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NEWS: Pour ne pas voter idiot il faut lire, voir et écouter Tout sur l'élection présidentielle en Mauritanie

25 février 2007

CRITIQUE DU PROGRAMME DE GOUVERNEMENT DU CANDIDAT Ahmed ould Daddah



BIENTOT SUR MON BLOG
CRITIQUE DU PROGRAMME DE GOUVERNEMENT DU CANDIDAT Ahmed ould Daddah :
Je vous propose durant la compagne d'étudier les programmes des principaux candidats. je tenterai d'expliquer certaines propositions obscures, et j'espère pouvoir faire des critiques pertinentes. Pour servir à mes compatriotes une lecture approfondie des programmes DE GOUVERNEMENT DES CANADIDATS, même si ils ne sont pas déterminants dans le choix le jour du scrutin. Certains candidats présidents que j'ai contacté par telephone ne savent pas leurs programmes . Pour l'ordre de passage, j'ai décidé de proceder par tirage au sort. Et c'est Ahmed ould Daddah qui a été choisi par une main innocente.

3 février 2007

"c'est ça la mauritanie" la chronique du Dr kleib

Vérité, quand tu nous tiens !
« Je ne m’adresse qu’à des gens qui sont capables de me comprendre, ceux là me liront sans danger »
Le Marquis de Sade.
Je n’ai rien à promouvoir. Je ne souhaite être ni aimé, ni admiré, ni détesté. Je n’espère convaincre personne. Je ne recherche ni considération, ni reconnaissance. Je me contente de penser, et d’écrire à vous de décider de lire ou de partir. C’est a travers cette entrée empruntée à un auteur dont je me souviens à peine du nom que j’ai tenu à marquer mon intrusion dans le débat électoral à ma façon.
Je vais faire un jeu risqué, celui de m’aventurer dans le sentier battu de la vérité en feignant d’ignorer ceux qui tirent les ficelles des futures élections présidentielles qui se trament en Mauritanie pour parler de ce qui importe le plus pour moi : le citoyen, son droit, son devoir et son avenir. Le citoyen relégué au second plan après la tribu.
Le citoyen dont la vie n’est rythmée que par des élections stériles dont les résultats sont achetés la veille par des politiciens ou des militaires qui ne rêvent que d’aller et de rester ad vitam aeternam au pouvoir pour y déguster le plaisir de l’argent du trésor public, du luxe et de l’aisance.
L’avenir d’un vrai état démocratique ne doit pas être hypothéqué par l’élection d’un président et surtout pas par un président de la « trempe » de ceux qui sont en lice pour briguer la magistrature suprême. Il parait évidement aujourd’hui et avec assez de recul que nous avons été manipulés tout le long de cette transition et le malheur est qu’on apprécie encore qu’elle se prolonge. Nous sommes victimes d’une forme du fameux syndrome de Stockholm où la victime s'identifie à son bourreau et le protège.
Si nous sommes là, à feuilleter et à relire cette constitution que nous avons votée à l’aveuglette pour comprendre le sens des termes comme vote blanc ou majorité absolue ce n’est pas la faute des habitants de Mzeilga ou de Meelah et dans tous les cas les dés sont jetés. Tout ce qui suivra n’est qu’une succession d’événements dont nous serons les témoins involontaires et impuissants.
D’un coté nous avons des candidats sans programmes, des politiciens sans parti fixes, des candidats non convaincus et peu convaincants et des candidats qui ne savent pas pourquoi ils le sont. De l’autre des militaires qui ont goûté aux privilèges du pouvoir, des salaires exorbitants, et autres avantages que j’ignore mais qui semblent alléchants au point de sacrifier l’avenir de notre pays. Dans cette dichotomie le peuple est le grand perdant. Il y a plus d’un an que notre pays est devenu producteur de pétrole sans que cela ne se répercute sur la vie de nos citoyens. Auriez-vous pu voir un seul citoyen mazouté sur tout le territoire national? Notre pétrole et ses revenus, parait-il, empruntent des circuits obscurs, des pipelines virtuels qui versent directement dans des poches invisibles. Voilà un an, et le quotidien misérable des mauritaniens n’a pas changé.
Chers compatriotes en politique, l’homme providentiel n’existe pas. Il n’a jamais existé. Il n’existera jamais. Ceux qui se prennent pour des sauveurs se trompent de combat. Et ceux qui croient qu’un homme et un seul peut changer leur vie se trompent car les hommes qui se sont déclarés candidats, se sont trompés eux aussi de cours de recréation et si nous devions faire notre choix nous serions condamnés à rechercher le moins nuisible « aghalhoum dararene ». Nous avons envie de finir avec les élections qui rythment notre vie, ce championnat national électoral qui fait de l’ombre à notre football doit s’arrêter. Nous devons être plus vigilants sur la gestion de nos biens par nos décideurs, nous devons être prudents et ne pas donner nos voix à des candidats financés de façon illicite par de l’argent sale.
Je suis l’un de ceux qui prônent la suppression de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct car il n’est pas acceptable que l’avenir d’un pays se décide par les biais des personnes qui ignorent jusqu’à la notion de pays ou d’état de droit. Dans un pays ou le taux d’analphabétisme est coté en bourse, un président se doit d’être une personne cultivée, un visionnaire, porteur des valeurs qui mettront en confiance tout un peuple, une personne ouverte qui a un charisme, en un mot une personne qui saurait dire non aux militaires. Notre dernière expérience est celle de ce gouvernement jetable « à usage unique » que nous traînons depuis l’après 3 août. Donc un président à usage unique aussi on n’en a pas besoin et la Mauritanie n’en a pas besoin. Un président tefal, allusion aux casseroles de tefal, sur lesquelles tout glisse, est un vrai échec de la démocratie.
Contrairement aux idées reçues et au discours ambiant que distille le candidat des militaires, cette élection n’est pas une avancée mais une totale régression sur le plan démocratique.
Ce n’est pas parce qu’on nous fait croire que nous allons mettre un terme à l’hégémonie des militaires que nous devrons nous jeter dans la gueule du loup ni consigner la Mauritanie dans les mains d’un candidat-écran.
Il n’a pas échappé aux bien-pensants parmi vous que le dernier souci des militaires est la démocratie, la preuve la plus concrète est qu’un chef de l’état s’adresse à un parterre d’élus du peuple qui ont plus de légitimité que lui par un langage cousu main dans un discours fleuve comme vache qui pisse sur un ton outrancier et réducteur. Et qu’ils s’agglutinent autour de lui médusés comme des sangsues à la recherche du premier avantage en nature ou en espèces. Pauvre Mauritanie, déchirée trahie par ses fils, trahie par ses militaires, meurtrie par tant d’années d’espérance et d’errance sous la botte des militaires ou la semelle des dictatures civiles.
C’est vrai, plus les élections présidentielles approchent et plus les militaires ne savent pas sur quel pied danser et ne se sont pas privés de rappeler à l’ordre les trublions qui veulent jouer le charisme contre la « légitimité ». Justement quelqu’un a dit à propos de candidats en les comparant à un cirque « les comédiens sont de retour, mais regardez-les avec attention : leurs regards sont vides. Ce sont des clowns tristes, qui font tant bien que mal leurs pirouettes sur les pistes de la République. »
Nos candidats qui proposent - attention, restez concentrés – la rupture des relations avec Israël ou réintégrer la CEDEAO comme si l’unique crise que traverse la Mauritanie est celle là. Mais quelle ignorance, quel mépris pour les citoyens affamés, pauvres, et mal habillés !

