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NEWS: Pour ne pas voter idiot il faut lire, voir et écouter Tout sur l'élection présidentielle en Mauritanie

14 juin 2026

Contribution d’un Enseignant Universitaire au Dialogue National Inclusif : Pour une consolidation durable de la démocratie, de l’État de droit et de la gouvernance en Mauritanie

La Mauritanie a accompli, au cours des dernières décennies, des progrès significatifs dans la consolidation de ses institutions républicaines, la préservation de sa stabilité politique et le renforcement de son unité nationale. Cependant, malgré ces avancées, le pays demeure confronté à plusieurs défis majeurs liés à la gouvernance démocratique, à l’efficacité de l’action publique, à la cohésion sociale, à la création d’emplois pour les jeunes, à la réduction des inégalités et à la modernisation de l’État. Dans ce contexte, l’organisation d’un Dialogue National Inclusif représente une opportunité historique pour renforcer les fondements de la République, consolider la confiance entre les acteurs politiques et sociaux, et construire une vision consensuelle de l’avenir du pays.

La réussite de ce dialogue suppose, avant tout, l’adoption de principes fondamentaux partagés par l’ensemble des participants. Parmi ceux-ci figurent le respect de la Constitution et de l’État de droit, la préservation de l’unité nationale et de la cohésion sociale, la neutralité des Forces Armées et de Sécurité, l’inclusion de toutes les sensibilités politiques et sociales, la recherche du consensus sur les questions stratégiques, la transparence et la bonne foi dans la mise en œuvre des conclusions ainsi que le respect de la souveraineté nationale. Ces principes doivent constituer le socle sur lequel reposera l’ensemble des réformes et recommandations issues du dialogue.

Parmi les réformes les plus structurantes qui méritent d’être examinées figure la question de la neutralité de l’administration publique. Une démocratie moderne ne peut fonctionner efficacement sans une administration professionnelle, stable et protégée des influences partisanes. Il apparaît ainsi nécessaire d’opérer une distinction claire entre les fonctions politiques, qui relèvent du choix des autorités élues ou nommées, et les fonctions techniques et administratives qui doivent être régies par les principes de compétence, de mérite et de continuité du service public. Dans cette perspective, les postes politiques susceptibles de faire l’objet de nominations discrétionnaires devraient être clairement identifiés, tandis que les postes techniques devraient relever d’une carrière administrative fondée sur les qualifications, l’expérience, les performances et les concours. Il conviendrait également de protéger les cadres techniques contre toute révocation, mutation ou sanction fondée sur leurs opinions politiques ou leurs convictions personnelles, de créer une instance indépendante chargée de veiller à la neutralité de l’administration. Une telle réforme contribuerait à professionnaliser durablement l’administration publique, à améliorer son efficacité et à assurer la continuité de l’État indépendamment des alternances politiques.

Le dialogue devrait également accorder une place centrale au renforcement de la démocratie, de la gouvernance et des mécanismes de contre-pouvoir indispensables au bon fonctionnement de l’État de droit. Cela implique notamment un meilleur équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, un renforcement du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale, ainsi qu’une consolidation effective de l’indépendance de la justice. Dans cette perspective, il serait opportun de renforcer le rôle des institutions de contrôle et de régulation telles que la Cour des comptes, l’Inspection Générale de l’État, l’Autorité de lutte contre la corruption, le Médiateur de la République et la Commission Nationale des Droits de l’Homme, afin qu’elles puissent exercer leurs missions en toute indépendance.

Le dialogue pourrait également examiner la mise en place de nouveaux mécanismes de contre-pouvoir et de contrôle citoyen, notamment à travers le renforcement du statut de l’opposition démocratique, l’élargissement des prérogatives des commissions d’enquête parlementaires, la garantie de l’accès à l’information publique, le renforcement de l’indépendance des médias publics et privés, ainsi que la promotion du rôle de la société civile dans le suivi et l’évaluation des politiques publiques. L’obligation de déclaration et de publication du patrimoine des hauts responsables publics, la publication régulière des rapports d’audit, des marchés publics et des évaluations de performance des institutions contribueraient également à renforcer la transparence et la reddition des comptes.

