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NEWS: Pour ne pas voter idiot il faut lire, voir et écouter Tout sur l'élection présidentielle en Mauritanie

30 novembre 2009

La corruption en Mauritanie: le plagiat de MOUSSA ould EBNOU

je vous livre chers visiteurs de plus en plus nombreux, l’autopsie d’une tribune d’un grand monument mauritanien de la littérature, du journalisme, et de la politique . il s’agit de MOUSSA ould EBNOU qui a publié une tribune dans des journaux locaux :La tribune, Nouakchott info, sur des site algérien , et autres… sous le titre : La corruption en Mauritanie. cette tribune est truffée de paragraphes entiers pompés de différents articles .La seule fois où l’auteur a fait allusion à une référence dans sa tribune c’était pour résumer un rapport de la banque mondiale : MAURITANIE : ÉTUDE SUR LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION (Février 2008) dont il a tiré trois paragraphes et même falsifier une citation en changeant le terme « pétrolier » par « minier » dans cette phrase : "La corruption dans le secteur minier s’opère par le biais de différents canaux". Par contre au début de sa tribune il avait pompé un extrait du même rapport sans faire allusion à ce rapport.
Je vous recommande de lire l’excellent travail :Corruption en Afrique (J. Talonto) 15 Juin 2009 (dont des extraits entiers ont été pompés par Moussa ould ebnou) est illustré par une riche bibliographie. Ce qui n’est pas le cas de la corruption en Mauritanie.
Après autopsie on s’est rendu compte que tout ce qui revient de droit de ce long article à l’auteur Moussa ould Ebnou se limite à son nom, son prénom et sa photo. Pour s’orienter dans le texte : ce qui est en bleu est tiré de l’article de Moussa Ould EBNOU ce qui est en bleu gras a été volé d'autres sites ou articles, en rouge les commentaires du blogueur. Les photos illustrent les extraits d’origines où notre écrivain, journaliste, professeur d’université,ecrivain et conseiller du président a fait ses emplettes sans gène. Il suffit de cliquer sur la photo pour accéder au lien du site d’origine.il s’agit du deuxième cas de plagiat après celui
d’ABDALLAHI ould AWAH (cliquer sur le lien) dans le milieu universitaire mauritanien.
Dr kleib



La corruption en Mauritanie.
Par Moussa Ould Ebnou


la tribune N" 1849 DU DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2009

Tous les acteurs de la société, y compris les pouvoirs publics reconnaissent aujourd'hui la gravité de la corruption dans notre pays. Le moment est venu, pour la Mauritanie, de placer le dossier de la corruption au centre des débats. La lutte contre ce fléau est une affaire collective.

[trouvez la différence entre les deux texte : le mot maroc a été remplacé dans le texte de moussa ould ebnou par MAURITANIE]:
L’action de la société civile en matière de sensibilisation aux méfaits de la corruption doit être soutenue et relayée par les moyens publics. La lutte contre le fléau de la corruption s’impose à cause de ses conséquences dramatiques sur le développement du pays.

[ la différence : moussa ould ebnou a juste changé l'ordre des phrases pompées dans le site marocain CASAFREE.COM]
La pauvreté touche environ 50 pour cent des Mauritaniens. Les autorités se sont engagées, dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP), à mettre en œuvre les mesures requises pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à l’horizon 2015. Mais les indicateurs sociaux dénoncent des progrès insuffisants pour atteindre ces objectifs. L’indice de développement humain (IDH) du PNUD n’est que de 0.55, et la Mauritanie est classée au 137è rang sur 177 pays. )

[ aucune différence entre le texte original et l'article plagiare de moussa ould ebnou]
La corruption est l’obstacle majeur à la bonne gestion des ressources (financières, humaines et matérielles) et à la bonne gouvernance, elle est à la base de presque tous les problèmes de développement. Lutter contre la corruption c’est permettre non seulement une gestion saine des ressources et une meilleure gouvernance, mais aussi le respect d’autrui par le biais de l’établissement ou du rétablissement des droits de tous les citoyens.
[cas flagrant et délibéré de plagiat :preuve par l'image]
La lutte contre la délinquance financière, la corruption et autres atteintes aux biens publics occupe une place majeure dans les préoccupations des plus hautes autorités du pays. La Mauritanie a adhéré à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (EITI), adopté un Code d’Éthique pour les fonctionnaires et une loi sur l’état de la fortune des hauts responsables de l’État, signé la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption en décembre 2005 et ratifié la convention de l’ONU contre la corruption en octobre 2006. En signant ces conventions, la Mauritanie s’engage à adopter tout un éventail de réformes de gouvernance à court et à long terme (fonction publique basée sur le mérite, code de conduite pour les fonctionnaires publics, législation sur la liberté de l’information, etc.) qui doivent encore être mises en œuvre par l’adoption de lois nationales. Les structures de contrôle créées par l’État sont nombreuses. Mais le nombre ne va pas forcément de pair avec l’efficacité et, dans l’opinion publique, il est fréquent de relever la frustration souvent grande de voir des atteintes graves aux ressources publiques rester sans suite malgré le travail combien laborieux et difficile des services de contrôle. Il est donc nécessaire de créer une synergie d’actions entre les services de contrôle de l’État et la justice afin de traquer plus efficacement ceux qui détournent les biens publics.

1. Politique et corruption.
1. La question de la corruption en Mauritanie est politique par essence. Depuis l’Indépendance les richesses ont toujours été redistribuées en fonction de « l’appartenance politique » ou du « statut », dans le cadre du système social mauritanien. Les notables étaient récompensés pour leur fidélité par des postes au sein du gouvernement ou des secteurs clefs de l’économie, conférant un accès aux ressources publiques pour le bénéfice de leurs circonscriptions. L’accès à ces postes se faisait de manière rotative pour élargir le cercle des bénéficiaires des ressources de l’État. Ces pratiques ont marqué les institutions politiques et administratives du pays, rendant ainsi faibles les mécanismes de responsabilité.
cliquer sur le lien
[le rapport de la banque mondiale a été tronqué et modifié légerement en y ajoutant du jus de cerveau de l'auteur =2 mots(depuis l'indépendance)]
Les caractéristiques qui facilitent la prise en compte de la corruption par les instances politiques sont liées en fait aux représentations qu’elle génère dans l’univers des croyances des acteurs sociaux. Il s’agit notamment d’un sentiment communément partagé par le corps social ou par une partie de celui-ci que quelque chose « ne va pas » et que cette situation est remédiable par les pouvoirs publics. Ce sentiment se traduit généralement par la constante incitation de l’élite dirigeante à l’action contre le phénomène, comme les récentes exhortations du chef de l’Etat à poursuivre certaines actions entreprises dans le sens de l’assainissement des mœurs financières dans les services publics.
cliquer sur le lien
[ici on parle du Cameroun et on retrouve le même pargarphe en entier dans la tribune de Moussa ould Ebnou]
2. Exhortations du Président et victimes de la lutte anti-corruption.
Le 3 novembre, Le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz recevait, au palais présidentiel à Nouakchott, les directeurs généraux (DG) des établissements publics. La rencontre intervenait quelques jours après une réunion tenue avec les présidents des conseils d’administration (PCA) des établissements publics. Au cours de laquelle le président de la République a critiqué la budgétisation d’énormes dépenses au profit des PCA, devenus un gouffre financier pour leurs établissements. Les DG ont été appelés à la raison et à accompagner les nouvelles orientations du pouvoir en matière de lutte contre la gabegie et de rationalisation des deniers publics. Le chef de l’Etat les a interpellés à arrêter la dérive morale qui gangrène la société Mauritanienne.
cliquer sur la photo pour agrandir
[ici c'est TAHALIL HEBDO qui est victime de vandalisme par Moussa ould EBNOU]
Déjà, quelques jours auparavant, Ould Abdel Aziz avait annoncé devant notre diaspora en France que des mesures sont en train d’être prises pour mettre fin à cette injustice, afin de mettre les citoyens au même niveau pour une meilleure répartition de la ressource nationale. Ces citoyens dont une minorité possède toutes les facilités alors que la majorité survit dans les souffrances. Lors de la même rencontre, le Président de la République a annoncé que « la lutte contre la gabegie a commencé à faire des victimes, mais ce sont des victimes pour l’intérêt du pays. » et de citer des exemples de gabegie, comme la facture d’électricité de plus de 3 milliards, payés annuellement par l’Etat pour des fonctionnaires dont certains ont une facture supérieure au salaire et la multitude de véhicules détenus par certains fonctionnaires, alors que des services vitaux de l’Etat sont immobilisés faute de moyens.

