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NEWS: Pour ne pas voter idiot il faut lire, voir et écouter Tout sur l'élection présidentielle en Mauritanie

7 janvier 2008

QUI a besoin de l’autre?, L’hôpital public ou le médecin spécialiste



Que mes collègues qui incarnent les valeurs des médecins d’antan, les fideles au serment d’hypocrate, ne trouvent pas dans l’emploi du JE dont je vais en user et en abuser aucune satisfaction narcissique, mais un témoignage sincère et profond D’un médecin qui a roulé sa bosse dans cette jungle médicale que l’on appelle l’hôpital national.

Je me permets de sortir de mon silence dans ce milieu, au vu de la Greve qui prend en otage des malades qui n’ont pas choisi délibérément l’option de tomber malades, pendant que d’autres réclament leur droits légitime à la grève.

Que les médecins spécialistes arrêtent d’accomplir un service qui ils devraient accomplir contre un salaire, et renoncent en contre partie à cette paie pour la durée la Greve est légitime. Qu’ils prennent en otage une population de malades pauvre et défavorisée soulève des interrogations. Qu’ils choisissent entre le privé et le public mérite une réflexion.

Par contre ce que je trouve scandaleux est ce faux chantage au service public « qui dit payer nous plus ou laisser nous partir en privé. »

Que ceux qui n'aiment pas notre service public le quittent ou qu'ils arrêtent de cracher dans notre soupe.

D’une part le salaire amène tout médecin à réfléchir,

_Le salaire d’un médecin aussi dérisoire soit il est de 86.000 um dans le secteur public, avec une motivation en plus qui varie de 70 000 um pour le jeune médecin, à 350.000um voir 500000 um pour certains chef services, tenez vous bien il reste les indemnités des astreintes bidon trente jours 240 000 um pour parfois un seul médecin et les gardes. En plus de l’activité privée parfois au milieu des heures de service( d’astreinte ou de garde). Cette attitude ambiguë brouille la perception de notre profession.

.

_ D’autre part : l’hôpital est pourvoyeur de malades, un médecin qui ne travaille pas à l’hôpital ou ne passe pas à la télévision ne pourra pas assurer une clientèle qui lui permet en privé de joindre les deux bouts.

Si notre système de santé est mauvais, la faute est partagée entre les médecins, les pouvoirs politiques et en infime partie les citoyens.
Ces dernières années quatre classes sociales de malades se sont distinguées:
1_la classe des riches qui travail dans le secteur libéral et l'informel et les politiciens se soignent 'en France avec des prises en charges payées par le trésor public dans les hôpitaux parisiens Hôtel dieu , la pitié salpêtrière ou Necker .
2_La classe des fonctionnaires et petit cadres se soigne au Maroc ou en la Tunisie.
3_la classe de la solidarité : celle qui a une prise en charge type: "sécurité tribale" se soignent plus prés de chez nous à DAKAR
4_la classe pauvre et ne veut pas l'admettre et qui ne veut se soigner qu'en privé.

Ces dernières années d'autres classes de médecins se sont distinguées: chercher les faux des vrais
les professeurs( les vrais et les faux confondus) , les médecins
spécialistes (les vrais et les faux confondus) les généralistes (les administrateurs et praticiens)
1_les professeurs:

"Article en format brouillon la suite demain"

5 janvier 2008

Conseil d’un médecin.: Par le Dr. Seydna Ali Ould ZEIDANE L’hépatite "B" en Mauritanie : ensemble nous pouvonsarrêter l’endémie !

Le virus de l’hépatite B qui est un cousin proche duVIH n’a toujours pas de traitement curatif, mais aactuellement un vaccin efficace. Dans beaucoup de paysce vaccin a été intégré dans le PEV (programme élargiede vaccination) obligatoire pour tous les enfants. Cequi malheureusement n’est pas le cas chez nous. Lagrande fréquence de cette maladie chez nous est due àplusieurs facteurs dont la promiscuité et surtoutnotre façon de prendre le thé. Boire dans un verreaprès un malade ou un porteur chronique exposepotentiellement à la contamination. N’oublions pasaussi que c’est une maladie sexuellement transmissiblemême par la salive. La primo-infection est très souvent silencieuse et semanifeste rarement par un ictère. La périoded’incubation prend quelques jours puis la sérologiedevient significative. Le premier qui se positive estl’antigène HBc puis antigène HBs ensuite les anticorpsHBc et HBs. Cette sérologie est typique d’uneinfection récente et il faut refaire la sérologie sixmois après. Si en ce moment l’anticorps HBs estfortement positif et les antigènes HBs diminuent oudisparaissent, le sujet est immunisé. Si au contraireil y a apparition d’antigène HBe, la maladie a évoluévers la chronicité d’autant plus qu’il y a uneréplication de l’antigène HBc ou sa persistance à destaux élevés. Ce sont ces individus qui sont dangereuxqui propagent la maladie puisqu’ils sont d’apparencesaine. Ce portage chronique peut rester plusieursannées sans évoluer et peut évoluer avec le temps versla cirrhose et parfois celle-ci vers le carcinome (uncancer) hépatocellulaire. La solution est donc la prévention. Il n’y a aucundoute que demander à un mauritanien de laisser le thééquivaut à lui demander, pratiquement, de changer dereligion. Mais on peut agir sur les autres facteurs.
Dr. Seydna Ali Ould ZEIDANE
chirugien .Ancien résident des hopitaux de Tunisie. et Auteur

1 janvier 2008

USA : L’empire commence à s’écrouler !

USA : L’empire commence à s’écrouler !



L’histoire nous avait appris que les grands empires, depuis l’empire romain jusqu’à l’empire soviétique, s’effondrent toujours de l’intérieur. Les causes de cet écroulement sont liées à l’un de trois facteurs.

Premièrement lorsque cet empire essaye de s’étendre plus qu’il ne le peut. Deuxièmement lorsqu’il à réaliser des conquêtes en ignorant ses alliés et les droits des autres peuples. Enfin lorsque commence des querelles internes au sein de cet empire.

Au début des années quatre- vingt, personne n’imaginait que l’URSS, et avec tout le bloc Est,allait s’écrouler en moins de dix ans. Les néo conservateurs qui entouraient en ce moment là Ronald Reagan et, après lui, Gorge Bush le père avaient crié "victoire" en prétendant que ce sont eux qui ont fais chuté le bloc de l’Est. La réalité est autre. l’URSS

avait disparu parce que c’est un système qui s’est cisaillé de l’intérieur sur plusieurs années et, par conséquent, il était prêt à s’écrouler à la première occasion. Les vraies raisons, entre autres, de cette chute étaient l’annexion illégale de l’Afghanistan et la guerre interne entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur Nagorny Karabakh.

Après la chute du bloc de l’Est, il est resté un pôle unique dirigé par les Etats-Unis d’Amérique grâce à leur suprématie économique et militaire. Ce pôle était sujet à rester longtemps le seul dirigeant du monde surtout avec l’arrivée au pouvoir de Bill Clinton qui est un homme cultivé qui n’avait recours à la force que lorsqu’il épuisait tous les moyens diplomatiques

et en accord avec ses alliés. Durant les huit ans qu’il a passé au pouvoir, Clinton avait toujours privilégié la diplomatie à la force. Il avait essayé

de trouver une solution négociée aux grands conflits du monde : l’irlandais et l’israélo-arabe. C’était là une situation qui allait prolonger la survie du pôle unique.