La réforme du système électoral devrait également figurer parmi les priorités du dialogue national. La consolidation de la démocratie passe nécessairement par l’organisation d’élections transparentes, crédibles, inclusives et fondées sur le principe de l’égalité des chances entre les candidats. A cet effet, une révision consensuelle du cadre électoral pourrait être envisagée, accompagnée d’un renforcement de l’indépendance administrative et financière de la Commission Électorale Nationale Indépendante, d’une amélioration du registre électoral, d’un encadrement rigoureux et transparent du financement des partis politiques et des campagnes électorales, ainsi que de garanties assurant un accès équitable de toutes les forces politiques aux médias publics. 

Par ailleurs, afin de renforcer la qualité de la représentation politique et la confiance des citoyens dans leurs institutions, le dialogue pourrait examiner l’introduction de critères minimaux d’éligibilité aux fonctions électives. Ces critères pourraient notamment porter sur la moralité et l’intégrité des candidats, l’absence de condamnations définitives pour corruption, détournement de fonds publics ou crimes portant atteinte à l’honneur et à la probité, le respect des valeurs républicaines et de l’unité nationale, ainsi qu’un niveau d’instruction ou de qualification compatible avec les responsabilités publiques auxquelles ils aspirent et un engagement formel en faveur de l’éthique publique et de la bonne gouvernance.

Le développement de mécanismes renforcés d’observation électorale nationale et internationale, la modernisation des procédures de vote et de dépouillement, ainsi que le renforcement des dispositifs de règlement des contentieux électoraux contribueraient également à accroître la transparence du processus électoral et à renforcer durablement la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.

La consolidation de l’État de droit et des libertés publiques constitue un autre chantier majeur. Le dialogue devrait promouvoir le renforcement des libertés d’expression, de presse, d’association et de manifestation pacifique, garantir un meilleur accès à l’information publique, renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire et consolider les institutions chargées de la promotion et de la protection des droits humains. Dans le même esprit, l’opposition démocratique devrait bénéficier d’un statut institutionnel clairement défini lui permettant d’exercer pleinement son rôle dans le débat public et le contrôle de l’action gouvernementale.

Les questions relatives à l’unité nationale et à la cohésion sociale doivent également  occuper une place centrale dans les discussions. La diversité culturelle, linguistique et sociale de la Mauritanie constitue une richesse qu’il convient de préserver et de valoriser. A cet égard, il serait opportun de renforcer les politiques de lutte contre toutes les formes de discrimination, de promouvoir les langues nationales, de développer l’éducation civique et citoyenne, de mettre en place des mécanismes permanents de médiation sociale et de promouvoir l’égalité des chances entre tous les citoyens.

Sur le plan économique et social, le dialogue devrait permettre de définir un consensus national autour des priorités de développement. L’emploi des jeunes, la lutte contre la pauvreté, la maîtrise du coût de la vie, le développement équilibré des régions, la généralisation progressive de la protection sociale, l’amélioration de la qualité de l’éducation et des services de santé ainsi que des infrastructures, la valorisation du pouvoir d’achat des retraités civils et militaires ainsi que l’autonomisation économique des femmes constituent des enjeux majeurs pour la stabilité et la prospérité du pays. A cet égard, une réforme du système de retraite visant à garantir des pensions décentes, régulièrement revalorisées en fonction de l’évolution du coût de la vie et de l’inflation, apparaît indispensable pour assurer aux anciens fonctionnaires et militaires des conditions de vie dignes après leur carrière active. Une attention particulière devrait également être accordée à la formation professionnelle, à l’entrepreneuriat des jeunes, au soutien des petites et moyennes entreprises ainsi qu’au renforcement des mécanismes de solidarité nationale en faveur des catégories les plus vulnérables de la population.