[ici c'est au rayon du quotidien de nouakchott qui il s'est servi pour montrer son attachement aux réalisations du nouveau géneral qui lave plus blanc]
Des mesures énergiques ont été prises récemment contre l’utilisation anarchique des véhicules de l’Etat et pour la limitation des dépenses injustifiées liées aux prises en charge des loyers, des factures d’électricité et de téléphones des fonctionnaires, dont certains ne sont même plus en droit de bénéficier de tels avantages. Les experts affirment que de telles mesures feront économiser des milliards d’ouguiyas à l’Etat mauritanien, soulignant par la même occasion, que le président de la République a mis cette fois le doigt sur la plaie, en s’attaquant aux sources des dépenses «illogiques et aux charges indues».(tahalil hebdo 2)
[ c'est encore le journal TAHALIL HEBDO (au passage je rends un hommage à l'excellent travail d'ISSELMOU o MOUSTAPHA)]
3. Définition de la corruption
La corruption est un phénomène universel qui se rencontre dans tous les pays du monde. Elle existe aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. Cependant, son existence varie d’un continent à l’autre et d’un pays à l’autre. Le fléau de la corruption est surtout ressenti dans le tissu économique, financier, politique et social d’un pays. Mais c’est en Afrique que son influence est une des plus désastreuses.
cliquer sur le lien
[preuve par l'image]
On peut diviser la corruption en deux catégories : la « grande corruption » – au niveau juridique et des politiques – et la « corruption administrative » – qui concerne le personnel de l’État, les procédures budgétaires et contractuelles, tout en comprenant également le versement de dessous de table, généralement appelée « petite corruption ». Ces deux grandes catégories peuvent aussi être considérées comme se situant « en amont » (grande corruption), ou en « aval » (corruption administrative).

4. Domaines de la corruption.
Les domaines où la corruption a le plus de chances de se répandre, que l’on considère comme domaines vulnérables de la corruption, sont entre autres la gestion des entreprises publiques, les marchés publics, l’administration fiscale, les douanes, la police, l’éducation, la justice, la santé etc.

Le document de la Banque mondiale, MAURITANIE : ÉTUDE SUR LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION. (Février 2008), élaboré en préparation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC), contient une étude détaillée des domaines de la corruption en Mauritanie. Nous citerons ici seulement les principaux parmi ces domaines :
[Enfin une réference au rapport de la banque mondiale: sauf qu'on a pas le droit de pomper intégralement autant. il devait se contenter d'un pargarphe ou de quelques phrase et surtout de ne pas modifier le texte original . En conclusion il n'a rien puisé de son cerveau]
a. La corruption dans le domaine de la passation des marchés publics.
Ce domaine est considéré comme l’un des secteurs d’activités gouvernementales les plus propices à la corruption, car il concerne une grande part des ressources publiques. La corruption en matière de passation de marchés publics affecte les dépenses de l’État dans tous les secteurs, dont les conséquences peuvent être d’une grande portée. Une des principales difficultés concernant la détection de la corruption dans ce domaine réside dans le fait qu’elle peut prendre diverses formes, au niveau de l’identification et de la conception des projets ; de la publicité, pré qualification, préparation et soumission des offres ; de l’évaluation des offres et l’attribution des contrats ; et de l’exécution, administration et suivi des dits contrats. Le coût de la corruption dans la passation de marchés est élevé dans notre pays. Un rapport récent de l’OCDE classe la Mauritanie à la 118ème position sur 135 pays, pour ce qui concerne les paiements irréguliers de contrats publics. Les contrôles restent faibles et bien que la Commission Centrale des Marchés (CCM) soit censée passer en revue chaque contrat, elle n’est ni en mesure, ni disposée à le faire avec compétence. Alors que l’audit ex-post a connu quelques améliorations avec le renforcement de la Cour des Comptes et l’Inspection Générale d’État (IGE), les contrôles du processus de passation des marchés sont encore insuffisants. L’actuel code de passation des marchés de Mauritanie est relativement complet, mais n’est pas considéré comme faisant partie des meilleures pratiques internationales. Plus important encore, de sérieux défis se posent quant à sa mise en œuvre.
b. La corruption dans le secteur judiciaire. Le fait que le pouvoir judiciaire joue un rôle central dans la lutte contre la corruption est de plus en plus reconnu par les gouvernements, les bailleurs de fonds et les chercheurs. Un système judiciaire indépendant et fonctionnant de manière appropriée, joue un rôle clef dans le système de gouvernance d’un pays. Or la corruption est généralisée dans le système judiciaire, en termes d’accès sélectif à la justice, de manipulation des faits, de rapidité de traitement des différents cas, et de charges cachées. L’expérience internationale indique que certaines réformes (les codes de conduite, les salaires et les nominations basées sur le mérite) permettent de réduire les opportunités de corruption au sein du système judiciaire.
c. La corruption dans les industries extractives. La corruption dans le secteur minier s’opère par le biais de différents canaux. La grande corruption aux niveaux législatif et politique peut influencer la conception des politiques de secteur, ainsi que la promulgation de lois, y compris de nature fiscale. La corruption peut également impliquer le vol direct de sommes d’argent importantes par le détournement de la production, de produits, ou de revenus. La corruption administrative a pour résultat la passation de marchés de bénéfices illégaux en échange d’approbations concernant toute une variété d’activités opérationnelles et commerciales. Le domaine plus large de la passation des marchés est également inclus, y compris la manipulation des offres, le versement de pots de vin et l’inflation des coûts.


5. Causes de la corruption en Mauritanie.
Les principales causes de la corruption en Mauritanie sont l’absence de transparence dans la gestion des affaires administratives, le manque de contrôle effectif et de renseignements suffisants sur le fonctionnement des différents services de l’Etat, le faible niveau des salaires, le mécanisme inefficace d’application des lois (ou la promulgation et l’application de lois inefficaces), la faiblesse de l’appareil judiciaire, le manque de responsabilité et de conscience morale des cadres, la mauvaise distribution du pouvoir et des compétences, l’impunité dans les administrations publiques, le népotisme, l’ethnocentrisme etc.


[sans commentaire sur ce cas de plagiat: preuve par l'image]
6. Acteurs de la corruption en Mauritanie.
Les deux axes principaux sur lesquels la corruption tourne sont le secteur public et le secteur privé. L’un et l’autre secteur pouvant regrouper à la fois des corrupteurs et des corrompus. Mais c’est surtout dans le secteur public que la corruption est la plus répandue, le secteur privé représentant souvent dans ce cas l’élément corrupteur (ou l’élément qui corrompe) par rapport au secteur public. En général, on a plus de chances de trouver la corruption lorsque les secteurs public et privé (dans le sens large du terme) se rencontrent, et surtout quand il y a une responsabilité directe pour la fourniture d’un service désiré ou pour la demande de réglementations ou de taxations spécifiques. C’est la corruption dans la vie publique qui fait l’objet de cet article. Cette corruption affecte tous les secteurs d’activités, et elle se présente à tous les niveaux ; c’est à dire du plus haut au plus bas niveau. Son ampleur reflète la fréquence des sommes d’argent affectées à des fins diverses (escroquerie, trafic d’influence, pots-de-vin, détournements de deniers publics …). Ainsi, toutes les catégories socioprofessionnelles représentent les acteurs de la corruption dont les plus connus sont les suivants : cadres, enseignant, douaniers, policiers, magistrats, élus, experts assermentés, hommes d’affaires, etc.

[Sans comentaire sur ce cas de plagiat (preuve par l'image)]
7. Actions spécifiques proposées.
Je lance un appel à tous, gouvernement, partis politiques, élus de la nation, médias et ONG pour :
— Maintenir l’élan et poursuivre la réflexion stratégique concernant la lutte contre la corruption, finaliser la législation anti-corruption et mettre en œuvre les lois et mesures relatives à la gouvernance et à la lutte contre la corruption (GAC) déjà approuvées.
— Agir de manière concertée pour accélérer la formulation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) ;
— Faire part des enseignements relatifs à l’expérience internationale en matière de politiques relatives à la GAC;
— Organiser de vastes consultations avec la société civile, y compris les acteurs non gouvernementaux ; ce qui permettrait également d’identifier les organisations de la société civile pouvant jouer un rôle dans le cadre du système de suivi qui sera adopté pour la Stratégie. ;
— Parachever et distribuer le document de stratégie;
— Commencer la mise en oeuvre des mesures récentes prises pour lutter contre la corruption;
— Préparer les textes règlementaires pour la mise en œuvre du Code d’éthique, y compris les mécanismes pilotes d’échange et de contrôle/réactions au niveau de l’utilisateur final;
— Préparer les Codes de conduite spécifiques ayant trait aux fonctions spécifiques au sein de l’administration publique (passation des marchés, douanes, etc.);
— Faire le suivi des progrès réalisés dans la lutte contre la corruption de manière active;
— Réaliser des enquêtes de manière régulière (telles celles effectuées par Global Integrity ou Transparency International);
— Effectuer des diagnostics de secteurs spécifiques et des évaluations institutionnelles (PEFA);
— Lancer une campagne de communication de grande portée;
— Etendre la gamme de médias électroniques interactifs en tant qu’instruments privilégiés pour des campagnes d’information à succès;
— Informer les citoyens grâce à la TV et à la radio ainsi que des publicités dans la presse, et par le biais d’événements publics.