Un peu de rafistolage, un zest de manipulation, une rumeur murmurée dans un salon à propos d’un éventuel soutien « cmjdien » et le plus vaillant des loups se transforme comme par magie en agneau docile prêt à tout pour suivre le vent de la rumeur. Quelle honte pour nos candidats ! Tout notre système fiscal et social, est donc corrupteur dans son esprit. C'est tellement énorme qu'on ne le voit même pas. Je ne voudrai pas faire l’éloge de la médiocrité ni être le porte-voix d’un quelconque candidat. Mais je serai prudent quand à l’avenir de mon pays que j’aime au-delà de tout.
Dr kleib ahmed salem
Interne
service de neurochirurgie
Hopital sainte-anne
Paris France

30 janvier 2007

votez blanc

















votez blanc

Je ne voudrai pas faire un cours de linguistique ne de sémantique sur un parler cousu main dans un Discours fleuve comme vache qui pisse. Ce n’est pas parce que Ely ould Mohamed vall a pris le pouvoir par la force, qu’on lui donne une légitimité et un droit sur notre vie politique et l’avenir de notre pays. Le ton et le contenu de son discours sont contestables. Le fait qu’il s’est adressé à des « élus du peuple » en haussant le ton et en tergiversant dans deux langues qu’il maîtrise à peine, pour essayer de manipuler les mauritaniens afin d’asseoir sa suprématie sur notre pays. il veut changer les lois d’un jeu électoral dont il a les clés. Vous êtes d’accord avec moi qu’il Il n’est pas raisonnable de changer les règles de jeux d’un match de football au milieu d’une partie. Ou nous a déjà vendu Ely comme un chantre la démocratie, on nous a gommé du cerveau tout son passé peu glorieux d’homme de la sécurité de l’Etat.
Et maintenant On nous fait un lavage de cerveau par cette lépreuse télévision de Mauritanie ...
nous ne votons pas blanc...que ça plaise ou non à notre bienfaiteur" j'ironise pour le bien non fait"

28 janvier 2007

sebet chertat














c'est ça sebet chertat

Il est difficile de quitter le pouvoir aussi facilement. il n’est pas élegant de modifier les règles du jeu au milieu d'une partiee. Cette histoire des bulletins blancs qui comptent pour le CMJD est une atteinte à la souvrainté de notre pays à la dignité des citoyens. Pauvre mauritanie. La suite dans ma prochaine chronique « C’est ça la Mauritanie » dans le journal le calame

26 janvier 2007

quand un blogueur force mon estime

cette fois ci s'est l'excellent article publié dans le blog MAURITANIA apres accord de l'auteur Mr Diaw Alassane

La rétro de la semaine

La bulle explose
La candidature d’Ely Ould Mohamed Vall était-elle une simple rumeur ou un travail de fond qui n’a pas été couronné ? A qui profitait cette thèse ? Au président du CMJD d’abord qui a eu droit à un sondage à moindre frais. Pouvait-il se rétracter après avoir réitéré à maintes reprises que le pouvoir ne l’intéressait pas ?S’acheminait-on vers un scénario à la Robert Guei, porté au pouvoir par de « jeunes mutins » et dont on connaît la triste fin ? Ou un scénario à la Ali Abdalla Saleh, président du Yémen depuis 28 ans et qui avait annoncé- sans qu’on l’y oblige- ne pas se représenter aux élections présidentielles de 2006 ? Cet événement avait-été qualifié de « première » dans le monde arabe. Inutile de préciser qu’Ali Abdalla Saleh a été réélu à l’issue d’une mascarade électorale qui a eu la bénédiction d’une communauté internationale soucieuse de sa « guerre contre le terrorisme ». Les quelques salafistes arrêtés chez nous, pouvaient-ils légitimer aux yeux de l’opinion internationale un quelconque revirement ? Non. Et comme ce fonds de commerce ne rapportait plus, on pouvait toujours se rabattre sur la mobilisation intérieure. Cette hypothèse a tenu jusqu’à l’explosion de la bulle. Pire, le CMJD s’est toujours enfermé dans son mutisme. Cette rumeur a profité aussi à l’opposition à Sidi Ould Cheikh Abdallah. Elle a eu le mérite, un moment, de déplacer les projecteurs et de ralentir les soutiens factices à ce candidat. Du coté de l’opposition on voulait faire croire que si le CMJD accusé de soutenir ce candidat cherchait une solution de rechange, c’est que ce dernier n’était pas crédible. Imperturbable, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, comme Ségolène Royal continuait à écouter… les rumeurs. Ahmed Ould Daddah, toujours complaisant, vient de monter au créneau pour dire que ces spéculations étaient infondées. Une chose est sure, la démission en masse des cadres du RFD à l’EST n’est pas une rumeur. Ould Daddah apprendra-t’il à ses dépens que EHEL ECHARG ne sont pas des « handicapés politiques ». Des cadres qui s’apprêteraient à soutenir Zéine Ould Zeidane ou Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Qui règne par la Tribu et la Région périra par la Tribu et la Région. Chez nous, comme au Yémen, la Tribu est plus forte que la Région qui est plus forte que l’Etat.
Zeine Ould Zeidane, le Sawab et Israël
Ce n’est pas une fable de La Fontaine. Le parti qui avait brillé par son absence lors des élections précédentes vient d’apporter son soutien à Zeine Ould Zeidane. Ismaël Ould Amar, l’une des figures de ce parti, est sorti de ses gonds et vient de claquer la porte. Le candidat qui, publiquement avait souhaité maintenir les relations avec Israel vient d’hériter contre toute attente d’un soutien encombrant. Qui parle encore de convictions chez nous ? Peut-être qu’il n’y avait pas assez de places chez les autres. A la loterie des intérêts rien n’est impossible. Pour vous donner une idée de ce rapprochement, c’est un peu comme si le PLEJ et le SAWAB se mariaient.
Sur les starting-blocks
Messaoud Ould Boulkheir, Med Ould Cheikhna , Med Ahmed Ould Baba Ahmed, Isselmou Ould Moustapha, Med Khouna Ould Haidalla ont obtenu leurs récépissés. En attendant, Ils peuvent donc envisager sereinement l’assaut de la Maison Brune. Mais dans cette course d’endurance, ils risquent d’être malgré eux les lièvres de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. A moins d’un événement imprévisible et improbable. Saleh Ould Hanena, Chbih Ould Cheikh Melainine se jettent eux aussi dans la course. D’autres s’apprêtent à faire de même. Après tout, l’important c’est de participer.
Les marchés contestables
Cette semaine on apprend les retraits de Aicha et de Abdel Kader Mourad Diène de la course présidentielle. Des retraits programmés avant même l’annonce de leurs candidatures. Il faut dire que la candidature à la présidentielle est un marché contestable comme disent les économistes. C'est-à-dire, pour ceux qui ne savent pas, il n’y a pas de barrières ni à l’entrée ni à la sortie. Les deux candidats invoquent le même motif : l’impasse dans laquelle se trouve le processus démocratique. Oui les deux candidats ne veulent pas servir de lièvres à un scrutin d’ores et déjà contestable mais cette fois au sens courant du terme.Le conseil des MinistresLe conseil des ministres s’est réuni hier. Ceux qui s’attendaient à des nominations sont déçus.Néanmoins on peut se permettre de commenter le commentaire du Ministre de la communication « Le conseil a décidé implicitement de creuser sa balance commerciale avec le Chili ». Pourquoi le Chili ? Ce pays produit les 4/5 de l’iode mondial. Le conseil a adopté un projet de décret visant à ajouter de l’iode au sel. Voilà.
La note optimiste
Maalouma Mint El Meydah, artiste engagée au parler franc a été élue sénatrice. Elle est restée digne malgré la censure dont elle a fait l’objet. Très connue à l’étranger, elle véhicule la face joyeuse de la Mauritanie. Elle a fait plus que tous les diplomates mauritaniens réunis. Dommage qu’elle ne se soit pas portée candidate à la députation. Toutefois, avec elle, la chambre d’enregistrement devra apprendre à « enregistrer » d’autres partitions.
Mr Diaw Alassane