L’arrivée en 2000 de Gorge W Bush et des "néo conservateurs" avait complètement bouleversé le monde.Ces adeptes de Lush Straus extrémiste qui a une vision imaginaire du monde divisé uniquement entre le bien et le mal, ils avaient cherché dès leur arrivée un alibi pour appliquer leurs agendas. Le 11 septembre était doute que El Qaïda d’Oussama Ben Laden est l’arme qui

a commis le crime mais on ne sait toujours pas qui aappuyé sur la gâchette. Cet alibi était utilisé pour envahir l’Afghanistan, détruire l’émirat des Talibans et disperser El Qaïda. Tout cela peut se comprendre…

Mais annexer l’Iraq, sans raison et en dehors de la légalité internationale, est une autre chose.

Je me base dans ma prédiction sur un ensemble de petits signes qui sont pourvoyeurs de ce déclin. Les néo conservateurs avaient annexé l’Iraq non seulement en dehors de la légalité internationale mais également contre la volonté de leurs alliés européens. Le mensonge "des armes de destruction massive" avait coûté à l’administration américaine très chère. La voici bloquée dans les marécages de l’Iraq. Les américains y ont attiré El Qaïda qui n’avait aucune existence dans ce pays. Le mythe du soldat américain

invincible, capable d’anéantir, tout seul, un bataillon est tombé. Voici cent cinquante mille soldats incapables de se protéger eux même contre les

attaques d’une poignée d’iraquiens.

La séquestration et la torture de milliers de gens dans Guantanamo, Abou Ghraïb, Bagram etc. a fais perdre à l’oncle Sam son âme et son prestige aux yeux des autres.

Les forces américaines qui sont éparpillées sur les cinq continents sont incapables de faire la moindre guerre conventionnelle, ni en Corée du Nord, ni en Iran, ni en Amérique du sud. La seule guerre que peut déclencher l’Amérique est une guerre nucléaire et celle-ci pourra détruire tout le globe vu la puissance actuelle des bombes. Les armes nucléaires sont des

armes de dissuasion et non des armes de guerre.

Le "Patriot-Act", cette loi instaurée après les événements de septembre et qui limite les libertés individuelles, malgré sa contradiction avec la

constitution des Etats-Unis, avait fait perdre au pays des milliards de dollars. Il est vrai que l’Amérique est le pays le plus riche du monde mais aussi le plus endetté et, par conséquent, il a besoin des investissements étrangers pour maintenir son économie.

Or cette loi met beaucoup d’obstacles devant la pénétration des individus et de ces investissements.



L’incapacité de l’administration américaine de traiter efficacement les conséquences du cyclone "Katrina" est un autre signe de faiblesse. Les nombreuses voix qui commencent à se lever contre ces faucons à ce sujet et

à propos d’autres marquent le début d’une véritable crise interne.

La politique extérieure de ces néo conservateurs a toujours été agressive. Ils n’ont jamais, vraiment, essayé de régler un problème. Au contraire ils en ont ajouté en partant du "principe du désordre constructif". En examinant, avec soin, les comportements de cette administration, nous verrons beaucoup de contradictions qui incarnent une déception qu’on ne veut pas reconnaître.

Les néo conservateurs ressemblent actuellement à un fauve blessé et un fauve blessé est capable de pire idiotie. Ils sont donc capables de noyer le monde dans des guerres dévastatrices mais qui ne rendront jamais

à l’Amérique la place quelle avait perdu.

Ce pôle unique américain s’effondrera avant 2030, la prochaine super puissance est asiatique. Elle est soit la chine soit l’Inde et l’Union Européenne sera sûrement une puissance économique mais jamais une

puissance militaire.

Par le Dr. Seydna Ali Ould
Zeidane.
chirurgien et ecrivain

26 décembre 2007

Cet islam n'est pas le notre



La Mauritanie qui souffre déjà, d’un gouvernement incompétent, des citoyens autistes et d’une police corrompue, n’a pas besoin d’une publicité aussi macabre. Ceux qui ont perpétré ce crime odieux ne sont pas des mauritaniens, ou ne le sont plus. Cet abominable acte qui rappelle la sauvagerie de LEMGHEYTII ne peut être que le geste désespéré d’un groupe de détraqués. Si le but est de faire parler de la nébuleuse Al Qaida et de son produit derivé le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, plus connus sous le terme de Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, il est atteint. parcontre si Si le but est de porter atteinte à la réputation de notre pays, à son hospitalité à sa securité ,c'est un échec. Le mot est lâché, les islamistes ne sont pas la bienvenue dans notre pays. L’islam comme religion pacifique et tolérante est le ciment de notre unité nationale. Notre pays est l’un des rares pays musulmans où les gays, et les imams se croisent et vivent parfois sous le même toit. Où les femmes jouissent d’une liberté sans équivalent dans le monde arabe. Cet islam, importé sans TVA, visible et voyant a travers des tenues vestimentaires excentriques, des barbes colorées, et des cranes rasés enturbannés n’est pas le notre. Cet islam qui lapidie, et assassine lâchement n’est pas le notre. Nous devons, lutter énergiquement contre toute forme d’aliénation et de fanatisme. Les coupables doivent être traqués, arrêtés et jugés. Le jugement se doit d'être exemplaire et dissuasif. Et que cet événement ne fasse pas oublier d’autres affaires, comme LEMGHEYTI , la drogue, …..etc

la suite prochainement

Dr kleib

18 décembre 2007

S’il vous plaît ne ratons pas cette occasion

Extrait du journal
Albayane mois de mai 2006, le journal Albayane
Le proverbe dit que la chance ne se répète pas deux fois, ce que semble méconnaître ou fait semblant de méconnaître la majorité de nos compatriotes. Il est vrai qu’un coup d’Etat est un acte illégal mais à condition que le renversé soit au pouvoir légalement.Un putsch peut aussi devenir légal lorsqu’il est
soutenu par la population et plus encore lorsque les motifs déclarés de cette action sont de restaurer"justice" et "démocratie". Lorsque les militaires avaient repris le pouvoir le 3 août 2005 ils avaient promis de le rendre démocratiquement aux civils dans 19 mois. Les partis
politiques ont été alors appelés à des journées de concertation où ils avaient joui d’une large liberté d’expression et d’action.
Ce qui s’est passé est malheureusement contraire à toutes nos espérances. Au lieu de consolider ou de fonder de véritables partis sur des bases saines, ils se sont dirigés vers le tribalisme et le régionalisme.
Le tribalisme n’avait jamais était aussi présent dans notre pays qu’aujourd’hui. Si vous demandez n’importe qui à qui vous voterez demain il vous répondra pour mon cousin ! Ou avec ma tribu !
Le recensement à vocation électorale est une autre catastrophe qui est venue empirer les choses. Prenons l’exemple de Nouakchott plus de la moitié des habitants de la capitale se sont inscrits dans des communes de l’intérieur. Et quand vous les interrogez sur la raison, on vous répond : « notre tribu est la
plus nombreuse dans telle ou telle région… » Avec cette logique, nous sommes revenus plus de quarante ans en arrière ; situation et mentalités comparables à celles des années cinquante lorsque la tribu était
l’unique référence. Il faut s’attendre donc à une longue période de quasi parti unique au pouvoir, suivie d’une autre période de pouvoir militaire qui conduira de nouveau à une impasse. La tribu est un mal nécessaire en dehors d’un Etat de droit puisque c’est elle la sécurité sociale, l’assurance et la garantie.
L’attachement à la tribu dans les conditions près citées peut être défendu, mais quand on nous offre l’opportunité de construire cet Etat de droit la tribu n’a plus de place. Il est vrai que selon les chiffres officiels 60% de notre peuple est analphabète et que le pourcentage effectif avoisine 90% mais même avec
une poigné d’intellectuels main dans la main on peut construire ce pays.
Si les élections sont organisées dans ce contexte tribal elles seront les plus sanglantes et les plus meurtrières de notre histoire. Tout le monde sait le fanatisme tribal qui peut pousser les ignorants à commettre les actes les plus ignobles en son nom.
Supposons que les élections soient organisées sur ces bases, le président devant être obligatoirement de la tribu la plus nombreuse et le gouvernement doit comporter plus de deux cents ministres en raison d’un
ministre par tribu. On nous a donné une chance. Soyons à la hauteur et construisons de vrais partis politiques. Rassemblons-nous derrière le plus compétent, le plus patriote, le moins vénal et non derrière le plus proche ou le plus offrant. Nous devrons choisir celui qui va réellement réparer et généraliser l’enseignement, offrir la santé pour tous.
Celui qui va améliorer notre mode de vie en augmentant les salaires et en contrôlant strictement les prix.
Nous devrons choisir celui qui va suivre une politique d’habitat qui garanti à tous les citoyens un habitat décent, nous choisirons celui qui offrira aux milliers des chômeurs des occasions de travail.
S’il vous plait ne ratons pas cette occasion, déjà nous avons raté la période transitoire, on nous avait promis un gouvernement de technocrates alors que nous avons eu le contraire.
Aujourd’hui apostériorié, je suis sur le point de dire que je crains qu’on a perdu l’occasion. Il est vrai qu’on ne peut pas évaluer le bilan d’un gouvernement sur moins d’un an, mais la création du PNDD, nous fait revenir au point de départ.
Dr Seydna Ali ould Zeidane
chirurgien