24 novembre 2009

la vraie fausse lettre de Mohamed O. Noueigued



la nouvelle lettre de Mohamed ould noueiguid modifiée par nos soins pour prouver que l'on peut trafiquer un document il suffit d'un peu (de mauvaise foi) et de malhonnêteté et d'un savoir faire en PHOTOSHOP, pour faire dire à n'importe qui n'importe quoi


pour le rappel:
Le site Cridem a publié une lettre supposée de Mohamed O. Noueigued critiquant le gouvernement du général putschiste Azize. Le fait de dire que Cridem publie est suffisamment rare pour mériter d'être souligné alors qu'il nous a habitué à la mise en ligne ou aux reportages photos. Donc on va s’empresser de citer Cridem.
« Moins de 2 semaines après l'investiture du Président de la République, Mohamed O. Noueigued, pris de panique après s'être rendu compte qu'il avait misé sur un cheval perdant,[ Il écrit une lettre au Premier Ministre Malien lui notifiant son intention d'acheter la Banque de l'habitat du Mali et d'investir une partie de sa fortune dans ce pays. Il ne manque pas, au passage, de s'attaquer au régime actuel. » Aye!! la concordance des temps et le style …
On aurait pu croire à un scoop de taqadoumy si l’unique journaliste de Biladi n’avait pas a publié une enquête sérieuse avec une mise au point et un éclaircissement sur l’affaire de la lettre retouchée sous le titre. Enquête : Lettre de Mohamed Ould Noueigueidh au PM malien, une monstrueuse manipulation. Nous gratifiant au passage d’une seconde copie de la fameuse lettre qui est plus soft.
Face au doute on a décidé de faire notre propre enquête sur la vraie fausse lettre qui sera publiée et mise en ligne dans quelques heures.
c'est ainsi qu'on On a décidé de falsifier la lettre une deuxième fois en copiant et collant des extraits du discours du président OBAMA à la place de la vraie-fausse lettre de Mohamed ould Noueiguid. On vous laisse apprécier la différence !


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PS:Cridem expliqué aux nuls: Cridem est un site soit disant d’information qui sélectionne des articles de presse qu’il met en ligne sans ligne éditoriale et sans journalistes. Un peu genre « Agaffa elkhadem » le meme Site qui s’est illustré en s’attachant les services de deux fines lames du plagiat ( MLOM ,IMA et AOA)cliquer sur les liens.


L'intégrale du discours d'Obama en français 20.03.2008

source:
« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.

J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d'Américain. Je suis le fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s'est engagé dans l'armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.

J’ai fréquenté les meilleures écoles d'Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n'oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.

Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d'unité.

Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que l'appartenance raciale n'a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».

Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.

Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.

D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.

D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.

J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.

Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.

Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.

Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l'accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l'Islam radical.

Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?

J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même.

Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.

Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.

Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:

« L'assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu'aux chevrons (...). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l'intérieur des milliers d'églises réparties dans cette ville, je vis l'histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel.

Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu'aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.

Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n'avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir - et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »

Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti.

Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu

L'église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l'amour et, oui, l'amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.

Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.

Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années.

Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m'aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d'une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m'ont répugné.

Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.

D'aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n'était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée.

Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.

Mais je crois que ce pays, aujourd'hui, ne peut pas se permettre d'ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l'Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.

Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.

Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n'arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l'assurance maladie, l'éducation ou la création d'emplois pour chaque Américain.

Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays

Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l'héritage brutal de l'esclavage et de Jim Crow.

La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.

La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d'accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n'avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.

Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui.

Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l'application des codes d'urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.

C'est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d'avenir systématiquement réduites.

Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.

Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n'y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.

L’expérience de l'échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l'on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d'avenir. Même pour les noirs qui s'en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.

Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.

Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.

Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.

Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.

Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.

Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n'ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.

Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.

Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.

Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s'accumule au fil du temps.

Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.

C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.

Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d'initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l'emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d'une minorité de privilégiés.

Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n'arrive pas à se comprendre.

Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l'impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n'ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l'espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.

Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l'immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s'ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.

L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n'avait changé, comme si nous n'avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d'hispaniques et d'asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.

Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s'en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.

Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu'investir dans la santé, les programmes sociaux et l'éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.

En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l'esprit de ce projet.

Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d'apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu'un d'autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d'Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c'est ce que veut l'immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.

Et aujourd'hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.

Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.

Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c'était ce qu’il y avait de moins cher.

C'est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu'à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.

Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice.

Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s'est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit.

Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »

« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants.

Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
Ammon & Rousseau Translations, New York

11 octobre 2009

Petit détour au CHN: Le Centre inhospitalier national


C’était un mercredi, le soleil était de plomb, en cette fin de Ramadan. Il était presque dix heures, lorsque Docteur Kleib et moi stationnâmes devant l’imposante porte du Centre Hospitalier National. Un monument de la santé publique, en République Islamique, fondé en 1966. En face du bâtiment, des dizaines de pharmacies, aux rayons achalandés de toutes sortes de produits de diverses provenances, servent les centaines d’usagers que leur renvoient, régulièrement, généralistes et spécialistes, du fond d’une institution visiblement délabrée par plus de 45 ans d’usage. Tout autour, une armada de mendiants déverse, en chœur, des complaintes à briser le cœur des malades et de leurs accompagnateurs. Escarcelles à la main, ces gueux arrivent à extorquer, malgré la précarité des moments, quelques pièces de monnaie qui serviront, probablement, à nourrir une marmaille laissée dans des abris de fortune, aux confins des quartiers populaires de la capitale. Sur le vaste espace, sis devant le centre hospitalier, la concurrence est rude, entre épiciers, vendeurs de cartes de recharge, taximen, restaurateurs et grilleurs de viande aux odeurs provocantes. Khadijettou, une jeune femme de trente ans, vendeuse de glace, est là depuis les événements de 1989. Elle connaît pratiquement tout le monde. Pour elle, la situation est toujours la même, depuis qu’elle travaille ici. Se faire soigner au centre hospitalier relève du parcours du combattant. Les tracasseries de tous ordres sont le lot quotidien des usagers. La police, les vigiles des sociétés de gardiennage, les employés subalternes et, parfois, même le personnel médical causent désagréments sur désagréments aux malades et à leurs accompagnateurs. «Regardez tout ce monde», me dit Khadijettou, «là-bas, devant les urgences, ce sont soit des malades soit des parents de malades. Que font-ils à attendre ? Pour entrer, il suffit, pourtant, de glisser un petit billet au planton du jour. C’est la règle. Rien à faire d’autre». Devant un petit bureau, juste à l’entrée, une queue de plusieurs dizaines de personnes attendent le précieux billet d’hôpital sans lequel aucun médecin ne vous consultera. Certains, fatigués, se sont assis sur le sol crasseux. Ils n’ont pas le choix, la progression est lente. «Normal», m’explique un vieillard à la barbe hirsute et aux traits tirés par la fatigue ou la maladie, «pendant que nous attendons, des heures, d’autres, parents, amis ou connaissances du caissier, passent directement se procurer la formalité.»Dans l’enceinte A l’entrée de chaque service, les files d’attente sont longues. A la maternité, devant le laboratoire d’analyses, au service scanner, à la cardiologie, à la radio, au service d’hémodialyse, devant la pédiatrie ou au service oto-rhino-laryngologie, des hommes et des femmes, de tous âges et de toutes conditions, attendent, patiemment, de se faire examiner par les spécialistes. Couloirs et allées regorgent de monde. Certains n’hésitent pas à se coucher à même le sol. D’autres, allongés sur de petits bouts de nattes, boivent tranquillement leur thé. Infirmiers et docteurs, en blouse blanche, circulent entre les branches de la gigantesque bâtisse. Les pharmacies de session, officines internes au centre hospitalier, souvent mal garnies, servent les rares clients qui les sollicitent. Selon Bouh Ould Hmeid, venu de Legneiba, aux confins du Hodh Chargui, qui accompagne sa femme souffrant d’un cancer, ces pharmacies-là ne contiennent rien d’intéressant, à part du ringer ou des gants de mauvaise facture, tout s’achète dans les pharmacies privées, au prix fort. «Je suis là depuis trois semaines, j’ai dépensé beaucoup d’argent, inutilement. Je m’apprête à aller au Maroc ou en Tunisie ou même retourner au village». Furieux. Pour lui, il ne sert à rien de venir au CHN. A la buvette de l’hôpital, une petite pièce peu spacieuse qui servait, naguère, de mosquée, où je retrouve mon ami Kleib, animant une discussion entre deux verres de jus et de lait, malgré le Ramadan, un groupe d’employés de l’institution fustige, sans ménagement, les pratiques obsolètes qui prévalent en son sein. La corruption, le clientélisme, le laisser-aller, le favoritisme et le népotisme seraient, selon eux, des pratiques récurrentes de tous les responsables qui ont, ou qui ont eu en charge la gestion de ce service public. «Quand», me confie un TSS (Technicien Supérieur de Santé), «des responsabilités sont confiées à des personnes presque étrangères à la santé, au détriment de gens formés pour ça, c’est qu’il y a anguille sous roche. Tout comme quand un directeur se permet de recruter, abusivement, des dizaines de personnes fictives, alors que les fonctionnaires ne perçoivent pas régulièrement leurs dus. Ce n’est pas autre chose que de l’irresponsabilité et du sabotage.»
Vous avez dit urgences?Encore mon ami le docteur Kleib sans lequel le gaillard et le flic qui veillent, à la porte des urgences, ne m’auraient jamais laissé entrer. Très fort docteur, il a suffi d’un geste de la main pour que les deux s’exécutent. Bravo Doc! Quelle autorité! Quelles urgences, au fait? Il est vraiment urgent d’assainir les urgences. Un service exigu où malades et accompagnateurs se confondent. La mine des uns et des autres est identique. Fatigue, saleté, visages renfrognés, regards vides. Devant la salle de consultations, des dizaines de personnes attendent. Au bureau d’accueil, Mohamed Ould Sghair ne décolère pas. Pour ce ressortissant de Bousteila, ancien infirmier à la retraite, visiblement nostalgique du temps passé, plus rien n’est comme avant. «J’ai un brûlé», dit-il, «de troisième degré qui est là, depuis trois heures du matin. J’ai fait toutes les formalités, radio et autres, ce qui m’a coûté plus de 20.000 ouguiyas. Résultat: à onze heures, aujourd’hui, mon malade sort, sans être soigné, et moi, pour avoir fait un petit somme, mes chaussures ont été volées!» Pourtant, en 2005, un budget important a été alloué, pour une polyclinique des urgences. Volé, le CHN se retrouve avec une petite salle exiguë, incapable d’accueillir cent malades, sous-équipée sur le plan humain et matériel. Pas de salle de tri, ni de salle de déchoquage. Pas d’intimité pour les malades qui sont examinés, publiquement, devant les usagers. Seuls deux infirmiers, un pour la partie médicale et un pour la partie chirurgie, assurent une faction de douze heures, pour un flux qui dépasse, parfois, les centaines de malades, en provenance des structures périphériques, incapables d’assurer leurs responsabilités, et des hôpitaux régionaux qui manquent de personnel et d’équipements pour faire face au moindre cas problématique.
ProblèmesA sa fondation en 1966, le CHN disposait de 120 lits. 43 ans plus tard, on en dénombre 430. Aujourd’hui, avec 23 services médico-techniques, 148 médecins, 346 infirmiers, 255 employés subalternes et un budget de plusieurs centaines de millions, ce service public vital offre des prestations très «passables» – c’est, vraiment, un euphémisme – et donne l’impression d’être, plutôt, un mouroir vers qui convergent ceux qui n’ont aucun moyen d’aller se soigner ailleurs. Les fréquentes évacuations, vers des pays comme le Sénégal, le Maroc ou la Tunisie, pour des cas, parfois, très bénins ne sont que les preuves supplémentaires de l’échec de l’institution médicale en Mauritanie. Selon ses responsables, le centre hospitalier souffre d’un certain nombre de problèmes dont la vétusté et l’inadaptation des locaux ne sont pas les moindres. Depuis sa fondation, cette vieille bâtisse n’a jamais été réhabilitée. Ses canalisations sont souvent bouchées et certains de ses étages sont sans toilettes. En Mauritanie, l’amortissement et la maintenance sont des concepts inconnus. Ainsi, le même matériel bio-médical et le même plateau technique sont toujours «opérationnels», depuis 1966. Les estimations démographiques de l’époque, sur la base desquelles l’édifice a été conçu, n’ont pas été reconsidérées. La commande des pièces détachées et la mobilisation de techniciens étrangers, pour l’ascenseur chargé du déplacement des comateux, sont des dépenses coûteuses qui handicapent sérieusement l’évolution de l’institution. Tout comme l’incapacité des autres structures périphériques et des hôpitaux régionaux à jouer valablement leur rôle empêche le CHN, une structure tertiaire, de se développer, en se consacrant, notamment, à la recherche, et le contraint à accueillir des malades souffrant de petites fièvres ou de maux bénins de tête.
PromessesL’actuel ministre de la Santé a, dès sa prise de fonction, promis publiquement de réduire, considérablement, les évacuations de malades vers les pays étrangers, en dotant les structures nationales de tout ce qu’il faut, pour traiter, au pays, les citoyens, dans les mêmes conditions qu’ailleurs. Avant lui, le président Mohamed Ould Abdel Aziz avait dit pratiquement la même chose, lors de sa visite au CHN auquel il avait promis, dans une de ses improvisations légendaires, un scanner. Inopinément, le président des pauvres a revisité l’établissement, lors de la fête de la fin du Ramadan. Rien n’a, visiblement, changé. Les mêmes problèmes demeurent. Les malades continuent de voyager pour se soigner. Dans certains pays, comme le Maroc, leurs agissements écornent l’image du pays. Certains préfèrent aller chez les charlatans ou se résignent à traîner leur maladie, en attendant le rendez-vous, imparable, de la mort. L’euphorie des premiers jours, engendrée par des promesses peu objectives, a cédé le pas à la dure réalité. La question de la santé publique, comme celle de l’éducation, est un problème trop sérieux pour s’accommoder de l’improvisation et de la démagogie. La question requiert beaucoup de courage, une grande dose de responsabilité et une admirable détermination. On dit, souvent, que c’est l’hôpital qui se fout de la charité. En Mauritanie, ce sont le CHN, le ministre et le président qui se foutent des citoyens.
Sneiba Elkory