24 janvier 2007

Elle court, elle court, La rumeur

"C’est ça la Mauritanie" Chronique du Dr. kleib Ahmed-Salem dans le journal
Le calame du mercredi 24 janvier 2007

Elle court, elle court, La rumeur
La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien.”
Ferry, Luc

Il n’est pas facile de garder son sang froid dans cette éruption volcanique, et encore il n’est pas aisé d’écouter et de voir ce qui se trame aussi bien en haut qu’en bas et se taire. Je suis sortit de mon silence par la force de médiocrité des candidats à la militaro-présidentielle de 2007 et je ne me tairai que par la volonté des bons citoyens. Il n’est pas dans mes habitudes de m’emporter pour un sujet aussi important soit il. Mais l’heure est grave les minutes s’effritent pendant que l’espoir s’amincit de plus en plus que l’on se rapproche de l’échéance électorale. Elle court, elle court, La rumeur. Cette insolente rumeur sur laquelle je ne m’attarderai pas pour ne pas faire comme cette presse de basse court. Les militaires qui sont au pouvoirs ne sont que les mêmes depuis vingt ans.cette soudaine lumière qui les a transformés en altruistes qui ne veulent que du bien au pays, me laisse perplexe et méfiant. Quand s’etait des vieux opportunistes, des chefs de tribus incultes et frustrés qui s'acoquinent avec des candidats proches des militaires et du pouvoir s’était compréhensible mais, Là ou le bas blesse, s’est de voir des jeunes soit disant intellectuels (encore des étudiants manipulés par des professeurs) suivre un candidat qui n’as ni programme précis, ni chiffres, ni donnés économétriques fiables. Juste des promesses vagues. Des généralités comme celle que l’on donne quand on ne veut pas se mouiller. Voici cette initiative elmoustaghbel si convaincante : que je voudrai décortiquer comme j’avais fait par le passé pour les communiqués des putschistes du 3 août. Ils disent que ce candidat présumé innocent de tout commérage avec la junte au pouvoir jusqu’à preuve du contraire s’engage à :
« trouver des solutions aux problèmes économiques du pays » je pense qu’il va augmenté la croissance, et réduire les dépenses publiques bien sur, les nouveaux défis économiques et financiers mettre de l’ordre dans le secteur bancaire et je ne sais pas toujours comment lui il ne le dit pas et moi je ne lu pas dans tasse de café..

« 1-Renforcer l’unité nationale entre toutes les franges de la société mauritanienne tout en mettant l’intérêt national au dessus de toutes les considérations, » Le seul moyens pour le candidat est d’emprunter le même chemin que ses prédécesseurs en pratiquant la politique de l’autruche.

« 2-construire un Etat de Droit et juste qui bénéficie de l’estime et prône la bonne gouvernance, »
Le CMJD pense qu’il a bâtit un état de droit, donc notre candidat fait allusion à un autre pays voisin, qu’il va envahir au nom de la guerre préventive pour y construire un état de droit.
« 3-Surmonter le chômage des diplômés chômeurs et donner un rôle actif à la frange de la jeunesse car c’est elle qui sera à l’origine des futures générations. »
Soyons sérieux un instant, en Mauritanie Ils n’y a que les chômeurs volontaires où les diplômés incompétents. Et ce n’est pas un candidat qui se définit comme un homme qui n’a pas d’accointances politique, idéologique ou autre, qui changerait des habitudes bien encrées dans une société girouette comme la notre avec une jeunesse oisive.
Voter sans réfléchir, c’est consigné notre pays entre des mains désinvoltes et ravageuses, hypothéquer l’avenir de la vraie jeunesse de demain seule qui va payer les dettes contractées aujourd’hui.

D’un coté ils prétendent que, l’« Initiative des jeunes pour le pays » est une initiative représentative de toutes les franges de la société. Étant jeune moi même et très engagé sans étiquette politique je trouve que cette jeunesse là n’incarne nullement les valeurs auxquels je m’identifie et nombreux sont les jeunes qui ne se font pas d’illusion sur l’avenir de la Mauritanie au main de cette classe politique vieillissante.
Des candidats il y en aura toujours, mais l’homme fédérateur, incarnant un vrai chef d’ETAT ne risque pas d’émerger parmi cette horde de candidat déjà en lice à une exception prés.
Ces élections ne seront que des élections de plus, des dépenses de plus, et les pauvres mauritaniens seront manipulés encore plus.
En témoigne les législatives et municipales où Comme quoi on peut manipuler une élection sans avoir recours, à des stratagèmes de l’ancien système comme faire voter des mort ou des nouveaux-nés ou acheter des cartes d’électeurs.
C’est tout simple, il suffit d’avoir exercer par le passé le métier, de fonction de ministre de l’intérieur, ne riez pas c’est pas facile le métier de ministre de l’intérieur ni au passé simple et ni au présent. Il faut connaître tous les découpages administratifs et en savoir créer au besoin.et être spécialiste de la manipulation.
Il n’y a qu’à voir les différentes commissions de surveillance et de contrôle des élections de la CENI jusqu'à ce machin de la société « si vile ». C’est comme demander aux loups de surveiller la basse-cour.