15 décembre 2007

PROFESSION : ANONYME

Profession: Anonyme

Une fois n'est pas coutume, nous nous intéressons aujourd'hui, loin des fracas du monde politique à un fait de société qui a pris de l'ampleur avec le développement des canaux de communication: la calomnie. Le paysage médiatique mauritanien, y compris la presse écrite, fourmille depuis quelques années d'écrits "accouchés sous X'. L'anonymat que permet la communication sur internet ne serait-il pas un aphrodisiaque ? se demandait d'ailleurs Walter Goodman. Quand on voit la façon dont cette déferlante anonyme épingle, expose et indispose ses victimes en les traînant dans la boue on est tenté de répondre par l'affirmative. Plus grave, cette littérature trouve facilement des oreilles attentives et des relais puissants dans une société de colportage comme la nôtre. Autant il était compréhensible à une époque récente que des anonymes aient permis de dénoncer sans pression et surtout sans risque d'en payer le prix les dysfonctionnements de notre société, avec il est vrai quelques excès, autant il est difficile d'admettre aujourd'hui que de pâles copies continuent à perpétuer un genre dont ils ne maîtrisent ni les tenants ni les aboutissants dans le seul but de régler les comptes à certains ou de polémiquer. Quelle attitude adopter face à ces attaques? Écouter le conseil de Sainte-Beuve au poète : " Veux-tu te venger, ô poète, des railleries de l'imbécillité et des insultes de la haine? Grave-les dans ton cœur, n'y réponds jamais. Fais ton œuvre, poursuis comme sans entendre, et pourtant aie en toi l'aiguillon d'avoir entendu" ou bien chercher à se justifier chaque fois qu'on est épinglé pour avoir la conscience tranquille. Sur un autre registre voisin les sites internet, les forums de discussion sont prisonniers d'un faux débat, de fausses polémiques. A voir certains sites et forums on a l'impression d'assister à une guerre de tranchées. Tout y est question de bidhanes, soninkés, haratines, haalpulaar et wolofs. Aucun débat sérieux, aucune analyse pertinente. Tout y est sur-exaltation de la différence. Souvent les seuls échanges qui semblent tenir la route sont préfabriqués. A peine eut-on avancé une thèse, qu'on revient quelques minutes plus tard pour la démolir sous un autre pseudo. Le temps est venu pour ces anonymes de sortir de la "clandestinité". Loin de moi l'idée de fustiger tous ces anonymes. Il en existe de bons et de méchants. Depuis des temps immémoriaux de grandes oeuvres ont traversé les siècles et continuent aujourd'hui encore à nous fasciner sans qu'on puisse leur attacher le moindre nom. "Les Mille et Une Nuits", dont l'héroïne principale Schérazade évolue dans un univers féerique fait partie de ces oeuvres restées dans la postérité, mais ses auteurs dorment,anonymement, dans les recoins de la civilisation perse. On peut multiplier les exemples de ce type dans tous les autres domaines de la vie. Mais de nos jours, l'anonyme et le pseudonyme sont utilisés à d'autres fins et même la presse dite "sérieuse" n'y échappe pas. Chers anonymes ne faites pas de votre anonymat une profession. Si vous assumez ce que vous dites et écrivez, votre crédibilité n'en sera que plus grande et votre propension à la calomnie considérablement réduite. Si vous vous trompez, déjugez-vous à temps. Si vous cherchez la notoriété demandez à X-Ould-Y: quelle satisfaction personnelle peut tirer un anonyme de sa célébrité, si ce n'est le sentiment du devoir accompli tel celui qui s'acquitte de son aumône sans en faire la publicité? Si tel n'est pas le cas, ça doit être rageant de ne pas pouvoir crier sur le toit: " c'est moi!".

17 novembre 2007

A L'Homme qui murmurait à l'oreille de Mamadou TANDJA


A l’homme qui murmurait à l’oreille de Mamadou Tandja
29-11-2007 journal lecalame


Notre pays regorge de contradictions. On se contredit dans nos convictions religieuses, dans nos habitudes alimentaires, dans notre comportement de tous les jours, et dans nos engagements politiques. Comment voulons-nous qu’un homme, venu de nulle part, puisse redresser un pays sur une pente vertigineuse et dirigée par des militaires ignares et corrompus, depuis 1978. Un homme qui murmurait dans les oreilles du président du Niger. Le président Mamadou Tandja n’est pas un chantre de la démocratie et son pays n’est pas un modèle de développement économique. Nous avons assisté ces derniers jours, impuissants, à une montée de la violence. La rue mauritanienne s’est soulevée subitement, prenant de court les partis politiques et le bouledogue du pouvoir, ‘’la société civile’’. Le citoyen mauritanien, par nature fataliste et docile, s’est transformé en brave petit palestinien armé de sa pierre et de sa conviction. S’il est sorti dans la rue, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va plus. Quelque chose qui a perturbé cet équilibre précaire. Une semaine avant le soulèvement du novembre 2007, j’avais écrit sous le titre Faites vos jeux, rien ne va plus dans les colonnes du journal le calame la mise en garde suivante :«la politique de ce gouvernement a créé et renforcé une certaine polarisation des relations: d’un côté, une pauvre population d’exclus, vivier électoral, et de l’autre, une classe hautement privilégiée qui a concentré les richesses et qui continue à influencer notre vie politique en achetant la première; ce qui risque dans les jours à venir de se solder par un mécontentement social comme ce fut le cas par le passé dans d’autres pays voisins.
Il n’est pas impossible de voir dans l’avenir comme dans toutes les néo démocraties qui piétinent comme nouveau signe de mécontentement, les occupations pacifiques des mairies, et d’autres édifices publics, des hôtels, des aéroports et la désobéissance civile comme ultime appel au secours pour sauver notre pays et les générations futures». Une règle élémentaire en politique qui s’enseigne dans tous les amphithéâtres de sciences PO ;

Un gouvernement, qui n’écoute pas le peuple, est un gouvernement sourd. Un gouvernement dont la politique est catastrophique doit démissionner. Il n’y a pas de mal à avoir assez d’humilité pour reconnaitre son échec et l’assumer. Quant à moi, je pense qui si quelqu’un doit sauter comme un fusible pour calmer la rue ne peut être que le colonel omniprésent Ould Abdelaziz. Dont l’ingérence à tort ou à raison dans les décisions de ce gouvernement ne laisse aucun doute. Ou à la rigueur la démission collective de tout le gouvernement. A défaut de pain, les mauritaniens auraient enfin la conviction qu’il y a un gouvernement sensible à leurs doléances. Il faut en finir avec la médiocrité. Il faut arrêter avec l’impunité. La recherche des bons résultats doit être un objectif et un but collectifs. Il ne s’agit pas de gouverner pour gouverner, ni pour gérer les affaires courantes. Ce gouvernement n’est pas de transition et le peuple demande des résultats. Une politique sociale équitable. Une reforme qui ne privilégie pas des individualités mais une large marge de la société.