La gouvernance des ressources naturelles mérite également une réflexion approfondie. Les ressources minières, gazières et halieutiques représentent une opportunité exceptionnelle pour accélérer le développement économique du pays. Toutefois, leur exploitation doit s’inscrire dans un cadre de transparence, d’équité et de durabilité. Il serait ainsi souhaitable de garantir une transparence totale des contrats et des revenus extractifs, de réexaminer les conventions présentant des déséquilibres manifestes, d’encourager une participation accrue des opérateurs nationaux, d’affecter une partie des revenus au développement local, de renforcer la protection de l’environnement et de promouvoir les industries de transformation créatrices d’emplois.

La décentralisation et le développement territorial constituent également des leviers importants pour rapprocher l’administration des citoyens et réduire les disparités régionales. A cet effet, il conviendrait d’accélérer le transfert effectif des compétences aux collectivités territoriales, de renforcer leurs ressources financières, d’améliorer la participation citoyenne à la gestion locale et de promouvoir la création de mécanismes régionaux de développement économique.

Par ailleurs, le dialogue devrait accorder une attention particulière à la jeunesse, aux femmes et à la participation citoyenne, compte tenu de leur rôle déterminant dans la construction de l’avenir du pays. Une meilleure représentation des jeunes et des femmes dans les institutions publiques et les instances de décision, le développement de l’entrepreneuriat des jeunes, la promotion du leadership féminin ainsi que le renforcement du rôle des organisations de jeunesse contribueraient à une gouvernance plus inclusive et plus représentative de la société mauritanienne.

Le dialogue devrait également examiner la mise en place d’une politique nationale intégrée de protection et d’encadrement de la jeunesse visant à prévenir les comportements déviants et les facteurs d’exclusion sociale. A cet effet, il conviendrait de renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre la consommation et le trafic de drogues, la délinquance juvénile, l’extrémisme violent, la cybercriminalité et toutes les formes de violence qui menacent l’épanouissement des jeunes. 

Parallèlement, il apparaît indispensable de développer et de démocratiser l’accès des jeunes aux activités sportives, culturelles, artistiques, scientifiques et de loisirs à travers la construction et la réhabilitation d’infrastructures sportives et socioculturelles de proximité, le soutien aux associations de jeunesse, l’organisation de compétitions sportives, de festivals culturels et d’activités éducatives, ainsi que la promotion du volontariat et de l’engagement citoyen. L’objectif est de faire de la jeunesse un acteur majeur du développement national en lui offrant des perspectives d’épanouissement, d’insertion sociale et professionnelle, tout en renforçant son attachement aux valeurs de citoyenneté, de responsabilité et de cohésion nationale.

Enfin, la modernisation de l’État doit constituer un axe stratégique majeur des réformes à engager. Cela passe notamment par la digitalisation des services publics, la simplification des procédures administratives, la mise en œuvre d’une gestion des ressources humaines fondée sur les compétences et les performances, ainsi que l’amélioration continue de la qualité des services rendus aux citoyens. L’objectif doit être de construire une administration moderne, efficace, transparente et orientée vers les résultats.

En définitive, le Dialogue National Inclusif représente une occasion exceptionnelle de bâtir un consensus durable autour des grandes réformes institutionnelles, politiques, économiques et sociales dont la Mauritanie a besoin pour relever les défis du XXIe siècle. Au-delà des divergences partisanes, les participants sont appelés à placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toute autre considération afin de consolider la démocratie, préserver la stabilité du pays, renforcer la cohésion nationale et créer les conditions d’un développement durable, inclusif et équitable au bénéfice des générations présentes et futures. La réussite de ce dialogue dépendra non seulement de la pertinence des recommandations qui en découleront, mais surtout de la volonté collective de les mettre en œuvre dans le respect de la Constitution, de l’État de droit et des valeurs républicaines.