10 septembre 2009

CENTRE NATIONAL DE CARDIOLOGIE: Silence, on tue !

dossier exclusif:

Le CENTRE NATIONAL DE CARDIOLOGIE (CNC) connaît depuis quelques jours un regain de tension suite à des multiples bavures successives. il s'agissait de décès inexpliqués et d'une patiente sauvée in-extrémis, le tout en une semaine d'intervalle. S'agissait-il d'une erreur humaine ou d'une négligence?Une erreur peut arriver une fois, ou deux, mais quand elle se répète trois fois dans ce cas on parle d'incompétence. Pour comprendre ce qui se passe dans ce no-mans-land repartit entre le ex service de cardiologie du Centre Hospitalier National et le service de cardiologie de Cheikh Zayed (HCZ) devenu ce que l'on appel le CENTRE NATIONAL DE CARDIOLOGIE (CNC), avec l'arrivée des militaires au pouvoir. Un bref retour sur le passé de la cardiologie en Mauritanie s'imposait. A la fin des années quatre-vingt, il n'y avait que Deux cardiologues ; Dr Ba khalidou et Dr Ba Mohamed lémine (qui était conseiller à l'hôpital ou au ministère). Lors d'un sommet de l' OMS à Genève , Dr Ba Mohamed lémine, contre l'avis de son ministre, a voté pour un candidat africain . Immédiatement après, Il a été limogé sans attendre son retour du sommet par Mohamed Mahmoud ould Deih ministre de la santé. Il s'est retrouvé au placard suite à cette bourde. Profitant de la mise à l'écart du Dr Ba Mohamed lémine le directeur du CHN le Dr Ndary créa un service de toutes pièces et sans jeu de mots pour le Dr Abdallahy ould sidi Aly (ASA) qui était au service de médecine H2. C'est le début de la querelle, car il ne s'attendait point avec Dr Ba Med Lemine. La cardiologie ne possédait qu'un ECG et une échographe offert par une ONG à Dr Dia.la plupart des malades décédaient. Ironie du sort le service jouxtait la morgue qui n'était autre qu'une extension et la suite des soins. L'année 2000 voit l'arrivée du Dr Dadda ould Lebchir suivi du Dr ould ebba. La même année on assiste à la naissance du service de cardiologie du HCZ, qui n'était pas prévue mais plutôt un service de maladies infectieuses. Le Dr dadda ould lebchir à été nommé au conseil des ministres comme directeur adjoint. Comme toute les nominations. il y avait derrière cette promotion un homme au pouvoir, en l'occurrence ould Weddad (le puissant directeur du cabinet de ould Taya). Il a exigé la création d'un service de cardiologie, qu'il a obtenu avec l'accord de ould MERZOUG ministre de la santé. Afin d'équiper son service Il a sollicité ould Taya, Cheikh Elavia, puis Sghair Ould M'Barek et même des tunisiens, algériens, français et des américains . Le service de cardiologie de l'HCZ est aujourd'hui équipé d'un échographe dernier modèle, d'un Holter tensionnel, d'un Holter cardiaques, d'une épreuve d'effort, d'une salle de coronarographie et de deux salles opératoires avec une unité de réanimation. Bref un service de cardiologie qui n'a rien à envié à aucun service de cardiologie maghrébin. Le service de cardiologie de l'HCZ a assuré la formation des infirmiers sur les KT , CEC, sans l'intervention du ministère.
la qualité des soins et la propriété du service de cardiologie de l'hôpital Cheikh Zeid, ont fait de lui une destination de choix . On y hospitalise des actes de chirurgie, des ministres malades ou des épouses de collègues. Des équipes tunisiennes continuent à opérer gratuitement (2 fois par an). La cardiologie a connu son essor quand le premier cœur ouvert a été opéré par une équipe américaine en 2002 à l'hôpital Cheikh Zayed. Depuis le service de cardiologie du CHN est de plus en plus déserté par les malades. C'est le début des hostilités entre les deux rives de la route de l'espoir c'est à dire entre le CHN et l'HCZ.
En 2009 au lendemain du putsch, la junte au pouvoir, dans un élan de génorisité inexpliqué, a décidé la création du CNC. Trois candidatures sur dossiers ont été proposées.
Pr ould Sidi ALY soutenu par Ahmed ould Dadah, malheureusement pour lui il venait de claquer la porte des journées de concertations pour protester contre la candidature du général.
Pr Dadda ould Lebchir soutenu par son éternel soutien devenu député-hésitant et d'autres illustres inconnus. Et qui malheureusement porte un lourd handicap (son profond désaccord avec l'actuel colonel directeur de l'Hopital Cheikh Zayed).
Pendant que les deux poids lourds de la cardiologie se disputaient la direction un troisième larron arriva:
Le Dr Ahmed Ould Ebba jeune inexpérimenté, plus fréquent dans l'émission de publicité médicale de Mokhtar (le moustachu maquillé) de la télévision nationale, que dans les chambres des malades, mais soutenu par l'omniprésent député de Tichitt (dont le nom est revenu dans différentes affaires étouffées depuis: le scanner de l'hopital national , la clinique El hayat et le dossier de l'hémodialyse), le colonel ould Hanana, l'ex premier ministre ould Guigue et l'actuel premier ministre ould Mohamed Laghdathaf.Actuellement le centre de cardiologie s'étale sur deux bandes séparés de quelques kilomètres. La bandes de Gaza à l'hopital cheikh Zayed et la Cis-jordanie au CHN et la maison d'hôtes. Depuis c'est les malades laissé-pour-compte qui en pâtissent face à un personnel peu expérimenté sous une direction incompétente: un cardiologue et un dentiste.