Les mesures trompe-l’œil prises au lendemain du soulèvement populaire ne sont pas la solution à ce cri de détresse de la population.

Les enfants des écoles primaires et du secondaire ont ouvert le bal de la contestation, larguant les foyers des réflexions et de contestations historiques à savoir les étudiants d’universités au rang de timides. Nous assistons à un nouveau genre d’expression innocent et honnête. Indexer cette fausse opposition comme responsable, c’est comme traiter Messaoud de libérateur des esclaves ou d’un ami qui nous veut du bien. Pauvre Mauritanie!!

Ajouter à cela cette idée farfelue, un conseil des ministres forains à Nouadhibou. Voilà le comble de l’hypocrisie. Dont le clou du spectacle fut une dépense faramineuse pour un budget déjà déficitaire. Si ce voyage était pour nous convaincre de vendre la SNIM parce qu’elle n’est pas ou n’est plus rentable, pourquoi ne pas vendre le président, dont la DLC, durée limite de consommation, est dépassée et la rentabilité mise en doute? Pourquoi ne pas vendre notre calculatrice de premier ministre dont la rentabilité ne laisse aucun doute? Si c’est pour écouter le peuple et en être proche, la réponse de la rue est aussi éloquente que les discours incohérents du gouvernement et de la présidence. Pire encore, il y a quelques semaines, le président était à Paris à la tête d’une délégation et d’une suite de 45 personnes environ. Il est venu écouter, nous dit-on, les mauritaniens soit disant de l’étranger. Et alors? Il ne s’agit pas d’écouter. Il n’est ni un curé dans une église épiscopale ni un psychologue. Nous l’avons élu pour agir, pas pour uniquement écouter, pour diriger pas pour recevoir des ordres militaires. La situation ne pouvait que dégénérer. Et il est le seul qui semble avoir été pris de court!

Derrière ces appels au secours et ces enfants qui défilent et qu’on bouscule, se cache un réel mécontentement populaire qui va bien au-delà de la problématique des hausses des prix: chômage, rêve de pétrole évanoui, pouvoir d'achat, croissance inférieure aux prévisions, et la déception de tous ceux qui ont voté pour ce président venu de nulle part.

Si en plus d’un parlement sans pouvoir, on aurait un parti Etat sans programme et sans leader charismatique et fédérateur, nous aurons chassé un dictateur, qui avait peur d’être renversé chaque jour que le soleil se lève, pour le remplacer par un dictateur issu des urnes qui n’a peur que d’un soulèvement populaire.

Rémy Kleib (Dr kleib ahmed salem)

Extrait du journal le calame ce mercredi 29 novembre 2007

11 novembre 2007

Cheikhna Ould Taleb Navee- Un martyr de la Démocratie mauritanienne



A la mémoire de la première victime de la démocratie fauchée par une balle mauritanienne dans la fleur de l'âge « Cheikhna Ould Taleb Navee, 19 ans, a été touché à la tête par une balle tirée par un garde (Wane Hamidou) chargé de la protection de la préfecture de Kankossa, prise pour cible par des manifestants » tahlil hebdo , dont le seul crime est d’avoir demander du pain et de l’eau et un peu de liberte pour manifester. La première vraie crise est un signe fort de la rue mauritanienne pour le nouveau gouvernement qu'il essaie de résoudre avant la visite tant attendu du président allemand le 15/11/2007.
Je me réjouis de la maturité des mauritaniens qui ont su faire ressentir leur colère et leur mécontentement. En usant de leur droit indéniable de manifester leur désaccord avec la politique désastreuse du gouvernement. Qui a déjà fait une victime civile en dehors de ceux de la famine.Il y a eu mort d’homme pourquoi ne pas ouvrir une enquête judiciaire sur la mort de ce civil ...et il me parait que ce n’est pas le pauvre garde qui est seul responsable. la famille du défunt A-t-elle eu droit à une compensation ? Ou juste il a arrondit les statistiques macabre digne de toutes les dictatures Si tous les mauritaniens avaient une once du courage du défunt. Ils n’auraient pas eu à subir La tyrannie de Haidalla, ould TAYA et ELY.

7 novembre 2007

la drogue en mauritanie qui est coupable?




C’est révoltant de voir un piteux journaliste Abdel Vettah Ould Abeidna pseudo directeur d’un torchon de Quotidien "Al Aghsa" se faire condamner par « un emprisonnement ferme d’une année, une amende de 300 millions d’Um, 50 mille ouguiyas à verser au Trésor et ordre de publier le verdict dans les quatre journaux suivants : Horizons, Chaab, Le Calame et l’Authentique. » cridem .
Quelque soit les motifs et les puissance derrière sont geste. Nous ne devrons pas laisser la justice des forts triompher. La justice mauritanienne n’en sort pas grandi et la presse aussi.
Notre unique fierté fut cette liberté acquise paradoxalement sous le CMJD (malgré lui.) aujourd’hui cette liberté est entrain de s’amenuiser petit à petit.
Je n’ai jamais apprécié les peshmergas, mais je n’aime pas qu’on y touche au nom de liberté d’expression.
Cette justice mauritanienne ne représente non pas le droit mais la "justice des forts", celle des fortunes sales, des avocats et magistrats véreux et cupides. Une justice mise en cause dans différentes affaires dont les plus récentes celle de la drogue. Où un ancien chef de l’état (qui a coupé des mains des voleurs au nom de la justice) a mis en cause cette justice qu’il a instrumentalisé lors de son règne. Je n’ai jamais entendu un mauritanien dire « je fais confiance à la justice de mon pays. »
Personne ne fait confiance à cette justice que l’ETAT instrumentalisait.
Malheureusement l’ETAT est absent depuis l’arrivé des civiles au pouvoir. Ils ont hérité de un déficit budgétaire par effet de terre brûlée sale œuvre des militaires issus de la progéniture calamiteuse de OULD TAYA (colonels anciens alliés d’ailleurs)
C’est ainsi par solidarité avec ce directeur de publication aigrie aussi faussement directeur que journaliste au nom de liberté d’opinion et d’expression. Y compris le droit d'informer, d'être informé, d'avoir ses opinions, ses sentiments, et de les communiquer en toute liberté.
Que j’ouvre mon modeste espace d’expression BLOG Pour publier toute information relative à ce trafic de drogue et à l'implication des richismes de nouakchott.

Ps: je m'excuse au pres des blogeurs du changement du titre de ce posting.

23 octobre 2007

Faites vos jeux, rien ne va plus.

extrait du journal le-calame
Faites vos jeux, rien ne va plus.