Salem ABEIDNA

Professeur d’économie à l’Université de Nouakchott 

Ancien Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques

28 mai 2024

Présidentielle 2024 en Mauritanie : La fin d’un cycle politique et militaire ?

 "’Il faut toujours voter pour le candidat qui fait le moins de

promesses : à l'arrivée, on est moins déçu!’"

Michel Galabru

   

 
Les mauritaniens se rendront aux urnes le 29 juin 2024, pour élire leur président. Cette élection verra la compétition entre sept candidats, dont trois anciens candidats et quatre novices. Ce sont donc environ un million de mauritaniens qui seront inscrits sur les listes électorales et qui vont départager les 7 candidats.

   

 Tous les observateurs avertis s`accordent à dire que l’offre de produits politiques en cette période d’élection présidentielle, ne correspond plus aux attentes de la population, alors, une question s’impose : vivons-nous la fin d'un cycle politique et militaire ?

Un jour sans fin

    Dans l`histoire récente de notre  pays, nous avons eu à assister à un  changement politique et une trans-  formation du régime tous les vingt  ans comme en témoigne cette successions d`évènements :  

-Le 10 juillet 1978, un coup d'État  a été dirigé par le Chef d'état-major  de l'armée, le colonel Moustapha  Ould Mohamed Saleck, qui commandait un groupe d'officiers de l'ar-  mée nationale, pour renverser le  président Moktar Ould Daddah, qui  dirigeait le pays depuis l'indépen-  dance en 1960. Le principal motif du  coup d'État était la participation de  Moktar ould Daddah à la guerre du  Sahara occidental (à partir de 1975)  et la ruine de l'économie mauritani-  enne qui en a résulté [1].  

-Le 12 décembre 1984, un coup  d'État a été dirigé par le Chef d'état-  major de l'armée, le colonel  Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya,  qui a pris le pouvoir dans la capitale  Nouakchott tandis que le président,  le colonel Mohamed Khouna Ould  Haidalla, était hors du pays pour  assister au sommet de la franco-  phonie à Bujumbura, au Burundi.  [2].  

-Le 3 août 2005, le président  Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya a  été évincé par les Forces armées  mauritaniennes et remplacé par une  junte militaire qui se nommait, le  Conseil militaire pour la justice et la  démocratie (CMJD), dirigé par Ely  Ould Mohamed Vall qui était le Chef  de la Sûreté sous Maaouiya, alors  que il était en Arabie Saoudite pour  assister aux funérailles du Roi Fahd  [3].  

-Le 6 août 2008, Les putschistes,  organisés en conseil d’État, dirigé  par les généraux siamois Mohamed  Ould Abdel Aziz et Mohamed Ould  Ghazouani ont arrêté le président de  la république, Sidi Ould Cheikh  Abdallahi, et son premier ministre,  Yahya Ould Ahmed Waghf après  avoir limogé plusieurs hauts respon-  sables de l’armée [4].  

Il s’ensuivit alors deux mandats  présidentiels prospères de cinq ans  de Mohamed Ould Abdel Azize et  une mystérieuse alternance pacifique qui s'est clôturée avec une  remise des clés du pouvoir à son  acolyte Mohamed Ould Ghazouani.  

Petits meurtres entre amis  

    La vie après la présidence n'était  pas une mince affaire, pour l`ancien  président qui a fait la case prison,  lorsqu`il a été jugé coupable d’en-  richissement illicite et de blanchi-  ment et condamné à 5 ans de prison  au moment où ses coaccusés ont été  remis en liberté.  

    Pour résumer de façon ludique :  On se croirait dans un jeu de  Monopoly à l'échelle de notre pays.  On a des militaires et des politiciens  qui jouent et achètent des hôtels, des  gares et des maisons ou terrains (ici  ou ailleurs) avec des vrais billets et  certains passent par la case prison  pendant que d`autres organisent des  élections présidentielles dans un  éternel recommencement et les can-  didats viendront compléter ce  théâtre tragi-comique.