5 septembre 2009

Si j’étais l’un d’eux

Bonjour Docteur Kleib,
Tout en te souhaitant bon ramadan, j'ai visité ton blog et constaté une paresse de ta part .Alors j'ai pensé écrire ce billet pour relancer un débat sur le rôle des politiciens que j'enrichirai progressivement par des articles.cordialement.
ton ami....
Si j’étais l’un d’eux
A une question, relative au rôle de nos politiciens après cette sanction populaire, posée par un ami à la veille des élections du 18/07/20009, j’apporte cette modeste réponse. J’invite aussi les lecteurs à apporter leurs contributions.
Ma contribution consiste à m’imaginer à leur lieu et place pendant quelques instants et agir de la manière la plus adéquate pour être en conformité avec ce que je devrais être.
Si j’étais un politicien j’aurai donc changé de stratégie, de démarche ou même de nom.
Si j’étais Ahmed ould Daddah, j’allais prendre deux mesures urgentes : Me proclamer candidat pour les élections législatives prochaines pour finir ma carrière politique par être élu une fois et annoncer la fin du RFD (Rassemblement fondu en Daddah).
Si j’étais Messaoud ould Boulkheir, j’allais déclarer publiquement ma retraite politique et annoncer le divorce entre les nasséristes et les militants du Horr que j’unissais par mon charisme. Je désignerai Boidiel comme mon héritier à la direction du FNDD, nouvelle version.
Si j’étais Mohamed ould mouloud je finirai le travail politique clandestin et savoir qu’en Mauritanie il est permis de militer publiquement. J’allais donc me libérer de la clandestinité politique.
Si j’étais Bedr Eddine, j’allais demander pardon au peuple mauritanien que j’ai voulu dompter pendant quarante ans sur des idées que je ne métrisais pas. J’allais aussi annoncer ma retraite politique.
Si j’étais Kane Hamidou Baba, j’allais me mordre les doigts.
Si j’étais Ghrini, j’allais justement démissionner de la direction du PRDR et adhérer à l’UPR.
Si j’étais Sarr, j’allais tout simplement changer de slogan.
Si j’étais Saleh ould hanenna j’aurais mordu les doigts et la langue.
Si j’étais shgair ould mbarek j’allais me féliciter moi même.
Si j’étais le député de Kiffa, j’allais me procurer un certificat médical pour notifier à tous que je suis devenu sourd-muet.
Si j’étais député frondeur j’allais penser à la prochaine fronde et réviser de stratégie de fidélité.
Si j’étais Aziz j’allais commander le Prince de Machiavel et le lire quotidiennement.

Abu nelli

LETTRE OUVERTE A UN CHAMEAU par HABIB OULD MAHFOUDH


LETTRE OUVERTE A UN CHAMEAU
par HABIB OULD MAHFOUDH
"Pourquoi faut-il que les étoiles meurent quand les ténèbres n'en finissent pas d'étendre leur voile d'obscurité sur l'univers ? Et pourquoi faut-il qu'un soleil s'éteigne pour que nous commencions enfin à reconnaître l'immense part de lumière qu'il apportait à nos vies ?" (A.C.BA, à propos de Habib O. Mahfoud).
" La critique n'est pas action, elle se borne à suivre l'action ". Ludwig Feuerbach
Mon cher chameau,
Je sais déjà qu’il n’est pas facile d’être un chameau par les temps qui courent. Tu bosses suffisamment dur pour pouvoir penser à autre chose. Mais je suis sur que tu me pardonneras, du fin fond de ton désert, de t’avoir adressé cette lettre.
Je t’écris , en fait pour ne rien dire. C’est génial n’est ce pas ? D’abord ne t’inquiète de la citation mis en exergue. Ca ne veut rien dire. Il est vrai que ce Feuerbach n’est pas con...Enfin pas plus qu’un autre.. ça ne justifie rien.. Tout au plus cela traduit notre incapacité intellectuelle actuelle à produire nous mêmes et par nous mêmes.. Nous sommes retombé dans un moyen âge intellectuel où le Magister Dixit est plus actuel que jamais . Nous sommes devenus des consommateurs à temps plein.. Mais nous consommons que des sous produits, des déchets.. toxiques.
Notre espace culturel est un triste théâtre où des jeunes à la moustache Nietzschéenne marchent sur les pieds de vieillards égrenant des chapelets de citations moyenâgeuses..
Chacun se démène sur scène, crie, interpelle , accuse, recuse , excuse ,exige, oblige , s’érige.. devant une salle vide. Le public est parti, lassé de ces singeries. L’orchestre de " l’élite " noie cette mascarade dans une cacophonie que personne n’écoute.
Chameau notre culture n’est plus qu’un bout de papier.. dans une cuvette de WC.. Nous sommes passés maître de la singerie, de la représentation .La presse, le conformisme, le confort intellectuel, le psittacsisme sont nos maîtres-mots.
Nous nous enivrons d’ersatz importés.. Nous nous gavons d’idéologies cuisinées dans les Mac Donald’s de la médiocrité universelle.. Nous mâchons des chewing-gum que d’autres ailleurs ont craché il y a longtemps..
Chameau, nos vêtements nous les cherchons dans les magasin de prêt à porter. Et nos idées dans les magasins de prêt à penser.
Tout ceci pour te dire que j’ai eu recours à un allemand pour exprimer une idée que n’importe quel chameau aurait pu trouver en ruminant..
Excuse-moi, très cher de te faire perdre quelques années de ton temps précieux.. Encore heureux que tu n’aies pas de montre.. Tu sais cet objet diabolique qui mesure le temps, qui nous conditionne tellement que je me demande si ce n’est pas lui qui nous a inventés. A propos suis-tu régulièrement tes cours d’alphabétisation ? Ne me dis pas que tu as toujours su lire et écrire ce n’est pas vrai. .Je sais qu’il est frustrant pour un adulte de quitter ses certitudes et son confort imbécile pour apprendre à lire et à écrire.. On se demande toujours à cet âge à quoi sert l’instruction ..surtout lorsqu’elle est sans finalité.. Bon pendant que tu y es, inscris aussi ta grand mère comme ça elle pourra au moins écouter les actualités du mercredi soir sur Radio-Mauritanie..
Mon cher Chameau, a part ça ,ça va . Ton neveu va bien. Je l’ai vu l’autre jour. Il m’a dit avoir traîné sa bosse un peu partout ; Golfe, Lybie, Sénégal- Il a été engagé comme chauffeur de taxi. Et c’est un travail qui rapporte. A Nouakchott il y a si peu de taxis et tellement de gens que j’ai proposé à quelqu’un de haut placé que dorénavant, ça soit les personnes qui transportent les voitures. C’est plus économique et ça résoud le problème. Nous nous mettrons tous des vignettes sur le front et une plaque sur la tête. Et les voiture lèveront la roue avant pour nous arrêter... L’autre jour, j’ai entendu qu’à partir de janvier 89, il faudrait un permis pour conduire les chameaux.. Tu imagines TUUUT ! Stop ! Police !Papiers ! Hop ! Que ça saute ! Frein à main ! clignotant ! Descendez ! Qu’est ce qu’il a dans le ventre de votre chameau ? Assurance ? Surcharge ! Il y’ a une personne de trop !Dis , tu imagines ça ? Un chameau s’arrêtant aux stops, pillant aux feux rouges, freinant des quatre pattes pour ramasser une belle jeune femme à côté du marché ?
Ce serait sublime … Arrêtons de rêver
Tu ris ,tu ris chameau ..Et tu as tort. Parce qu’au fond cette vie me plaît.. Parce que ce n’est qu’une transition.. Parce qu’elle disparaîtra d’elle même.. parce que la situation est difficile mais pas désespérée…parce que des hommes et des femmes croient toujours en leur pays, malgré la rhétorique imbécile, malgré le discours nébuleux, les idéologies périmées, les analyses tautologiques.. Malgré les contraventions dressées aux chameaux, l’alphabétisation des vaches, la vente des bouses aux supermarché, le soutien-gorge imposé aux chèvres…
Malgré le poisson qu’on exporte pour importer ensuite, notre fer qu’on vend pour pouvoir acheter après.. Malgré ces hommes d’affaires qui ne font pas d’affaires, ces directeurs qui ne dirigent pas, ces millionnaires qui mendient ,ces athlètes paralytiques.. Oui chameau, nous espérons. . Et nous avons raison d’espérer.
Chameau, entre tes dunes poudreuses et tes étoiles tristes, tu dois bien t’ennuyer… Viens ici à Nouakchoott, amène ta famille, tes voisins, ton berger même s’il le faut, ce tortionnaire sadique ?. Viens. Prends du papier journal, un jerrican, une boite de haricots vide et plante ta barraque où tu voudras.. Je te vois bien marcher de ton pas altier au marché du 5ème entre les vendeurs de voiles et les vendeuses de boubous.. Fais comme tout le monde. Tu es Mauritanien toi aussi bon sang ! N’oublie pas ta carte d’identité, ta nationalité, ton casier judiciaire et colle-toi un timbre de 50 Ouguiya sur la gueule. Ainsi tu ne pourras plus l’ouvrir et tu auras l’air d’une demande manuscrite..
Chameau, mon frère chameau. .Ne viens pas , si tu veux…Je te comprends , nous te comprenons ; comme toi nous avons connu l’ivresse des espaces transparents, des infinis bleutées..
Nous avons bu les clairs de lune, comme toi… Comme toi nous avons trouvé des mirages, cherché des ailleurs qui n’existent nulle part…Chameau et nous avons su que la poésie est l’exigence d’un monde qui n’est pas le nôtre et nous sommes partis.
Et mon pays, chameau, et mon peuple, se sont révélés un long , long poème inachevé.. Un poème se faisant lui même, vivant, bâtissant sa chair de sa chair, respirant le monde vibrant au rythme de son propre parfum..
Et moi, et toi, Et nous, ne sommes en fin de compte que des traîtres et des apostats.. Salut
Habib Ould MAHFOUD
Extrait du blog bABE