Le réveil est tardif pour la classe intellectuelle et l’opposition en cette période cruciale de notre histoire, mais il est le bienvenu. La Mauritanie a été bernée, traînée dans la boue et manipulée par une transition qui a fait renaître de ses cendres les anciennes sourcières du PRDS, qui par un jeu habile de chiffres et de lettres, enlèvent un S pour le remplacer par un R. Les dinosaures de ce parti ne lésinent pas sur les moyens pour nous refaire l’histoire. En nous faisant croire à un nouveau parti vierge qui ne veut que du bien au pays avec des nouveaux hommes qui n’ont jamais trempé de près ou de loin dans les marmites de l’ancien régime.Au final, nous avons un nouveau parti du pouvoir, soi-disant, qui a traversé toutes les étapes de l’évolution darwinienne de têtard «Perdessien» au nouveau parti des indépendants. Nul n’est dupe. Les hommes changent difficilement et surtout les hommes qui se sont imprégnés de cette sale culture de l’impunité, des détournements des biens publics et d’abus sociaux. Hélas les acteurs politiques ont vidé notre combat de toute sa substance et le choix entre subir la renaissance des démons du passé et grogner ne doit pas se faire attendre.Dans notre pays, sommeille une dictature inféodée aux militaires depuis 1978; les sociétés civiles vives, les partis politiques d’opposition, ou d’alliances n’ont fait que légitimer cette horreur aux yeux de l’opinion internationale.À titre d’exemple, le vote des mauritaniens aux dernières élections présidentielles ne reflète pas une adhésion du peuple mauritanien à la lignée politico-militaire du CMJD comme mouvement, mais à un vote sanction contre la corruption des années passées et à un mince espoir de conjurer le sort. Étrange naiveté de la collectivité qui a gagné toute la sphère politique et civile de notre pays au lendemain du putsch du 3 août. Actuellement, la situation du pays est de plus en plus préoccupante: il faut se poser la question de savoir si on nous a apporté la démocratie ou la gérontocratie. Elle a créé et renforcé une certaine polarisation des relations: d’un côté, une pauvre population d’exclus, vivier électoral, et de l’autre, une classe hautement privilégiée qui a concentré les richesses et qui continue à influencer notre vie politique en achetant la première; ce qui risque dans les jours à venir de se solder par un mécontentement social comme ce fut le cas par le passé dans d’autres pays voisins. Il n’est pas impossible de voir dans l’avenir comme dans toutes les néo démocraties qui piétinent comme nouveau signe de mécontentement, les occupations pacifiques des mairies, et d’autres édifices publics, des hôtels, des aéroports et la désobéissance civile comme ultime appel au secours pour sauver notre pays et les générations futures. Le BA-BA de la démocratie voudrait la transparence, la liberté de penser, la liberté de contester, la garantie minimum d’un service public et la liberté de manifester son mécontentement justifié.Il nous faut une refonte de notre système judiciaire, plus le respect des droits humains, et des larges mesures d’incitation économique qui ne peuvent se faire sans la dissolution de ce gouvernement rouillé et ankylosé et l’abrogation de la fausse constitution que le CMJD nous a fait avaler amèrement, pour une vraie nouvelle constitution pour l’État. Après le passage en force de la constitution, et du candidat des militaires ainsi que la mise à l’écart de la rue mauritanienne de l’arbre décisionnel, voilà venu le tour de la Snim, que j’ai vu naître, que j’ai vu périr à petit feu, mise sur la sellette. Elle est en ce moment à vendre par des gens qui veulent la céder comme on vend la Gare du nord dans une partie de Monopoly. Du fils d’ouvrier de la Snim que j’étais au médecin que je suis devenu, mon chagrin et mon désarroi n’ont d’égale que la profonde précarité et le chômage que risque d’engendrer une décision pareille. Une autre victime de plus de la mondialisation.La Mauritanie, qui était dans les rangs des pays pauvres très endettés, pointe aujourd’hui à l’ultime rang des pays pauvres très endettés et mal gouvernés.Feu Air Mauritanie a plié ses ailes, paix à son âme. Sa flotte est clouée au sol, par la mauvaise gestion mauritanienne dont je m’abstiendrai de parler des détails, une autre victime. La privatisation n’est pas la solution à chaque fois que la politique du gouvernement échoue ou que la thésaurisation fait défaut dans un pays dont le sous-sol recèle de ressources inépuisables. À quand le lancement prochain d’un appel d’offres international portant sur la privatisation des ports de Nouakchott et de Nouadhibou, sur l’armée, sur la santé, et pourquoi pas nous privatiser le pouvoir?Un État sans prérogatives peut se permettre toute les dérives en prétextant une légitimité électorale par le choix des urnes. Où sont les priorités de l’État?Aurions-nous un ÉTAT dans un État? Le premier ministre, qui devrait incarner un nouveau souffle dans ce papy boom politique, a déçu les quinze pour cent (15%) qui ont cru en lui au premier tour. Par la lenteur des reformes. La crise économique qui pèse lourd sur le bout du voile «tarfe» de la ménagère mauritanienne de moins de 25 ans.Il n’y aurait pas de répit pour ce gouvernement s’il continue en sourdine à se moquer du peuple. L’histoire est un éternel recommencement. Et la roue tourne éternellement.Qui se soucie réellement de la Mauritanie? Qui a posé les vrais problèmes de la Mauritanie?Messaoud, depuis qu’il squatte le perchoir, fait en sorte de servir d’épouvantail à moineaux depuis qu’il a imposé sa loi sur l’esclavage. Il se mure derrière un silence d’aplomb depuis son élection. Le pouvoir se ferme la gueule. Sa pensée et son œuvre, aussi larges soient-elles, se résument à son honorable combat pour la lutte contre des cas sporadiques d’esclavages. Et rien pour le reste de la Mauritanie.Les mouvements historiques négros africains, eux aussi, ont franchi un petit pas pour les noirs et un grand pas pour la Mauritanie. La reconnaissance des atrocités commises par le régime d’Ould Taya et toute son équipe est déjà un acquis. La vengeance est par contre une régression pour notre démocratie naissante. Leurs combats, à eux deux, doivent être larges et fédérateurs.Il nous faut enfin une société civile forte, un syndicat puissant, une presse indépendante et une rue éveillée et vigilante qui doivent servir de contrepoids à toutes les décisions irréfléchies qui portent atteinte à notre souveraineté.Que ceux qui critiquent mon pessimisme affiché se rassurent, il ne s’agit que d’un appel vibrant à la révolte, contre un chemin, une fatalité, une providence, qui devraient disparaître à jamais.
extrait du journal le-calame
PS: lisez Ce papier avertissement paru dans le journal le calame deux jours avant les evenements de Nema le 2 neovembre 2007

20 octobre 2007

A quand le prochain coup d’Etat ?


A quand le prochain coup d’Etat ?
"C’est ça la Mauritanie" Chronique du Dr. KLEIB Ahmed-salem

LE CALAME n°555

27 septembre 2006

«L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses; c ’est ainsi l’on grimpe dans la même posture que rampe.»Swift (Jonathan)