Un job d'été à éviter

    Parmi les candidats à la candidature de cette année 2024, il y a d`un  côté sept candidats qui sont bien  implantés dans le landerneau politique, et de l`autre les deux candidats qui font peur ; l`ancien président Mohamed ould Abdelazize et  le jeune universitaire Nouredine  Mohamedou.  

    L’ancien président Mohamed Ould  Abdelaziz, 66 ans, a été condamné  par la Cour criminelle chargée des  crimes de corruption à 5 ans de  prison, ainsi qu’à la confiscation de  ses biens et à une peine d’inéligibil-  ité pour enrichissement illicite et  blanchiment. Il a été disqualifié par  défaut de parrainage. Bien qu`il est  en prison il reste très populaire  auprès des mauritaniens [5].  

    Le jeune universitaire Nouredine  Mohamedou aux idées novatrices  dont le discours plait aux jeunes  maures. Il a une forte audience sur  les réseaux sociaux en Mauritanie et  à l`étranger auprès de la diaspora  nord-américaine. Il jouit de la sympathie de jeunes et des moins jeunes.  Il a été disqualifié par défaut de parrainage, ce qui fait de lui un inter-  locuteur craint par les pouvoir exécutif mais courtisé par les 7 candidats candidatés.  

Oui ils sont candidatés par l`au-delà politique car ils ont bénéficié  des largesses du parti-Etat qui a  généreusement accepté leur parrainage et privé d`autres qui  risquaient de disperser le vote de  l`électorat maure blanc comme  Nourredine Mouhamedou, le chouchou des jeunes diplômés sans  emploi, des étudiants et ceux qui  aspirent à des changements d’ampleur, surtout dans les villes.  C`est comme si Edin Terzic, le  coach du Borussia Dortmund, pouvait faire la composition de départ  de l`équipe du Real de Madrid le  jour de la finale de la champion’s  League. Il allait sûrement privé  Vinicius Júnior, Luka Modrić et  Rodrygo Silva de Goes, dit Rodrygo  de jouer pour s`assurer de gagner  lors du temps réglementaire et éviter  un deuxième tour.  

On achève bien les  chevaux  

    Les partis agonisants RFD et l`Ufp  sont devenus, par la force des choses  des parti fantômes, sans perspectives  d'avenir, ils pourraient poursuivre  leur descente aux enfers, pour disparaître ou presque dans la suite  logique de pacte républicain.  Qui va venir remplir le vide  idéologique et politique laissé par  les défunts RFD et l`Ufp ?

(A suivre).

Dr Ahmed salem kleib

Pour citer : Présidentielle 2024 en Mauritanie : La fin d’un cycle  politique et militaire ?journal lecalame mauritanie- kleib AS 28 mai 2024

Références :

1-Military Takes Over in  Mauritania With a Reportedly  Bloodless Coup, The New York  Times, 11 juillet 1978  

2- Mauritania coup ousts presi-  dent, sur The New York Times, 13  décembre 1984  

3- La Mauritanie après le putsch  de 2005 Alain Antil. Politique  étrangère 2005, 809- 819  

4- Coup d'Etat en Mauritanie.  Journal du dimanche. Marie Desnos.  6 aout 2008  

5- En Mauritanie, Mohamed Ould  Abdelaziz condamné à 5 ans de  prison. Justine Spiegel. Jeune  Afrique. 4 décembre 2023



31 mai 2020

Mauritanie : testé positif au Coronavirus COVID-19, Dr Najjar Raymond raconte son expérience.


Ne rater pas ce soir à 21 heures sur le blog du Dr Kleib. L'interview exclusive Du Dr NAJJAR Raymond qui a été testé positif au corona virus COVID-19, il y a PLUS de 10 jours. Il livre son témoignage, sincère et poignant de son expérience avec le virus, le confinement et le traitement. Un vrai message d’espoir en cette période de pandémie corona virus COVID-19.