Dr kleib Ahmed Salem
interne au service de neurochirugie
du Centre Hospitalier SAINTE-ANNE
Paris 75014 FRANCE
tel: 00 33 6 13 14 82 14
http://docteurkleib.blogspot.com/

22 janvier 2007

ENFANTS DU CHOLERA :les délaissés de l'ancien régimes les ignorés de celui d'aujourd'hui

cet article intitulé Un médecin en colère qui a été publié en en octobre 2005 dans le journal le calame je le met en ligne sur la demande d'un visiteur:
«Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe».
Talleyrand
Décidément, certains médecin-administrateurs sont incorrigibles, voireinconscients. C'est peu dire qu'ils ne rendent pas service à la santé dansnotre pays. En se rendant coupable avec la complicité du ministère de lasanté et de la DRPSS, par leur silence meurtrier. Quoique l'expression«coupable» soit encore un verdict certain, il semble bien que « le scandaledu silence meurtrier »... scandalise assez peu.D'où ces question presque candides : l'opinion publique a-t-elle perçu lescandale?Où se situent les responsabilités? Qui a importé le cholera dans le servicepédiatrie de l'hôpital national ? Autant d'interrogations qui restent sansréponses.Les faits concernent le choléra à Nouakchott, plus précisément l'enceinte del'hôpital national. Où le cholera a été Introduit dans le service depédiatrie.Pendant les premières semaines le danger a plané sur ce service où desenfants malades et fragiles, ont été exposés à cette maladie. Sous d'autrescieux plus cléments plus démocrates, un scandale pareil aurait faits plus debruit et des têtes auraient tombées.Pour que l'on puisse comprendre ce scandale, on doit rappeler les faits rienque les faits. Tout a commencé une semaine avant le coup d'état, lorsque lesurgences ont été submergées par des diarrhéiques et des vomisseurs plus de170 cas :C'est le fameux week-end diarrhéique, qui a provoqué la fermeture desurgences pour désinfection.Les cas suspectés, ont été des cas de cholera, même s'ils portentofficiellement le nom de diarrhée aigue, j'ignore selon quel consensusmédical!Quiconque a lu au fil des mois au moins quelques pages consacrées à ces «diarrhée aigue » par les journaux s'étonnera si souvent par l'absence du mot« cholera » dans un tel contexte. Ce silence est doublement inquiétant : ilmanifeste le mépris à l'égard des citoyens par l'Etat, et démontre que nosdirigeants savent trop peu sur la santé pour en connaître la fragilité.Ainsi ce silence et ces diarrhées sont à l'origine d'une épidémie, quel'état tente tant bien que mal à cacher au peuple. Voila le mot est lâché,il y a bien le cholera à Nouakchott : parce que j'ai été impliqué dans lapremière et dérisoire ligne de prise en charge de l'hôpital, où j'ai vu desenfants mourir de déshydratation sévère, des beaux et mignons visagesabattus, cachectiques, qui me regardaient en me suppliant de ne pas lesabandonner. Je lisais dans leurs yeux innocents, cette interrogationpourquoi nous?Ces enfants dont le seul crime est d'être issus de milieu défavorisé- lesdélaissés de l'ancien régimes les ignorés de celui d'aujourd'hui- Pireencore j'ai vu des médecins responsables de la gestion du cholera, fuir enabandonnant un enfant de trois ans agonisant aux mains des infirmiers peuexpérimentés et le ministre se boucher le nez en visitant des malades. Lapreuve que il n'a rien compris au cholera et à sa transmission qui résultede l'absorption par la bouche d'eau ou d'aliments contaminés, je dis bienpar la bouche.J'ai aussi vu, (et mis moi-même) des malades dans des conditions inhumaines,et humiliantes, dans l'unique ambulance qui assurait les va et vient entrel'hôpital et le lazaret et je tiens à demander aux patients et à leursfamilles de m'excuser cette conduite indigne...Pour résumer de façon synthétique, les enjeux de cette grosse bourde : C'estune stratégie destinée à soutirer de l'argent à l'état comme par le passé.Pourtant l'arrivé du cholera a été ressentie au début comme une aubaine pourcet hôpital qui a souffert de la gestion de l'ancien directeur (parti leschevilles solides à la CAMEC) d'une part, et une providence pour l'actuelledirection qui multiplie les réunions stériles, pour se mêler les pinceauxencore. Certains de ses membres veulent s'illustrer et quelque soit le prix(macabre), en s'octroyant le titre de responsable de la gestion du cholera!C'est par devoir de médecin que je tiens à rapporter brièvement au ministreet aux citoyens quelques éclaircissements sur le cholera à travers cettedéfinition de l'OMS : Le vibrion cholérique est une bactérie très mobile,aux exigences nutritionnelles modestes, dont l'homme est le principalréservoir. La maladie résulte de l'absorption par la bouche d'eau oud'aliments contaminés. Une fois dans l'intestin, les vibrions sécrètent latoxine cholérique, responsable de déshydratation qui caractérise l'infection: les pertes d'eau peuvent atteindre 15 litres par jour. Les sellesdiarrhéiques libérées en grande quantité sont responsables de la propagationdes bacilles dans l'environnement et de la transmission oro-fécale.Les principaux facteurs favorisants la transmission de l'infection sont leniveau socio-économique et les conditions de vies des populations. Lesfortes concentrations de population associées à une hygiène défectueusejouent un rôle important dans l'apparition et le développement d'uneépidémie de choléra : L'incubation - de quelques heures à quelques jours -est suivie de violentes diarrhées et de vomissements, sans fièvre. Enl'absence de traitement, la mort survient en 1 à 3 jours, par collapsuscardio-vasculaire dans 25 à 50% des cas. La mortalité est plus élevée chezles enfants, les personnes âgées et chez les individus fragilisés.Le traitement consiste essentiellement à compenser les pertes digestivesd'eau et d'électrolytes. La réhydratation est assurée par voie orale ou parvoie intraveineuse, selon le degré de déshydratation. L'amélioration estperceptible au bout de quelques heures et la guérison, sans séquelle, estobtenue en quelques jours.L'antibiothérapie peut être utile dans les cas graves, mais l'émergence desouches de vibrions cholériques multirésistantes aux antibiotiques en limitede plus en plus l'indication.Les mesures d'hygiène générale sont essentielles dans la lutte contre lecholéra, impliquant une véritable mobilisation sanitaire en cas d'épidémie,et un développement de l'éducation sanitaire. Ces mêmes mesures que l'étatpouvait dispenser à travers ces medias. Il s'agit d'un simple devoird'information qui doit être imposé à nos dirigeants.En fin je tien a saluer MSF et medico del mondo et les huit médecinsmauritaniens du lazaret d'Elmina, pour leur courage, eux, qui ont affrontéle cholera de face. Sans rien attendre en retour. Pendant que d'autresjouent aux chiffres et lettres.Et ne pas oublier qu'au titre du délit de mise en danger d'autrui, ilfaudrait une enquête pour situer les responsabilités et arrêter le massacre.Car en ce moment, on parle d'autres foyers à l'intérieur du pays, quirisquent de faire plus de morts si….
Dr. KLEIB Ahmed Salem