16 août 2009

AMI: Le poids des mots, le choc des images

l'agence mauritanienne d'information AMI s'est trompé en illustrant l'image du Président de la République de Corée du sud Lee Myung BAk:
dont voici la vraie photo:


tandis-que la photo publiée par l'AMI est celle du dictateur nord-coréen Kim Jong Il .
à ce jour il n'y pas de république de corée mais la corée du nord et celle du sud. Pauvre argent public!!

8 août 2009

attentat suicide à nouakchott


Un kamikaze s'est tué en faisant exploser la ceinture d'explosifs qu'il portait sur lui samedi à Nouakchott près de l'ambassade de France, à proximité de deux Français qui ont été hospitalisés, a-t-on appris auprès de l'ambassade.
"Deux Français, employés de la sécurité de l'ambassade de France, se trouvaient à proximité de l'homme au moment de l'explosion. Ils sont à l'hôpital, ils n'ont aucune blessure, mais se trouvent sous le choc", a-t-on indiqué de même source.
Le kamikaze s'est fait exploser peu avant 19H00 (locales et GMT) sur une route proche du mur d'enceinte de l'ambassade de France.
"Des Occidentaux ont été hospitalisés mais leurs jours ne sont pas en danger", a également déclaré à l'AFP une source policière locale.(AFP)


le premier constat d'echec des militaires en treillis et ceux en costume au pouvoir depuis le 6aout 2008. Où est passé le general des pauvres? Celui qui semble ignorer la menace terroriste qui n'est pas qu'un slogan de compagne. voilà la dure realité du pays.

Dr kleib

21 juillet 2009

un nouveau citoyen mauritanien



Le bon moment pour faire mes premiers pas dans la vie est enfin arrivé ...Je suis né le 2O juillet 2009 à 23 heures 15 minutes à NOUAKCHOTT. je suis un garçon et je pése 3kg 6.
Ma mére NADIA et mon pére Dr kleib votre serviteur sont fiers de moi.

je remercie toute l'équipe chirurgicale de la clinique EL AMAL (route de nouadhibou): Dr fatimetou abdelkader (Gynecologue)

Dr kelly Ahmed (assistant), et Mr Hanne (anesthesiste)

20 juillet 2009

Démocratie: AZIZ m'a tuer


extrait du journal LECALAME du 21 juillet 2009
par Dr kleib Ahmed SALEM


Il est de notoriété publique – plus exactement, républicaine – que seules les urnes sont l’arbitre final pour une solution, sereine, aux problèmes auxquels doivent faire face les hommes politiques, les hommes d’État et, dans notre cas, les putschs à répétition. Faut-il reconnaître à l’ex-général le résultat de l’élection du 18 juillet? La réponse me paraît évidente: La Mauritanie ne supporterait pas de voir la crise se prolonger. Il faut, par contre, continuer à jouer le jeu de la démocratie et faire face aux dérives dictatoriales, prévisibles, en renforçant l'opposition ; ne pas laisser le vide s’installer, ni la moindre brèche s’élargir, dans laquelle de faux-opposants peuvent se faufiler, comme c’est le cas en Tunisie ou au Maroc. En clair, il ne faut, en aucune manière, boycotter les futurs scrutins. L’expérience de 1992 a laissé un goût amer dans l’esprit et la mémoire d’un certain Ahmed Ould Daddah, quand il a adopté la politique de la chaise vide, face au dictateur de l’époque.
Cette victoire a, certes, l’odeur, la saveur et la couleur de la fraude. Le peuple mauritanien et les observateurs ont été bernés, une fois de plus. Sur le Tour de France cycliste, tous les experts sont unanimes : les coureurs ne carburent pas uniquement à l’eau minérale. Malgré tous les tests inopinés, voire programmés, à la recherche des substances illicites, il ya toujours des petits malins qui échappent au contrôle antidopage et qui gagnent. Le général-mécanicien a été plus intelligent que les ténors de notre politique, et les templiers du FNDD. Il a travaillé à son sacre, depuis le 6 aout, après s’être employé, obscurément pendant quinze ans, à en assurer sa base martiale. Il a fait disparaitre, comme par enchantement, 400.000 électeurs dans un cadre de «non-participation». Etrange, non? Quand on sait que le vote, en Mauritanie, est le deuxième sport national, après la gazra des biens publics. Il a sillonné le pays, trois fois : à dos de chameau, dans un hélicoptère militaire, en 4 x4. Il a placé, à tous les niveaux de l'administration, ses partisans et il n'a pas encore fini de nous surprendre. Hé! Ne nous a-t-il pas épargné un deuxième tour coûteux et douteux?
Un vrai défi à l’arithmétique. Désormais et depuis le 18 juillet, jamais plus 1 plus 1 ne feront 2; en Mauritanie, du moins. A ce stade, on reste partagé entre la raison et le désagréable sentiment de s’être fait avoir. L’intérêt du pays, d’un côté, et notre orgueil personnel, de l’autre. Allons! Faisons, donc, le choix, sage et rationnel, du bien commun! L’opinion internationale en a marre d’entendre parler de ce petit pays, pauvre et très endetté, qui ne vit qu’au rythme des élections et des campagnes post-putsch. La crise a trop duré et il est temps de clore ce dossier, sans attendre qu’un autre militaire surgisse, de nulle part, pour nous annoncer qu’il va rectifier la rectification ou quelque chose de ce genre. L’arbitraire, donc, au pouvoir. Cela n’a rien d’original. Bien avant Aziz, Hitler, à la tête du parti nazi, fut élu chancelier de l’Allemagne; Milosevic, à la tête de l’ex-Yougoslavie, Taylor Charles, au Liberia, et, plus près de nous encore, Ould Taya. Tous au suffrage universel direct, comme Ould Abdel Aziz.
D’autres questions restent en suspens : va-t-il dissoudre le parlement? Aura-t-il la capacité et le courage de refuser les transfuges des autres partis perdants? Mènera-t-il, à terme, son unique promesse électorale: lutter contre la gabegie? Que fera-t-il de certains de ses soutiens, pour le moins encombrants? Rebelote, en tout cas : nous voilà revenu à la case-départ, Ould Taya bis, son parti-Etat, sa campagne du livre et de l’obésité. Et probablement encore, la déstabilisation de ce nouveau pouvoir viendra de là où l’on s’y attendra le moins. Car, enfin, qu'est ce qui immunisera la réincarnation politique du colonel Ould Taya contre un autre coup d'Etat? Tôt ou tard, le général commencera à se séparer de ses compagnons d'armes: retraites anticipées, nominations en ambassades, conseils militaires, et autres directions de sociétés publiques. Les liens s’effilocheront, jusqu’à ce que… Une chose est sûre : ce jour là, personne ne sortira dans la rue, pour défendre «sa» démocratie et surtout pas moi.