13 septembre 2019

Première en Mauritanie : une opération de micro-décompression neurovasculaire réussie

Extrait du journal "le calame"

 mardi 10 September, 2019 -






Le 25 Juillet 2019, le Centre hospitalier national de Nouakchott accueillait une Première en Mauritanie : une micro-décompression neurovasculaire, pour une patiente mauritanienne souffrant d’un syndrome d’hémi-spasme facial, auparavant  traité, sans succès durant plusieurs années, au Maroc et en Tunisie. Le docteur Kleib, neurochirurgien mauritanien exerçant en France, au Centre hospitalier de Tours,  l’a opéré, avec succès, au bloc opératoire, avec l’équipe de neurochirurgie du professeur Salihy. Cette technique chirurgicale s’adresse aux patients souffrants de névralgies faciales par conflit neuro-vasculaire ; autrement dit, d’atroces douleurs suite à l’activité d’une artère irritant et stimulant un nerf. L’irritation du nerf de la motricité faciale entraîne des mouvements brusques du visage assez gênants. L’intervention chirurgicale n’a jamais été tentée, à ce jour, en nos hôpitaux. Les patients souffrant de cette pathologie étaient évacués à l'étranger ou laissés à leur sort.

Patiente comblée
La patiente qui a souhaité garder l’anonymat est aujourd’hui comblée : « Je me sens très bien, Dieu soit loué ! Ma situation s’est améliorée […]. Je ne croyais pas que ce genre d’opérations puisse se dérouler en Mauritanie. C’est pour cette raison que je suis allée au Maroc, puis en Tunisie, sur recommandation de mon médecin traitant, sans que ma situation s’améliore. Plus tard, sur conseil avisé du docteur Samy, nous avions pris décision de me faire opérer ici. Il m’assura qu’il n’y aurait aucun problème et que j’avais cette chance de bénéficier d’une opération locale. J’avais confiance en mon médecin, tout comme au docteur Kleïb. Toutes ses assurances réunies, j’étais donc prête, après l’échec répété de mes traitements à l’étranger, par ailleurs très onéreux [...]
Je conseille à tous les patients de rechercher d’abord des traitements au niveau local, avant de se rendre à l’étranger. C’est mieux de bénéficier de soins de qualité, quand on est chez soi : moins de dépense et réussite au bout. En Tunisie, je subissais une injection chaque quatre mois. Les douleurs revenaient atrocement. Un traitement onéreux et inefficace…
Je profite de cette opportunité pour remercier infiniment les docteurs Samy ML  et Kleïb AS pour les efforts déployés et l’attention qu’ils n’ont jamais cessé de me porter. Leur soutien moral et leur apport médical ont été bénéfiques .Nous devons avoir confiance en nos médecins et, du coup, en notre système de santé […] Je suis prête à reprendre mon boulot. Je dois revoir le docteur Kleib en Novembre, incha Allahou ».

« Une piste s’ouvre »
Le médecin neurologue qui suivait la patiente, le docteur Samy Mohamed Lemine Dadah, neurologue-neuro-pédiatre,raconte : 