21 janvier 2007

Elle court, elle court, La rumeur

La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien.”Ferry, Luc (1951- )

Il n’est pas facile de garder son sang froid dans cette éruption volcanique, et encore il n’est pas aisé d’écouter et de voir ce qui se trame aussi bien en haut qu’en bas et se taire. Je suis sortit de mon silence par la force de médiocrité des candidats à la militaro-présidentielle de 2007 et je ne me tairai que par la volonté des bons citoyens. Il n’est pas dans mes habitudes de m’emporter pour un sujet aussi important soit il. Mais l’heure est grave les minutes s’effritent pendant que l’espoir s’amincit de plus en plus que l’on se rapproche de l’échéance électorale. Elle court, elle court, La rumeur. Cette insolente rumeur sur laquelle je ne m’attarderai pas pour ne pas faire comme cette presse de basse court...............
PS:vous pouvez lire la suite de l'article dans ma chronique dans le journal le calame prochain et sur ce blog à partir du mercredi prochain

17 novembre 2006

Le CMJD met la Mauritanie en urnes réglées?

C’est ça la Mauritanie Chronique du Dr. KLEIB Ahmed-salem

Le CMJD met la Mauritanie en urnes réglées?

« Il faut voter avec son intelligence et
non avec ses tripes..»CHIRAC (Jacques))
C’est l’histoire de ces quatre étudiants mauritaniens en France qui, au lendemain de l’indépendance, originaires de Boutilimit, ont décidé un jour, comme leurs collègues français, d’apprendre à danser. Ils se sont inscrits à des cours de danse chez Madame Elisabeth FONTENEAU. Apres quelques séances successives pour des mauritaniens assidues et déterminées qu’elle ne fut sa surprise quand elle a remarquée l’absence d’amélioration du niveau de ses bédouins. Un soir madame FONTENEAU les invita dans son salon, pour tenter de percer ce mystère. Elle qui a enseigné la danse à trois générations de français Elle demande à chacun de marcher le long du couloirs, tout en les observants attentivement déambulant, pieds nu sur le tapis persan que son mari lui à ramené de son voyage à Istambul cette année là.A la fin de se walk – test elle a conclu, avec soulagement que nos quatre érudits, ne savaient pas marcher et que pour danser il faut d’abord apprendre à se tenir debout et à marcher correctement. La morale de l’histoire est que nous sommes entrain de nous entretuer pour imposer la démocratie en Mauritanie. Alors que les acteurs du jeu démocratique ne savent pas se tenir débout ni marcher. Une étape a été sautée dans le processus évolutif de notre pays. C’est ainsi que notre pays risque de sombrer dans une régression irréversible.En témoigne cette campagne électorale grotesque et carnavalesque qui se veut comme model dans le monde arabe. Et qui se résume en quelques oisifs qui se regroupent sous des tentes, pour écouter quelques griots édentés et des griottes grosses et moches scandant des chants élogieux de certains candidats véreux et incultes. Ce qui est loin est loin d’un programme électorale. Les vrais débats ont été occultés. Cette campagne houleuse s’apparente plus à un festival ou à un carnaval avec ses couleurs et ses chants et ses acteurs déguisé ou non.Il y a des priorités, à donner à l’Etat son respect et sa dignité en créant un Etat de droit.Donner aux citoyens cette sérénité, pour qu’ils aient confiances dans les institutions de l’état.Il faut à mon avis renforcer l’éducation, dégraisser le mammouth de Lamgheity en supprimant une partie du budget alloué aux militaires.En ce qui concerne la fiscalité il faut travailler le domaine de la fiscalité indirecte et directe pour que l’assiette de taxation soit entièrement harmonisée.Comme l’indique une étude de L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dans le cadre de sa politique d’intégration initié en février 2006, à Ougadougou « C’est aussi un moyen de promouvoir un régime fiscal de droit commun incitatif, de favoriser l’émergence d’une fiscalité axée sur la promotion de l’investissement ainsi que de la croissance économique ». A nos futurs élus je propose d’alléger les impôts et la réglementation douanière qui constituent un obstacle pour les investisseurs étranger. Tout cela ne peut se faire sans renforcer le cadre juridique pour veiller au respect des droits de propriété tributaire du cadre institutionnel (devant l’absence de cadre juridique et réglementaire fondé sur une législation harmonisée relative aux finances et à l’investissement dans le domaine des infrastructures sociales et physiques).Et pourquoi pas ne pas revoir la politique restrictive en matière d’investissement et la longueur des démarches administratives nécessaires pour créer une entreprise.Il faut penser à créer des emplois, grâce à des microcrédits, un allégement fiscal accompagnée d’une procédure administrative très succincte.Il est fondamental de lutter contre le secteur informel car Des pans entiers de l'économie échappent à toute classification et à tout contrôle. Même si une majorités de notre populations pauvres des villes est trop largement tributaires du secteur informel pour l’emploi et le revenu.Enfin, prévoir un plan pour redynamiser l’éducation nationale en lui injectant les fonds de la défense car il est fondamental de prendre en considération Les difficultés de l’éducation qui sont liées à la persistance des pesanteurs socioculturelles, des causes de la pauvreté, les coûts directs et indirects de l’éducation, l’insuffisance en quantité et en qualité du personnel enseignant, l’insuffisance de matériel didactique et enfin la mobilisation des ressources financières et rendre obligatoire la scolarisation des enfants.Il convient d’inscrire ces mesures promesses dans une logique d’un authentique plan pour l’emploi notamment en les adaptant aux véritables acteurs de la création et du maintien de l’emploi, en l’occurrence les petites entreprises. Créer des projets pilotes en matière de formation professionnelle, plus adaptés à notre population de chômeurs de plus en plus jeunes.Si non à quoi aurait servi ce « coup d’état amical » si ce n’est à remplacer un dictateur par un autre tout le monde sait que qu'un coup d'état peut s'appuyer sur un plébiscite électoral et que la dictature peut aussi être mise en place par les urnes, donc démocratiquement, pour peu que l'on s'en donne les moyens.Dr Ahmed salem Ould Kleib Centre hospitalier Sainte-AnneService de neurochirurgie Du Pr François Xavier RouxParis 14° France Tel 0033.6.13.14.82.14

27 octobre 2006

Un millier de candidats et moi et moi et moi...