"Mesdames, Messieurs, nous traversons en ce moment une zone de transition turbulente. Pour votre confort et votre sécurité, veuillez regagner votre place dans notre nouveau parti des indépendants et garder votre ceinture attachée jusqu’à l’extinction du signal présidentiel lumineux». Si vous avez déjà pris un avion, cette annonce vous est certainement familière: elle résume parfaitement l’ingérence outrancière du CMJD dans notre processus démocratique. Inciter les hauts dignitaires à quitter les partis politiques, en leur susurrant à l’oreille qu’ils ont plus de chances de gagner en faisant cavalier seul est un acte en contradiction avec la neutralité affichée au lendemain du putsch.Après avoir utilisé les partis politiques en invitant leurs naïfs ténors au palais présidentiel pour légitimer le coup d’état et donner à l’opinion internationale l’impression d’un changement, ils veulent les vider de leur moelle électorale aujourd’hui qu’ils ne servent plus les intérêts des militaires.L’actuelle ingérence du CMJD est de ce point de vue assez symbolique des limites des pouvoirs de chaque colonel par rapport aux autres. Leur impuissance réside dans le fait qu’ils ne maîtrisent pas le cours des événements, car ils n’ont pas de prise sur le processus politique et qu’ils ont raté l’occasion d’interdire les partis au moment opportun. Ils veulent faire marcher les chefs de tribus au pas et ils veulent nous dicter notre choix politique comme pour le récent Referendum.Or c’est en nous laissant dicter nos actes, dicter notre vie, nos choix électoraux, que nous ne permettons pas à la Mauritanie de s’ériger en symbole de réussite démocratique. Au contraire, nous laissons notre pays à la dérive sociale et culturelle, où le citoyen n’a pas de place, si ce n’est dans la soumission au clan.Le 3 août 2005, Ely Ould Mohamed Vall alias EOMV devenait le énième militaire à accéder à la tête de l’État, suite à un coup de force pacifique. Après des années de corruption et de répression sous l'ère du président Ould Taya, le peuple mauritanien pouvait enfin espérer accéder à la démocratie.Sitôt au pouvoir, EOMV a fait semblant de rétablir les institutions démocratiques sur la base d'une nouvelle constitution adoptée le 25 juin 2006. De plus, il entreprit de nombreuses démarches folkloriques, dont d’importantes journées de concertation destinées à l’opinion internationale.Pour ceux qui, au lendemain du 3 août, ont affiché une joie et une euphorie qui n’a d’égal que l’importance de l’événement, la déception est aujourd’hui de taille. Comme vous le savez, le pouvoir, on y prend goût et la durée de la transition risque de devenir très élastique. Les militaires se moquaient de nous en cachette et voilà qu’aujourd’hui ils le font ouvertement. Pourquoi cette pression miltaro-élitiste sur des hauts dignitaires du pays?D'abord parce qu'il semble que l’on veut se protéger de l’après -transition. Ensuite il y a les énormes enjeux économiques qui peuvent être tirés du pouvoir et l’émergence d’un nouveau pôle tribalo- financier. Puis l’entourage du pouvoir qui s’enrichit minute après minute grâce à la spéculation immobilière facilitée par la thésaurisation et le gel des fonds publics à la BCM et au trésor national, l’attribution de la 3° licence de téléphonie mobile et d’autres avantage que seul le pouvoir peut procurer. On sent là l'influence d'un groupuscule qui prend goût au pouvoir et tient à influer sur les futures élections. Le silence des partis politiques et de la rue mauritanienne, celle-là même qui a légitimé les militaires à travers liesses populaires et déclarations de soutien à travers la presse, témoigne de l’immaturité politique de notre pays. Pendant que des hommes et leurs femmes jouent une partie de Monopolyâ avec les biens de notre État, d’autres jouent avec notre avenir politique sans susciter la curiosité de notre presse nationale. Il est vrai que la liberté de notre presse est une fierté nationale, même si elle ne fait pas la nôtre (toute presse confondue). Une liberté voulue et mûrement réfléchie. Elle a été permise dans le dessein de laisser les citoyens se chamailler et se calomnier. Il n’y a jamais eu d’enquête administrative ou militaire suite à un article paru dans un journal, ou après une déclaration sur une radio ou à la télévision. À quoi sert-il encore d’écrire ou de parler, voire de lire dans ce climat austère? À moins d’être irrémédiablement crétin, chacun connaît désormais la suite : nous y sommes et nous y resterons.Avec des tas de militaires putschistes récidivistes, il serait prudent de tenir sa promesse. Il est donc dans l’intérêt des vaillants membres du CMJD de tenir les leurs.Je ne peux que dénoncer à la fin l’ingérence dans notre processus électoral (qui n’est finalement qu’un cache-sexe pour des intentions inavouées) et susurrer à mon tour dans l’oreille des colonels que si cela continue, la défiance envers le CMJD serait telle que plus personne ne les soutiendrait face à un éventuel retournement de la situation. Les Mauritaniens veulent le pain, la liberté et la démocratie.

Dr Ahmed salem Ould Kleib

5 octobre 2007

coup de coeur de la semaine

le calame

Chronique de Ould Beheite 04-10-2007

Lettre …. de Mission de Zein Ould Zeidane


NOTE du blogueur Dr kleib: mon coup de coeur de la semaine est cette chronique du journal le calame.

2 octobre 2007


Khattou, tu commence à nous taper sur le système !
Décidément il convient de se poser la question de savoir, si le peuple a élu M. SIDIOCA ou Mme Khattou Mint Boukhari. Khattou je n’ai absolument rien contre vous, mais ce que je n’arrive pas à digérer c’est votre omniprésence sur nos écrans de télévision. Mme, vous voyagez trop (surement pas sur vos frais !), et vos voyages ne peuvent passer inaperçus, vous devez être suivie par des caméramans (pas n’importe lesquels, ceux de la Télévision Nationale, et donc payés par l’argent du contribuable, c à d, mon argent, celle du boutiquier du coin…), vous avez même voyagés plus que le président que la majorité des mauritaniens a élu… Madame ces voyages ont des coûts exorbitants alors que les indices actuels du budget ne le permettent pas (chute libre de la production pétrolière, faillite de grandes Entreprises publiques telles Air Mauritanie et SOMELEC,…), et la situation socio-économique moins encore (hausse des prix, inondations engendrant d’importants dégâts…), et vu également l’ampleur (quantitative bien sûr !) de la délégation qui te suit tout au long de ces voyages « inutiles » (j’ai fini par user de ce terme, mais ça devient un peu plus fort que moi).
En plus, Mme Khattou vous nous terrorisez franchement, puisque celui qui parle de vous est poursuivi en « justice » (voici au moins un avantage de l’anonymat).
Mme vous vous confondez à l’Etat, ce qui a été largement constaté lors des inondations de Tintane, le Commissariat à la protection sociale était quasi inexistant devant votre Association (KB) malgré qu’il était le principal organe étatique chargé de gérer cette tache. A ce sujet, quelques questions s’imposent, d’où proviennent les fonds de cette association (ne me dites pas que ce sont ses moyens privés, provenant de leur modeste demeure sise à proximité du Palais des Congrès), sur quels critères est recruté son personnel, quel est sa relation avec l’Etat ?
A vous voir, vos déplacements (vous êtes à New York au moment où j’écris, tout en sachant que le billet A-R Nktt-N-Y-Nktt pour une semaine en classe d’affaires coûte aux alentours de 1.500.000 UM sur Air France), votre implication dans le courant politique national, on se rend compte qu’il était un abus de se plaindre de Aicha Mint Ahmed Tolba, elle au moins ne paraissait pas sur nos écrans à longueur de journée.
N’est ce pas d’aucun, aujourd’hui culpabilise l’implication de Mint Ahmed Tolba dans les affaires politiques dans la chute de Ould Taya, alors que dire à Sidi Ould Cheikh Abdellahi ?
Moi je lui dirais « A bon entendeur salut ! »


message de l'auteur Mr sidahmed abderrahmane:
Bonjour Dr Kleib, voici une contribution, assez engagée mais que je trouve aussi refletante de la realité, et qui a été censurée par Cridem, et apparement Khattou est crainte par tout le monde(mêm Claude K) . Donc j'me suis adressé a vous, vu votre engagement, et en esperant que vous n'êtes pas vous aussi touché par le symptome Khattou. lol
Veuillez agréer les sentiments de ma haute considération

30 septembre 2007


Stop à l’humanitaire sournois en Mauritanie

Elle était noyée. Elle était brisée de chagrin, pleurant ses deux victimes innocentes. Elle a le visage humain aujourd'hui pourtant s’est d'une ville mauritanienne dont il est sujet. La ville en question est TINTANE. Elle ne l’est plus (forcement) maintenant apres eu comme lot de consolation la visite du président, sa femme et ses ONG tels des vautours sur le sang des cadavres agglutinées. Justement parlons sans tabous de Nos ONG qui n’ont gardé de la définition et des valeurs humanitaires que cette succession sournoise de trois lettres ONG. Shivji disait que les ONG « sont des associations non gouvernementales, non politiques, non partisanes, non idéologiques, non académiques, non théoriques et à but non lucratif, composées d’individus bien intentionnés, ayant pour ambition de changer le monde afin, de le rendre meilleur pour les pauvres, les marginalisés et les groupes opprimés ». Monsieur SHIVJI, j’imagine volontier votre chagrin et votre désolation quand vous saurez que nos ONG sont des armes de destruction massives aux mains de l’ETAT. C’est ça la Mauritanie avec sa diversité et sa complexité. Nos ONG soutiennent les présidents souvenez vous tristement de « OUI MAOUIYA », des femmes du ksar aux tentes importées du Maroc pour les circonstances et pleins d’autres exemples qui reviennent toujours à notre esprit commun et collectif. A chaque échéance électorale ils se mobilisent telle une armée de fourmis à l'assaut d’une autre en une guerre homérique bien organisée pour les partis politiques en dépensant aveuglement les dons et subventions qu’ils reçoivent afin de gagner l’estime des futurs dirigeants. Reconnaissons l’échec de notre société si-vile, de nos ONG, de nos syndicats. Ce constat d’échec nous incite à réfléchir collectivement à l’avenir de notre pays....

la suite prochainement....