Docteur Kleib Ahmed Salem
Neurochirugien

14 juillet 2009

Lettre au général OULD ABDEL AZIZ


Il n'est pas dans mes habitudes d'écrire aux homme du pouvoir ni à ceux qui y ont déjà gouté ni à ceux qui aspirent à le devenir, par orgueil de bédouin, par soucis d'indépendance et d'intégrité. Cette fois ci je vais faire une entorse à cette habitude, et m'auto-forcer la main pour vous écrire ces mots sincères d'un citoyen dégouté et sans doute pas le seul, parce que l'heure est grave et l'atmosphère de cette campagne me semble lourde et dangereuse.
il n'a fallu pour vous que de quelques heures, un jour de 6 aout de l'année dernière pour devenir chef d'État, en renversant un président élu démocratiquement , preuve que l'ascenseur socialo-militaire embarque encore des passagers, pendant que d'autres empruntent difficilement les escaliers civils pour acceder au pouvoir. J'apprécie à sa juste valeur votre ambition de passer de mécanicien à président de la république, mais je déplore par contre votre discours cynique cousu d'ironie, d'humour et de piques, qui dérange et révolte. Ce discours militaire qui vous colle si bien à la peau et qui sent le fumigène ignoble, (mon général un peu de dignité), le ciel de Nouakchott est gris , le climat est chaud et votre pensée sent mauvaise lorsque vous avez eu l'idée et le courage de porter atteinte à l’intégrité de certaines personnes, ( personnalité politique ou candidat à la présidence de la république que vous convoitez tant), fusse-t-elle avec des bonne raisons, est une attitude qui ne sied point à la hauteur du rang auquel vous aspirez .
Ce tour de passe à passe qui a consisté à brandir en public une liste de personnalités avec des preuves de culpabilité n'est que calomnie, bluff et diffamation pure et simple. Voire «affirmation gratuite encline à diffamation» aurait dit le plus nul des magistrats de notre contrée .
J'ai essayé de vous suivre dans votre raisonnement de candidat à la présidence d'un Etat dont la constitution ne vaut point pour vous que le papier sur lequel elle a été transcrite, à la présidence d'un pays qui ne vous a pas vu naitre et grandir , à une république dont vous vous foutez éperdument. La notion d'Etat de droit vous est si étrange que vous vous prenez pour une cours criminelle prononçant les inculpations aussi aisément que de donner un ordre militaire.
le slogan «président des pauvres» assez original! dont vous faites votre étendard raisonne faussement à l'oreille de tous ceux qui vous ont vu vous entourer des grandes fortunes de ce pays, de vautours et autres volatiles budgétivore. Je ne suis pas dans le secret de votre âme, mais mon niveau d'instruction et mon éducation familiale m'empêchent de vous suivre dans votre folle chevauchée vers le pouvoir à tout prix quitte à détruire le squelette de ce pays, et l'ossature de notre société.
Cette campagne n'est pas la notre, et le combat est ailleurs. Nous ne sommes que les spectateurs passifs de la même dramaturgie de 2007 orchestrée et jouée par les mêmes acteurs. D'un coté le candidat des militaires et de l'autre le candidat idéal pour être battu à une différence prés. Cette fois ci les trafiquants de tout genre ne veulent plus se contenter de s'allier au pouvoir comme auparavant. il veulent aujourd'hui être le pouvoir, m'a dit hier un brillant penseur de ce pays qui a séjourné injustement au camp de Guantánamo du général.
Le 18 juillet , pour la Mauritanie sera un grand jour; il verra le peuple exprimer son refus de crouler sous la botte d'un militaire, que vous l'acceptiez ou non, c'est pourtant la volonté du peuple et le verdict des urnes confirmera.
Amicalement
Un citoyen issu du peuple et qui aime vraiment les pauvres.
Dr kleib ahmed salem

2 juillet 2009

Brefs de campagne

Brefs de campagne est une nouvelle rubrique qui sera quotidienne
1-De candidat lièvre à devenir un chien qui aboie sur commande il n' y a qu'un pas, Le candidat Kane Hamidou Baba,transfuge du Rassemblement des forces démocratiques, a porté réserve contre la candidature de Ely Ould Mohamed Vall à la présidentielle du 18 juillet 2009 obtempérant aux ordres dictés d’en haut.
2- il parait que le premiers cas de grippe A (H1N1), à été suspecté hier au meeting du palais de congres du candidat Ould abdelazize chez une jeune étudiante en provenance du CANADA info demantie par mes collégues de l'hopital national. la prudence est de mise lors des meetings il faut prendre des mesures de précaution , à savoir porter un masque et d’éviter tout regroupement inutil.
3- CON dit cheikhna ould NENNI consul (par alliance) Général de Mauritanie à DAKAR a menacé votre serviteur le blogueur que je suis à l’hôtel méridien de Dakar lors des négociations DAKAR 2 puis il est venu s’excuser hier à Nouakchott juste avant le début du meeting de son général bienfaiteur.
il m'a reproché d'avoir traité son "torchon de journal" de nouakchott mensonge juste apres la diffusion dans son quotidien d'une publicité mensongere pour sa dentiste de niéce et épouse du puissant géneral GAZOUANI.
4- la MAFIA s’implique fortement dans la campagne et ne lésine sur aucun moyen légal et illégal pour s’accaparer du pouvoir. Que DIEU protége ce pays de l’après 18 juillet

31 mai 2009

je persiste et signe :adviendra que pourra



Depuis quelque mois je suis victime de toute sorte de pression. Tout a commencé juste après mon arrivé à Nouakchott lorsqu’un ministre du gouvernement du Général m’a appelé sur mon portable pour me dissuader d’écrire dans le journal LE CALAME et sur mon blog contre la pensée du petit Général. J’ai refusé d’obtempérer en prétextant que l’intérêt du pays est au-dessus des liens de sang pour moi. J’ai du subir d’autres intimidations à travers des amis et d’autres cousins. Ce matin mon père un vieux ouvrier retraité et malade en convalescence a reçu la visite de plusieurs individus proche de la junte et de son kim il jung pour me museler.

la suite dans un instant.............

5 mai 2009

Editorial du journal le calame :Manœuvre politique ou effet d’annonce?

Extrait du journal le calame 5/5/2009
Des dinosaures de la politique, auxquels sont venus se joindre, poliment, le temps de la cérémonie fondatrice, quelques leaders du FNDD, se sont réunis au palais des congrès, le samedi 2 mai, pour annoncer la fondation, officielle, du Regroupement Du Peuple Mauritanien (RDPM). Avec quelque chose un chouïa surréaliste. Ce parti, dont les fondateurs ont refusé de se ranger sous la bannière de la nouvelle formation politique de la majorité, l’UPR, tout en soutenant la «rectification», ont, en effet, apparemment «rectifié», eux aussi, le tir. En poussant le bouchon jusqu’à demander le report de la prochaine élection présidentielle et en se disant encore indécis, dans le choix du candidat sur lequel ils vont jeter leur dévolu. Leur soutien, contrairement à celui des autres frondeurs et des partis satellites, n’est plus aveugle. Et ils le font savoir. Manœuvre politique, volonté d’obtenir des «garanties», avant de se jeter dans la gueule du loup? Ou s’agit-il, simplement, d’un effet d’annonce, pour marquer leur entrée sur une scène politique, plus que jamais divisée, où chaque partie considère contre elle, quiconque non ouvertement aligné sur ses positions.
L’annonce a, surtout, surpris, venant d’hommes très peu enclins à la désobéissance à l’Autorité, quelqu’elle soit. Purs produits du régime d’Ould Taya qu’ils ont servi, sans état d’âme, ils se sont retrouvés, subitement, orphelins, un certain 3 août 2005. Après une, courte, période d’observation, ils ne tardèrent, cependant pas, à se lier, de nouveau, avec le pouvoir militaire, qui encourageait, alors, les candidatures indépendantes, pour affaiblir les partis et acquérir une force politique corvéable et dirigeable à merci. Ils soutiendront, ensuite, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui refusa de leur rendre la monnaie de la pièce, en écartant, de son premier gouvernement, tout symbole du régime d’Ould Taya. Ils lui en tiendront rigueur, jusqu’à son départ. Même si, entretemps, il en a coopté – les plus mauvais, hélas ! – dans le gouvernement Waghf 1. Puis, ils participent, activement, à la fronde parlementaire, initiée par les militaires, et l’on pensait, un peu hâtivement il est vrai, qu’ils allaient intégrer, sans trop de difficultés, le néo PRDS en gestation, le parti/Etat qu’on s’apprête à faire renaître de ses cendres. Mais ils se sont rattrapés et se sont même permis le luxe de refuser de cautionner l’agenda fixé par les autorités issues du coup d’Etat du 6 août.
Voilà qui donne du piment au ragoût concocté par les putschistes. Juste un poil, peut-être, pour les enchères. Mais le nouveau goût de la cuisine négro-africaine les pousserait-il à ce trop qui rendrait immangeable la popote militaire? Sauter le pas, pour prendre part au sursaut patriotique dont le pays a tant besoin? Serait-ce, alors, le déclic de bascule, entraînant, inexorablement, la balance des forces politiques vers une réelle union nationale, prélude à une véritable sortie de crise à la mauritanienne, entre Mauritaniens, enfin?
Plus que jamais la classe politique doit s’unir. Aussi bien Sidioca, Messaoud, Ould Daddah, Ould Maouloud, Jemil et les autres doivent ravaler leur amertume, enterrer les querelles du passé, penser à l’avenir. L’heure est grave. Le pays est en danger. A la paix, citoyens! Lions, à présent, ce qui n’a été que trop délié! Assemblons-nous, nous en avons la force, nous en avons les moyens, nous en avons la mémoire, il ne nous reste plus qu’à en avoir la volonté. Il a fallu dix minutes aux putschistes pour décider de leur coup, il nous en faudra moins de cinq pour prendre, ensemble, notre destin en main.
Ahmed Ould Cheikh
à lire aussi dans le même numero du journal lecalame
Lettre ouverte aux membres du collège de l’actuelle CENI
Entre CENI et CINÉMA*, il faudra bien choisir
Par Dr Outouma SOUMARE*