"C’est ça la Mauritanie" Chronique du Dr. KLEIB Ahmed-salem
LE CALAME n°559

« Quand le sage montre la lune avec son doigt, l'imbécile regarde le bout du doigt»
proverbe chinois


PRDR,RFD, APP, UFP, FP , AJD, PMDE, PLEJ, , UCD, RD, PSD, UDN, UDP,…autant de combinaison de consonnes et de voyelles pour designer des partis politiques vivants, morts ou fictifs. Nous assistons à une vraie Inflation de partis politiques plus de 35 en plus de l’émergence des indépendant : CNI, UNI, LNC qui utilisent un parti-pavillon de complaisance pour leur liste nationale. Ainsi en fin de cette transition on aura tout vu, Ely o Mohamed Vall en chantre de la démocratie, Ould Daddah en nouvel ami d’Israël, Messaoud en messager de l’unité national, et des candidats surgir de nul part.
Alors me diriez vous pour quoi cet engouement national pour ce que nous appelons (par ignorance) la politique ? pure altruisme ou opportunisme ?
A l’origine s’est le goût pour le profit immédiat qui ne laisse aucune traces et la versatilité de nos élites qui perpétuent cette tradition de nomadisme politique.
A mon humble avis il serait judicieux de se poser des question pour ne pas voter idiot
aux prochaines échéances électorales.
Qu’es ce qui fait courir les richissimes de Nouakchott vers des contrés lointaines pour briguer des postes de députés ou de maire ?
Prenons l’exemple de la région de tirs-zemmour : pour quoi Hammada ould Derwish se présent-il à Elbir, qui n’est pas la porte à coté , lui qui a déjà été directeur du port autonome de NDB, directeur de la BACIM banque et qui est peu connu pour ses
activités d’intérêt général pour la collectivité qu’il cherche à diriger.
Pourquoi khaddad Ould Mokhtar se représente-il à F’derick ? pour les énormes infrastructures qu’il y a battu lors de son précédent mandat , ou pour les lois qu’il a proposé au vote du défunt parlement, pour protéger l’enfance , l’environnement ou l’éducation ! Ou tout simplement pour exploiter, cette immunité parlementaire et la carte de visite qui va avec pour augmenter son chiffre d’affaire.
Pourquoi un Zidane Ould Hmeida se présente-il à Zouerate ? est-ce pour
la bonne image qu’il a laissé au fils d’ouvrier que je étais lorsqu’il était directeur à la Snim ou sa contribution à l’implantation de sa tribu en utilisant le favoritisme à travers les avantages que son poste de directeur lui conférait ou tout simplement une revanche pied de nez aux militaires qui l ‘ont emprisonné et rendu célèbre.
Pourquoi la famille Ducros se décarcasse à F’derick un seul jour de l’année et le reste elle se perlasse à nouakchott dans l’intérêt des citoyens autochtones
Pourquoi Hadrami Ould Emmama veut il s’incruster et se fossiliser à Zouerate , lui qui n’est connu que pour sa gestion rigoureuse de l’eau . Est ce pour obéillir à l’estikhara ou représenter ses tlamides.
Simples questions qui restent en suspension et qui en disent long sur ce qui se trame en en haut en bas et que nous devrons avalisés .
Des questions qui doivent etre posés à propos du mobile de tous les candidats et dans toute les régions. l’exemple de tiris zemmour est le plus flagrant où Mêmes un ressortissant du Polisario qui a élu domicile à Zouerate se présente sans soulevé la polémique de la mauritanité à l’ivorienne.
Nous voilà donc avec 1.222 listes candidates aux prochaines élections municipales du 19 novembre en Mauritanie sur ces listes candidates, les formations politiques ont effectivement déposé 888 listes électorales alors que les listes indépendantes, sources de frictions verbales entre certains partis politiques et les autorités de transition, n'ont guère déposé plus de 334 listes.
Quant aux élections législatives, 441 listes ont été déposées par des partis politiques, des candidats indépendants et des coalitions de partis, dont 260 proviennent des partis politiques et 124 des candidats indépendants.
Quel casse tête pour des électeurs qui ne sont pas habitué à voté pour un programme politique, et qui n’ont pas une culture des couleurs à peine si un mauritanien doué pouvait différencier entre le vert et le bleu quel supplice ! ajouté à la candidature majoré de 20 pour cent des femmes.
D’ailleurs Il ressort des premières listes que la tendance est aux femmes commerçantes. Ces femmes dé-pigmentées trempées dans des crèmes luisantes, qui peuvent te déplumer comme pigeon, ou te fourguer des chaussures taiwanises en les faisant passer pour des italiennes et faire avaler à tous les hommes toute les couleuvres de la terre.
Pourquoi donc faire participer les femme à hauteur de 20 pour cents, si c’est pour impliquer cette fraction de notre société, s’est raté d’offices. Parce que nous n’auront jamais une élue vendeuse de couscous, ni une divorcé avec une famille nombreuse, , ni une chômeuse de longue durée, ni une étudiante. Pour cette fois ci les femmes ne seront pas entendu dans l’hémicycle.
Dans un pays ou tout s’achète, la conscience , la fierté, et les voix. Avec ou sans élections c’est toujours ceux qui ont compris le système qui triomphent et les damnés qui approuvent .
Enfin un vautour , qu'il soit en smoking ou en treillis, qu'il soit indépendant ou dépendant, reste un vautour ou devient un député preuve que Rien n’est Impossibles en Mauritanie (R.I.M).

Dr kleib Ahmed Salem

Histoires de fossiles

C’est ça la Mauritanie Chronique du Dr. KLEIB Ahmed-salem
LE CALAME n°557 11 Octobre 2006


« Quand on est chef de gouvernement on ne peut pas dire la vérité ;
on ne la dit jamais. Gouverner c'est mentir