« C’est une patiente âgée d’une cinquantaine d’années. Une institutrice qui éprouvait, depuis deux ans, des difficultés à travailler, en raison d’hémi-spasmes  faciaux, des  contractions vraiment gênantes. Ses élèves se moquaient d’elles et elle était obligée de se couvrir le visage à l’aide de son voile, ne laissant apparaître que ses yeux. Elle souffrait énormément et était contrainte à demander des congés médicaux répétitifs qui perturbaient  la qualité de son travail ainsi que sa participation à la vie économique et sociale ».
Cette patiente suivait, depuis deux ans, un  petit traitement en Tunisie, par le biais d’une injection de toxine bolique qui calmait  trois à quatre mois les douleurs. Un traitement onéreux : l’injection coûtait 500 000 MRO, sans compter le billet d’avion et la prise en charge. La patiente était réduite à ne se traiter qu’une fois par an. C’est alors que  le docteur Samy Mohamed Lemine Dadah lui proposa une alternative : un traitement médical par comprimé  et, si ça ne s’améliorait, de passer à autre chose. « Après 18 mois de traitement, avec prise de 2 médicaments, elle notait 50 à 60% d’améliorations. Mais les contractions s’aggravaient,  lorsqu’elle était confronté des émotions, notamment lors de réceptions ». Le docteur Samy Mohamed Lemine Dadah fait alors effectuer des examens complémentaires (IRM et MG), pour  « déterminer si la patiente était éligible ou non à la chirurgie et pour savoir si l’intervention lui serait utile ». Les réponses sont positives et l’opération programmée.
« 24 heures plus tard, le résultat est à 90% satisfaisant. La patiente va très bien. Les nouvelles qu’elle nous donne, depuis, sont excellentes. Je vais la revoir dans un mois et procéder à l’arrêt du traitement. Nous estimons que c’est une Première déjà réussie », se félicite le docteur Samy. Avant de souligner les perspectives prometteuses de cette innovation : « Une piste s’ouvre. Il n’y a pas mal de patientes qui sont éprouvées par cette maladie. Nous allons procéder au  bilan pré-chirurgical pour déterminer si une intervention leur serait bénéfique. Mais », tempère le docteur, « une telle intervention ne recueille pas l’assentiment des spécialistes et le cas de cette dame n’est pas des plus classiques. Cette opération a été rendue possible suite à un entretien avec le docteur Kleïb  qui a demandé, sans  hésitation, à rencontrer la patiente. C’est donc un processus à suivre ». Cela dit et alors que tant de nos patients s’épuisent encore à se faire soigner à l'étranger, force, aujourd'hui, est de reconnaître, aux médecins mauritaniens, une réelle expertise qu’il convient de ne jamais sous-estimer.
THIAM Mamadou
journal lecalame 

29 mars 2019

Le retour de ma chronique "c'est ça la Mauritanie"

Que vous soyez arrivés là par un pur hasard, ou par le bouche à oreille, bienvenue à vous. Pour les nostalgiques de ma chronique "c'est ça la Mauritanie" je vous annonce que prochainement sera publiée sur ce blog et nul par ailleurs un chronique hebdomadaire chaque lundi à partir du premier avril 2019 et il ne s'agit pas d'un poisson.
Le paysage politique du moment , nécessite des éclairages, pour ne pas voter idiot.
A lundi

Dr KLEIB

1 août 2017

Qui est à l'origine de cette fausse lettre ?

Sur le net et les réseaux sociaux depuis ce soir circule  une  lettre qui affirmait que le general Azize a offert une Ile du banc d'Arguin à l'émir du Qatar . 
Ces captures d'écran sont supposées être cette lettre adressée par l’ambassade du Qatar. A première vue il s'agit d'une lettre normale avec l'entête classique d'une ambassade. 
Il suffit de regarder un peu pour se rendre compte qu’au début de la lettre l’écriture est en gras et au bas de la page on retrouve du gras et au milieu on retrouve un texte simple.
Il y a aussi une faute d'orthographe "7adrathou" et il y a 100 entre parenthèses alors que km est hors de la parenthèse.(100)km.
J’ai demandé à des internautes de me donner une copie de qualité exploitable. J’ai renommé la photo "Qatar" je l'ai téléchargé dans le fichier téléchargement de mon ordinateur. lorsque j’ai gommé une partie de la page , soudain est apparu un texte au fond.
Ce qui prouve que cette image est une fausse lettre. il suffit de regarder cette vidéo  sans trucage et sans montage pour se rendre compte de la supercherie.
Ce faux et usage de faux est condamnable. Cependant il ne justifie pas  d'accepter ce referendum ni un troisième mandat 
Restons des citoyens vigilants 
Dr kleib 
citoyen dégouté et sans doute pas le seul 




https://youtu.be/IropsV5qS0Y