euros disparus en commissions, SNIM-SNC-Lavalin, c’est un incroyable polar, où l’argent coule à flots, qui a bénéficié de ces commissions, par quels circuits passent les millions? A qui cet argent est-il versé, par quel circuit secret transite-t-il?
Depuis sa création, La SNIM regorge de compétences et de projets ambitieux, elle a longtemps été la plus importante entreprise Mauritanienne, c’est aussi celle qui réalisait le plus de profit ; Aujourd’hui L’affaire SNIM- SNC-Lavalin qui secoue la SNIM est un véritable feuilleton où se côtoie le directeur du projet GUELB 2 Monsieur CHEIKH HAMED et un intermédiaire dénommé KALAWI , à la réputation parfois sulfureuse.
Nous sommes au début de l'année 2010, SNC-Lavalin conclu, avec la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), un contrat en vertu duquel elle fournira des services d’ingénierie pour le projet GUELB2 ZOUERATT, Et c'est là qu'entre en scène le directeur du projet GUELB 2 Monsieur CHEIKH HAMED et son intermédiaire KALAWI. Car le marché projet GUELB 2 a été attribué à SNC-Lavalin, sans que la SNIM lance un avis d'appel d'offres international. En outre la société SNC LAVALIN, se voit encore confier la présélection d'entreprises de réalisation du dit projet (groupe takraf et autres ont été trié par SNC-Lavalin).
Ce que personne ne sait alors, c'est que SNC LAVALIN a débloqué une importante somme d'argent au dit directeur pour favoriser SNC-Lavalin face à ses concurrents par un accord discret de gré à gré, c’est à dire. SNC-Lavalin et Monsieur CHEIKH HAMED s’entendent sur le montant du pot-de-vin et les services que rendra Monsieur CHEIKH HAMED, en usant de sa fonction et de son influence pour que la société SNC-Lavalin décroche ce marché le projet guelb2 ZOUERATT. Le pot-de-vin n’est toutefois pas versé directement à Monsieur CHEIKH HAMED, les parties convenant plutôt qu’il sera transféré sur le compte bancaire d’un tiers intermédiaire, dont l’unique rôle dans la transaction consiste à transmettre le pot-de-vin. Aucune trace directe ne conduit donc de la société SNC-Lavalin à Monsieur CHEIKH HAMED .On apprendra plus tard qu'une partie de cet argent a bénéficié à KALAWI Le dit intermédiaire.

Payé des bakchichs, les mots comme les montants ne sont évidemment inscrits nulle part dans les documents que publie la SNIM chaque année. Les actionnaires ne les connaissent pas, les salariés non plus, mais aussi incroyable que cela puisse paraître, elles ne sont pas secrètes pour tout le monde, un haut cadre de la SNC-Lavalin de nationalité française en avait été informé et il a montré ce qu'il savait faire, Il part les mains propres et la tête haute pour le consortium MET-CHEM (concurrent de SNC-Lavalin), car les bons projets n'ont besoin de bakchich pour vaincre. l'argent noir ne sert qu'à mal choisir.