Jean Giono


Quand j’ai entendu le mot fossile sortir de la bouche du président du CMJD et chef de l’état lors de son interview sur RFI, j’ai dû rincer ma mémoire ramollie ces derniers temps par les dictatures, les coups d’états, les coups bas et les candides indépendants pour recueillir la définition des mots fossile et fossilisation. Ceci de peur de sembler bien maladroit dans ma démarche, entre la soumission servile et la prétention didactique. Car Je n’ai ni la didactique d’un Yvan Amar dans «la danse des mots» ni la sémantique d’un Bernard Pivot dans sa célèbre émission «apostrophe».
Tout est parti d’un mot : «fossilisation». Utilisé à bon escient, bien sûr, par notre chef d’état pour désigner nos partis politiques. Ce mot a pris la place de la rage (autrefois attribué aux chiens afin de les tuer). De nos jours, qui veut tuer son parti le qualifie de fossile. Justement un fossile se définit comme la «conservation dans le sol ou la roche d'un organisme après sa mort par différents processus chimiques et physiques», ce qui suppose que les partis traditionnels traités de fossiles sont déjà morts et enterrés, Kapout dans le jargon militaire, fini. En d’autres termes, les politiciens que nous croisons tous les jours sont des politiciens morts et pétrifiés. Il ne faut pas leur en vouloirs, ni pour leur programme politique ni pour leur honnêteté. Depuis quand juge-t-on un mort ? que son âme se repose en paix.
Si notre paysage politique est morose c’est à cause de l’absence d’une vraie volonté militaire de démocratie d’une part, et de l’autre de l’ambition insatiable de nos politiciens zombies et véreux. Pour ce qui est de la fossilisation, il faut que l'animal ou le végétal soit soumis à des conditions particulières peu de temps après sa mort et avant que les organismes décomposeurs n’entrent en scène, telles les bactéries, ou bien tout simplement divers charognards et Insectes. Dans mon imagination de bédouin, le prédateur à cette époque-là (celle des fossiles) était le dinosaure, qui doit être le méchant. Je l’imagine grand de taille avec un cerveau terriblement petit pour son corps, poilu et moustachu, et qui a fini par disparaître de la terre.
C’est ainsi que la plupart des organismes ont été protégés par un enfouissement rapide dans les sédiments, principalement d'origine aquatique, tel des argiles ou des sables. Donc comme nos brillants politiciens n’ont pas eu la géniale idée, après le 3 août, d’éviter leur décomposition en s’incrustant dans les sédiments militaires. Ou, plus simplement, n’ont pas eu la capacité d’évoluer et de s'adapter au changement. Il est légitime que le chef de l’état dans un souci de pure conservation ait appelé à la candidature indépendante, histoire d’enterrer des fossiles. Histoire aussi de dire qu’il n’a jamais été dans le système. Nous avons d’un côté un chef d’état au-dessus de la mêlée et, de l’autre, des chefs de tribu hors de tous soupçons qui se sont se sont rencontrés au palais présidentiel. Les derniers affirment que le premier les a incités à se présenter aux prochaines élections en indépendants. Information vite démentie lors de son escapade française à travers cette opération de charme d’un président qui veut garnir son album photo et son carnet d’adresses (est-ce nécessaire pour quelqu’un qui va partir dans cinq mois?). Le démenti formulé à propos d’un possible soutien des militaires pour les candidatures indépendantes nous ramène à l’histoire de ces deux messieurs, seuls dans l’ascenseur, qui ont senti une mauvaise odeur et qui se demandent d’où ça vient.
Ceux qui détiennent le pouvoir (je ne parle pas des 13 colonels et du gouvernement à usage unique) ont déjà mis en route un processus qui leur permettra de se protéger de l’après transition. La transition est un échec, si nous allons nous retrouver avec les mêmes élus de l’avant 3 août sous le drapeau indépendant. C’est toute notre conception de “ la démocratie ” qui s’en trouve donc affectée. Fini l’espoir de voir une Mauritanie où le citoyen lambda ne doit pas se soucier de son avenir politique hypothéqué par des élections. Où il ne doit pas avoirs des soucis si le président est du nord ou du sud, noir ou blanc. Parce que nous avons une constitution qui nous garantit nos droits d'Homme et de Citoyen. Enfin je hais cette recherche (de) béatitude terrestre que l’actuel chef de l’Etat veut à tout prix et que je sois pendu si on l'accepte.


Dr Ahmed salem Ould Kleib
Centre Hospitalier national
Tel 00222.6673276

A quand le prochain coup d’Etat ?


"C’est ça la Mauritanie" Chronique du Dr. KLEIB Ahmed-salem
LE CALAME n°555 27 septembre 2006


«L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses; c ’est ainsi l’on grimpe dans la même posture que rampe
Swift (Jonathan)

"Mesdames, Messieurs, nous traversons en ce moment une zone de transition turbulente. Pour votre confort et votre sécurité, veuillez regagner votre place dans notre nouveau parti des indépendants et garder votre ceinture attachée jusqu’à l’extinction du signal présidentiel lumineux». Si vous avez déjà pris un avion, cette annonce vous est certainement familière: elle résume parfaitement l’ingérence outrancière du CMJD dans notre processus démocratique. Inciter les hauts dignitaires à quitter les partis politiques, en leur susurrant à l’oreille qu’ils ont plus de chances de gagner en faisant cavalier seul est un acte en contradiction avec la neutralité affichée au lendemain du putsch.
Après avoir utilisé les partis politiques en invitant leurs naïfs ténors au palais présidentiel pour légitimer le coup d’état et donner à l’opinion internationale l’impression d’un changement, ils veulent les vider de leur moelle électorale aujourd’hui qu’ils ne servent plus les intérêts des militaires.
L’actuelle ingérence du CMJD est de ce point de vue assez symbolique des limites des pouvoirs de chaque colonel par rapport aux autres. Leur impuissance réside dans le fait qu’ils ne maîtrisent pas le cours des événements, car ils n’ont pas de prise sur le processus politique et qu’ils ont raté l’occasion d’interdire les partis au moment opportun. Ils veulent faire marcher les chefs de tribus au pas et ils veulent nous dicter notre choix politique comme pour le récent Referendum.
Or c’est en nous laissant dicter nos actes, dicter notre vie, nos choix électoraux, que nous ne permettons pas à la Mauritanie de s’ériger en symbole de réussite démocratique. Au contraire, nous laissons notre pays à la dérive sociale et culturelle, où le citoyen n’a pas de place, si ce n’est dans la soumission au clan.
Le 3 août 2005, Ely Ould Mohamed Vall alias EOMV devenait le énième militaire à accéder à la tête de l’État, suite à un coup de force pacifique. Après des années de corruption et de répression sous l'ère du président Ould Taya, le peuple mauritanien pouvait enfin espérer accéder à la démocratie.
Sitôt au pouvoir, EOMV a fait semblant de rétablir les institutions démocratiques sur la base d'une nouvelle constitution adoptée le 25 juin 2006. De plus, il entreprit de nombreuses démarches folkloriques, dont d’importantes journées de concertation destinées à l’opinion internationale.
Pour ceux qui, au lendemain du 3 août, ont affiché une joie et une euphorie qui n’a d’égal que l’importance de l’événement, la déception est aujourd’hui de taille. Comme vous le savez, le pouvoir, on y prend goût et la durée de la transition risque de devenir très élastique. Les militaires se moquaient de nous en cachette et voilà qu’aujourd’hui ils le font ouvertement. Pourquoi cette pression miltaro-élitiste sur des hauts dignitaires du pays?
D'abord parce qu'il semble que l’on veut se protéger de l’après -transition. Ensuite il y a les énormes enjeux économiques qui peuvent être tirés du pouvoir et l’émergence d’un nouveau pôle tribalo- financier. Puis l’entourage du pouvoir qui s’enrichit minute après minute grâce à la spéculation immobilière facilitée par la thésaurisation et le gel des fonds publics à la BCM et au trésor national, l’attribution de la 3° licence de téléphonie mobile et d’autres avantage que seul le pouvoir peut procurer. On sent là l'influence d'un groupuscule qui prend goût au pouvoir et tient à influer sur les futures élections. Le silence des partis politiques et de la rue mauritanienne, celle-là même qui a légitimé les militaires à travers liesses populaires et déclarations de soutien à travers la presse, témoigne de l’immaturité politique de notre pays. Pendant que des hommes et leurs femmes jouent une partie de Monopolyâ avec les biens de notre État, d’autres jouent avec notre avenir politique sans susciter la curiosité de notre presse nationale. Il est vrai que la liberté de notre presse est une fierté nationale, même si elle ne fait pas la nôtre (toute presse confondue). Une liberté voulue et mûrement réfléchie. Elle a été permise dans le dessein de laisser les citoyens se chamailler et se calomnier. Il n’y a jamais eu d’enquête administrative ou militaire suite à un article paru dans un journal, ou après une déclaration sur une radio ou à la télévision. À quoi sert-il encore d’écrire ou de parler, voire de lire dans ce climat austère? À moins d’être irrémédiablement crétin, chacun connaît désormais la suite : nous y sommes et nous y resterons.
Avec des tas de militaires putschistes récidivistes, il serait prudent de tenir sa promesse. Il est donc dans l’intérêt des vaillants membres du CMJD de tenir les leurs.
Je ne peux que dénoncer à la fin l’ingérence dans notre processus électoral (qui n’est finalement qu’un cache-sexe pour des intentions inavouées) et susurrer à mon tour dans l’oreille des colonels que si cela continue, la défiance envers le CMJD serait telle que plus personne ne les soutiendrait face à un éventuel retournement de la situation. Les Mauritaniens veulent le pain, la liberté et la démocratie.