PS:nous avons en Mauritanie des centaines d'ONG cliquer ici pour voir environ le 1/3 de la liste

24 septembre 2007

HALT ouvrez les yeux


HALT ouvrez les yeux


Quand la Mauritanie souffre d’amnésie et d’hypocrisie et que le colonel ancien directeur de la sureté et complice de toutes les atrocités de son mentor de dictateur et bientôt candidat présidentiel de 2012, et nouveau magnat de la téléphonie mobile en Mauritanie , Ely Ould Mohamed Vall, plaide pour de véritables systèmes démocratiques en Afrique en disant qu’il est grand temps pour nous tous de comprendre que l’instauration dans nos pays africains de véritables systèmes démocratiques, solides, durables et stables est une exigence absolue et non une option parmi d’autres », a-t-il déclaré. Il y a un proverbe bien de chez nous qui dit littéralement « ne meurt qui n’a pas encore eu sa journée ».Au milieu des chefs d’états arabes au Qatar des tels propos pouvaient passer à la rigueur, mais en Afrique je trouve scandaleux que ce criminel et voleur notoire des biens public puisse jouir d’une reconnaissance et quelque soit sa repentance. Le peuple mauritanien est un pays quia tant souffert des militaires et de leurs vassaux. Le vieux président ould cheikh abdallahi et sa politique militairement assistée est la preuve vivante que la souffrance et l’agonie du peuple n’est pas enclin de finir. Le pauvre mauritanien affamé, docile et corvéable aveuglé par le mince espoir d’un futur meilleur restera berné par des militaires véreux et peu patriotiques. Le réveil sera douloureux .les génération futurs qui ont souffert d’une mauvaise éducation, d’une perte de tous les repères sociaux et culturels , laissées à l’abandon comme un bateau dans la houle chavirerons encore et encore dangereusement. Nous devrons répondre « coupable par notre silence » devant l’histoire de tous les malheurs de notre pays depuis l’indépendance à ce jour.
Enfin, aucun mauritanien ne doit oublier que TAYA et ELY quelque soit la virginité qu’ils se sont achetés resterons dans la mémoire collectives comme des criminels sauf que en plus Ely doit répondre de ses crimes économiques.

Dr kleib
"sous l'emprise d'une colère saine"comme disait l'autre

30 août 2007

tout ce que l’on vous cache au sein de l’Armée

source journal tahlil hebdo

29/08/2007

L’INTEGRALITE de la missive du Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

C’est avec des phrases pleines de sens, que le Capitaine Sid’Ahmed Ould Sidha a introduit l’article qu’il a envoyé à notre Rédaction. «Je fais de mon mieux de rester superficiel dans la divulgation de certaines choses, bien que je tiens á ma possession des documents, photos et données qui peuvent démontrer et d’une façon inéquivoque le stade de dégradation que souffre notre Armée » a-t-il souligné dans le préambule de son article, ajoutant que «le devoir de réserve, la responsabilité et l’intérêt suprême de la Nation m’empêchent de les rendre public». «Je vous resterai très reconnaissant, en acceptant de publier cet article -et si possible d’autres dans le futur- pour pouvoir attirer l’attention de nos dirigeants ainsi que notre classe politique sur les enjeux de cette situation» a-t-il indiqué. «Ceci par la langue de la raison et du dialogue qui profite á tous et non par la langue des armes qui n’instaure que haine et malheurs» avait-il conclu. Voici l’intégralité de l’article.
De ce que l’on vous cache au sein de l’Armée


Suite à la lettre ouverte que j’ai adressé à son Excellence Monsieur le Président de la République et l’interview accordé au journal LE CALAME, un tapage a été orchestré, par les services de renseignements, via leurs canaux bien rodés de la propagande hérités des années d’asservissement de l’Armée, allant de la discréditation de mon action, aux menaces directes et indirectes, jusqu’à désorienter mon action vers une direction politico-tribale afin de m’intimider. Dans ce sens, je préfère mettre au point quelques concepts et données de cette affaire.
En adressant la dite lettre, j’ai tenu à ne traiter que les points essentiels de la situation de l’Armée nationale sans trop rentrer dans les détails, sauf que l’état d’une composante, très importante théoriquement, absente pratiquement, ne faisait pas partie des composantes honorées par leur présence dans cette liste. Dans l’entre-ligne de la lettre et pour ceux qui ont une petite culture générale sur l’Armée, on pouvait lire facilement la déperdition des services de renseignements de notre Armée nationale. Une déperdition qui ne date pas d’aujourd’hui, et non due à l’incompétence de certains des ses membres, mais à la tentation des chefs de cette composante à se faire prévaloir auprès des détenteurs du pouvoir.
Que les services de renseignement prennent mon cas en main, qu’ils cherchent à me localiser rien de nouveau ou de rare dans ce cas, sauf que la manière de réagir était tout à fait des plus inadaptées et inappropriées. En me menaçant d’une part par un tribunal militaire pour violation du devoir de réserve et d’une autre part par le fait de m’avoir localisé et qu’ils arriveront à moi, là où je suis, ne me fait qu’insister sur la continuité de mon action et au rythme et à la manière que je juge adéquates, comme c’est le cas depuis toujours.
Ceci dit, il est nécessaire de rappeler aux responsables de ces services, et si la déontologie militaire leur tient à cœur, de bien vouloir vérifier la véracité de mes révélations, de sanctionner les responsables de cette situation et de trouver des solutions réelles qui peuvent emmener notre armée à l’état qu’elle mérite. S’ils pensent qu’ils peuvent étouffer cette action comme ont l’habitude de faire ou de continuer de cacher l’amère réalité, alors ils se trompent, et comme dit le proverbe : «on ne peut cacher le soleil avec un tamis».Pour m’avoir accusé de violation du devoir de réserve et divulgation du secret militaire, j’aimerai bien les demander quelle était leur réaction sur un manque de prudence sur une affaire de l’été 2005 ?En effet, et suite à un accord avec les forces armées d’un pays frontalier visant l’approvisionnement de notre Marine Nationale en Habillement, accord qui jusque-là reste dans le cadre du normal.Dans ce genre d’accords, les commandes peuvent être faites soit par tailles standards soit par mesures individuelles de chaque personne, dans ce dernier cas les tailleurs de l’Armée s’occupent de la tache. Contrairement à toute attente, et tout esprit militaire ou de réserve, une équipe de cette armée étrangère a parcouru toutes les unités de la Marine Nationale en vue de prendre les mesures de tout le personnel de cette direction pour s’envoler non seulement avec les mesures sinon avec la liste complète par Noms, Prénoms, Grades et Matricules de tout le personnel ainsi que l’impression que tout militaire attentif prendra de la visite des unités d’un corps d’une autre armée qui n’est pas la sienne, question de réflexe.Cette imprudence est passée comme si rien n’était, j’aimerai savoir en quoi nos services de renseignements étaient occupés pour ne pas empêcher une telle situation ou prendre des mesures contre ce genre de négligences.En ce qui me concerne, je ne cherche pas la réponse de leur part, car je sais qu’ils sont occupés par tout sauf ce qui se passe à l’intérieur de l’Armée et sous leurs nez. Leurs seuls soucis sont de bien servir ceux qui à leurs connaissances peuvent les protéger ou leur offrir une promotion, le dernier cas de ce genre ne date que de deux mois.En juin 2007, la troisième région militaire a connu une mutinerie au sein de l’une de ses unités, une mutinerie qui fût contrôlée après l’intervention du commandant de région.Une enquête fût ouverte pour éclaircir les circonstances de cet événement. Après le contrôle de la situation, le commandant d’unité est mis immédiatement en permission et remplacé par un nouveau, il est à savoir que cette permission lui fût refusée quelque jours avant, bien qu’il venait de perdre sa mère, sous prétexte de nécessité de service. L’enquête, menée par nos services de renseignements, conclut que la cause de la mutinerie est une simple dispute entre les militaires sur LE CHOIX DU MENU. Événement consommé, il est évident que le résultat de l’enquête et la réalité des choses font deux choses différentes. La cause principale vient d’une Alimentation médiocre et de misérables conditions de vie, mais jouissant d’une protection totale, d’une éventuelle préparation à un poste plus sensible, le commandant de région renvoie l’enquête avec une conclusion en sa faveur et insolente à l’égard d’une institution militaire.Pour nos services de renseignements, garder cet événement au secret est un devoir, mais aussi il est de leur devoir de déterminer les responsabilités de chacun et de tenir à ce que des sanctions exemplaires soient prises à l’égard des coupables.
Les exemples dans ce sens ne manquent pas, les réactions de nos services sont chaque fois plus modestes et médiocres. Le moment où ces services prendront leurs responsabilités en main et exerceront leurs devoirs avec toute dévotion et loyauté à la Mère Patrie, je me soumettrai à leurs dispositions pour faire de moi ce que bon leur semblent. D’ici là, la machine continuera à tourner et avec une puissance de plus en plus croissante.
Comme j’ai promis à certains de mes compatriotes, et en réponse aux questions évoquées avec bonne ou mauvaise intention sur deux points essentiels : pourquoi ne pas avoir agi au temps de mon cousin (Taya)? Ai-je obtenu l’asile politique en France et pourquoi ?
En réponse à la première question, j’aimerai dire que je ne nie aucun lien parental avec l’ex- Président de la République ou avec toute autre personne à laquelle je suis lié par un lien de parenté, d’amitié ou professionnel. Mais pourquoi ne pas se poser la question autrement, pourquoi ne pas l’avoir fait après le coup d’état du 03/08/2005, ou après les arrestations du 19/06/2006 ? La réponse est aussi simple que ça, et comme j’ai déjà déclaré, c’est depuis 2000 que j’ai commencé à dénoncer la mauvaise situation que vivait notre armée, en suivant une logique dans la forme et d’une façon croissante, qu’à mon avis arriverait à l’objectif désiré.D’autre part, j’estime que la question était peut être destinée à un ex- Premier ministre, un ex- ministre, un ex-chef d’état Major, un ex-directeur de la Sûreté ou pourquoi pas à un ex- responsable de la sécurité de l’ex-Président.En ce qui concerne la deuxième question, j’affirme que jusqu’à l’instant d’écriture de ces mots, je n’ai demandé l’asile politique aux autorités de n’importe quel pays, alors c’est à ceux qui propagent cette information de confirmer leur information.