25 avril 2009

Les candidats lièvres du Général

Les organisateurs des manifestations sportives genre meeting ou marathon, afin de relever le standing, payent des lièvres pour donner un rythme élevé à la course (à la recherche d'un temps record et d'une grosse performance avec primes à la clé). Il est vraiment très rare que les lièvres remportent des courses. Dans notre cas le HCE et le général veulent user du même subterfuge lors de la vraie-fausse élection en faisant appel à des lièvres qui n’ont aucune chance de gagner. Souvenez vous de la première femme candidate analphabète de Mauritanie qui fut le lièvre de service pour ould taya et pleins d’autres qui se reconnaitront. Voilà le triste spectacle que cette classe militaro-politique essaie en vain de faire passer pour le souhait de la Mauritanie des profondeurs (des ténèbres). Etrange attitude qu’est celle de tout juste courir pour légitimer l’élection d’un autre colonel (néo-général) qui se présente un 6/6 qui rappel étrangement une date déjà vue du 12/12. A mon humble avis le général Azize n’est autre que la réincarnation du colonel dictateur taya avec l’intelligence en moins et le goût prononcé pour l’argent en plus.
Qu’es ce qui pourrait faire courir les candidats-lièvres quand, Ils savent bien qu’ils n’ont aucune chance de briguer la magistrature suprême dans un pays ou l’argent et l’armée sont roi ? Parmi les candidats lièvres figurent des hommes qui n’ont rien à gagner et autant à perdre. Hamidou Baba Kane l’homme qui fut l’ombre de l’ombre d’Ahmed ould Daddah, est le candidat surprise qui a répondu à l’appel des sirènes du pouvoir âpres des longues années d’errance, et d’opposition. Ibrahima Moctar Sarr, président de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR) lui aussi, l’est moins, l’homme de 7% (dont l’électorat est quasi ethnique) risque d’être victime d’une dispersion de voix au profit de Hamidou Baba Kane. Sghaïr Ould M'bareck dernier chef de gouvernement du petit napoléon est le lièvre parfait docile et corvéable à merci, il ne jouit d’aucune popularité en dehors de son cercle familial. Au lendemain du 3 aout il a signé sa reddition quand il a remis le pouvoir au militaire de façon quasi officielle comme dans une alternance. Le général doit déplorer par contre l’absence du candidat parfait pour être battu Ahmed ould addadh qui s’est rétracté à la fin du spectacle satirique pour rejoindre le camp anti putschiste . Car il sait pertinemment qu’il y aura surement un autre coup d’Etat tôt au tard (malheureusement ou heureusement) pour corriger ou redresser la rectification de la démocratie. Qui sera accompagné inévitablement d’une transition et d’une élection sans oublier la mobilisation de certains mauritaniens équipé d’une double voir triple carte SIM (téléphones portables chinois) avec une prédilection pour le réseau du pouvoir qui soutiendrons à travers des motions des marches et etc….
la seule satisfaction de cette pièce tragi-comique est que L’histoire retiendra ces femmes, ces enfants et ces hommes qui se sont levé avec courage pour dire non à cette mascarade d’élection et à ce coup d'Etat avec autant de courage.

Dr kleib Ahmed-salem
la suite...dans le journal le calame du 27 avril 2009...........

18 avril 2009

Un homme à abattre

Il n’est pas aisé de regarder impuissant, l’immense mépris de ceux qui sont, par la force du feu, aux commandes de ce pays directement et indirectement.
A suivre ..............

15 avril 2009

Va-t-on vers une guerre civile en Mauritanie?

par Dr kleib

extrait du journal LE CALAME du 26- fevrier 2008


Si nul ne peut prédire l'avenir, les événements tragiques récents, la montée en puissance des extrémismes – quelqu’ils soient, quelqu’en soient les apparences et dessous de table –, un an de pouvoir calamiteux, la baisse du pouvoir d’achat, la pauvreté galopante, tous ces ingrédients semblent composer, à s'y méprendre, le cocktail originel des conflits africains de ces dernières années, en Afrique de l'Ouest en particulier. Une question vient dès lors à l’esprit : va-t-on vers une guerre civile en Mauritanie?

La situation du pays se résume ainsi : d’un part, misère extrême et souffrance sociale quasi endémique, citoyens excédés, économie brinquebalante, le tout sur fond de braderie des ressources naturelles de la nation. De l’autre, ministres gérant leur(s) portefeuille(s), hors de tout compte envers l’Etat et le peuple; élus de ce dernier, sourds et muets; militaires puissants et intouchables; barons de la drogue en toute quiétude ; islamistes ou soi-disant tels semant la terreur. Cerise sur le gâteau, voici les dinosaures de l’ancien régime «revenus» en force – étaient-ils jamais partis? – usant de tous les moyens et subterfuges pour user la corde – jusqu’où? – préserver leurs privilèges déments et durer, durer – jusqu’à quand?A l’ère de la fée-démocratie, les injustices multiples persistent et signent le quotidien des mauritaniens. Voilà de quoi aviver la flamme de la violence. Qui se souvient de la Mauritanie d’il y a vingt ans, à peine, pacifique et humaine? La Mauritanie d’aujourd’hui vit à l’ère des médias, à l’image du monde environnant, cruelle et inhumaine, informée tout aussi instantanément de l’assassinat d’un enfant dans un attentat à Islamabad ou au cours d’une «incursion» israélienne, que des dernières malversations de la raffinerie de Nouadhibou dont l’Etat semble protéger les responsables. Nous voilà en pilotage automatique, il n’y a pas de pilote dans la cabine, pas de leader charismatique et fédérateur. La molle attitude du gouvernement lors des tristes événements d’Aleg, de Ghallaouiya et de Nouakchott témoigne d’un certain amateurisme et d’une incompétence qui risquent d’accélérer sa déchéance : une révolte populaire? Militaire? Une guerre civile? Tous les conflits meurtriers ont ainsi commencé : un différend tribal, idéologique ou politique sur fond de crise socio-économique, le tout bien instrumentalisé par des médias complices. Demandez aux libériens, sierra léonais, rwandais, ivoiriens, congolais et autres tchadiens quelles satisfactions ont-ils tirées de leur guerre fratricide. Sinon des cadavres dans les rues, des enfants mutilés, des orphelins, et des populations déplacées par les horreurs d’une guerre aveugle et barbare. Ce désastre humain qui s’esquisse sous nos yeux, aurons-nous assez de sagesse – un brin y suffirait – pour l’effacer, l’expédier, sans plus attendre, au rayon des songes chimériques? Imaginez un peu. Nouakchott, huit heures du matin, odeurs de poudre et de sang, cris d’agonie. Files interminables de fuyards, à pied, en charrette, sur des ânes, accrochés aux portières de voitures surbondées, en route pour l’exil vers la région la plus proche, le Sénégal. Même désolation à Nouadhibou, les gens courant vers le Sahara occidental. Maisons en flamme, voitures calcinées, et des cadavres, partout, gisant dans la plus totale indifférence d’enfants armés jusqu’aux dents. Cauchemar. A tout cela, une seule véritable cause : l’injustice. Cette pratique quotidienne, odieuse, d’une minorité vivant dans l’opulence ostentatoire, insolemment affichée, pendant que d’autres croupissent dans la misère et l’ignorance. Vous sentez-vous choqués par ce discours effroyablement pessimiste? Prenez, en tout cas, le temps d’y réfléchir et que ce soit – je l’espère ardemment – son unique avenir…La «démocratie homéopathique» – on en rirait si ce n’était si triste – est une déception majeure, douloureuse, insoutenable. Le président actuel est devenu la vivante incarnation d’un homme sans pouvoir et sans personnalité, spectateur d’une dramaturgie politique où chacun des acteurs politiques joue – à merveille, hélas ! – son rôle destructeur.Quant à son premier ministre, parachuté à la tête du gouvernement le plus anarchique de l’histoire de notre pays, est-il en mesure de faire face à tous ces défis? Ou devrait-il démissionner, au plus tôt, dans l’intérêt suprême de la nation et de l’intégrité du pays? De nouvelles élections? La Mauritanie a besoin d’un homme d’avenir et non d’un homme du passé. Un vrai gouvernement collégial, de consensus national, véritablement au-dessus des clivages communautaires et idéologiques? Ce pays sans développement ni démocratie ne demande qu’une bonne volonté, un peu de rigueur et de fermeté. Il faut se ressaisir tant qu’il est temps. Sinon, l’éclatement nous guette; affaire de jours, de semaines, peut-être de mois. Démesurément pessimiste ou lucidement optimiste, ce que je ne veux surtout pas, c’est la guerre, l’infâme, la faucheuse. Aussi fais-je appel à la prévention de cette maudite, car je veux un seul peuple, une seule nation, un peuple uni dans sa diversité, dans le respect de la constitution rédigée par les militaires que j'ai, pourtant, dénoncés en 2006, des lois et des intérêts du pays. Aidons-nous, mauritaniens, et le ciel nous aidera!

Dr KLEIB ahmed salem

pour lire l'article original voir le journal LE CALAME de ce jour 26- fevrier 2008