Dr Ahmed salem Ould Kleib
Centre Hospitalier national
Tel 00222.6673276

Président, LEVE-TOI!

"C’est ça la Mauritanie" Chronique du Dr. kleib Ahmed-Salem
Le calame n°553 du mercredi 13 septembre 2006

"Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde
un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps."
Abraham Lincoln

La rentrée politique, aye! La rentrée militaire de cette année s’annonce timide, voire sans perspectives. (Pardon pour ce lapsus). Les militaires brillent par l’absence d’idées innovatrices, de programme précis en dehors des trois termes galvaudés qui ponctuent leur discours politique: changement, transition et bonne gouvernance.
Les partis politiques sont quasi invisibles, preuve de leur incapacité à se redéployer sur l’échiquier, pendant que le ballet des dignitaires continue. Ceux qui avaient parié gros sur le cheval PRDS, en sacrifiant leur jeunesse et leur famille, se retrouvent aujourd’hui avec un cheval à la jambe fracturée et au cavalier éjecté.
Si les militaires veulent du bien à ce pays, qu’ils s’éloignent de la haute sphère décisionnelle juste après la prétendue transition. Et qu’ils s’acheminent vers la retraite anticipée ou la reconversion. Tant que les membres du CMJD seraient en activité, aucun pouvoir libre et démocratiquement élu ne pourrait exercer pleinement. Alors, demander aux militaires du CMJD de prendre la retraite anticipée et de tenir leurs promesses, c’est comme demander au chef de l’État de se raser les moustaches. Parce que les promesses qui accompagnent chaque coup d’État obéissent à la nécessité. Et, comme l’a dit Machiavel: " toutes les promesses que la nécessité arrache, seule la nécessité les fait observer".
Au moment où se profilent les futures échéances électorales, des craquements se font sentir à nouveau sur les fronts militaire et social, menaçant de ramener le pays au bon vieux temps.
Il ne faut pas nous faire croire que ce qui nous a cruellement fait défaut, depuis l’indépendance, est un vrai chef à la tête de l’État, un homme d’action capable de traduire dans les faits nos aspirations sociales et nos désirs de modernité. C’est l’enjeu de la future élection présidentielle. Il est absurde que tout citoyen qui n’a comme bagage intellectuel ou cursus politique que ses quarante ans révolus, se présente à la magistrature suprême. Si c’est ainsi, il faut nous préparer à voir des candidats inattendus qui vont gâcher ce rendez-vous. En RDC, il y avait 33 candidats. En Mauritanie, il y aura plus d’un million de candidats. Le pays du million de poètes cède de la place au million de candidats. Loin de la pensée de Lionel Jospin qui disait “Présider est essentiel. Le chef de l’État est élu par le peuple, au suffrage universel, et non nommé. Son élection est l’acte initial et décisif d’une nouvelle période politique. Le Premier ministre pense au tête-à-tête avec le Président; le Président est en tête-à-tête avec le peuple”.
Malheureusement tous les candidats déclarés ou non déclarés à nos jours n’incarnent pas les valeurs auxquelles le peuple aspire.
Chaque candidat, mis déjà sous les feux de la rampe, cherche les faveurs de l’un des membres du CMJD qu’il courtise en cachette afin qu’il fasse de lui son poulain. Voilà des candidats déconnectés des attentes de chacune et chacun d'entre nous.
Il semble que les partis sont dans l’incapacité de gérer le flot interne d'ambitions chez eux. Ce qui ne laisse pas augurer d’une véritable avancée en faveur de la maturité politique. Cet été, il y a eu des pluies diluviennes à Nouakchott pendant que les candidatures à la présidentielle n'ont été victimes d'aucune sécheresse...
PRÉSIDENT, LEVE-TOI!
Regarde autour de toi, au-dessus de ceux qui t’entourent, de ceux qui ont berné ton prédécesseur, ceux qui te font croire que tu es le plus juste, le plus honnête, le plus…., le messie des temps modernes. Qui iront jusqu'à te dire que la Mauritanie sans toi allait perdre une voyelle ou une consonne…. C’est sur cette injonction biblique formulée courageusement et naïvement (car on ne donne pas d’ordre à un Président) que j’ai choisi de terminer. Oui, je me permets de tutoyer ce Président, pour qui j’éprouve une certaine familiarité. Avant le trois août, j’ai contribué comme beaucoup de mes compatriotes à la constriction de son palais. J’ai toujours payé mes IPQ- impôts policiers quotidiens-, et je contemple chaque jour son Taj Mahal à l’îlot C en allant soigner les pauvres à l’hôpital national.
Alors, PRÉSIDENT, LEVE-TOI et marche tout droit vers une sortie honorable, la tête haute, le regard droit, sans te soucier de la tribu qui fait allégeance au vu et au su de tout le monde à un parti politique à quelques consonnes. Preuve que tu as prôné une rupture avec le passé. Et ne retourne plus au pouvoir.
Dr kleib Ahmed Salem