Le Capitaine Sid Ahmed Ould Sidha

Direction de La Marine Nationale

27 août 2007

Le mois d'août dans mon rétroviseur


Le mois d'août dans mon rétroviseur (1)

Deux poètes au pays du million de poètes:
La télévision d’Abu Dhabi retransmet chaque vendredi aux environs de 18H00 GMT, le concours « Le prince des poètes » auquel prennent part de nombreux candidats venant de différents pays. Ce loft story culturel est doté d’un grand prix à l’instar des émissions de téléréalité. La phase finale approche et jusqu’à vendredi dernier, le pays du million de poètes était encore en lice avec deux candidats, Mohamed Ould Taleb et Abou Chajja (c’est son nom de guerre…lol) avec treize autres candidats venus de différents pays arabes.
Le principe est simple : chaque candidat présente un poème devant un jury composé de cinq personnes, un égyptien, un saoudien, un émirati, un algérien et un syrien. Apparemment d’éminents critiques. La réplique de Marianne James dans « La nouvelle Star », une autre émission populaire de téléréalité comme par exemple « vous avez la merde dans les oreilles » donne « ce poème ne correspond à rien même en utilisant ‘el bahr el meyit’ ». Les bouhours, sont une des règles de la versification arabe et ‘el bahr meyit’, littéralement mer morte, n’en fait pas partie. Bref c’était une parenthèse.


Les quinze derniers candidats sont répartis en trois groupes de cinq. Pour chaque groupe, le jury choisit un et le public désigne par le biais de sms et autres appels surtaxés, un autre parmi les quatre restants. Notre compatriote Mohamed Ould Taleb a été désigné par le jury, il y a de cela deux semaines. Quant à Abou Chajja, bien que d’un niveau honorable, il a été éliminé par le public. Et pourtant la sénatrice Maalouma s’est invitée à la TVM pour appeler les mauritaniens à voter en masse. Mais elle a oublié que c’est à la TVM qu’elle se rendait ! Sans script, ni pancarte elle ne pouvait que dicter aux télespectateurs les numéros de téléphone mis à disposition par les deux opérateurs que sont Mauritel et Mattel.


Ah si seulement Chinguitel avait été là ! Parce qu’avec la téléphonie de 3ème génération, malgré notre faible poids démocratique et nos différences culturelles, Abou Chajja ne pouvait que passer. Bonne chance à Mohamed Ould Taleb.


Diaw Alassane

22 août 2007

Nouakchott by night

Mon coup de coeur de cette semaine est cet extrait de jeune afrique Par Marianne Meunier,
Nouakchott by night

Marianne Meunier est journaliste à Jeune Afrique depuis novembre 2005. Elle suit plus particulièrement l’actualité de la Mauritanie et du Nigeria.



Les étrangers disent que le soir à Nouakchott il n’y a rien à faire. D’une certaine manière, c’est vrai. Les « trottoirs », en sable pour la plupart, se vident et il est quasiment impossible de trouver un taxi. Mais pour aller où de toute façon ? Dans la dizaine de restaurants de la ville ? Là, vous êtes sûr de rencontrer dans la même soirée au moins un homme politique, un homme d’affaires et un intellectuel, ce qui, en Mauritanie, se retrouve d’ailleurs souvent en une seule personne. Pour le journaliste qui veut remplir son carnet d’adresses, c’est bien. Mais pour la « source » avec qui vous dînez et qui tient à rester discrète, c’est ennuyeux. Car à Nouakchott les rumeurs vont très vite.
Je me souviens d’une fois où je dînais avec l’une de ces gorges profondes, comme on dit, qui a préféré se couvrir la tête d’un voile pour ne pas être reconnue ! Bien sûr, son accoutrement attirait l’attention. Quand on ne va pas au restaurant, on va « à la maison ». Les Mauritaniens adorent recevoir. Les plus aisés ont tous d’immenses salons remplis de canapés comme dans une salle d’attente. Au milieu, il y a toujours des plateaux avec de l’eau et « des jus ». Les plats, dont IL FAUT se resservir, défilent : poisson froid, mouton tiède, couscous, salade, fruits. Et, plus souvent qu’on ne le pense dans cette République islamique, vodka, bière, champagne (en magnum, s’il vous plaît !) et quelques joints qui délient les langues. Les étrangers qui s’ennuient à Nouakchott font-ils autre chose dans leur pays ?